//FINISHED// Give me some candy... [PV : Uni ~♥]

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Jeu 31 Mar - 0:31
Un geyser de bleu explose dans ma vision, alors même que mes paupières sont fermées. J'ouvre les yeux et me redresse brusquement en me tenant l'arrière du crâne d'une main. ... Je fous quoi par terre ? Je me lève et me tiens brusquement à mon bureau d'une main. Un afflux de sang pulse dans ma tête, la douleur se fiche à l'arrière de mon crâne et un léger vertige me prend. Putain mais je fous quoi par terre sérieux... ? Je plisse les yeux et j'expire bruyamment. Alors non seulement je m'effondre par terre et pas sur mon lit quand un quart de sommeil m'attaque, mais en plus je me réveille avec une migraine ? Haha, mais bien sûr. Va falloir se calmer de suite, là.

J'ouvre plusieurs tiroirs de mon bureau et je fronce brusquement les sourcils. Stop, stop. Je vérifie mon ordinateur et son système de défense et d'optimisation de mes programmes maison et j'expire profondément. J'ai fait tout ce que j'avais à faire en trois jours et là, c'est le... samedi. J'ai dormi tout le vendredi ? ... Ah bah d'accord. C'est pour ça que je crève la dalle et que j'ai un début de migraine. Putain fais chier, ça veut dire que demain je vais me taper une céphalée. Bordel de merde. Va falloir que j'appelle Dormouse... ou Harlequin tiens, ça le changera de se bouger le cul pour une fois.


Enfoiré... T'arrives même pas à tout faire tout seul, bastard ?
Sérieux, il n'y a que les abrutis qui ne font pas gaffe à leur santé...
Surtout quand une certaine psychiâtre s'amuse à te fliquer, bastard.
T'es qu'un putain d'enfoiré...
Fais sauter Londres entière va, y a que comme ça que t'ira mieux.
Quelle idée de se faire connard, abruti et salop alors qu'on est déjà enfoiré...
Bastard tu commences à perdre ton caractère.

- Mais ta gueule, wanker mind, j't'ai pas sonnée merde.

À nouveau, j'ouvre plusieurs tiroirs de mon bureau et je plisse les yeux. Attendez... ma réserve de bonbons est morte ? Je fouille dans tous les endroits de ma chambre, et force est de constater qu'il n'y a absolument rien. En m'activant ainsi, je remarque qu'il est six heures du matin et que ça doit faire deux jours que je suis pas passé sous la douche. Okay, là il y a urgence. Je me fais couler un bain et je descends à la vitesse de l'éclair me décongeler un quart de baguette de pain. Je remonte rapidement, ma vision se tâchant de noir en plus des autres couleurs que je provoque en faisant des bruits sourds en dévalant les escaliers et je ferme le robinet de la baignoire.

Je descends à nouveau mettre du praliné dans mon quart de baguette et je le mange sec. Je bois un grand verre de lait entier frais à côté, plus un verre d'eau et je monte pour me glisser dans mon bain. Je ferme les yeux et j'y reste pendant près de deux heures, voire même trois d'ailleurs. Quand j'en sors, je m'habille de mes vêtements habituels et je m'attache les cheveux en queue de cheval haute. Je prends une heure et demi de plus pour m'étirer tous les muscles et faire quelques enchaînements d'Arts Martiaux. Je n'ai pas perdu la main, ça va, ma vitesse et ma souplesse sont encore acceptables. En rentrant, je vais devoir m'assouplir à nouveau. Putain, j'me suis un peu trop négligé là...

Je sors vers dix heures et quart et je me dirige d'emblée vers la meilleure confiserie ( qui n'a pas intérêt à être fermée cette fois, sinon je me fiche des conséquences je fais sauter Oxford Street ) ( ... wanker mind ta gueule ) qu'il m'a été donné de connaître dans Londres. Mon casque blanc se fondant avec la couleur de mes cheveux sur la tête, j'écoute un oratorio que j'ai composé et que le gang a joué avec moi. La voix de Joyce est décidément très belle. Les bruits de la ville ne me sont qu'à peine perceptibles et quand j'entre dans ma confiserie préférée... c'est pour la voir exceptionnellement... bondée à mort.

Je m'adosse au seul endroit où il est encore possible de le faire et mon visage nonchalant et glacial se coupe de ce monde. Je sais déjà ce que je vais prendre, je vais seulement attendre que les putain de douze personnes devant moi partent. Mon aura calme et froide émane de chacun de mes pores. Je respire posément et profondément pendant une bonne minute avant d'intérioriser ma respiration. Tant que j'ai mes bonbons, le reste m'est complètement égal. ... Wanker mind ta gueule.
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Lun 16 Mai - 17:24
La douceur d'une confiserie, enlève les maux du cœur.

N'est-ce pas la réalité ? On dit bien que lorsque l'on est triste, il faut manger du chocolat ; alors pourquoi pas les confiseries,  Cette journée avait pourtant commencé par une douce mélodie qui émanait du jardin.  Elle m'enivrait et me tira tout doucement du lit. Je ne connaissais pas cette mélodie, mais cette voix me parlait parfaitement. Depuis ma tendre enfance, elle me berçait si facilement ; qu'aujourd'hui je ne pouvais qu'en être admirative. Mère chantait tellement bien, que je l'aurai bien vu dans un de ses concours musicaux. Malheureusement, je n'avais en rien hérité de cette douceur. J'étais au contraire tout son inverse sur ce point.  Je l'observais discrètement de ma chambre, telle une groupie qui surveillait son groupe favori. Enfin discrètement, cela ne dura que deux minutes quoi ... Juste le temps de me retourner, afin de prendre une peluche que je me pris le pied sur le rebord du lit. Criant de douleur, la douce mélodie s'interrompit afin de venir me secourir. -Je suis une enfant fragile, qui aime attirer l'attention. Mais je ne suis pas narcissique hein.- Tel une brillante et grande héroïne servante, mère accourait toujours quand elle m'entendait me faire mal. La peur qu'il arrive quelque chose à son être le plus cher, la rendait surprotectrice. Néanmoins, j'appréciais cela car, ce n'était pas comme tant de mère qui malmenait leurs enfants. Bon d'accord, il est vrai que mon goût de la liberté s'effritait à cela ; mais j'appréciais malgré tout son caractère.  A cet épisode, un point positif venait quand même à moi. En effet, malgré la douleur, on peut dire que ce fut un bon réveil dans l'art et la manière.

