"Deux verres pour ces Ladies !" (Ft. Cléo Morel)

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Mar 26 Juil - 0:03
- Bob ! Sers moi une bière pour la p’tite rouge qu’est là !

Petite, petite… Ça va hein, 1 mètre 60 c’est assez pour te mettre la misère sur un mètre de Jägger.

Laura remis une mèche de cheveux derrière son oreille. Ce soir elle avait sorti le grand jeu ! Enfin… Ce qui s’apparentait au grand jeu pour la jeune femme. Les cheveux relevés, elle avait dompté sa tignasse pour dégager sa nuque, elle avait son éternel pull un peu trop grand, mais en dessous elle s’était glissé dans un débardeur à dentelle. Une jupe patineuse et des collants à motif, elle n’avait cependant pas pu résister à l’appel de ses nouvelles Dr. Martens, violet métallique.
Négligemment assise sur un des hauts tabourets du bar, les pieds se balançant dans le vide, elle regardait les gens. Elle adorait ça. Les détaillant avec curiosité et inventant une histoire à chacun. Certains riaient très forts et elle les imaginait chasseurs fiers de leur gibier version Arthur et la table ronde. En soit la comparaison était logique, la bande de 4 gaillards aux voix tonitruantes faisaient les gros yeux aux serveuses du pub, roulant des mécaniques et enchaînant les blagues vulgaires à la même vitesse qu’ils enchainaient les bières.
Laura la rouge se retourna vers le fameux Bob qui venait de lui déposer sa bière, sourire charmeur aux lèvres.

- Ah nan ! Pas ce soir cacahuète velue, si je viens ici, à l’Heaven c’est pas pour me faire draguer par Bob le bricoleur !

Le serveur marqua une pause, il hésita un instant, mi figue mi raisin, puis retrouva le sourire. Il saisit de la vaisselle à essayer pour ne pas se faire happer par son patron et déclara, d’un ton déçu et amusé :

- Bon, j’aurais pas de pourboire j’imagine ?
- Euh… ben… que c’est… euh, c’est que, Laura se retrouva totalement confuse, soudain honteuse d’avoir pensé qu’elle était le centre de son attention. Elle s’enfila sa bière d’une traite pour parer son trouble.
- Eh ben la d’moiselle ! Ria Bob, on se calme ! Maintenant c’est moi qui me sens gêné, t’as plus rien dans ton verre et tu dois encore me raconter pourquoi tu viens au Heaven si c’est pas pour moi ! Qu’est ce que je te sers ?
- Cognac, double. Assena Laura comme si elle attendait qu’on lui pose la question.

Pourquoi elle était au Heaven si c’était pas pour notre ami le bricoleur ? Vendredi soir, fin de la semaine. Elle n’avait vu personne. Elle avait envie de sortir. De voir des gens. Pas des garçons. Des filles. L’image des chasseurs grotesques de la table ronde lui restait en tête comme un monde dont elle n’avait pas envie de faire partie ce soir. Ce soir elle avait envie de vivre, de ne penser à rien et de reprendre la position de jeune femme qui était la sienne. Les lycéens de l’établissement dans lequel elle était surveillante lui en avaient fait voir de toutes les couleurs. Elle était loin d’avoir imposé son autorité et elle commençait à douter que ce jour puisse exister. Elle avait besoin de respirer et c’était dit que pour une fois elle irait ailleurs que le pub sous son studio, histoire de pimenter la chose et de bien galérer à rentrer si elle était un peu trop imbibée. Il fallait savoir prendre des risques et sortir des sentiers battus non ?
C’est en ce baladant dans les rues du centre ville, que notre aventurière du dimanche était passé devant le Heaven. Les lettres lumineuses et clinquantes de l’établissement l’avaient attiré comme un papillon de nuit en perdition. Et sans réfléchir, elle s’était laissée happer par ce bar qui avait été placé la pour elle,  l’évidence même.

Chanceuse qu’elle était, l’endroit était plutôt chaleureux, l’ambiance y était bonne comparé à certains endroit dans lesquels elle s’était retrouvée, elle avait fait connaissance avec son petit Bob et le must du must, c’était le Jukebox qui lui faisait les yeux doux au fond de la salle. Lumineux et coloré, son choix de chanson lui tendait les bras et lui soufflait, depuis qu’elle était assise au bar « Viiiiiiens me voiiiiir… Viiiiiens mettre de la musique… Viiiiens… ». Laura le fixait du coin de l’œil, tout en racontant sa petite vie à Bob et la raison de sa présence ici. Son double Cognac était passé comme un coquin, sans prévenir, et la demoiselle commençait à prendre des couleurs aux joues. Elle s ‘amusa à dodeliner de la tête pour que sa queue de cheval  vienne lui chatouiller la nuque et releva les yeux comme prise sur le fait lorsque Bob lui proposa quelque chose :

- Bon écoute, je t’offre ton prochain verre si la prochaine demoiselle qui rentre dans le bar tu la ramène boire un verre !
- Marché conclu Bricoman !

La tête comme sur un nuage, Laura claqua sa main contre celle du serveur avec un air de défi. Trop facile quoi. Enthousiaste elle jeta un œil autour d’elle, plus qu’attendre ! Oui, attendre… Elle s’était fait avoir en fait ? C’était juste pour qu’elle prenne un autre verre ?
Bon et puis zut, ce n’était pas ça qui allé la tuer tout de même ! Un autre Cognac !
Voilà, le verre en main, elle croisa les jambes et sirota en observant. Une nouvelle fois, son attention se focalisa sur le Jukebox. Sans le lâcher des yeux, elle bu une dernière gorgée et posa son verre, son leva et commença à retirer son pull. Oui nan, parce que c’est confortable, d’accord, mais après quelques Cognac, il était fin temps de tomber la laine ! Pendant la manœuvre, Laura se retourna sur elle même et interpella Bob, toujours à essuyer ses verres derrière le comptoir :

- Eh tu permets que je passe le temps en attendant la dulcinée ? Un peu de musique, ça va réveiller tout le monde !

Elle parvint enfin à extirper la tête de son pull en faisant demi-tour direction Jukebox, lorsqu’elle percuta quelque chose de doux et de moelleux. Enfin pas quelque chose, quelqu’un !
Laura leva les yeux pour les poser sur la jeune femme quelle venait de percuter, fit un aller et retour entre son visage et le décolleté dans lequel elle avait mis le nez avant de sautiller d’un pas en arrière.

