théoriquement ailleurs — esther wendy

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Lun 23 Mai - 1:43


Esther Wendy Warren
NOM : Warren.
PRÉNOM : Esther Wendy.
ÂGE : 16 ans.
SEXE : Meufette.
NATIONALITÉ : Anglaise.
ORIENTATION SEXUELLE: Kossé qu'ça.
SITUATION AMOUREUSE : En couple avec des ribs.
GROUPE : Citoyen.
ANNÉE / MÉTIER : 6e collège + rééducation toutes les semaines.
OPTION(S) : ///
AVATAR : Oshino Shinobu - Monogatari.
IN REAL LIFE
PSEUDO : von !
ÂGE : 16 ... 666666666.  :ee:
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ?
hihihihihi. ♥️♥️♥️
PETIT MOT : si y'a des toilettes chauffées, je reste. ♥️ Celui qui reconnait les trois références de mon pseudo, je l'épouse. ♥️♥️
CODE : ♕ Happé par Nolan ♕

PHYSIQUE / MENTAL
1M58 - blonde - a temporairement du mal à parler sans buter - cheveux longs - yeux dorés - 43 KG - fine - porte tout le temps des robes - prend souvent froid du fait qu'elle n'arrive pas à s'habiller chaudement - mange énormément, mais ne grossit pas - seins inexistants - retardement de croissance - des cicatrices importantes dans le dos et sur les côtes droites ainsi que des traces légères d'électrochocs sur la poitrine - forte malgré son petit gabarit - porte très souvent un casque sur sa tête à cause de son trauma - canines très développées - perte d'audition, elle criera donc souvent qu'elle n'est pas sourde alors qu'en fait ... un peu si - s'habille souvent comme une gamine.

:bunny:

Une explosion, métaphore gigantesque d'un changement. À quoi bon de parler de l'ancienne Esther ? Tu as changé sans que personne ne le remarque, tu es devenue grande d'un coup, au plus grand regret de tes géniteurs. Que pouvais-tu faire franchement ? Tu es ressortie de ce voyage avec des goûts différent, des points de vues opposés, une vision des choses transformée. Tu ne comprenais pas pourquoi tes proches étaient si choqués voir déçus, tu ne te souvenais de rien après tout, c'était comme si tu avais dormi pendant une journée, une longue journée.

Opposition de deux gravités inversées. Un penchant vers les cieux, les bonnes choses, mais l'autre possédant des goûts de riche aux allures arrogantes. Tu as décidé de vivre avec toute ton énergie, tu as la détermination de dépenser tout les souffles de ta jauge de vie. Pourquoi tant de pouvoir, pourquoi t'obstines-tu à faire trembler ton utopie ? La raison est simple mais revient de très loin, des abysses d'une journée passée au bord du tunnel, du fameux chemin. Tu as carrément les chocottes de la faucheuse. Tu as encore peur qu'elle te fauche au bord de la route, tu te demandes parfois si tu t'étais avancée plus loin, dans ce trou du bout du monde, tu aurais eu moins peur de la mort. Tu es pourtant si fascinée, toi qui as pu l'observer de si près, tu es d'une curiosité malsaine, une obsession parfois trop présente par moment. Il y a énormément de fragment dans ta tête. Des bouts de toile qui n'arrivent plus à se recoller. Tu le sais bien que durant ces 5 ans de sommeil, tu ne chômais pas à regarder l'herbe qui pousse. Les souvenirs reviennent, ils sont là mais ne veulent plus sortir.

Elle m'a fauché,
Comme un déchet,
Comme du muguet frais,
Une âme futile,
Un corps fragile,
Une ouvrière subtile,
Travaillant dans l'ombre,
Main gantées,
Vernis noir sur le bout des ongles.
 

