« Nous sommes de ceux qui pissent encore dans la douche mais qui espèrent réussir un jour à pisser droit » ► CAELAN

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Fleuriste
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Ven 17 Juin - 8:58


CAELAN A. FRYER
NOM : Ton nom, c'est tout ce qui te reste de ta famille, c'est tout ce qui te reste de quelques ombres qui se dessinent dans ta mémoire. FRYER écrit en majuscule un peu partout sur tes papiers, comme si tu allais l'oublier.
PRÉNOM : Le premier, c'est maman qui l'a donné, CAELAN parce qu'elle voulait quelque chose qui soit un peu différent, parce qu'elle voulait s'imposer, le second c'est papa qui a décidé qu'ANSELME était quelque chose d'agréable à porter, comme si un jour la grâce de Dieu te frapperait.
ÂGE : Un peu trop d'année maintenant, tu vois la trentaine s'approcher à grands pas du haut de tes VINGT-SIX ANNÉES que tu aurais quant à elle préféré oublier.
SEXE : Jusqu'à preuve du contraire, t'es plutôt du genre un HOMME et tu aimes bien le gueuler, aussi.
NATIONALITÉ : Comme beaucoup ici, tu suppose, peut-être, t'es qu'un pauvre BRITANNIQUE mais tu te dis que c'est déjà pas mal.
ORIENTATION SEXUELLE: Au fond, tant que ça a l'air un minimum humain et que c'est envie, tu n'en as que faire de ce qu'ils ont entre les jambes. FEMMES, HOMMES, il n'y a pas grande différence pour toi et tu sais apprécier chacune des formes que l'on t'offre.
SITUATION AMOUREUSE : T'es plutôt du genre fille facile, courant d'air, coureur de jupon ou peut-être juste que tu profites de la vie mais pour l'instant tu fréquentes le CÉLIBAT et même si tu joues les durs, t'es pas trop sûr d'avoir envie de quelque chose d'autre.
GROUPE : Un parmi tant d'autre, monsieur tout le monde qu'ils disent, tu n'es qu'un pauvre CITOYEN de cette ville.
MÉTIER : Ils peuvent bien rire tout ceux qui ont fait des grandes études et qui se pensent plus intelligents parce que mon dieu, ils sortent d'une école trop chère pour être raisonnable ; tu le vis bien toi, dans ta petite boutique de FLEURISTE parce qu'on dit qu'il faut de tout pour faire un monde.
AVATAR : Yuuji Terushima ► Haikyuu!!
IN REAL LIFE
PSEUDO : LikeNovocaine
ÂGE : Toujours un bébé, hein. :c
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? Cléanthe. (puis c'mon dc quoi). :friend:
PETIT MOT :  :noticemesenpai: :noticemesenpai:
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PHYSIQUE / MENTAL