- Oula, pardon ! C’est que tu tombes bien ! Viens voir là jolie cacahuète !

La fausse rouquine attrapa la main de sa nouvelle rencontre et l’amena jusqu’au bar, sans explication ni plus de justification avec toute la maladresse dont elle pouvait faire preuve. Arrivée à sa place, elle s’assit sans attendre et déclara :

- Laura pour te servir ! Tu bois quoi ?
Non Laura, vous n’avez pas garder les cochons ensemble, allez, un petit effort:
- Enfin, pardon, je m’appelle Laura. Tu veux boire quelque chose ?

Elle sentait le rose lui monter aux joues, alcool ou embarra, on vous laisse le choix.
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Mar 26 Juil - 21:19
Let me choose
Laura et Cléo

Rien qu’une nuit, à l’ombre des regards, la jeune femme aux cheveux sombres marchaient le long du trottoir sous le regard de la nuit. Le temps était doux et frais à la fois. Un souffle glacé passait entre chaque passant comme pour déposer un baiser qui ferait frissonner leur peau chaude d’enfant. La nuit rayonnait de ses milles étoiles et affichait son sourire moqueur qui se dissimulaient parfois derrière quelques formes nuageuses. C’était un temps agréable et farceur qui animait cette nuit d’été quelque peu palpitante.

Sous ce temps quelque peu étonnant, la jeune femme suivait la direction du vent. Et contre toute attente, elle avait prit la décision d’aller s’emmitoufler dans un des bars de la ville. Pour elle, la chaleur des habitants, leurs sourires, les rougeurs alcoolisées sur leurs visages étaient des choses merveilleuses. Mais malheureusement, elle évitait de les photographier car elle savait bien que certaines personnes réagiraient sûrement mal, et ce n’était certainement pas le genre de personne à chercher les conflits, bien au contraire. Contrairement à l’ambiance de certains bar en France, ceux d’Angleterre sont animés de manière plus positives. Il y a moins d’agressions, et les anglais sont plus respectueux sur pas mal de chose, plus distingués. La mentalité des habitants de ce pays avait un peu ravie la jeune femme. Ce qu’elle aimait dans les bars la nuit n’était pas tant ces choses, elle pouvait très bien les voir durant la journée… Mais ce qu’elle cherchait ce soir là était différent. Cléo n’avait pas juste envie d’observer les gens, mais elle avait bien envie de réchauffer la partie de son coeur qui était en train de se refroidir. De ce fait, quoi de mieux qu’un peu de compagnie, un peu d’alcool, et quelques sourires juste pour une nuit ?

Cléo était venue seule, mais elle n’avait pas l’intention de finir sa soirée comme elle l’avait commencé. Elle avait mit des talons de taille moyenne, et déjà assez grande, sa taille semblait vraiment avoir dépassé plus que la médiane ainsi qu’une partie des hommes anglo-saxons assez grands. Ses longs cheveux bouclés et noirs ondulaient le long de son dos alors que son visage était légèrement maquillé à son habitude. Elle aimait prendre soin d’elle, et cela se voyait. Un petit haut bordeaux coupé au niveau du ventre elle portait, accompagné d’une jupe blanche qui était un peu au dessus de ses cuisses et descendait à l’arrière jusqu’à ses chevilles. La femme aimait l’élégance, et donc pour tout finir, ses bijoux argentés étaient présent autour de son visage mais aussi aux niveau de ses poignets, ainsi qu’autour de son cou.

A peine venait elle d’entrer dans la pièce, qu’elle vint s'accommoder contre le mur près de la jolie boîte à musique d’un ancien temps. C’était la première fois qu’elle passait dans ce bar, alors elle se mit dans un premier temps à l’observer dans sa globalité. Elle analysait un peu les visages pour voir si elle connaissait, avait déjà croisé, ou même se souvenait de quelques traits faciaux, mais rien. Cléo était physionomiste, elle avait donc une bonne mémoire des visages et se souvenait donc facilement de courtes rencontres, d’un simple regard, ou même d’un visage. Mais ce soir, rien du tout, rien ne paraissait suspect. Après tout, ce n’était pas un quartier dans lequel elle allait souvent, il lui avait été conseillé par un de ses clients qui était venu lors d’un shooting photo. Alors, la photographe ne savait pas à quoi vraiment s’attendre en ces lieux. Mais les gens ici semblaient heureux, il y avait des hommes qui charmaient des jeunes femmes et inversement, d’autres semblaient même s’attirer les faveurs de personnes de même sexe. C’était bien le genre d’endroit dont on lui avait parlé, un peu ouvert d’esprit, sympathique et frais. Mais malgré tout elle restait un peu dans son coin, l’air intimidée et réservée.

Seulement, alors qu’elle était encore en train de jeter des regards aux clients, une tête emplie de cheveux de couleur rougeâtre vint se coller contre sa poitrine brutalement, involontairement. Surprise, Cléo fit les gros yeux, mais aucun ne mot ne pu sortir de ses lèvres tellement cela avait été rapide. La tête de la jeune femme avait rebondit contre ses deux boules de chaire. En relevant le visage, elle croisa une teinte rosée sur ses joues, des yeux furibonds, un air assez nonchalant. Ses cheveux étaient tout ébouriffés, mais elle était mignonne, vraiment mignonne. Du moins, c’est ce que Cléo pensait.

- Oula, pardon ! C’est que tu tombes bien ! Viens voir là jolie cacahuète !

Jolie quoi ? C’est moi où elle vient de me donner un surnom étrange ?!

La brune se laissa emporter dans broncher, bien que le surnom lui paraissait un peu curieux. Elle n’avait pas son mot à dire, et puis après tout était curieuse des origines de ce surnom et de cette femme qu’elle ne connaissait pas absolument pas. Elle semblait bien plus jeune et espiègle, mais fort bourrées. Mais ce n’était pas un problème, car Cléo finirait sûrement la soirée aussi pompette qu’elle… La rouge s’assit directement, et fit comme chez elle. Elle balança à la brune un :

- Laura pour te servir ! Tu bois quoi ?