De la douceur à la douleur, mon réveil est passé par tous ses états. Cependant, l'atmosphère printanière rayonnante me permit de retrouver le sourire sur mon visage. L'odeur des fleurs atteignant leur summum,  sous l'éclatant rayon du soleil me donnait envie de sortir.  Mère avait l'air de bonne humeur malgré mon accident ; autant en profiter me disais-je. J'étais donc partit me préparer dans cette optique. Une longue douche, le brossage de mes doux cheveux et j'enfilais un " bermuda ", accompagnée de son haut blanc orné de noir et de jaune. Cette tenue en était devenue mon identité, tant je l'enfilais régulièrement. Pour certains, leur classique était jogging/baskets ; moi j'optais pour la tenue classe et sympa. N’allais pas voir une quelconque atteinte à ses gens, chacun fais comme bon lui semble. Mais à mes yeux, ils ressemblaient à une tâche sur une œuvre d’art. Enfin bon, revenons-en à moi. Une barrette papillon ornait le tout dans mes cheveux, pour mon traditionnel côté mignon. 10H tapante était affiché quand je descendais enfin prendre mon petit-déjeuner -Nous sommes samedi, laissez-moi faire les choses à mon rythme. Pour une fois que je pouvais faire la douce princesse capricieuse, sans devoir être pressée par l'école. D'accord, je faisais toujours la princesse, mais je n'avais pas école cette fois.- Ce dernier point, venait souligner cruellement mon manque de ponctualité. Enfin, qu'est-ce que serait la liberté si l'on devait toujours être pris par le temps ? -Encore plus pour l'école ...- Un doux chocolat chaud, des pancakes en bouche et j'étais prête à aller écrire une nouvelle page de ma vie londonienne. Les dernières étant négatives dans Londres, je ne pouvais qu’en écrire une belle cette fois. En effet, débarqué dans une grande ville avec mon caractère et physique bien à moi est parfois difficile. J’en avais donc gros sur le cœur, afin de démarrer au mieux celle-ci. Pourtant, le début de cette histoire londonienne commença par deux mauvaises nouvelles. La première, était que je devais aider mère à faire des corvées avant de pouvoir sortir. Quoi de plus normal, dirait une fille « normale » ; mais moi j’étais une princesse et ceux même quand on est âgée du haut de ses 17 ans. La deuxième nouvelle fut la plus terrible ;  je n'avais plus de bonbons. Il n'en restait plus un seul dans la demeure. Peu importe les cachettes que j'avais trouvées, ils n’en restaient aucune trace. " Bon dieu, pourquoi dois-tu m'infliger ceci ? Qu’ai-je donc fais pour mériter cela ? "

Cette nouvelle m'affolait de plus belle et était devenue une priorité au sommet de mon empire. –Mon empire régnait sur toute la demeure ou nous habitions, mes soldats peluches étaient disposées aux quatre coins de la maison.-  Les corvées avec mère, ne furent jamais exécutées aussi rapidement et proprement. Quand la motivation est là, rien ne m'arrête. -Enfin, juste les pieds de lit..-
Fin prête à y aller, avec veste, peluche et porte-monnaie ; ma priorité devenait le pillage de cette douce confiserie sur Oxford Street.  J'en avais vaguement entendu parler, mais je n'avais jamais eu l'occasion d'y aller tant mes réserves étaient pleines. Enfin c’est ce que je croyais …
Je déambulais dans les rues à toute vitesse, n’ayant aucune difficulté à trouver cette boutique. Pour une fois, je ne prenais pas le temps d’admirer la vie londonienne avec ce temps printanier rayonnant de bonheur. Je m’exécutais tel un quelconque londonien allant au travail ; rien que d’y penser cela me donnait la chair de poule. Etonnamment, quand il s'agit d'aller dans des magasins en rapport avec la nourriture ; je trouvais facilement le chemin. Un triste constat sur mon péché mignon. Mais cela qui ne connaissait pas, le chemin de son boulanger, de son commerçant par cœur … Je ne suis donc pas à blâmer. J’étais juste sur ce point, comme les autres.