Parlons de tes caprices, de tes délires. Pour commencer, tu es drôlement bipolaire. Tu chauffes directement comme tu restes de marbre indéfiniment. Tout bascule, tes émotions sont incontrôlable. Ton moral peut baisser d'un bon cran, ton bonheur se construit pourtant sur base de rien. Des désirs de môme pourri gâté, mais l'envie de respirer comme celle du marin à la quête d'une raison d'aimer la vie. Tu aimes t'éloigner et respirer tout comme rire et parler. Tout ça rentre en collision, tout ça te perturbe, car tu n'as pas eu le temps de te construire réellement, tout est vraiment différent. Parfois, tu es dans une période de déprime, longue parfois non, vraiment, tu ne contrôles plus rien. Tu perds l'équilibre, sous tes airs « stable » tu veux juste fracasser ta tête dans une vitre, laisser un impact, souffrir, te sentir vivre, respirer. Saigner. Mais tu couvres ton esprit, tes questions, d'un voile blanc et opaque, mais tu sais très bien qu'il te bloque. Tu n'as plus envie de grandir.

I'm fucking crazy,
J'suis totalement finie,
Coincée,
Entre la réalité,
Et les murmures,
Les murs,
Ma conscience,
T'es vraiment dure,
De nature.

Malgré ta personnalité troublante, tu es une gamine intelligente quoique légèrement retardée par rapport à ton âge physique. Tu restes une enfant de 11 ans un peu voir beaucoup plus mature que les autres. Tu es ressortie de ce trajet avec des connaissances ou plutôt des pensées que tu n'avais encore jamais imaginées. Tu t'ouvres à beaucoup de choses car tu aimes voir le monde en grand, tu veux profiter et trouver sur quelle voie te diriger. Tu sais bien que tu ne quitteras pas la maison dix-huit ans, non, ce n'est pas prévu, ce n'est pas logique. C'est hors norme. Tes anciennes amies, elles, seront déjà en boite à boire des casiers avec de la musique qui leur déchira une sacrée gueule de bois. Mais non, toi tu es là, assise sur ta chaise devant les vastes paroles si lointaines que le professeur te balance dans la face. Tu aurais aimé ne pas avoir dormi autant.

Tu as des phobies, comme celle du noir tout simplement. C'est primitif voir humain. Mais peut-on seulement compter le nombre de fois que tu t'es penché à la fenêtre de ta chambre pour regarder dans cette toile vaste et peinte avec des lumières lactées. C'est l'inconnu, ça te rappelle de nombreuses choses la nuit. Elle te plonge dans une espèce de productivité mystérieuse qui t'empêche de dormir. Esther, t'es juste une fille un peu folle voir conne sur les bords. Tu es un bébé qui n'a pas encore lâché la main de maman et papa, c'est vrai tout ça. Mais pourtant, tu possèdes quelques choses qui te rendent brillante, marrante et débordante de vie. Tu es le genre de personne qui n'a pas valeur spécifique, tu es vulgaire, autoritaire et colérique. Mais sous ce visage de bonne, il se cache une poupée, une poupée au visage craquelé et brisé, ayant besoin d'un peu de colle pour grandir et arrêter d'être un pot de colle.

Tu peins,
Je colories,
Tu souris,
C'est pourtant simple,
Simple de sourire,
De courir,
D'attraper un grigri,
Un truc qui porte chance,
Un truc qui se colle sur le visage,
Qui rend le tout harmonieux,
Étincelant,
Primitivement heureux,
Alchimie,
Mélange de cellules,
De chromosomes,
Un truc de savant,
Certes intéressant,
Mais arrêtez de vous cassez la tête,
Mangez, buvez, criez,
Votre vie ne fait que commencer.


HISTOIRE



Il n'y a pas grand chose à dire sur cette enfance. Banale, en aucun cas tropical. Un vieux souvenir oublié dans un de ces villages perdu dans la verdure anglaise. Un vieux patelin oublié depuis le levé du matin. C'était une famille normale, une famille modèle. Le moule chic et pratique d'une société un peu trop présente qui depuis ses tentacules étouffantes, contrôle nos moindres faits et gestes. C'est triste, mais grâce à cette pensée « idyllique », tu as pu vivre dans une famille aimante voir heureuse. Que demander de mieux ? Que demander de plus qu'une chambre rose, qu'un lit de princesse et d'une vingtaine de gentils camarades de classes, prêt eux aussi, à rentrer dans cette industrie sans nom. Le bonheur ne se ressent plus, il se fabrique. Et pour ce faire, il faut rassembler tous les ingrédients. De l'argent, des études, un couple hétérosexuel et le tour est joué. Mais tu étais bien trop jeune pour réussir à comprendre ce stratagème de dictateur. Bien trop naïve voir débile. Une gamine qui n'avait rien d'autre à faire que de se rendre à l'école et d'aller jouer devant la TV. Le bonheur est hélas, une chose bien trop … fragile.