Elle paraissait bien direct avec Cléo qui la regarda curieusement. Cléo n’avait même pas décidé ce qu’elle allait mettre dans sa gorge pour se laisser aller, elle leva un sourcil. Puis Laura se reprit, remarquant sûrement qu’elle n’avait pas le meilleur tact du monde.

- Enfin, pardon, je m’appelle Laura. Tu veux boire quelque chose ?


-Moi c’est Cléo… Euh…. Je n’y ai pas réfléchis, je ne sais pas trop…”

Elle regardait la pancarte et lisait les inscriptions : bière, vodka, pastis, cognac, gin, tequila, rhum… Cléo était une femme qui ne savait jamais quoi choisir ni prendre. Elle n’aimait dans aucun cas prendre des décisions du fait qu’elle hésitait peut-être un peu trop sur ce genre de chose. Alors son regard verdâtre se plissa pour exprimer une indécision forte. Oh et puis zut. Après tout, tant pis, l’important ce n’était pas le goût, mais les sensations de ce brûlant liquide au fond de la gorge. Mais bon… Il fallait tout de même que cela soit bon.

La vodka j’en ai bu il n’y a pas si longtemps, et puis le pastis c’est bon, mais écoeurant. Quand au cognac, c’est peut-être un peu fort… Le rhum avec des fruits peut être sympathique c’est vrai, mais la tequila est tellement rafraîchissante et brûlante à la fois. La bière ce n’est pas assez fort, mais léger et pétillant sur le palais ! Oh… Tant pis.

La jeune femme s’assit enfin et regarda la rouge en lui souriant agréablement. Elle réfléchissait toujours au fond, se torturant l’esprit. Pourtant ce n’était pas une question difficile, alors imaginez lors des soldes ou même pour choisir ce qu’elle doit manger tout les jours… La brune passa une main dans ses cheveux pour les remettre d’aplomb. C’était sa petite manie, elle ne pouvait s’empêcher de les toucher lorsqu’elle était en présence d’une personne attirante, qu’elle voulait de l’affection voir même qu’elle était anxieuse.

“Je crois que je vais prendre… Quelque verres de rhum pur. Des shooters. Et sinon enchantée Laura.”

Cléo cligna d’un oeil et croisa les jambes, en glissant une par dessus l’autre. Cela signifiait qu’elle était enfin à l’aise. Le jeu allait commencer pour la brune qui commençait à ne pas lâcher du regard la victime de sa poitrine.
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Mer 27 Juil - 23:30
Un papillon de nuit en perdition attiré par la lumière, c’est ce qu’avait ressenti Laura en voyant la devanture du Heaven. Mais maintenant elle ne savait plus si c’était la lumière du bar qui l’attirait ou la douce lumière qui émanait de la jeune femme qu’elle venait de percuter. Elle prit le temps de l’observer une fois qu’elle fut assise à ses côtés, pendant qu’elle réfléchissait à ce qu’elle allait boire. L’hésitation avait beau se lire légèrement sur son visage, ses gestes étaient élégants, ses jambes longues et fines étaient parfaitement accompagnées par la coupe de sa jupe et Laura se surpris à sourire en laissant son regard suivre ses courbes. Elle aimait ce qu’elle voyait, oui, vraiment. Elle détailla son visage et son regard se stoppa net sur ses cheveux. Ces cheveux à l’aspect si doux, si soyeux… Elle prit une mèche de ses propres cheveux plus très rouge entre ses doigts et une moue insatisfaite s’installa sur son visage.
Cléo. Le nom de sa charmante et soudaine compagnie.
La rouge avait beau être tête en l’air, les prénoms elle les retenait immédiatement. Un avantage pour ne pas se tromper malencontreusement de nom dans une situation intime qui pourrait alors devenir plus que gênante…

- Je crois que je vais prendre… Quelques verres de rhum pur. Des shooters. Et sinon enchantée Laura.
- Enchantée tout pareil ! Et je te suis ! Laura glissa deux doigts entre ses lèvres et siffla d’un coup sec, Bob ! Apporte nous un mètre, du Rhum ! Et oublie pas c’est toi qui payes !

La jeune femme se mit à rires sur ces quelques mots. Elle avait les joues en feux. Mais elle se sentait bien. Infiniment bien. Entre l’alcool qui lui chauffait les veines et ce sentiment grisant d’une rencontre imprévue, elle se laisser aller à une euphorie qui lui avait manqué.

- Et sinon, que fait une jolie cacahuète dans ce repère de malfrat gentillet ?

La tête penchée légèrement sur le côté, Laura entortillait une mèche de cheveux autour de son doigt, l’air taquin et les yeux plantés directement et franchement dans ceux de Cléo. Elle se perdit quelques instants, l’esprit envahit par une envie de défi qui la grisa de plus belle et son regards se perdit de nouveau dans la cascade noir qui tombait sur les épaules de la dite cacahuète. Décidément, il fallait qu’elle lui trouve un surnom plus digne d’elle…
Sans prévenir, sans réfléchir, Laura se rapprocha de Cléo, le visage à quelques centimètres du sien. Elle attrapa une mèche de cheveux qu’elle fit glisser entre ses doigts, fasciner par leur douceur. On aurait dire qu’elle venait de découvrir de l’or dans le ruisseau du coin. C’est lorsqu’elle sentie le parfum de la jeune femme qu’elle se rendit compte qu’elle était aussi proche. Mais sans bouger d’un pouce, sentant son souffle sur sa joue, elle se mit à sourire.

- Salut toi, murmura-t-elle, comme si elle venait de la découvrir.

C’est en voulant se dresser sur son tabouret que celui ci céda à l’équilibre précaire dans lequel la fougue de Laura l’avait entraîné. Les pieds du siège ripèrent et il bascula au sol tandis que Laura tombait un peu plus en avant, replongeant la tête dans le décolleté de Cléo ! Elle sentit de nouveau la chaleur de son corps, la douceur de sa peau mais la confusion ne lui permit pas de profiter plus longtemps de cette position confortable. Elle se rattrapa au bar dans un réflexe inespéré et se releva aussi bien qu’elle pu. Cette fois ci c’est tout son visage qui s’empourpra, et elle en connaissait bien la raison. Elle releva le tabouret précipitamment, ramassa son pull tombé au sol et se mit à grommeler une explication pleine de mauvaise fois pour cacher son trouble :

- Mais c’est pas vrai, c’est quoi ses sièges… J’vais l’dire à Bob tiens, y m’en dois une autre lui ! Mais si y m’avait pas chargé mon Cognac comme ça aussi, j’aurais pas était aussi cruche tiens !