Arrivée devant le confiseur, je ne pus me retenir de baver avec de grands yeux étoilés sur les douceurs présentes en vitrine. De longues minutes passèrent avant que je puisse reprendre mes esprits, avant de me rendre compte que la foule était immense aujourd'hui. –Oui, il me faut bien du temps pour choisir qu’est-ce que je prendrais en priorité- Cette foule s'étendait de plus belle en dehors du magasin. Placés au bout de cette queue, je m’impatientais et bougeais dans tous les sens ; telle une junkie en manque de drogue. Chacun sa cam’, moi j’étais en manque de bonbons.
Petit à petit ma petite tête cogitais fortement, pouvais-je dépasser ses gens sans aucun retour de flamme ? Avec la même pointe d’hypocrisie enfantine qui se révélait dans mes paroles, je m’approchais d’une personne un peu plus haut dans la queue ; avant de tomber sous un coup malheureux d’un enfant. Prise de remords, la mère de l’enfant me proposait donc de passer devant elle. Bien évidemment, j’ai dû en rajouter un tout petit peu. N’importe qui aurait immédiatement deviné que je n’étais pas tombé par hasard et que le geste maladroit était parfaitement calculé. De plus, même avec toute la bonne volonté du monde, il m’était impossible de pondre le moindre mensonge, même le plus mineur. On lisait en moi à livre ouvert, c’était un fait. Chaque émotion émanait clairement dans la prunelle de mes yeux, pure et authentique. Mais malgré ceci, mes nombreux et brusques changements d’humeur brouillaient passablement la vérité mise à nue. Il était donc un peu plus compliqué de cerner avec exactitude ma personnalité profonde que ce que la plupart des gens pensaient.  Seule mère, arrivait à déchiffrer mon esprit si « perché ». Après tout, elle était mon héroïne ; donc cela pouvait se comprendre.

Arrivée plus haut dans la file, toute fière de moi ; je me retrouvais derrière une grande personne. Homme ou femme, je ne saurais en dire plus à première vue ; mais cette personne m’effrayait. Tout d’abord, cette effroyable et longue chevelure blonde virant au blanc ; me faisait penser à une sorcière. Une sorcière n’ayant jamais connu les soins d’un bon coup de ciseau. Elle aurait été la vieille et méchante sorcière dans Hansel Et Gretel, venant s’alimenter en friandises ici. Bon d’accord, ce scénario était un peu tiré par le nez ; mais j’ai été bercée toute mon enfance par les contes en tout genre.  Cette personne était également habillée d’une veste et de bottes noires ; avec un casque blanc qui venait accompagner parfaitement sa chevelure. Une sorcière avec un soupçon de classe ; ceci était rare mais original. Une originalité qui avait tendance à m’effrayer malgré tout.
J’avais tendance à égarer mon esprit, en observant constamment tout et n’importe quoi. À vrai dire, même un papillon pouvait être source d’égarement. On a déjà pu me dire que j’étais instable, perturbée ou autre mais bon … J’étais bien dans ma peau et ma tête d’enfant.
L’innocence enfantine, fit en sorte que ma curiosité atteignait son maximum. Je me devais donc d’agir. Puis, une Yuniko qui attend bêtement dans une queue, n’est pas une Yuniko. Tout d’abord, je voulais m’assurer que ce n’était pas une sorcière et pour cela, si je lui touchais les cheveux et qu’elle ne me transformait pas en une quelconque bête cela devrait aller me disais-je.  
Faisant mine d’attraper un bonbon se trouvant sur le côté, je profitais de ce moment pour arracher un cheveu de sa longue chevelure. L’observant enfin de plus près, je me rendais compte qu’il n’avait rien d’extraordinaire. Je ne connaissais la délicatesse, que quand cela m’arrangeais. Dans le cas présent, je voulais me distraire en attendant mon tour ; donc les bonnes manières se trouvaient loin d’ici. Afin d’accentuer cette « invitation », je souriais d’un grand sourire d'ivoire, insouciant et enfantin. Enfin, fallait-il que cette personne réagisse à mon acte.

En précaution de cette possibilité, mon esprit cogita de nouveau. Je lui fit un simple « Toc,Toc,Toc » sur le dos ; afin d’engager innocemment la conversation avec cet être effrayant et mystérieux.
Mère me reprochait souvent ma naïveté et mon inconscience ; mais est-ce que cela serait amusant de devoir se cacher constamment derrière quelque chose ?
Enfin, dans mon cas ; je me cachais que quand cela m’arrangeais. La lâcheté d’une enfant dirait-on parfois.

Un cadre idyllique, orné de la plus grande des douceurs ; avec un inconnu qu’elle voulait faire rentrer dans son royaume. Yuniko ne pouvait-elle pas rêver meilleur cadre, afin d’écrire une nouvelle page de son histoire ?
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Mar 17 Mai - 15:03
J'adosse mon épaule à la porte, la tenant ainsi ouverte, et je m'enferme dans mon monde de musique. En même temps, je viens de réaliser qu'il n'y a pas douze personnes devant moi, non non, il y en a treize. Treize, bordel de merde. Et celle qui passe actuellement n'arrête pas de changer et de taper la discussion avec le vendeur parce qu'elle le connaît ou... bref. Autant rentabiliser mon temps en écoutant un des enregistrements d'oratorio que j'ai fait avec le gang, c'est beaucoup plus simple.

... Mais t'es pire qu'une ordure, bastard.
Même un déchet a plus de classe que toi, sérieux.
Avouer que la personne qui passe actuellement te fait chier avec son indécision c'pas la mer à boire...
Bastard, là faut vraiment que tu la tues.
Nan mais sérieux, t'as vu sa teinture dégueulasse ?!
Flingues-la putain !
Et puis ça fera monter la réput' de cette confiserie et y aura plus de monde comme ça.
Ne nies pas que t'es maso, bastard.
Flingues-la, enfoiré.
Et va massacrer le Big Ben au passage, c'plus marrant.