Tu vivais dans cette jolie villa fleurie, un père, une mère et un grand frère fraîchement diplômé. Une bourse dans la poche et les valises dans le proche, prêtent à bondir dans l'automobile pour s'enfuir à l'université. Tu aimais ton frère, non, tu l'adorais. C'était le grand-frère gentil, celui dont tout le monde rêvait. Max, un petit brun aux allures plutôt pas mal d'ailleurs. Lorsque tu le regardais, ton cœur se contractait dans un cri à mourir, il saignait, il ne comprenait pas le pourquoi de son départ « C'est vrai quoi, viens dans mon école, elle est bien mon école ». Mais il faut grandir, ma chérie. Tu le voyais bien son bonheur, tu le voyais trop même. Ça te foutait les nefs, les chocottes plutôt. Dieu sait combien tu aurais aimé que son école brûle, qu'elle brûle en enfer. Tu ne parlais pas de tes sentiments, ce n'était pas important et surtout pour les grands. Tu avais certes 11 ans, mais tu avais été élevée sans la moindre leçon ou moindre valeur que l'amour et la simplicité. C'est vrai que maintenant, en 2016, les temps ont quelque peu changé. Les enfants ne seront plus jamais des enfants.

Puis vient ce tournant dans ta vie. Ce chemin qu'il n'aurait pas fallu emprunter, cette montagne qu'il n'aurait pas fallu escalader. C'était le soir, un 23 juillet, il faisait chaud et Max venait de recevoir un coup de fil « Ouais, j'arrive mais y'a Esther mais elle est dans sa chambre, ça roule ma poule ». Cela t'avait interpellé. Si fort que de ce fait, tu sautas à l'arrière de sa voiture pour qu'il ne te laisse pas seule au domicile, tu étais collante et curieuse surtout. Mais le fait de rester seule à la maison te rendait trop nerveuse pour rester sagement assise à écouter les craquements angoissants de la nuit. Le moteur vrombissait et la voiture démarra. Après un bon kilomètre écoulé, tu lui tapotas l'épaule « Si maman savait que tu me laisses toute seule, elle va te gronder tu sais ». Une peste, une gamine. Son frère poussa un cri d’exclamation, faisant déraper la voiture sur le côté, rien de grave, rien de bien méchant.

« - BORDEL ESTHER ? TU FOUS QUOI ?
- J'veux pas rester toute seule !
- Pitié … lâche moi une minute, tu veux, on rentre.
- Mais … je veux rester avec toi Max » dis-tu avec des yeux de biche dont toi seule connais le secret.

« - Mais j'ai une soirée avec des potes, c'est la dernière fois avant que je parte à l'unif hein !
- Et moi alors ? T'as pensé à moi ? Je suis triste que tu partes …
- Esther … Je suis désolé, mais je dois grandir.
- Je sais mais quand même.
- Bon, si je t'emmène chercher des hot-dogs chez Frankie pis qu'on les mange au parc, ça te va comme dernière soirée ? Mais en échange, tu me laisses partir après d'acc ?
- Avec des frites ?
- Avec des frites oui !
- Hmm, c'est bien pasque t'es mon frèro hein !
- Je sais je sais hehehe ».

La route en pleine ville était assez fluide, mais les voitures étaient bel et bien présentes. Max n'avait pas le permis, mais il avait appris à conduire avec son père il y a au moins deux ans. Il faisait plus vieux que son âge, donc tout allait bien. Le feu devint rouge. Il freina. Il tourna légèrement le volant pour tourner une fois vert.

Et un camion les percuta.