Du genre banal et plutôt commun, tu n'arrives même pas à te démarquer des autres par ta taille ou ta corpulence. Tu n'es pas si grand, un mètre soixante-dix-sept, tu crois même que t'es dans quelque chose du genre « la moyenne » et malgré ce que tu te plais à brailler de tous les côtés, tu n'es pas vraiment un tas de muscle. Plutôt du genre ramolli, on cherche encore tes abdos -pourtant tu jures qu'il y en avait, juste là, il n'y a pas si longtemps mais à vrai dire, tu n'es pas certain d'en avoir vu la trace un jour. On ne peut pas dire non plus que t'es du genre maigrichon qui se fait marcher dessus ; assez corpulent, t'as ce qu'il faut sur les os et c'est pas plus mal. Un vrai bonhomme te plairas-tu à dire avec ta petite tête mais on ne peut pas vraiment dire non plus que t'as les traits doux. Un visage commun dirons-nous ou en tout cas c'est ce que tu penses, avec des grands yeux à la couleur noisette et même des sourcils. Parce qu'il arrive que certaines personnes n'en ait pas, alors toi tu précises. Un peu épais, un peu trop là sur ton visage, mais là quand même. Ils te donnent toujours un peu l'air surpris et t'es plutôt certain qu'avec un an ou deux de plus dans le pif, quelques rides commenceront à apparaître sur ton front et bien que tu essayes de l'éviter le plus possible, on peut déjà la deviner -c'est pas comme si ça t'emmerdait, mais un peu quand même, t'as pas non plus très envie de paraître si vieux que ça. Alors tu te donnes un petit côté jeune, décalé, t'essayes en tout cas. Dans ton style vestimentaire qui se résumé à des jean t-shirt ou bien le genre de jogging pourri que personne ne mettrait mais que toi tu mets, parce que quand même, on est grave bien dedans puis tant pis pour ceux qui ont quelque chose à dire, t'es pas vraiment du genre à faire attention à eux -et tu avoueras que tu n'es pas non plus du genre à faire attention à toi, mais c'est autre chose. Toujours est-il que t'as pas vraiment le look soigné qu'on pourrait t'imaginer et s'ils s'attendent tous à voir un gentil jeune homme soigné en entrant dans ta boutique, ils se retrouvent souvent nez à nez avec cet adulte -adulte ? qui semble avoir oublié de grandir. Oreilles percées, langue décorée, cheveux décolorés, on se dit pas que t'es là pour vendre les fleurs. Plus du genre à avoir l'air d'une racaille du dimanche, tu te prends pas forcément la tête avec ce genre de choses mais les autres n'hésitent pas à te dire que t'as cet air carrément négligé, que t'as pas l'air futé et qu'en plus de ça, des fois, tu fais un peu pitié. Mais t'as pas besoin d'eux pour savoir ce que tu veux et au fond, ça t'arrange bien d'avoir l'air d'un con, tu te dis qu'au moins, on te prête de l'attention.


