Sucré ou salé ? {Yuniko Bowen - Yuna L. Faust}

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Chirurgien
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Mer 22 Juin - 15:41
Faire une intervention dans le cadre des métiers d’avenir au lycée… Il soupira, observant attentivement la compote de pommes qu’il tenait dans la main. Qu’est-ce qu'il avait fait pour mériter ça ? Cela aurait dû être à Alysse d’y aller mais elle l’avait menacé. Soit il faisait cette journée ennuyante, soit elle ne l’aiderait plus pour faire la paperasse jusqu’à qu’il soit englouti dessous. Il soupira de nouveau, prenant deux de ces fameuses compotes ainsi qu’un morceau de pain avant de se mettre dans un coin du restaurant scolaire. Un seul mot lui vint à l’esprit : bruyant. Et ses yeux vairons cernés de noir montraient déjà sa fatigue. Une chose était sûre, les charmants petits élèves complètement casse-pieds avec leurs questions insensées ne voudraient jamais faire le même métier que lui avec l’allure qu’il avait actuellement. Et pourtant pour une fois, cela n’avait aucun rapport avec le rush à l’hôpital… Il était simplement en service réduit depuis une semaine.

Il prit la table du fond, dans un coin près d’une fenêtre avant de récupérer l’une de ses compotes à boire. Cette chose le rendait assez perplexe il fallait dire. Comment pouvait-elle être à renverser ? Hum… était-elle comme le flan qu’il fallait retourner dans les assiettes ? Mais le restaurant n’avait pas fourni d’assiette avec, ni de cuillère d’ailleurs. Et à la réflexion, boire dans une cuillère n’était pas le plus pratique du monde. Dans un verre alors ? Mais il avait oublié d’en prendre un et se lever pour traverser le restaurant de nouveau lui semblait exclu. S’il se levait, c’était pour en sortir, il y avait déjà trop de bruit. Et en plus, s’il était venu prendre quelque chose alors qu’il n’avait pas faim, c’était simplement parce qu’il savait qu’Alysse le saurait s’il ne mangeait rien et qu’elle ne le louperait pas à son retour à l’hôpital. Ses sourcils se froncèrent en observant la liste des ingrédients. Pourquoi diable rajouter du sucre dans quelque chose de déjà sucré ? Il repensa à son sale gosse et ses sucettes multicolore avant de grimacer. Il détestait vraiment le sucre.

Il se leva, reculant les chaises sur le côté tout en mettant sa compote à boire dans sa bouche -bouchon ouvert évidemment-. Et le plus naturellement du monde, il se mit à faire le poirier contre le mur derrière lui… La compote à la bouche donc. Mais il y avait noté « renversant » alors il voulait réellement tester les dires de l’emballage mais pour le moment, il pouvait seulement constater que cette chose était vraiment, mais vraiment beaucoup trop sucré pour lui. Mais au moins, les pans de sa blouse blanche tombant sur son visage lui masquaient les airs pour le moins choqués et perplexes des autres occupants du restaurant -qui avaient tout de même une belle vue sur sa peau blanche comme la neige et ses abdos pas trop mal dessinés puisque sa chemise remontait elle aussi- ce qui était toujours ça à prendre.

Mauvais point : rester la tête en bas lui donnait encore plus mal à la tête où le bruit et c’était vraiment fatigant. Et ça lui donnait chaud… ou c’était peut-être sa légère fièvre habituelle ça… Mais il y avait vraiment écrit « renverser » sur l’emballage… La compote était vraiment trop sucrée et il détestait ça… Il soupira ce qui se traduit par un gonflement de l’emballage. Que faire....


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Junior
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Sam 6 Aoû - 12:09
La création d'un menu est une ode du cuisinier. Elle peut-être digne d'un requiem, ou ressembler à un torchon ou l'on s'essuie dessus. Il n'est pas donné à tout le monde, de savoir manier cet art. J'admirais cet art, je pouvais m'en délecter indéfiniment, mais ce qu'il m'intéressait le plus était le résultat final. Déguster les douces créations, est un doux pêché mignon. En même temps, quelle personne pourrait dire le contraire en admirant une douce charlotte aux fraises, ou devant une religieuse au chocolat ? Cet art ravive les papilles, adoucit les mœurs et réchauffe les cœurs tout autour d'un bon repas.