Ce n'était pas de la faute de Max si la voiture des parents était cassée. Non, c'était la faute de ce camion. Puis ce n'était pas la faute de Max s'il y avait trouvé la mort non, c'était à cause du chauffeur, endormi sur son volant, après deux jours de conduite acharnée. Et enfin, ce n'était pas la faute de ton grand-frère si le 23 juillet, tu avais trouvé toi aussi, la mort.

Ton frère, c'était trop tard. Le crâne violemment fracturé, des bouts de vitres plantés dans son corps, coulant amèrement avec le sang qui tombait de sa main droite, pendant dans le vide intersidéral d'un drame familial. Son cœur ne battait plus, ses pensées ne se réfléchissaient plus. Mais tu avais cru voir sa main, son visage tendre qui te disait que tout allait bien. Que tu étais toujours attachée à ce fil de terre, ce fil de vie. Que la lumière n'était pas pour maintenant. Mais tu le voyais, Max, partir peu à peu de ton champ de vision, ton petit corps inerte et ensanglanté, traînant sur sol en macadam comme un vulgaire animal fauché sur la route. Ton âme était dans un sanglot tel que ton cœur s'arrêta de battre à mi-chemin de l'hôpital. Ton petit moteur qui n'avait connu aucune casse, ton petit monde qui venait de se briser en mille morceaux, c'était un rêve bien trop beau avais-tu pensé. Bien trop beau pour que la vie vous laisse profiter de ce bonheur trop facile, trop simple et pas assez pimenté à son goût.

L'ambulance faisait dégager toute la circulation d'un coup de sirène, les électrochocs déchargeaient sur ta poitrine de fillette tout le voltage possible pour refaire vivre à nouveau ta personne. Mais à ce moment-là, c'était toi qui décidais de rester ou pas. Tu voulais rattraper Max, tu voulais à tout prix attraper cette main ferme qui t'avait tant ébouriffé les cheveux. Les larmes coulaient le long de tes joues. Et à ce moment même, tu avais pris la décision de revenir, car Max partait et quand Max partait, c'était pour grandir. Toi, tu étais encore trop petite pour grandir. Alors à la cinquième décharge électrique, les palpitements de ton cœur reprirent, doucement, mais assez pour pouvoir les contrôler jusqu'au bloc opératoire.

Ce soir Max était mort.

Ce soir, tu es tombée dans les bras de Morphée.


La première chose qui te frappa, c'est la lumière. Des lampes crues, aveuglantes et froides. Puis surtout, tu te voyais. Allongée sur la table de métal, tu te regardais, face à toi-même, flottant dans l'espace si confiné de la salle d'opération. Tu étouffais sans même sentir le dioxyde coulé et afflué dans tes bronches. Non, tu ne sentais rien. Tu ne voyais que la Esther morte et ouverte de partout, traversée par des tuyaux, tu contemplais juste le déclin de ton monde. Tu ne pouvais fermer les yeux, forcée de regarder chaque coup de scalpel, chaque seringue s'enfoncer dans ta chair et chaque goutte de sueur qui coulaient le long de la joue des médecins qui s’efforçaient à te maintenir dans le droit chemin. Non, car tu ne cessais de dévier, encore trop instable, encore trop choquée de cette bousculade de flash dans ta tête. Max, toi, une voiture, du feu, des petits fragments brûlants et douloureux qui creusaient dans ton cœur un fossé maudit et vide, pouvant être condamné à sombrer dans l'oubli, car même la plus pure et innocente des étreintes ne pourrait rien y faire. Il a fallu beaucoup de temps aux chirurgiens. Dix heures de travail dur et précis. Tu n'étais si amochée que ça. Mais le choc était tel que a boite crânienne fut fracturée, les côtes beaucoup trop saillantes sortaient même à certains endroits de ton épiderme. En salle de réanimation, le véridique fut sans jugement.

Tu étais dans le coma.
Un coma provoqué par l'overdose de blessures, de choc et de fissures.
Puis là, t'es venu aux yeux une toute autre lumière. Deux même.