T'es le genre de gars qu'on traite un peu de gamin, à qui ont demande si tu crois encore au père-noël et des fois, rien que pour les emmerder, t'as envie de dire oui. Tu vois pas vraiment le mal en croire à des rêves, croire à des mythes, y a pas vraiment de problèmes avec ces personnes qui croient au père-noël. Un genre de papa poule sans gosse, un genre de gosse sans parent, on ne sait pas vraiment mais t'es là à t'accrocher à tes pauvres petits rêves, t'es là à te dire que t'as peut-être un peu trop la tête dans les nuages mais que c'est pas bien grave parce que de toute manière, il y a toujours quelque chose pour te ramener sur terre. Comme des boulets accrocher à tes chevilles, quelque chose qui t'empêche de t'envoler. Mais la vie, t'en as pas peur, t'es pas du genre à la fuir. Tu l'embrasses à pleine bouche la vie, et tu te dis qu'elle vaut d'être vécu. Loin du live fast, die young, t'es quand même du genre un peu fêtard, un peu ailleurs, du genre à te dire qu'on a qu'une vie et qu'approché la trentaine, tu pourras peut-être plus faire ce que tu veux longtemps. Tu devrais te sentir écrasé par les responsabilités ou quelque chose du genre mais t'as plutôt l'air de t'en foutre. Tu essayes juste de ne pas te prendre la tête, t'aimes pas vraiment ça. Autant personnellement qu'avec les autres, t'es du genre à dire carrément ce que tu penses sans passer par quatre chemins ; d'abord parce que ça ne sert à rien puis si tu n'aimes pas quelqu'un, tu vas pas faire semblant. Tu vas certainement lui dire, ou essayer sans vraiment le blesser. Franc mais pas non plus un connard, t'as pas envie de te mettre le monde à dos non plus. Pas que ça ne t'es jamais arrivé, faut dire qu'avec ta grande gueule, t'en es arrivé aux poings plusieurs fois et t'as jamais vraiment fait cas de la personne en face ; elle veut se taper dessus, qu'elle se tape dessus, tu vas pas partir en courant en prétextant tu ne sais trop quoi (toi aussi tu as lu hajime no Ippo, tu sais faire) alors tu dresses les poings et tu te défends. Puis t'es pas du genre à abandonner. Un peu trop têtu peut-être, quand t'as une idée dans la tête tu l'as pas au cul et pour te faire changer d'avis, c'est toujours assez compliqué. Débats enflammés sur qui la plus grosse ou bien sur les derniers résultats politiques, pour toi c'est la même chose ; t'as l'impression d'avoir toujours raison et même quand t'as tort, tu dis que t'as raison. On appelle ça la mauvaise-foi tu crois, mais t'es pas sûr. Faut dire, t'aimes pas forcément avoir tort alors tu fais semblant que ça n'existe pas et si jamais on te renvoie à la gueule tes idées, tu serais presque du genre à bouder -presque, parce qu'il faut pas exagérer non plus, on t'a appris à accepter la défaite (mais il viendra tout de même un moment ou tu diras 'ah bah tu vois, j'avais raison', et ce genre de phrases, ça énerve plus d'un). T'es pas non plus qu'un sale gosse et si t'as tes mauvais côtés, certains sont plutôt bon -on peut le croire en tout cas. Du genre à toujours rigoler avec tout le monde, l'inconnu n'est pas du genre à te faire peur. Que ce soit le premier venu dans la rue ou la meuf sur laquelle ton pote à des vues, t'hésites pas à les approcher. Une petite blague pas forcément marrante, une phrase d'accroche un peu chelou ou peut-être même le fameux « excusez-moi on s'est pas déjà vu quelque part ? » et pourquoi pas une claque, mais ça a l'air de marcher. T'es pas d'une compagnie désagréable, t'es pas du genre trop bavard mais t'aimes bien parler quand même. Petit plaisantin que certains disent là. Mais t'es aussi le genre de personnes qui malgré tout est sûr de lui. Pas un excès de confiance, mais t'as confiance quand même. En ce dont tu es capable, en ce que tu fais. C'est comme ça qu'on t'a élevé et c'est comme ça qu'on t'a appris à être ; on t'a dit que si tu ne te faisais pas confiance, tu ne ferais confiance à personne alors t'essayes de ne pas vraiment douter de toi, t'essayes de ne pas vraiment te prendre la tête avec ce genre de choses. T'es confiant en ton travail, on ta réussite. Tu ne dis pas que t'es le meilleur, mais t'as la passion qui brûle dans les yeux et la main habile. T'as pas la gueule à l'emploi mais au moins ça permet d'exprimer ta créativité. T'as pas trouvé comment le faire autrement, t'es pas vraiment doué quand il s'agit de dessiner et tu n'es pas certain de savoir écrire sans une petite faute -ou tu détruirais complètement la pauvre langue de Shakespeare, puis un jour t'as découvert les compositions florales et tu t'es senti complètement revivre. Quelque chose en toi qui a fait "pouf", quelque chose en toi qui a fait battre ton coeur. Il ne faut pas te déranger quand tu bosses, t'es du genre à être un peu de mauvaise humeur, un peu grognon quand t'es concentré parce que t'as un peu peur de ne pas y arriver, de ne pas être assez concentré, parce que t'es du genre à ne pas aimer qu'on te pète les pieds pour une connerie quand il semble y avoir bien plus important face à toi. Comme un enfant bien trop concentré sur son dessin, avec la langue qui sort et les sourcils froncés, c'est un peu ta gueule quand tu bosses. Mais ça, c'est parce que t'es un peu un enfant, quelque part, si on regarde bien. Avec ce sourire scotché à tes lèvres, celui qui ne se décolle jamais et cette facilité à toucher les gens pour les prendre dans tes bras ; t'as beau dire ce que tu veux, tu t'y accroches bien trop vite aux gens que tu rencontres, et des fois ça fait mal mais tu relativises, c'est la vie. Les gens ils viennent, ils partent et faut faire avec. Alors tu en profites autant que tu peux, autant que tu le veux et peut-être que t'es un peu trop collant et peut-être que t'as besoin d'un peu trop d'attention mais c'est comme ça et tu te dis que s'ils sont pas contents, c'est pareil ; t'en restes pas moins attachant, même un peu chiant.