A contrario, le cuisinier avait dû se rater en ce jour. Mes papilles étaient embourbées dans cette mélasse et mon cœur était glacial devant cette horreur. Bon d'accord, il est vrai que je pouvais jouer pour une fois avec la nourriture et ceux sans que mère intervienne ; mais un repas est fait pour être déguster et apprécier. Ici, rien de cela ne pouvait arriver. Pour une fois que je daignais manger à la cantine, j'étais bien servi. Assise seule dans mon coin à la cantine, je dévorais pour compenser le regard et les attitudes des gens. -Comme d'habitude après tout, non ?- Certaines personnes appréciaient malgré tout le repas, étant sans doute forcé à manger ceci pour tenir la journée ; tandis que d'autres n'avaient guère touché au repas et ne faisaient que discuter durant la pause déjeuner. Moi, je ne discutais pas avec les autres ; mais cela me convenait très bien. J'étais un peu un étranger de l’établissement. Enfin, je suis sur les listes sans vraiment y être. Combler mère me suffisait toute façon. Le principal sujet de discussion qui revenait sans cesse dans une partie de la cantine, était un homme qui est intervenu ce matin dans le cadre des métiers d'avenir. Enfin, c'est ce que disent les bruits de couloirs. Notre professeur avait dû le dire en cours, mais je devais avoir la tête ailleurs. -Une nouvelle fois...- Perdu dans mes songes et mes rêves, vêtus d'une piscine en chocolat et de bonbons je commençais à égarer ma tête en quête de sucre. Je ressentais un manque, de mes traditionnelles sucreries. Il faut me comprendre, toute une journée sans grignoter la moindre chose est un réel supplice pour quelqu'un comme moi. Me passer de mon armée est une chose, quand je suis à l'école ; mais les sucreries en sont une autre.

En même temps, ce n'était pas ma faute si mère m'avait interdit d'emmener quelconque sucreries à l'école. Elle disait, que ceci était pour mon bien et qu'il était mieux ainsi que je diminue tout ceci, pour le bien de ma santé. Bon d'accord, mère avait une nouvelle fois raison ; mais dans un cas extrême comme celui d'aujourd'hui, j'en aurai eu besoin. La nécessité en est encore plus présente, lorsque j'entends le programme de l'après-midi : " Intervention d'un Monsieur dans le cadre des métiers d'avenir." Une belle après-midi en perspective m'attendait de pied ferme. Cependant, sans un peu de sucre ; je suis plus partit pour finir à l'infirmerie. Cela me permettrait sans doute de fuir cette intervention, mais avoir tous les regards braqués de "pitié " pour la nouvelle ne me tentait guère. J'observais donc tout autour de moi, en espérant trouver un peu de réconfort, auprès de quelqu'un qui aurait quelques sucreries pour m'aider. Le temps fut long, afin de mêler mon regard entre les passants qui sortaient de la cantine et ceux qui y déjeunaient encore. Dans ce dernier tas, le choix n'était pas difficile quand beaucoup mangeaient malgré eux le repas de la cantine ; sauf une personne. Cette dernière faisait le poirier contre le mur. Drôle de façon de se tenir pour manger ; il ne devait pas être quelqu’un de raffiné. Je l’observais de long en large et en travers, il était « vieux » avec ses cheveux blancs mais avait aussi un physique d’enfant. C’est pour cela, que je ne l’avais pas encore remarqué. Du blanc, avec du blanc et un physique d’enfant après tout ; il a de quoi passer inaperçu ici. Était-il là pour cette fameuse intervention ? Il doit sans doute avoir une grande crédibilité vêtu comme cela. -Oh, que je suis mauvaise parfois.- Enfin, quoi qu’il en soit je me devais d’avoir une de ses compotes qu’ils avaient. Mon dessert à moi, aussi pâteux que fade ne m’inspirait guère. Je m’approchais tout doucement de lui, en me glissant furtivement au milieu de la foule. Lorsque je l’atteignis, d’une voix douce et avec une attitude enfantine ; je lui agrippai la manche de sa blouse et dit :

« Dites, dites Monsieur … Tu m’en donnes un peu de cette compote ? Elle a l’air bien meilleur, que le reste du plat du jour. »


Sans même attendre une réponse de sa part, je continuais à l’observer de A à Z. Il était grand, une fois que j’étais à côté de lui. De loin, je pouvais croire qu’il était quelconque ; mais en l’observant de plus près, il a des traits physiques qui lui permettent de dégager autres choses. Des yeux vairons bleu et gris ; une douce peau blanche typique d’une partie des européens ce qui lui donnait un charme quelque peu incongru. Ceci n’était que peu commun et plutôt appréciable à regarder. S’il n’était pas vieux, j’en aurai sans doute était admirative. Cependant je ne l’étais pas, même si cela ne m’empêchait pas d’être curieuse. Je repris donc :

« Dites, pourquoi vous portez cette blouse ici ? Et, pourquoi vous êtes debout ? »

Telle une enfant, je le plongeais dans une masse de questions innocentes. Mais si j’allais droit au but sans aucun tact, ne ressemblerais-je pas à toutes ces personnes adultes qui ne sont guère amusantes ? Il faut toujours une part d’enfance, de sourire et de joie en soit. C’est dommage que beaucoup de vieux aient perdus cette notion.

Sucré, salé ? Et pourquoi pas les deux. Pourquoi choisir, quand on peut mélanger deux saveurs. Rire, pleurer, jouer, tel est le quotidien de Yuniko. Que la personne soit, une inconnue, une personne de famille et peu importe sa profession ou son rang ; elle croque tout ce qu’elle peut. N’est-ce pas ça profité de la vie ? Selon Yuniko, c’est tout un art de maîtriser ceci. Quand certains, jouent avec l’art, la cuisine, la musique ; Yuniko joue avec son quotidien.
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