Et gromeulegromeulegromeule…

Sauvée par le gong, Laura se tut à l’arrivée du mètre de shooter que le dévoué Bob leur apporta. Elle attendit cérémonieusement qu’il le pose devant elles, saisit un des petits verres entre ses doigts et se tourna vers Cléo en déclarant, comme soudain ragaillardit :

- Trinquons ! A la zone de confort 4 étoiles que j’ai eu la chance de tester ce soir, par deux fois !

Hum oui… Après tout s’était une approche comme une autre, pas vrai ?
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Jeu 28 Juil - 22:45
Quatre verres
Laura et Cléo

- Enchantée tout pareil ! Et je te suis ! Elle se mit à siffler simplement et fortement, comme si elle en avait l’habitude. Bob ! Apporte nous un mètre, du Rhum ! Et oublie pas c’est toi qui payes !

Pourquoi cela serait il au barman de payer ? La brune ne comprenait pas tellement, mais cela ne l’avait pas du tout. L’alcool était plutôt cher dans les bars, et malgré un salaire convenable, certaines périodes étaient plus dures à vivre économiquement que d’autre.

- Et sinon, que fait une jolie cacahuète dans ce repère de malfrat gentillet ?


Cléo était comme un animal en chasse. Rodant de territoire en territoire, de bar en bar, son oeil perçant sur les différentes créatures du royaume, toutes aussi différentes des unes que des autres… Elle cherchait un autre prédateur pour en faire sa proie et répondre à la soif de ses fantasmes, de ses envies, du plaisir. Elle voulait découvrir une personne un peu atypique qui pourrait lui faire découvrir un nouveau monde, pour échanger, pour découvrir, pour se nourrir s’inspirer, pour s’enivrer d’une relation nouvelle, de nouveautés. Étant donné la vraie raison alors elle se contenta de lui faire un clin d’oeil, taquine, et lui répondit.

“Je cherchais un peu de chaleur humaine, et le vent frais m’a menée jusqu’à cet endroit…”

Mais alors que Cléo se laissait submerger par le regard insistant et profond de la jeune femme, cette dernière se rapprocha un peu plus d’elle, se penchant vers son visage. La noiraude alors ne bougea pas, et entrouvrit légèrement ses lèvres colorées de par sa curiosité. La rouge était proche, si proche… Ses doigts se plongèrent dans sa chevelure pour ne pêcher qu’une seule et simple mèche dans laquelle ils s’enfoncèrent doucement comme une ancre dans la mer. Cette Laura semblait admirative, et dégageait une impression de curiosité envers Cléo qui n’était pas indifférente envers cet intérêt soudain. En effet, elle appréciait le fait qu’on s’intéresse à elle, qu’on s’occupe d’elle, malgré son introversion. Toutes proches, la rouge finit par lui souffler doucement.

- Salut toi.

Cléo se mit alors à sortir un sourire, amusée par son comportement. Elle se demandait si elle était comme ça à cause de la boisson, où si c’était naturel. Mais dans tout les cas, cela semblait attachant et à la fois attirant. Mais cette jeune femme fit un geste de trop et finit par glisser de son siège pour finir de nouveau entre la poitrine de la brune. Au final, cela lui importait, ce n’était pas la première fois, et peut-être que cela ne serait pas la dernière. La rouge se redressa immédiatement et jetta pour se déculpabiliser :

- Mais c’est pas vrai, c’est quoi ses sièges… J’vais l’dire à Bob tiens, y m’en dois une autre lui ! Mais si y m’avait pas chargé mon Cognac comme ça aussi, j’aurais pas était aussi cruche tiens !

La brune se mit à rire. Cette jeune femme était un phénomène, vraiment… Elle ne pouvait s’empêcher de par sa maladresse de tomber n’importe où et de balancer des mots peut-être un peu cru et déplacer. Mais cela lui donnait un certain charme après tout. Quelque chose de changeant qu’elle n’avait pas l’habitude de voir. Cléo se sentait bien, mais elle n’était pas encore totalement à son aise. Mais pas d'inquiétude, Bob l’éponge l’apportait justement à cet instant.

- Trinquons ! A la zone de confort 4 étoiles que j’ai eu la chance de tester ce soir, par deux fois !

La ténébreuse se mit à rire de nouveau. Elle avait trouvé une excuse à tout cela, l’alcool, mais elle en reprenait derrière ! Elle ne tirait vraiment rien de ses expérience passées, mais cela faisait plutôt sourire Cléo. Cette dernière se servit d’ailleurs quatre premiers verres et les enfila chacun après l’autre cul sec. Une légère trace de rouge à lèvre resta coincée sur le verre froid de chaque verres, les marquant chacun comme un doux baiser.

“Qui ne t’a pas dit que tu pourrais y retourner plus tard ? A tes mésaventures contre ma peau Laura ! Et toi, tu fais quoi ici à t'aventurer n’importe où contre mon corps ? Tu sais, tu devrais faire attention... La prochaine fois, je pourrai prendre ça pour une avance… Et je ne reculerai pas.” Se mit elle a avancé le visage plaisantin.

Le sourire aux lèvres elle se laissait peu à peu submerger par l’alcool qui descendait lentement de sa gorge au reste de son corps pour le nourrir d’une passion ardente. Cela était plutôt rapide et la brune pouvait rapidement être bourrée ainsi, mais elle tenait l’alcool. Puis, elle descendit se son tabouret et l’approcha de celui de la jeune femme puis s’assit pour être proche d’elle, en prenant son sac avec elle. Un rouge à lèvre sorti, elle s’en remit rapidement. Après tout, elle a bien le droit de prendre soin d’elle. Elle croisa de nouveau mes jambes et vit appuyer sa tête contre sa main, accoudée au bar. Ses yeux verts se mirent à fixer la colorée profondément, comme elle le faisait juste avant. Cléo voulait continuer ce qu’elle avait commencer et murmura alors pour répondre au jeu de sa voisine, proche d’elle, mais pas autant que la fois précédente.