HISTOIRE
T'es pas né au meilleur endroit, qu'ils disent. T'aurais pu venir de la capitale, tu aurais pu venir de la ville aux espoirs, de celles des quatre légendes, t'aurais pu venir de partout mais tu es d'ailleurs. Perdu dans la campagne du sud de l'Angleterre, ta mère a décidé qu'il était d'abord bon d'épouser le premier venu qui pouvait lui donner un gosse ; elle se faisait un peu vieille disait-elle et elle était du genre à vouloir une descendance ou quelque chose du genre, quelque chose qui porte son  nom. A vrai dire, tu n'as jamais vraiment compris pourquoi tes parents ont décidé de t'avoir ni même pourquoi est-ce qu'ils sont « restés ensemble » après ta naissance, si rester ensemble est l'expression à utiliser. T'as pas connu ta campagne bien longtemps, tu dois l'avouer, et même si Devon a laissé en toi quelques souvenirs plutôt joyeux -les trajets en voiture pour aller faire du surf avec en fond musical les goûts douteux de ton père, les courses dans les nombreux champs mais aussi la cueillette de pâquerettes pour les transformer par la suite en de jolies couronnes que vous posiez sur vos têtes, ce n'est pas ce à quoi tu penses immédiatement quand on te questionne sur ton enfance. Tu avais aux alentours de six ans quand tu as quitté ton père ; choix de ta mère et il n'avait mot dire. Maman, c'était quelqu'un d'important à tes yeux, elle était un peu ton modèle, beaucoup sûrement. C'est peut-être parce que tu n'as pas eu de figure paternelle fixe, ou quelque chose du genre mais tu n'as jamais vraiment su t'identifier à lui comme étant un véritable membre de ta famille. Il faut dire, si jeune et déjà enlevé à lui. Mais ça, c'est parce que maman, elle avait du travail et qu'elle ne voulait pas laisser sa progéniture toute seule. Envoyée au Cambodge en tant qu'enseignante, elle a trouvé bon de te donner un avant-goût de la vie en te montrant la réalité du monde. Elle a voulu t'expliquer que le monde n'a pas de barrières, que tout est possible, qu'il faut savoir venir en aide aux plus démunis. Peut-être a-t-elle aussi voulu te donner le goût de l'aventure, du voyage, peut-être a-t-elle voulu que tu suives son chemin, son exemple, que tu marches sur ses traces. Parce que maman elle était plutôt bonne, comme dame. Autant qu'elle avait la main sur le cœur, elle avait l'intelligence pour faire des études. Elle maîtrisait quelques langues étrangères et apparemment, elle était du genre à enseigner plutôt bien aux autres. Parce que les autres, ils en avaient besoin. C'est comme ça que toi aussi, t'as appris des choses.

Mais tu n'étais pas vraiment très bon à l'école. À vrai dire. Ça ne te plaisait pas. T'étais plus du genre à aller jouer, Couture, ou faire des choses de tes dix doigts. Un artiste disaient ils mais même ca, t'avais pas l'air vraiment doué. Comme si rien de spécial ne se détachait de toi. T'étais moyen, voire mauvais et t'avais rien qui pouvait tellement rendre fier ta mère. Tu aurais aimé poutant. Tu aurais aimé qu'elle te dise qu'elle était fière de toi, très fière même mais ça n'a jamais été le cas. Une bonne note était normale et les mauvaises n'étaient que des engueulades sans fin. Elle te sermonnait souvent tu t'en souviens, elle te disait que tu pouvais faire des efforts quand même. Elle te disait que toi tu avais la chance de pouvoir faire des études, pourquoi ne pas en profiter ? Tu devais pourtant t'en rendre compte, que tous ces enfants là n'avaient pas le quart de ce que tu possédais toi et pourtant tu semblais gâcher chacune de tes chances. Alors t'as essayé de faire des efforts. T'as passé cinq ans dans ce pays. On te dira que ce n'est certainement pas assez mais toi, t'as appris beaucoup là-bas. Déjà, tu sais parler leur langue et à près l'écrire et même si ce fut compliqué et fastidieux, tu avais même réussi tes études. T'étais pas brillant, tu ne l'as jamais été mais c'était comme ca et malgré le grand désespoir de ta mère ; t'avais réussi. C'est tout ce qui comptait. Et ça, c'est parce que tu es un abruti qui n'abandonne jamais.