Putain... Ta gueule, conscience de merde. Je passe ma main dans mes cheveux et j'en profite pour mieux replacer mon casque sur mes oreilles. Je décide de changer de morceau, et de registre tant qu'on y est, et je lance A Night To Remember de Shalamar. Je n'ai toujours pas bougé de ma place quand je sens un léger picotement au niveau de ma tête. Le genre de picotement que je ressens quand je m'arrache un cheveu. Mon visage se fait glacial et je me tourne en lançant un regard meurtrier à la personne derrière moi. Je m'empare de son poignet au vol, en me retournant, alors qu'elle observe mon cheveu. Peut-être que je serre son poignet de petite midinette trop fort mais j'en ai absolument rien à foutre. Mes yeux se plissent et je la lâche pour adosser mon dos à la porte.

Mais ta gueule wanker mind, j'suis à l'aise quand je veux putain de merde. La blondinette tapote innocemment mon omoplate et je me contente d'arquer un sourcil moqueur. J'ai presque envie de me décaler pour qu'elle se prenne la porte dans la gueule et la lui ouvrir après avec un sourire puant le faux et l'hypocrisie à des miles à la ronde. Presque. Je me contente de boiser mon regard froid et bicolore dans le sien. Elle compte me faire croire qu'elle n'a rien fait ( des clous, mon cheveu connasse ) à la manière des petits gamins, c'est ça ? Mfuh, pauvre être innocent et abruti... Les commissures droites de mes lèvres s'étirent en un sourire en coin qui est à la fois ironique et malicieux.

- Son Altesse Royale cherche quelque chose, un fil de fine réglisse peut-être... ?

Je lance de ma voix cristalline de fillette de quatre ans, mon soprano carillonnant qui laisse voir une certaine dose de moquerie et de foutage de gueule dans ma voix. Du coin de l'oeil, je remarque enfin la queue qui se poursuit dans la ruelle, hors de la confiserie. Putain... Y a un epic crash dans les réserves de bonbecs de tout le monde ou quoi ? C'est quoi ce délire, les gens... Mon expression faciale reste toujours aussi glaciale et calme qu'au tout début et ne change pas d'un pouce... sauf mon sourire qui a disparu. Let's ready... Je ne baisse pas le son de ma musique et le coin de mon oeil droit ( l'oeil du côté de l'autre blondinette là ) observe toujours discrètement l'autre. Mes mains vont se perdre dans les poches mon pantalon noir et ample.

Je sens que ça va être long ce bordel... La treizième personne a enfin fini de choisir après trente minutes de réflexion intense et un quart d'heure de blablatage philosophique sur ses problèmes de poussière collée sous le congélateur ( non je n'ai pas suivi la conversation, mes oreilles entendent simplement ce qu'elles entendent ) ô combien importants et, à peine la personne suivante au comptoir, voilà qu'une vendeuse sort de l'arrière-boutique avec le fameux « Mick, ça fait longtemps ! ». Un petit sourire se dresse sur mes lèvres alors que je regarde en face de moi, soit ni vers l'autre midinette au visage trop innocent ni vers le comptoir, et disparaît aussi vite qu'il n'est venu. Au moins ils sont amicaux avec leurs clients, ça a du bon. L'attente est chiante, mais ça a du bon de voir une telle atmosphère. Candy aurait adoré.

La treizième personne passe devant moi, interrompant mes pensées en me servant le regard méprisant et moqueur qu'ont ceux qui vivent dans le quartier Ouest de Londres. Abrutie de riche.

- C'pas trop dur la vie de portière, gamine ?

Je me contente de lui envoyer un clin d'oeil tout en lui faisant un croche-pattes discret qui la rend toute bredouille. Pétard ça existe encore ce cliché de riche... ? Je lui tends alors la main.

- Oh, pardonnez-moi gente dame, je n'avais pas vu vos chevilles.

Je réponds de la même voix de fillette de quatre ans, aussi irréelle que cristalline et mélodieuse, qui ici a des intonations douces. Un peu trop douces pour être sincères et qui fait d'emblée comprendre que je me fous de sa gueule et que c'est moi qui l'ait fait trébuché volontairement. Elle prend ma main et tente de me faire tomber mais, vu que mon bras est gaîné, elle ne fait que se relever d'autant plus vite. Je lui fais le signe de peace and love et elle s'en va en me faisant un fuck. Aaaaah, la rébellion de miss Riche est proche ! Mon visage reste aussi froid et je ne bouge pas ; la queue devant moi n'a toujours pas avancé, les vendeuses et vendeurs et le client sont en train de raconter leurs dernières vacances.

J'ai totalement zappé la midinette à côté de moi et mes yeux lui lancent un regard aussi gelé qu'à l'accoutumée. Cadeau, c'est gratuit.
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Sam 18 Juin - 1:18
« La peur amène un nouveau départ. »

Mère me répétait souvent que, dès l’instant qu’un individu levait la main sur toi ; il fallait crier ou tout faire pour que l’individu se sente mal. Cependant, dans cette situation j’étais tétanisée. Je ne savais pas quoi faire et cet homme m’effrayait. Enfin homme ou femme, je ne savais toujours pas ; même si la question n’était pas la priorité en ce moment-même. Il me faisait mal, lorsqu’il prit mon poignet ; mais cette personne avait également l’air de s’en moquer complètement.
Je voulais pleurer toutes les larmes de mon corps, mais j’en étais incapable. C’était la première fois que je me retrouvais dans ce genre de situation. Une situation mal embarquée, qui n’allait en rien s’arranger. Il n’y avait qu’à voir mon physique d’enfant, face à cette … Grande personne ?
C’est alors qu’en plongeant son regard glacial dans le mien, il me dit :
« - Son Altesse Royale cherche quelque chose, un fil de fine réglisse peut-être... ? »

Il avait une voix qui vint me glacer le dos, mais il m’était impossible de réagir. Ma tête habituellement si rêveuse et remplit se laisser vider de tout son sens. Peut-être allait-il m’arriver quelque chose de grave ? Même au milieu d’une foule, les personnes aujourd’hui n’ont que peu de scrupules. Dans ma tête, traversait toutes mauvaises pensées qui contrastaient entièrement avec ma gaieté habituelle.
Je laissais mon corps se vider, quitte à ce qu’il m’arrive quelque chose ; autant ne pas le savoir. Je préfère vivre dans l’inconnu qu’avec un traumatisme. Bon d’accord, il en fallait peu pour me traumatiser, me faire peur ou autres. Par exemple lorsqu’il y a des orages je suis la première à me cacher dans un coin, dans l’attente que mère vienne me secourir.
Les petites peurs qui font de moi, la petite fille innocente que je suis. Innocente et mignonne voyons, sinon ce ne serait pas drôle.