La lumière des cieux, celle qui faisait rembobiner ton esprit, celle qui te semblait être si douce, si facile à avoir. Un bonheur, un cœur frivole, le soleil de ta vie. Mais en choisissant cette voie, tu savais bien que tu n'allais pas revenir. Que tu étais partie pour un voyage sans queue ni tête, sans fin. Alors choisir entre ce monde si facile à obtenir ton monde qui du jour au lendemain était devenu d'une amertume extrême, c'était en tout point extrêmement difficile. Tu su à partir de ce moment, que cette lumière allait rester avec toi du début à la fin, qu'elle serait dans un coin de ta chambre, attendant que tu viennes plonger tes mains dans ses éclats. Mais par respect, par amour pour ton frère, tu choisis un autre destin.

Les rayons fades et intensément blancs de la chambre dans laquelle tu seras enfermée durant cinq ans. Tu choisis de supporter le fardeau d'être captive entre les murs de la peine, de regarder les larmes de tes parents s’évaporer en un sourire triste et sans vie. Tu choisis une lutte sans trêve ni douceur, le combat de la vie contre la mort.

Il n'y avait rien à faire. Les secondes, les minutes, les jours, les années. Tout passait si lentement et pourtant, la vitesse était folle. Dingue de respirer, étourdie de cette léthargie sans nom et sans fin. Que faire ? Rien, tu étais debout, au milieu de cette pièce nacre et baignée dans cette éternelle lumière glaçante et implorante de sortir, de goûter à autre chose que l'état morbide qu'elle doit constamment éclairer, le tiens, Esther. Oh, tu ne comptes plus. Tu ne penses plus. Ces années sont restées en toi comme une traînée de poudre, si infime et si imposante à la fois. Tu ne pouvais pas sortir, tu devais rester debout, face à toi-même, attaché par le fil si fin de la vie. Mais tu pensais, tu voyais et tu pleurais.

Tu n'étais qu'une gamine,
Face aux débris de ton jeu,
Devant la crasse et la peur,
De mourir sans laisser de traces,
Crever les yeux neutres,
S'éteindre au début de la crémation,
Au commencement…
D'une vie de jouvence,
De jeunesse et de tendresse.

De cette solitude naquis des pensées. Des petites idées frivoles et fofolles. Des illuminations furtives et délicates, simplettes et enfantines. Rien de très construis, de très terre-à-terre comme on dit. Mais est-ce vraiment important quand notre seule occupation et de regarder par la fenêtre, écouter les gens parler de choses sérieuses « Les machines … Vous savez, madame, il faut faire le deuil. Votre fille est morte de l'intérieur, je suis désolé ». L'insolence de la prédiction humaine, voilà une des choses qui te mettait hors de toi. Tu avais beau crié, la douleur ne pouvoir rien dire et faire te faisait crouler sous un martyre tel que ta folie te conduisit dans un état de mutisme incroyable. Revenir, comment revenir ? La seule porte que tu pouvais apercevoir, c'était cette lumière chaude et apaisante. Puis tu n'étais pas prête à affronter la certitude. Max n'était pas là, maman se dopait aux antidépresseurs et papa travaillait d'arrache pied pour oublier. Comment vouloir revenir alors que tout avait incontestablement été réformé pour une existence de chien.

« Mais je veux changer ça, je veux encore vivre »
.

Sentir la brise, manger devant la télé, courir, dormir, être en vie. Futiles sont tes désirs et foutaises la futilité. L'envie, la motivation, malheureusement, n'est pas encore là. Tu veux, mais tu ne vas pas. Tu veux tellement de choses, de sensation. Mais ton temps, lui, diminuait. Le game devait prendre fin, tu n'allais pas rester toute ta vie à réfléchir ? Durant ces cinq ans, tu as grandi, certes. Tu as appris de toi-même, tu as échafaudé un tout autre univers tout aussi farfelu que fantastique et éphémère. Il t'en a fallu du temps et des manières, Esther, pour faire ton deuil.

Le bip des machines,
Sonne creux,
Sonne sans vie,
Une main,
Une poussée de science,
Et les vivres sont coupés,
Et Adieu Esther,
Et c'est fini,
C'est le comme on dit,
Fameux et prestigieux,
Game over.