T'es retourné en Angleterre quand t'avais onze ans. Ça t'as fait drôle quand tu as retrouvé ton chez toi, quand tu as retrouvé un style de stable, quand t'as retrouvé ton père. Vous n'aviez eu que quelques nouvelles de lui et comme ta mère semblait contre la nouvelle technologie, vous ne vous envoyiez que des lettres. T'as toujours apprécié l'écriture de ton père. Il te paraissait quelqu'un de calme et de posé loin du souvenir que tu en avais et effectivement ; il était calme et posé. Peut-être un peu trop. Ce que tu as remarqué aussi, c'est que tes parents n'étaient pas si proches. Tu te dis que c'est normal et pourtant il y avait cet admiration et cet amour inconditionnel qui brillait dans le regard de ton père. T'en sourirais encore. T'as passé ces quelques années en Angleterre à t'arracher pour avoir tes diplômes et finir le secondaire. Tu devais au moins sortir avec ca. Parce que tu n'étais vraiment pas beau. Plutôt le genre de gosse à qui on dit que l'avenir et bouché obstrué. À qui on dit qu'il ne fera pas grand chose et que peut-être il finira sous les ponts. Tu n'avais pas forcément envie de ca, alors toi, t'as tout fait pour passer et le pire c'est que tu y es arrivé. Quand on veut, on peut disent-ils. Mais dans tes veines ce n'est pas Devon et sed champs qui voulaient. Non. Loin de là. T'avais la bougeotte. L'envie du voyage. T'avais ton sac à dos prêt à tout moment et tu ne rêvais que d'une chose ; partir. Tes parents s'y opposaient fermement. Tu devais faire quelque chose dans ta vie. Quelque chose de vrai. Quelque chose qui rapporte de l'argent et une nouvelle fois, comme un sale gosse, tu ne les as pas écoutés et quand tu as pu, t'es parti.

Tu venais de finir le secondaire quand tu t'es cassé de chez toi. T'avais pris simplement tes économies de ces dernières années, le premier billet de train qui te mènerait loin et c'est comme ça que tu t'es débrouillé pour quitter l'île. Il n'y avait pas vraiment de raisons à ce tour du monde si ce n'est satisfaire ton envie de bouger, ou quelque chose du genre. Et t'en as rencontré des gens différents. Des gens beaux et des gens moches, des gens qui t'ont touché, des gens qui t'ont fait pleuré. T'as découvert des histoires sans fin, des légendes et des contes que tu ne connaissais pas. T'as appris à lire les lignes de la main, à lire dans les étoiles. T'as appris à regarder autour de toi, à faire attention à tout ce qui t'entoure. Des photos, t'en as des tas. Elles sont un peu partout chez toi, elles sont un partout dans ta boutique. Ça te rappelle la bonne époque. Quand tu dormais sur des canapés, sur des paillasses, quand tu te débrouillais avec ce que tu avais parce que tu étais vraiment parti qu'avec un sac sur le dos. T'as apprécié. C'était une expérience. T'as comme l'impression que ca t'as appris la vie, que ca t'a ouvert l'esprit. Tu te dis que tu aurais dû le faire plus tôt, ou peut-être que tu aurais dû continuer ; ce ne fut pas assez long. Cinq ans seulement. Et certains te diront que c'est cinq ans de trop. Toi tu n'es pas sur. T'as l'impression de ne pas encore avoir tout vu et tu as tellement de choses à raconter ; cinq ans de souvenirs que tu as peur d'oublier. Mais contre ça, t'as plusieurs remèdes. D'abord t'as le téléphone. Ca existe maintenant. Tu peux appeler tout le monde. Essayer en tout cas. Et quand ils n'avaient pas vraiment les moyens, t'as des lettres. T'as un tas de lettres que tu gardes dans une caisse bien rangée sous ton lit, pour ne pas faire trop cliché. Mais c'est parce qu'au fond, t'aimes bien les relire. T'aimes bien te souvenir. T'aimes rigoler et pleurer devant quelques mots qui t'en rappellent d'autres. C'est un peu ton point faible, cette vie.