“En tout cas, j’espère que ça t’a plu, sinon je pourrai te faire goûter autre chose…”

Allez savoir si Cléo parlait de l’alcool, ou voir du fait d’être contre son corps. Elle même savait très bien ce que cela sous-entendait, mais le liquide allait il aider la compréhension de l’autre ? Sa main revint se glisser dans ses cheveux pour jouer machinalement avec. Encore une envie affective, du contact de Laura vers elle, de la curiosité du renouveau ?
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Ven 29 Juil - 2:25
- Qui ne t’a pas dit que tu pourrais y retourner plus tard ? A tes mésaventures contre ma peau Laura ! Et toi, tu fais quoi ici à t'aventurer n’importe où contre mon corps ? Tu sais, tu devrais faire attention... La prochaine fois, je pourrai prendre ça pour une avance… Et je ne reculerai pas.

Laura se mit à sourire de plus belle, elle avait du répondant, de mieux en mieux. C’est pas un séjour entre ces deux merveilles qui me dérangerait, c’est sur…
Mais elle garda cette pensée pour elle, se contentant d’observer malicieusement Cléo. Leur échange silencieux fit manquer un battement au cœur de la rouge. Elle n’avait pas l’habitude d’échanger des regards pareils, généralement on l’abordait directement, principalement les hommes et les femmes osaient moins, ou alors dans un genre différent. Laura n’arrivait pas à mettre le doigt dessus, elle ne comprenait pas ce qui était différent, son cerveau marchait un peu au ralenti, engourdi par l’alcool, ses idées n’étaient pas très claires, les mots ne venaient pas, mais le ressenti était là. Il y avait plus que la simple envie de chaleur de l’autre, il y avait ce jeu de séduction, de qui conquiert l’autre, de subtilité et de douceur ardente au creux des reins et du cœur. C’était un mélange savoureux de ces perles de soirée que l’on vit de temps en temps seulement au moment où on s’y attendait le moins. Quelque chose de décidemment différent fend l’air et en quelques instants, vous profitez de votre soirée comme jamais vous n’avez eu l’impression de le faire, quelque chose flotte dans la pièce, vous entoure vous et votre charmante compagnie et il n’y a plus que vous deux. Le bruit ambiant n’existe plus, votre vie avant cet instant non plus, votre vie après se rêve et votre cœur rythme vos pas au grès des envies et des impulsions foudroyantes qui vous font vous mordre les lèvres.

C’est d’ailleurs ce qu’étais en train de faire Laura, se mordre les lèvres. Perdue dans ses pensées elle se reconnecta aussitôt lorsque Cléo se rapprocha d’elle.
Son parfum l’effleura doucement alors qu’elle se remettait du rouge à lèvre. La rouge trouva ça particulièrement séduisant, elle n’en mettait jamais, mais ça lui faisait un effet indescriptible quand elle en voyait sur les autres, comme de la sensualité en bouteille.

Alors elle remarqua son air joueur et taquin et de sa posture émanait de l’assurance lorsqu’elle murmura :

- En tout cas, j’espère que ça t’a plu, sinon je pourrai te faire goûter autre chose…

Laura se figea net. Un battement plus fort que les autres vint percuter sa poitrine de plein fouet. Elle entrouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose mais aucun mot ne parvint à franchir ses lèvres. Elle baissa les yeux, resta un moment immobile et silencieuse. Elle bougea enfin mais au lieu de faire quelque geste envers Cléo comme il aurait été logique, elle se leva, sans un mot et passa à côté d’elle sans un regard, droit vers le fond de la pièce. Quelques clients ivres se retournèrent sur son passage, légèrement bousculés par la furie rouge qui fonçait littéralement. Arrivée à son but, elle inspira et expira profondément.
*Clic*



Les mains sur le Jukebox, Laura ferma les yeux. Elle ne faisait plus attention, les mots de Cléo l’avaient foudroyé et faisait brûler son cœur alors que l’alcool se chargeait de faire brûler les restes de retenu qui l’avait attaché à son siège jusqu'à la. La musique, elle n’entendait que la musique, ne voyait que les lèvres, les cheveux, les jambes de Cléo. Ses hanches se mirent à se balancer doucement, elle avait toujours adorée danser. Elle dansait souvent avant, moins maintenant, c’était devenu quelque chose de plus précieux, ces instants ou elle n’était pas maladroite. Pas le moins du monde.

La fièvre au corps, elle fit volte face, fixant sa cible et rebroussa chemin. Lorsqu’elle arriva face à Cléo, elle se rapprocha, si proche qu’elle effleura ses lèvres avec les siennes, caressa sa joue du bout du doigt avant de s’éloigner, laissant éclater un sourire qu’elle n’avait pas laisser éclore depuis longtemps.
Au passage elle attrapa un shooter, renversa sa tête en arrière pour le boire et sans plus de cérémonie se mit à danser. Comme si tous ses muscles s’embrasaient, elle ne pouvait s’empêcher de sourire. Les mouvements étaient fluides et sensuels. Le rythme avait pris possession de son corps et Laura révélait en ces instants toute la féminité et la passion qui dormait en elle. Son regard toujours rivé sur Cléo, tous ses gestes étaient des invitations à la rejoindre et partager cette fièvre de vivre. Beaucoup regardaient la jeune fille danser, certains hommes avaient sortis leur sourire carnassier en la voyant se déhancher mais le seul regard qui l’intéressait elle, c’était celui de la jeune femme qui lui avait paralysé le cœur quelques minutes plus tôt. A qui elle n’avait même pas répondu d’ailleurs ! Elle se rendit compte de ses manières inconvenantes, mais cette danse était sa réponse.
Son corps ondulait, dévoilant ses formes délicates. Ses cheveux caressaient ses épaules dénudées, son débardeur laissant voir le creux de ses reins et sa jupe suivant le mouvement de ses hanches dans une expression sensuelle et pleine de défis. Elle retrouvait un peu d’elle même, se perdait un peu aussi en dévoilant cette partie à la jolie brune qui lui faisait face. En tournant sur elle même elle se rapprocha du bar et lui tendit la main, perdant légèrement l’équilibre à l’arrivée. Elle avait peur de ne pas dire les mots dans le bon ordre, hésita un instant avant de prononcer un simple :

- Tu danse cahuète ?