Il y a quatre mois, tes bip-peurs ont fait courir dans tous les sens le personnel. Tu t'étais simplement réveillée. Tu avais ouvert des yeux atrophiés par le sommeil et tu avais souri. Tes parents sont venus aussi vite que possible, tu étais le petit phénomène de science de la ville, la fille qui est revenue d'outre tombe. Tu t'en fichais un peu de tout ça, sur le moment, ô seigneur, tu sentais tes pieds chauds, l'air puant de l'hôpital et la liberté que tu cherchais tant à redécouvrir. Puis d'un coup …

« - Tu te souviens de quoi, Esther ?
- De rien, de rien … juste de quelques images …
- Des images de quoi ?
- [color:6698=00cc00]De Max puis des lumières, et du blanc, je n'aime plus le blanc.
- C'est beau le blanc je trouve, pourquoi tu n'aimes plus le blanc ?
- Il n'est pas vivant surtout dans ma tête.
- Pourtant ton vêtement est blanc, la neige aussi, c'est chouette les boules de neiges n'est-ce pas ?
- Un peu ...
- Donc, tu ne te rappelles de rien vraiment ? D'un rêve, de pensée ? Enfin, Esther, cinq ans c'est énorme ! Souviens toi veux-tu !
- JE VEUX RENTRER ».

En l'espace de quelques secondes, ton existence s'était remise à zéro. Non, tu ne te souvenais pas d'un coma, d'une vie dans les rêves, non, ta tête était horriblement vide, aussi fragile que celle d'une poupée de porcelaine. Et pourtant, comme des papillons, des souvenirs te revenaient comme ça et disparaissaient parfois. Seulement cette fois, tu les gardais pour toi. Chaque jour, tu te réveilles, le goût de l'hôpital aux lèvres, l'odeur du bitume dans ton oreiller, chaque jour tu te réveilles avec les yeux gonflés, la couverture mouillée. Car pendant la nuit, tu reprenais sans cesse la route avec ton frère, car chaque fois, tu sursautes en voyant le visage paisible de Max s'envoler dans le firmament.



ps : Les moments passés dans le coma peuvent être vu comme des rêves durant son sommeil où alors une vraie réalité qui dépasse la certitude humaine : nous avons une âme. Donc prenez ces moments comme vous l'entendez, tel un rêve ou une réalité. (:
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Patissière
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Lun 23 Mai - 2:02
Heeeey ! Coucou little you ♥ Bienvenue ici !

J'espère que tu vas te plaire parmi nous ! N'hésite pas si tu as des questions surtout ! On est là pour ça ♥

Bon courage pour ta fiche et love sur toi !


Life is pink ! Just pink !
C'est lui pour moi,
moi pour lui dans la vie,
Il me l'a dit,
l'a juré pour la vie.
©alas.
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Lun 23 Mai - 7:16
Citation :
Celui qui reconnait les trois références de mon pseudo, je l'épouse.

Esther - The Shining - The Conjuring ? /meurs :hide:

Bienvenue à toi :friend:


the sun embracing the darkness
Light illuminates darkness, all of our sadness provides us a home I said I'm gonna make you, completely reshape you, make you my own. I didn't mean to curse you or make you sacrifice, your patience, it's a virtue but time, it is my vice ©️alas.
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Lun 23 Mai - 9:54
Ah que coucou toi. ♥️

bon, clairement, hein. j'adore comment tu as écrit tout ce que tu as écrit (je sens l'inspiration qui fait des merveilles sur toi, c'est beau ma petite tartine. ♥️)

J'ai hâte de voir la suite, ohohohoh. 8DD

Bon et comme toujours, si tu as besoin d'aide pour quoi que ce soit, je suis là. ♥️

Bon courage pour la suite de ta fiche, gnn. :sheep:


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Lun 23 Mai - 14:26
J'ai vu un gif Totoro, j'ai accouru. De rien de rien.
//bam

Tu as un style d'écriture vraiment beau ma belle. ~ Je dirais même qu'il s'agit d'une belle satire ménippée merci mes cours de me permettre d'apprendre des trucs et étaler ma science, de rien de rien, héhé. Erhm.