Quand à vingt-deux ans tu as remis les pieds sur ton île natale, t'avais un peu le mal du pays quand même mais l'envie de repartir était tellement forte que si tu t'étais écouté, tu l'aurais fait. Mais non. Ta mère n'était pas si fière. Divorcée de ton père depuis plusieurs années maintenant, elle n'avait eut aucune nouvelle de toi et avait fini par couper les ponts en apprenant que pourtant, tu écrivais toujours à ton père. Et tu t'es toujours dit qu'au fond, c'était de sa faute. Quand t'es rentré, tu ne savais pas trop quoi faire. T'as passé des moins à glander et vivre aux crochets de certains potes sur la capitale comme si c'était si simple. T'as essayé pendant un an de repartir à l'université -un truc un peu miteux, pas vraiment prestigieux mais même là tu n'as pas réussi -les études, ce n'est pas vraiment ton truc. Alors tu travaillais un peu partout. Un peu n'importe où. Ta vie était un peu vide de sens. Il y a bien eu cette fille là, au bout d'un moment, qui semblait te montrer de l'intérêt plus que les autres corps mais ça ne s'est pas très bien terminé ; tu n'as jamais de chance avec la gente féminine et quand celle-ci te met le grappin dessus juste pour fonder une famille, t'as vite pris la fuite. Vingt-quatre ans ; impossible que tu fasses un gosses, t'as jamais vraiment été mature et même si tu avais pu être un bon père, tu en doutes encore. Alors t'as laissé filer, fonder une famille ce n'est pas ta priorité. Il y a eu cette grand-mère aussi, celle qui a bien voulu de toi avec ton air de racaille à deux balles et tes piercings sur la face. C'est elle qui t'a montré comment travailler avec les fleurs, qui t'en a donné la signification. Elle avait pour l'habitude de te couronner des fleurs qui représentait son humeur et tu t'es toujours laissé faire, c'est que tu l'aimais bien la vieille. Elle était là pour toi, s'occupait de toi et surtout, elle était devenue ta seule famille depuis que ton père s'était remarié avec quelqu'un de dix ans son cadet. T'avais rien à dire c'est vrai, mais t'en restais plutôt perplexe. Elle était une vraie grand-mère pour toi alors c'est vrai que quand elle a passé l'arme à gauche, tu n'étais pas des plus heureux. Sans vraiment savoir comment ca s'est passé -tu ne sais pas parce que tu ne comprends rien à ce genre de papiers administratifs, tu t'es retrouvé toi à la tête de la petite boutique de fleur en plein centre de Londres et sans que tu ne saches pourquoi, tu t'es senti flatté.

Alors c'est vrai, t'as vingt-six ans, tu devrais penser à la famille et aux gosses, ta vie n'a rien d'extraordinaire, plutôt banale même et pourtant, t'as l'air de l'aimer comme ca. Il faut savoir se satisfaire du nécessaire, dirait quelqu'un et ça t'amuse. C'est un peu toi quoi, puis rien ne t'empêche de partir à nouveau. Tu dois avouer, l'envie de parcourir les océans est encore forte. Même maintenant, alors on ne sait jamais, peut-être qu'un jour, tu quitteras ces terres. Mais ce n'est pas encore.