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Sam 30 Juil - 1:38
Play with your body
Laura et Cléo


La rouge s’enfuit alors, sans rien dire comme un voleur. Cléo ne comprenait pas tellement pourquoi elle partait à l’autre bout de la pièce si brusquement. Avait-elle dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Cette jeune femme arriva alors vers la vieille boîte à musique du bar pour y activer une musique entraînante du bout des doigts. Les gens tout autour s’étaient parfois arrêter comme pour regarder ce qu’il se passait. Elle semblait assez curieuse, et laissa faire l’habituée. Cette dernière ce mit à onduler son corps, à balancer ses hanches. Elle dégageait une certaines sensualité, comme si la musique ne faisait qu’un. Elle était douce et en même temps fugace. Tel un ver de terre, elle faisait jongler chacune de ses courbes au rythme de la musique. Pour Cléo, le spectacle était beau, délicieux, si elle avait pu, elle aurait pris quelques clichés. Mais elle n’avait que les yeux qui pouvaient savourer ce moment. Son regard avait oublié tout le reste du bar, et ne voyait plus que cette femme, cette créature au don de la mettre dans un état second, à moins que l’alcool commençait peu à peu aussi à faire son effet. En vérité, elle ne savait pas ce qui lui arrivait, mais elle ressentait cette chaleur, et en même temps cette frustration devant cette scène.

Soudain, elle arriva vers Cléo et lui sauta presque dessus. La brune sentit ses joues rougir tout à coup… Ses lèvres vinrent caresser doucement les siennes doucement, mais ce n’était pas un baiser. C’était une sensation éphémère et douce, et à la fois tellement sadique. La main de Laura vint se joindre à a fête pour caresser la joue de la photographe, qui était un peu désarçonnée. Sa respiration fut coupée pour quelques secondes, comme si elle avait attendu ce moment, mais la rouge s’enfuit soudain de nouveau laissant la brune sur sa faim. La frustration de la noiraude grandissait alors et elle reprit seulement sa respiration à ce moment. L’envie, le désir se cette jeune femme était en train de brûler de plus en plus dans sa poitrine, accélérant ses pulsations cardiaques. L’alcool lui, accentuait les choses, soulignant ce désir soudain, cette idéalisation… La rouge choppa encore un verre et l’avaler en une gorgée… Puis elle se remit à gesticuler proche de Cléo qui n’avait qu’une envie… Se rapprocher d’elle encore une fois, sentir sa chaleur, son souffle, sa peau chaude, sa chaleur humaine, ses propos et gestes maladroits, et même ses douces lèvres alcoolisées. Laura avait reprit son petit rituel corporel… Au fond, la brune aurait bien aimé qu’elle ne danse que pour elle, mais elle voyait que certaines personnes autour se prenaient aussi au jeu. Le regard chaud de l’anglaise brûlait les joues de la française qui n’avait qu’une envie, c’était de la rejoindre et lui montrait ce qu’elle avait dans le ventre. Mais elle n’eut pas le temps de réagir que sa voisine vint gentiment lui demander de l’accompagner, lui tendant la main, bien que son atterrissage fut difficile. Avec une certaine hésitation que l’on pouvait sentir, la jeune femme demanda :


- Tu danse cahuète ?

La brune s’élança et fit claquer ses talons contre le sol avec une certaine force. En tant normal, elle serait bien plus intimidée par la situation, assez introvertie. Mais ici la potion alcoolisée aidait, et c’était elle le prédateur… Un sourire malicieux aux lèvres, et sûre d’elle, elle attrapa sa main et la fit tourner pour la guider jusqu’à elle, pour la faire se coller contre son haut.

“Bien sûr.”


C’est alors que la brune se mit à relâcher légèrement en clignant de l’oeil à la rouge pour lui montrer de quoi elle était capable. Elle commença à se déhancher sur le son enthousiaste de la musique qui avait changé depuis quelque seconde. Au début, elle semblait douce, et délicate, puis se mit à se déchaîner telle une féline, un démon jubilant de plaisir. Elle se laissait un peu aller, déhanchant son corps, son body de manière sensuelle, alors que ses yeux ne quittaient plus ceux de Laura. Cléo se mit alors à se rapprocher d’elle et vient danser de manière proche tout contre la jeune femme. Ses mains commencèrent à légèrement caresser ses propres hanches et sa taille, et descendirent le long de ses côtés. Elle en voulait plus, toujours plus… Que les mains de sa découverte viennent découvrir chaques recoins de sa peau chaude qui ne réclamait qu’elle…


Quelques hommes se mirent à se lever, intéressés, d’autres se mirent à danser avec des femmes. L’instant devenait chaud et animé le bar… La brune saisit alors la jeune femme par la taille, et approcha ses lèvres de son oreille doucement. Elle ne voulait que d’autres civils approchent sa proie et glissa doucement, un souffle chaud contre son cartilage, comme pour montrer aux autres qu’elle était sienne. Un léger vent du sud sortir des lèvres rouges de la photographe pour finir titiller les sens de cette magnifique danseuse et se glisser le long de son cou et sa nuque.

“J’ai une envie folle…”
Soupira t-elle le visage rosée par l’alcool et par sa présence.
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Sam 30 Juil - 19:31

Cléo rejoignit la danse pour le plus grand plaisir de Laura. Elle découvrit ses gestes, son rythme, se cala sur le sien. La musique avait changé, mais leurs corps se déhanchaient en se répondant. Il n’existait qu’elles sur la piste, les couples, les flirts, les audacieux, les frimeurs, tous, ils disparaissait un a un. Il ne restait plus que leur regard brûlant, leur souffle court et le rythme de la musique qui joignait leur cœur et leur passion en une étreinte ardente et impulsive. Au contact de Cléo, quand celle ci la rejoignit en quelques tours, Laura senti un fourmillement délicieux dans le creux de ses reins. Elle l’observa danser, apprécia chacune de ses formes. Ses gestes étaient beaux, sensuels. Et ce regard, toujours liées, elles continuaient leur dialogue silencieux.
C’était pour cette raison que la rouge aimait la danse. Pas besoins de mots, tout était dit. On pouvait jouer au chat et a la sourie, s’échanger tout l’amour du monde ou bien se battre à mort. On se comprenait sans parler la même langue, on partageait sans se connaître vraiment et on embrasait les cœurs les plus retissant.