Yuniko commençait tout doucement à reprendre ses esprits, celle de l’enfant agitée et bien dans sa bulle. Les gens dans la queue de cette confiserie, assistait choqué du spectacle ; sans pour autant intervenir. Elle en avait l’habitude de voir de pareille scène, cependant elle n’en resterait pas là.
Certaines paroles d’une chanson qu’elle avait entendue, sonnait dans sa tête :


« Avancer coûte que coûte,même si la route est longue
Il faut se battre, d'abord contre son ombre
Garder espoir jusqu'au bout même si un jour les étoiles tombent. »


J’avais perdu une étoile au cours de ma vie, mais malgré tout je suis toujours aller de l’avant. Bon d’accord, c’était sous l’impulsion de mère ; mais aujourd’hui, il fallait bien que je me batte seule. Alors que l’odieux individu, avait l’air désormais de se préoccuper de la clientèle. Une idée me traversa la tête. Tandis qu’il s’impatientait de pouvoir acheter ses confiseries, -Enfin moi aussi, même si je voulais surtout m’enlever de son étreinte- il ne s’occupait plus vraiment de moi. Il était en train de se prendre le bec avec une dame. Bon d’accord, il est vrai qu’elle prenait du temps avec le vendeur ; mais je pense que cet homme est quelqu’un de fou. La dame avec qui il se prenait la tête était élégante et raffinée. Alors que lorsque l’on regarde l’autre homme, la différence est flagrante.
Tandis qu’elle avançait afin de sortir du magasin, il lui fit un croche-patte. Il était vraiment dégueulasse de faire ceci, c’est déplacé et cela aurait pu être dangereux. Si je n’étais pas aussi craintive, du fait de la situation actuelle je lui aurais bien dit ma façon de penser. –Oui, oui je vous assure que la petite et innocente Yuniko est capable de se rebeller parfois.-
Mais alors que je voulais enfin passer à l’action, il m’assaillit d’un nouveau regard glacial me laissant surplace. Enfin, je ne sais pas ce qui était le plus aberrant ; le comportement de cet homme ou celui des clients qui étaient incapables de réagir à toute cette agitation. Le vendeur de la confiserie n’a lui-même pas réagi. Il est vrai qu’il était seul et que l’affluence était forte aujourd’hui, mais ce n’était pas une raison pour laisser une gamine se faire malmener. Contrairement aux autres, j’allais donc réagir. Je ne pouvais me laisser dicter par cette apathie des gens et subir cela.
Afin d’enlever l’étreinte qu’il avait sur moi, je lui donnais un coup de pied de toute mes forces afin qu’il puisse me relâcher.

« On n’agresse pas les enfants » disais-je d’une voix forte, afin d’alarmer et réveiller la foule.

Je me tenais le bras, tant la douleur était encore vive. Les larmes commençaient à monter, mais je ne pouvais pas faire marche arrière. Pas maintenant, pas après m’être révoltée contre quelqu’un comme lui. Ce n’est pas parce que cette dame, l’avait regardée un peu de haut que l’on doit répondre de cette manière. Et puis, une bêtise d’un enfant ne doit pas être punit de cette manière ; nous sommes pourtant au 21ème siècle. Lorsque j’étais en colère, les conneries fusaient dans ma tête. Et avant qu’il ne puisse répliquer, je repris :

« Son Altesse Royale, voulait juste s’amuser. Et en aucun cas, on ne réplique avec violence quand on est une personne censée. »

Mes larmes ne pouvaient s’empêcher de couler au milieu de la boutique, j’étais sensible. Je n’aimais pas m’énerver, cela me rendait triste derrière. Je me réfugiais derrière mon ours en peluche que je sortis de mon sac, tout en laissant les larmes couleur.
Je n’aurai jamais cru que cette nouvelle page londonienne, allait être ornée de noir.

Yuniko rêvait de faire rentrer cet inconnu dans son royaume, elle pensait écrire une nouvelle belle histoire de sa vie Londonienne. Cependant, le destin en avait l’air d’avoir prévu autre chose.
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Dim 19 Juin - 15:17
Je lance un regard glacial à la midinette qui se fige de nouveau, ne bouge plus. Je tiens toujours fermement son poignet, j'en ai rien à foutre qu'elle ait mal, au moins elle me fera pas chier et c'est l'essentiel. Je vois le vendeur, qui me connaît bien - après tout je suis un des plus fidèles clients de cette confiserie et ce n'est pas pour rien, ils font tout eux-mêmes et le rendu est excellent -, qui fronce un peu les sourcils, manière de me dire de ne pas aller trop loin et de ne pas la faire péter un scandale avec tout ce monde. Je me contente d'arquer un sourcil et il me renvoie un sourire aussi excédé qu'amusé. Les deux autres, vendeur et vendeuse, discutent toujours avec la cliente et finissent par lui demander ce qu'elle souhaite en montrant la foule. Je suis toujours adossé nonchalamment à la porte.