Bienvenue ici sweetie. ~

J'ai hâte de lire l'histoire, le peu que j'ai lu en jette déjà un max fufu. ~



Thanks le vioque. ~

Event de Pâques 2016:
 

Event Noël 2016:
 
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Etudes/Métier : Policière
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Lun 23 Mai - 15:09
Bienvenue !
En espérant que tu t'y plaises parmi nous =)



Spoiler:
 
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Invité
Mer 25 Mai - 22:38
Merci à tous pour m'avoir souhaité la bienvenue. ♥️o♥️

Carole -
Caleb - OH MERCI BB. JE VIENDRAI TE LÉCHER LA TROGNE DU BAS DU COUP. :oupss:
Cath - Oh merci beaucoup, ça fait un petit temps que j'essaye de me développer un style, j'ai juste beaucoup de mal avec la description des actions. xwx :totorokiss:
Invité
Invité
Dim 5 Juin - 15:11
ENFIN QUELQU'UN AVEC LE MEME AGE QUE MOUA D:
Wilkomenn, ça promet avec tant de cutness ♥
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Senior
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Orientation sexuelle : Homosexuel, visiblement
Etudes/Métier : Lycéen
Pounds : 1124
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 11 Juin - 10:08
Hello !

Tu arrives bientôt à la fin de tes trois semaines réglementaire pour terminer ta fiche. Est ce que tu as besoin d'un délai pour terminer? N'hésite pas à demander ~
Invité
Invité
Ven 24 Juin - 21:26
Hello !
J'avais prévenu Cléanthe que je ne saurai terminer ma fiche à cause des mes vacances surchargées. Je sais pas encore jusque quand mais c'était après le 17 juillet !
Voilà, merci, désolé. ♥
avatar
Éducateur de jeunes enfants
Date d'inscription : 18/06/2016
Messages : 213
Pounds : 1219
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 24 Juin - 21:32
Pas de soucis, elle m'a prévenu après que j'ai posté le message, au temps pour moi !

Profite bien de tes vacances ♥
Invité
Invité
Sam 25 Juin - 3:05
Bienvenuuuue, bonne chance pour ta fiche et bonnes vacances ! ♥
Invité
Invité
Sam 25 Juin - 4:05
MERCIII.

ALORS, j'ai fini ma fiche, en bâclant la fin. :ee:
Mais c'est fait !
avatar
Sophomore
Date d'inscription : 08/09/2015
Messages : 2122
Age (du personnage) : 17 ans
Orientation sexuelle : Ace.
Etudes/Métier : Lycéenne.
Pounds : 10737
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 25 Juin - 13:22
... C'est putainement beau.
J'ai pas d'autres mots.

Hâte de te voir validée, bella.
You deserve it.



Thanks le vioque. ~

Event de Pâques 2016:
 

Event Noël 2016:
 
Invité
Invité
Dim 26 Juin - 20:35
Hey ! Bienvenue à toi ! Tu as fais une fiche super cool ! :happy:
Bon courage !
Invité
Invité
Lun 27 Juin - 0:20
Aaaaw merci beaucoup, ça me touche. ♥///♥

Invité
Invité
Lun 27 Juin - 2:48


VALIDATION
oh mon dieu oh mon dieu oh mon dieu

Je t'aime toi. Ta fiche est... vraiment bien écrite. On ressent la détresse et l'incompréhension d'Esther, sa colère de voir son frère partir... C'est frappant. J'écoutais Kamini quand j'ai commencé à me pencher sur ta fiche. J'ai lu les premières lignes et j'ai fait 'Nope' avant de me lancer l'Intro de The xx.



Tu peux être fière de toi pour cette fiche qui, malgré les quelques fautes dispersées ça et là est très très agréable à lire.

Merci Esther, c'est agréable de lire l'histoire d'une gamine qui a vécu, survécu et maintenant veut vivre.

Tu es validée !

Maintenant que tu as ta couleur et ton rang, tu vas pouvoir t'acquitter de tâches administratives !

♙ Aller recenser ton avatar ;
♙ Créer ta fiche de relations ;
♙ Demander un rp ;
♙ Demander un logement, mais uniquement si tu penses en avoir besoin pour rp,
♙ Créer ton téléphone et ton Twitter si tu le souhaites ;

Encore une fois... BIENVENUE !
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