Cléo vint alors danser près d’elle, tout contre son corps. Leurs souffles se croisèrent, leurs corps se suivaient, fiévreux. Les gestes sensuels de la brune attirèrent le regard de Laura, elle suivait ses mains du regards, appréciait ses formes, avait envie de les embrasser. Elle ne pu empêcher ses propres mains de venir se poser sur les hanches de Cléo. Sa chaleur lui procurant une sensation nouvelle, elle effleura sa peau, parcouru la ligne de ses hanches a sa taille jusqu’au moment ou elle senti elle même des mains se poser sur sa taille, l’attirant au plus proche de la jeune femme dans une attraction irrésistible. La rouge senti son souffle chaud près de son oreille et dans son cou, le murmure de Cléo fit frissonner Laura, si bien qu’elle ferma les yeux se délectant de se sentiment et cette envie qui enflait en elle, irrépressible.

- J’ai une envie folle…

Laura lui déposa un premier baiser dans le cou sans attendre la fin de phrase, sans même savoir si il y en avait une. Et goutter le corps de cette femme a l’approche féline, ne fit que donner à la rouge l’envie de recommencer. Et c’est ce qu’elle fit. Ses lèvres s’amusèrent sur la peau douce et chaude de sa partenaire, remontèrent près de l’oreille pour la mordiller légèrement. Elle adorait ça. Elle avait presque peur que cela lui plaise plus a elle qu’a sa belle. Elle renversa la tête en arrière, étourdie par la sensation, l’alcool et la musique. Le souffle court elle ferma les yeux se laissant envahir doucement. Son regard plongea une nouvelle fois dans celui de Cléo, elle s’approcha alors doucement, le visage a quelques centimètres du sien… Elle dégusta chaque seconde… Exquises… Puis la tentation fut trop forte. Laura resserra sa prise, pressant son corps chaud contre celui de Cléo dans une envie folle d’être au plus proche de la jeune femme, jusqu'à sentir son cœur contre le sien, et dans un dernier souffle posa ses lèvres sur les siennes.

L’instant fut délicieux. Comment décrire un tel sentiment ? Deux univers venaient de rentrer en collision dans une explosion superbe. On ne parlera pas d’entendre le son des cloches ou de feux d’artifices ici. Il y avait quelque chose de plus passionnant et envoutant que Laura n’aurait su expliquer. Ce gout légèrement salé, l’odeur de l’alcool, le parfum de Cléo, son corps contre le sien et personne autour. Non il n’y avait plus personne autour.
Un long frisson se répandit dans tout le corps de Laura. De ses reins jusqu’à ses lèvres, elle avait l’impression que toutes les cellules de son corps étaient en feu et pour rien au monde elle n’aurait voulu que ça s’arrête. Mais à contre cœur elle détacha ses lèvres de celles, si délicieuse, de la jeune femme, pour reprendre son souffle. La tête lui tournait vraiment. Presque étonnée, totalement secouée, elle leva les yeux vers celle qu’elle venait d’embrasser. Est-ce qu’elle était la seule à avoir senti son corps s’éparpiller en mille morceaux ?
Peu importe, pensa-t-elle, pour ce qu’elle venait de ressentir, elle aurait pu oublier tout le reste.

Ses joues se mirent à rosir, elle se sentait comme une enfant face à cette femme plus grande, belle et avec de l’allure. Et en même temps ce qui la consumait était loin d’être innocent. Elle n’avait qu’une seule envie, presque une obsession, c’était recommencer. Les mains toujours sur ses hanches, elle caressait sa peau dans un geste tendre qu’elle ne contrôlait pas, la caresse devint plus intense au fil de son envie qui la submergeait, elle se mordait les lèvres et guettait la réaction de Cléo. Prise dans des filets qu’elle ne pouvait voir, elle ne cachait en rien son addiction nouvelle pour le gout de sa peau, de ses lèvres. Elle bougeait son corps, plus proche. Elle avait soif aussi. Elle ne voulait pas s’arrêter.

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Dim 31 Juil - 0:06
Kisses
Laura et Cléo

Alors que ses mains traînaient sur son corps bouillant d'excitation et de passion et caressant ses hanches qui étaient paralysées de désir. Cléo s’était transformée un écureuil, elle ne bougeait plus face à la voiture de l’envie qui fonçait à tout allure vers elle. On pouvait seulement sentir sa respiration qui commençait à s’accentuer de plus en plus fort dans sa poitrine. Et cet à cet instant précis que le premier contact vint faire frissonner la jeune femme, elle ferma les yeux quelques secondes pour profiter de la sensation douce et électrique de ses baisers dans cette zone quelque peu sensible et intime. D’autres baisers s’ajoutèrent alors pour grimper le long de son cou, jusqu’à un de ses appareils auditifs. Ses dents vinrent alors titiller doucement l’oreille de Cléo qui mordit sa lèvre inférieure, et un soupire de satisfaction finit par s’échapper doucement de ses lèvres colorées. Ses yeux reprirent leur fonction à cet instant pour fixer doucement la rouge… Leurs visages étaient proches, de plus en plus proches… Et la brune avait de plus envie d’elle, sûre de ce qu’elle voulait faire. Son contact était doux, chaud, clément, elle se sentait comme un aimant. Alors, la rouge se pressa de nouveau contre elle après un échange de regard intense et brûlant, et vint déposer un premier braiser sur les lèvres pulpeuses de Cléo qui ferma les yeux.

Le baiser était doux, savoureux, gourmand, alcoolisé, charmant, séducteur, mais bien trop court pour la brune qui dès qu’elles furent séparées semblait frustrée par la situation.  Son corps contre le siens, des papillons de feu jouaient entre ses tripes qui flambaient. La température était bien trop élevée, elle n’avait que l’envie de lui sauter dessus, de lui montrer sa vraie face, ce qu’elle cachait si bien la journée lorsqu’elle s’occupait de ses appareils. Quand le soleil était levé, le calme planait, mais quand il s’endormait, c’est Cléo qui se transformait en quittant son masque d’enfant modèle, pour devenir un vrai animal assoiffé de désir… Cependant, c’était différent. Elle n’avait pas envie que cela s’arrête, elle voulait faire durer cela. Alors qu’elle est d’habitude à s’enfuir dès qu’elle le peut. Cette fois-ci, elle voulait aller au bout.