Je ne m'attends pas du tout à ce qu'elle m'assène un coup de pied au dans la cuisse ( oh dear, presque sur le nerf de la rotule, presque ) qui ne fait qu'affermir la prise que j'ai sur son poignet. Et là, je suis certain que je lui fais mal à la sale gosse. Je plonge mon regard congelé jusqu'à la pupille dans le sien, ignorant sa voix qui est d'un bleu marine électrique, et un petit sourire malicieux étire mes lèvres. Si tu veux que j'ai mal va falloir y aller plus fort, ma p'tite. Vu tous les coups que je m'suis pris en un quart de vie, c'pas ça qui me fera mal. Ça tire un peu mais c'est amplement supportable. Je me rappelle de l'état dans lequel Albator m'avait récupéré quand on s'était rencontré et je ricane audiblement. Je réponds aussi dans la foulée à la gamine, histoire qu'elle baisse d'un ton.

- Tu as plus de 13 ans petite, tu n'es plus une enfant. Enfin, être une gamine dans ta tête n'est pas un mal, tu sais... ?

Mes mots auraient pu être agréables et doux, enfin pour moi ils le sont, mais mon soprano cristallin de fillette de quatre ans a de fortes intonations sarcastiques, dites sur un murmure que seule elle et quelques personnes environnantes peuvent entendre. Elle se tient le bras, comme pour montrer au monde qu'elle souffre le martyr et mon visage redevient entièrement glacial. Humpf, p'tite joueuse... À tous les coups elle est une midinette pourrie-gâtée... Elle fait un pas en arrière, un semi vu que je la tiens toujours. Les larmes lui montent aux yeux et, comme s'il n'a pas entendu ce que j'ai dit et qu'elle bouffe le quart de ma deuxième phrase, elle enchaîne de nouveau avec de nouvelles accusations. Je desserre un peu l'emprise que j'ai sur elle et je m'accroupis, de manière à pouvoir ancrer directement mes yeux dans les siens, tout en tenant toujours la porte.

- Oh, plaît-il ? En aucun cas ? Laisses-moi te rappeler de tes leçons, ma p'tite ; en aucun cas on n'assume pas ses actes et on s'en dédouane de toute responsabilité.

Je fais référence à la fois à mon cheveu perdu qu'à ma cuisse endolori - oui, parce que j'ai une endurance à la douleur qui fait que je peux ignorer ce genre de douleur, c'n'est pas pour autant que ma jambe ne me fait pas mal. Ce n'est pas ma jambe d'appui, heureusement. Peut-être qu'elle aurait pu me déboussoler sur ma jambe d'appui, d'ailleurs... Je lâche définitivement son poignet et je me redresse tout en désignant un point précis de ma cuisse, non loin de l'endroit où elle m'a frappé.

- Et si tu voulais être efficace, c'est par là qu'il fallait frapper.

Mes intonations moqueuses ou malicieuses m'ont déserté, mon visage n'est plus qu'un océan congelé de calme et de distance. Ah, la douzième cliente s'en va, place au onzième client accompagné de son enfant qui a des étoiles dans les yeux. Je me décale enfin de la porte de la confiserie, laissant une main dessus en attendant que quelqu'un derrière moi tienne la porte et je m'avance plus dans la boutique, trouvant rapidement un coin du mur où m'adosser. Je ferme les yeux et j'inspire profondément l'odeur d'excellentes sucreries présentes par ici. Je reste à l'affût, après ce que je viens de dire peut-être qu'elle aura l'idée de tester mes propos. Elle ne me frappera pas une deuxième fois, merci j'dois encore taffer après et même si j'ai pas besoin de mes jambes pour ça, bosser avec une petite ( ou grosse ) douleur ça mène jamais à du travail de qualité.
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Mer 10 Aoû - 0:41
“ L'ignorance préserve de la peur.”

Ne rien savoir et faire la sourde oreille est parfois la meilleure des choses à faire. On fuit, on est lâche et on ne se préoccupe pas des malheurs des gens. Ici dans cette situation, c’est exactement ce qui se passe. Toutes personnes aux alentours n’intervenaient pas, préférant se concentrer sur les confiseries ou faisant mine que rien ne se passe. Pourtant, ce n’est pas comme si nous étions invisibles. Nous sommes visibles et la foule est grande. Les mauvaises langues, diront que je l’ai bien cherché ; mais qui sont-ils pour juger et laisser une enfant souffrir ? Que je sois fautive ou non dans cette histoire, on ne lève pas la main sur une enfant. Qui sait, peut-être était-il dangereux ? Mais au risque d’avoir peur et de s’inquiéter, les personnes dans la queue préfèrent ignorer la situation.
Je trouvais cela aberrant, mais au vu des personnes dans la boutique cela ne m’étonnait pas plus que cela au final. Toutes ses personnes, étaient scotchées à leurs smartphones en attendant leur tour dans la file. Que je pleure, ou que je me fasse enlever, cela leur ferait ni chaud ni froid je pense.
Je pensais prendre un nouveau départ, mais il n’est que faussé par mes larmes. Peut-être ne sera-t-il que retarder, avec un réel point d’ancrage plus tard ? Enfin, ne pressons pas les choses également ; je suis bien en enfance. Quand je ne savais pas tout ceci, j’étais si douce. Douce et innocente, sans savoir de quoi est fait le monde dans lequel on vit. Cependant la marche était sans doute trop grande, pour me voir me rebeller aujourd’hui. On ne peut passer du noir au blanc, d’un coup de baguette magique. Pour autant, cet épisode m’aura permis de me rendre compte ; que j’étais capable de certaines choses.