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Ven 17 Juin - 14:12
Un fleuriste. Parmi tous les métiers existants, tu as pris le fleuriste. Et tu as pris Yuuji. Et sérieux, c'est quoi ce pseudo si classieux ? Espèce de sale gosse.
I love you.

Rebienvenue ici, petit fourbe. ~♥

Fais gaffe aux stalkers, ils peuvent être très dangereux quand une fiche ne se termine pas vite, fufu. et une pression de plus, de rien c'est gratuit. J'ai hâte de lire ta fiche en entier, mon poussin. ~



Thanks le vioque. ~

Event de Pâques 2016:
 

Event Noël 2016:
 
Invité
Invité
Ven 17 Juin - 15:34
HAN JE VOULAIS AUSSI FAIRE UN FLEURISTE QUAND JE CHERCHAIS UNE IDÉE DE PERSO ! C'EST TROP BIEN FLEURISTE !!! et j'aime ce que t'as marqué à propos des fleuriste d'ailleurs 8) c'est exactement ce que je pense aussi ♥♥♥♥ -est apprentie fleuriste-

BREF ! Rebienvenu chez toi/nous :D
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Surveillant à mi-temps
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Orientation sexuelle : Homosexuel
Etudes/Métier : Lettres Classiques - Surveillant à mi-temps
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Ven 17 Juin - 18:44
Des bisous des bisous des bisous ♥

Dépêches toi de finir cette fiche bon sang, j'sais pas ce qu'y t'en empêche franchement ! (/die)


Invité
Invité
Ven 17 Juin - 19:57
C'est quoi ce titre parole de Fauve ?! :gnnn:

C'est cool que quelqu'un fasse fleuriste, tu mérites un bisou !

Bon courage pour ta fiche !
Invité
Invité
Ven 17 Juin - 20:25
J'aime trop ton persooooo ! Je pense qu'il y a moyen qu'il s'entende bien avec NieNieaaaa :D
Rebienvenuuuue
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Orientation sexuelle : ... Il est déjà fiancé.
Etudes/Métier : Représentant littéraire.
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Ven 17 Juin - 23:36
Okay dear.
I definitely love you.

*campe pour attendre l'histoire*'




~ When people will truly understand each other, Humanity should survive. ~
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Étudiant en art
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Orientation sexuelle : Bisexuel.
Etudes/Métier : Art ; design graphique.
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Dim 19 Juin - 10:41
:oupss:


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Fleuriste
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Age (du personnage) : 26 YO
Orientation sexuelle : BISEXUEL
Etudes/Métier : FLEURISTE
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Mar 21 Juin - 2:22
Merci tout le monde. Vous êtes des amours. :love: je vous aime de fou.

& j'ai terminé la fiche. O/


I WANNA CALL THEM STUPID SHIT
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Invité
Invité
Mar 21 Juin - 11:01


VALIDATION
Bon clairement keur. J'ai rien à dire. (ouais je poste avec Pollux osef)

J'aime tout, tout, tout. Ça se voit que t'étais un peu fatigué quand tu as écrit l'histoire, juste un peu, mais sinon j'ai rien à dire. /die

Bref bref je te valide donc sans aucin souci, de toute façon tu sais déjà ce que je pense toussa. ♥

Et n'oublie pas d'aller faire un petit tour ici ;
♙ Aller recenser ton avatar ;
♙ Créer ta fiche de relations ;
♙ Demander un rp ;
♙ Demander un logement, mais uniquement si tu penses en avoir besoin pour rp,
♙ Créer ton téléphone et ton Twitter si tu le souhaites ;
♙ Rejoindre un club si tu es lycéen ou étudiant.
♙ Et si tu es un dc, n’oublie surtout pas d’aller l’indiquer ici !

Bon jeu à toi et surtout : HAVE FUN !
Invité
Invité
Mar 21 Juin - 11:22
CLÉANTHE. TU M'AS PAS LAISSÉ FAIRE MA BLAGUE. J'TE BOUDE.

:cccccc
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