“ Grandir, c'est apprendre le mal. Le mal est inévitable. ”

Dois-t-on passer par la douleur et la souffrance, pour grandir ? Cette question interpellait et tourmentait mon esprit. Ne pouvais-je pas en ce jour ensoleillé, ne penser qu’à mes sucreries ? À la place, un mal me rongeait intérieurement et extérieurement. En effet, en réponse à mon coup de pied ; il augmenta la prise sur mon poignet, ce qui me fit souffrir de plus belle. Pourtant, au vu de son aspect physique on ne pouvait croire qu’il avait une telle force. Mes larmes en réponse, étaient plus chaudes que jamais et ma mine se détériorait au fur et à mesure des secondes qui s’écoulaient. Mon ours en peluche dans mon autre bras, est tombé à terre. Je ne sentais plus mon bras et mon corps ne voulait pas répondre à mes attentes. Je voulais fuir et partir loin de tout cela, je suis une enfant qui n’aime pas la violence et tout ce qu’il en résulte.
Jouer, rire et simplement profiter de la vie ; est tout ce dont je rêve. Observer les gens, les déchiffrer et les analyser est ce que j’aime faire chaque jour. Les bonnes personnes ne devraient pas souffrir, je ne devrais donc pas avoir mal ; d’autant plus que mon poignet commençait à enfler. Cependant, son horrible voix sarcastique me fit sortir de mes esprits en disant :

- Tu as plus de 13 ans petite, tu n'es plus une enfant. Enfin, être une gamine dans ta tête n'est pas un mal, tu sais... ?

Cet homme est juste horrible. En effet, en plus de me faire mal ; il se permettait de me faire la morale. Certes, il me donnait raison du fait de jouer l’enfant dans ma tête ; cependant il était agressif et violent pour agir ainsi sur moi. Les adultes sont vraiment des personnes qui me dégoûtent. Ils sont tous pareils, horribles ne pensant qu’à eux. Et certains comme lui, sont dangereux. Les adultes sont modèles dans la négation et l’égoïsme pur. Pourtant, ils sont parents et ont une famille dans la plupart des cas. Les pauvres enfants, je ne veux pas les imaginer dans quelques années.
Je ne veux pas grandir, je ne veux pas être comme toutes ses personnes ; m’installant chaque jour dans une routine nauséabonde. Je m’étais promis de ne pas suivre cet exemple et mère m’encouragerait, qu’importe le chemin que je choisirais.
Mes larmes coulaient toujours sur mon visage, sans que je ne puisse les arrêter. Ses mauvaises pensées, n’étaient pas là pour arranger les choses. À ce rythme-là, toutes les larmes de mon corps allaient couler. Cependant, l’étreinte se desserrait petit à petit au rythme de ses dires et ceux pour mon plus grand bonheur. La douleur, laissant mon corps retrouver une forme originelle. Il était devenu bleuâtre, sous son étreinte. Cela me faisait mal, la douleur était vive et mon corps ne voulait toujours pas réagir. J’étais tétanisée et seules mes larmes, traduisaient ce que je ressentais. Son horrible voix cristalline retentit de nouveau, me replongeant dans « le cauchemar. »

- Et si tu voulais être efficace, c'est par là qu'il fallait frapper.


Ce cauchemar s’effaçait assez vite de ma tête. En effet, ses dires m’offrirent un horrible frisson. Il venait de toucher mon orgueil. J’avais beau être frêle, maigre ou ressemblant à tous ses types d’expressions, je savais frapper pour répondre lorsque l’on venait me toucher. Après tout, il ne faut jamais chercher une demoiselle. J’étais contre l’image de la violence, d’autant plus que cela ne correspondait pas à mon caractère. La douce et gentille Yuniko qui tape un inconnu. Cela sonne faux, vous ne trouvez pas ? Enfin, taper pour se défendre est une chose raisonnable. Je ne fais rien de mal du coup ; enfin si je devais être blâmée, cela devrait être pour ce cheveux arraché et pour rien d’autres. Mon visage, retrouvait des couleurs tout comme poignet. Cependant, mes larmes ne voulaient pas s’arrêter de couler. Il m’a fait mal, m’a fait la morale et maintenant se permettait d’être provocateur. Cet homme, ne devait pas avoir une grande valeur de soi où il devait trop s’aimer. Enfin, il y a ceux qui s’aime comme moi et les personnes comme lui, qui font la morale et provoquent. Je trouvais ça lâche et mon corps, qui décidait enfin de répondre à mes attentes, trépignait de le frapper là où il me l’avait indiqué. Il me tendait le bâton, autant l’utiliser pour le frapper non ? D’un ton rageur, je lui dis donc :

« Tu es horrible d’user de la force contre une enfant. C’est lâche, tu es lâche de me faire la morale et de me provoquer derrière. Les personnes comme toi sont juste horribles. »

J’étais heureuse et soulagée que ceci sorte de ma bouche. Ils venaient du plus profond de mon cœur et pour une fois, traduisait parfaitement mes sentiments. Ce n’était pas de simples phrases d’enfant, qui sortaient ; mais une réelle phrase censée, pour clouer le bec à cet homme. Mais pour autant, je ne pouvais pas rester ici au risque que cela dégénère. Qui sait, sachant que ce dernier est capable de tout ceci ; il pouvait sans doute être dangereux. Je lui assenais un coup, avec le peu de force qu’il me restait sur la cuisse, là où il me l’avait indiqué et quittait la boutique à toute vitesse, les larmes dans le vent. Je n’avais même pas pris le temps, d’attraper mon ours à terre. Lui qui ne me quittait jamais d’habitude, allait être un énorme regret. J’avais peur, j’étais désormais seule, mais je devais fuir au plus vite la boutique. Lorsque je fus sortit de la boutique, je pris la première à gauche et déambulait au plus vite dans les rues.

Cette page, de ma longue histoire londonienne serait marquée d’une immense pierre noire. Après un beau début de journée sous le soleil et dans le cadre, d’une boutique de confiseries ; qui aurait cru que cela finirait ainsi ?
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Mar 16 Aoû - 2:11
Peu après lui avoir donné un corps d'anatomie en accéléré, je me concentre sur la file. La onzième cliente s'en va plutôt rapidement, cédant la place au dixième client avec ses deux enfants. Je soupire et me masse doucement les tempes. Wanker mind, ta gueule. Mon visage est un océan de froideur et de calme. Mes sens restent tout de même à l'affût, après ce que je viens de faire l'envie de me frapper à nouveau peut lui venir à l'esprit. Je ne me ferais pas avoir deux fois. Et vu la tête qu'elle a tiré juste après ma phrase des plus concises...

Tu ne l'as même pas regardée, bâtard, tu sais même pas quelle tête elle a fait.
Tues tout ce monde au lieu de faire la queue sérieux.
Et t'as des choses plus importantes à faire qu'acheter des 'becs merde.
T'as encore trois bombes à poser en centre-ville, enfoiré.
Bouges ton cul intelligemment, merde.
Va faire exploser le centre-ville, les sucreries peuvent attendre.

Un soupir excédé sort de mes narines. Voilà qu'elles s'y remettent celles-là. Connasses. Vos gueules. Fermez-la. Dégagez. Hors de ma consciences, bordel de shit. Ma méfiance est au taquet, s'attendant à un coup à tout moment. J'arque légèrement mon sourcil. Le ton rageur de la petite ne me fait même pas ciller, à vrai dire il m'indiffère totalement. Sa rage est mal placée. Va falloir qu'elle redescende de sept étages, la p'tite bourge.

- J'suis sûr que tu peux faire mieux que ça, ma p'tite. Essaies encore une fois, pour voir ?


Ouais, et du fait que t'es horrible, on en parle ?
T'es qu'un enfoiré Cath'...
Va faire sauter le centre-ville, t'es né pour être un enfoiré.
Pas quelqu'un qui fait la queue pour des putain de 'becs, merde !

Wanker mind ferme ta gueule et dégage. J'sais déjà que je suis horrible, merci. Va crever dans un coin sombre et fous-moi la paix. Bien ? ... Ta gueule, j't'ai dit. Bien ? Ah bah enfin... Mon sourcil arqué s'affaisse et je passe ma main dans ma chevelure, enlevant l'élastique de mes cheveux pour les détacher pour mieux les attacher en queue de cheval haute de suite après. Je ferme mes yeux et les rouvre avec une jambe relevée. Je fixe la gamine. Elle avait tenté de me frapper au bon endroit, mais j'ai tout de même des réflexes. J'ai balancé un coup de pied dans son propre pied qui allait me frapper. Comme si elle va réussir la prouesse de me frapper deux fois d'affilée, faut s'calmer les gars.

Ma jambe levée se repose adroitement et souplement au sol et je regarde la fillette s'enfuir en pleurant. Je soupire. Les gamines de nos jours n'ont aucune force mentale, aucune endurance mentale et ne sont bonnes qu'à chialer leur malheur. Ah, l'égoïsme, tout une histoire d'amour... Je ramasse la peluche à terre et je regarde devant moi. Visiblement, j'peux encore tuer un quart d'heure... Je lance un regard au vendeur de ma connaissance, désignant mon portable de mon index, et il me répond par un pouce levé alors qu'il prenait la commande hésitante du premier enfant du dixième client. Je soupire grassement et je m'échappe de la boutique, marchant dans les rues sans regarder où je vais exactement. Je prends le dédale de petites ruelles que je connaissais quasiment par coeur.

*Cat, t'es pas en train d'essayer de rendre la peluche à l'autre enflure là ?*
*Si. T'as un problème avec ça, Mouse ?*
*Mais tu te fous de moi ?! Va la flinguer au lieu d'lui rendre cet ourson d'merde !*
*... T'es totalement frappé, toi. Ou gonflé à bloc, au choix.*


Et c'est toi qui ose dire à Mouse qu'il est gonflé ?
Hey bastard, va falloir que tu redescendes sur terre.
Le seul enfoiré ici, c'est toi.
Le centre-ville n'a toujours pas explosé bordel.
Sers au moins à quelque chose, bastard, merde.

... Vous allez tous la fermer les gars. Vous êtes lourds sérieux, fermez vos gueules et allez paître sur des braises rouges. Et dégagez aussi, au passage. Putain... Au détour d'une ruelle, j'entends un bruit étrange. Un bruit de bagarres de rues, rien d'anormal. Sauf un petit truc. Un petit détail, en soi. Une voix de gamine insupportable. Aaah, ça faisait longtemps... Je marche de manière à éviter la ruelle concernée par la bagarre, pour m'éloigner de cette voix de crécelle qui me file une couleur bizarre dans ma vision.

T'as ton casque sur les oreilles, le son d'sa voix n'est pas assez net pour que tu voies une couleur, enfoiré.
Et t'es en train de marcher vers la ruelle en question, là.
Sérieux tu peux pas juste... aller faire exploser le centre-ville ?
Bastard tu commences à devenir un connard, là...

Vos gueules, putain, vos gueules...
©Riva




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