La plus petite qui paraissait bien plus jeune continuait de caresses son armure de cellule, jouant avec le creux de ses hanches pour faire languir Cléo. Le visage des jeunes femmes était chacun rosé… Et la musique qui chantaient derrière n’était plus audible pour la photographe qui bien que sensitive ne sentait plus que l’odeur de la jeune femme, son regard fixe et profond, ainsi que chacune de ses caresses qui allait peu à peu la rendre folle. Mais ce soir, les mots n’avaient pas leur place, et Cléo en était ravie. Elle n’avait pas besoin de milles et unes question à son sujet, elle n’avait pas besoin de narrer 1000 et une phrases de dragues. Mais les sens étaient plus forts, et la communication s’installait de cette façon. Alors, à l’aise elle était…

Un sourire taquin se dessina sur les lèvres de Cléo qui se mit à changer de regard. Ses yeux se plissèrent légèrement et une de ses mains vint se glisser dans la chevelure chaude de son amante afin de ramener son visage contre le sien. Cléo revint alors vers elle pour déposer à plusieurs reprise son rouge à lèvre contre ses babines alléchantes. Ses lèvres se déposèrent plusieurs fois sur les siennes, tandis que sa main massait délicatement sa chevelure massive, l’autre attrapa juste un côté de son visage pour accompagner une de ses joues. Elle ne voulait plus que cela s’arrête, elle voulait que ce plaisir dure une éternité, car elle savait qu’après, elle allait devoir se séparer avec au ventre une envie encore plus forte. C’était une boucle infernale dans laquelle la brune avait décidé de se plonger.

Petit plus parolier sexy:
 

Alors qu’elle se mit à relâcher ses lèvres, les joues rosées. Son rouge à lèvre lui s’était à moitié enfuit un peu partout autour des lèvres de Laura qui était encore plus à croquer ainsi. On pouvait voir la gourmandise des deux femmes se dessiner ainsi et les mener peu à peu à l’envie d’aller de plus en plus loin… Dans une certaine pulsion, Cléo prit la plus petite et la plaqua contre le comptoir avant de glisser doucement une de ses mains contre le tissu de ses vêtements, quelque peu gênant. Mais il lui fallut quelque secondes pour l’éviter tandis que du bout des doigts, elle vint caresser le ventre de la rouge avec ambition. Son regard était à la fois joueur, mais aussi curieux. Après tout, elle découvrait peu à peu un territoire inconnu… Celui de Laura, aux baisers de feu… Ses doigts effleurèrent délicatement sa peau de leurs extrémités, alors qu’elle collait son front contre le sien, pour ne pas la lâcher des yeux et voir chacune de ses réactions. Sa cuisse elle, s’attira les démons de la brune pour se faufiler entre les jambes de la jeune femme, procurant une certaine caresse de ses cuisses jusqu’à son bas ventre. A ce moment seulement, elle se permit de faire descendre ses lèvres contre le creu de son cou et de sa nuque pour mordiller sa peau et la couvrir de douces caresses du bout de ses lèvres ainsi que de nombreux baisers mouillés. La rouge était devenu l’amusement de la photographe qui de ses yeux verts jaunes embrassaient la scène de milles et unes photos gravées dans sa mémoire…

Joueuse, elle lâcha l’affaire et s’approcha de leur mètre d’alcool pour se servir encore deux verres de rhum. Bien que le jeu avait grimpé, la brune voulait la frustrer, pour qu’elle lui demande elle même d’aller plus loin, de recommencer, de continuer ce jeu, cette guerre, ce combat ardent à la frontière de la passion… La brune se mit à rire d’un air légèrement jubilatoire, se cachant derrière un sourire des plus taquins. Cela voulait dire “Et maintenant, que vas tu faire ?”

Certains observaient le spectacle, d’autres en faisaient un autre. Mais ce soir, jouait comme un enfant après quelque chose d’adulte… La photographe se rassit, et cette fois, laissa ses jambes pendre comme pour laisser la place à la jeune femme de se glisser contre elle de nouveau. Elle la voulait revenir chercher de nouveau son corps, sa peau, sa chaleur, ses lèvres, et découvrir ses collines, ses courbes, sa morphologie, sa sensibilité, la faire taire à coups de baisers, chercher ses zones les plus audacieusement intimes… Sûrement qu’elle voulait aller loin, mais une fois la machine allumée à l’alcool, le feu était en train de consumer le peu de bonne conscience et de bon sens qui lui restait.

“Délicieux…” Parlait-elle de l'alcool, ou de ces actes gourmands ?

Soupira t-elle en regardant de haut en bas sa proie rouge de ses rougeurs, mais aussi du rouge à lèvre de Cléo qui avait signé sa présence sur le corps de Laura. Mais elle était loin d’en avoir finit… Elle glissa un doigt entre ses lèvres pulpeuses pour le mordre doucement devant les yeux de sa prétendante.
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Dim 31 Juil - 23:52

L’instant fut vécu. Délicieusement. Alors que Laura s’apprêtait à céder une nouvelle fois à l’envie de l’embrasser, elle n’eut pas le temps de réagir que la jolie brune avait déjà posé ses lèvres contre les siennes. Et ce fut comme une avalanche de ces petits bonbons qui pétillent dans la bouche, dans tout le corps de Laura. Elle enlaça Cléo, sentant sa main dans ses cheveux rouge, une sensation qui lui fit bondir le cœur, et profita de cette cascade de baiser qui déconnectait peu à peu tout les neurones de la jeune femme, grisée par la situation. Alors, lorsque sa belle se détacha d’elle, elle se mit à sourire, un peu hébétée, sans se douter des marques du rouge que Cléo lui avait laissé. Peut-être aurait-elle pu s’en douter, à son sourire malicieux, mais elle n’eu pas le temps de se poser la question. Laura fut entrainer contre le bar et s’en qu’elle s’en aperçoive, elle était prise au piège par Cléo, révélant ses atouts de prédatrice sans retenu. La rouge lu la fièvre dans son regard et senti l’envie dans ses gestes. Quand à notre proie, son souffle s’accélérait sous les baisers et les caresses et quelque chose de plus fort grandissait en elle.

Elle se fit littéralement électrocuter par la caresse des mains vagabondes de sa belle qui s’étaient frayées un chemin sous son débardeur. Laura se mordait la lèvre inférieur, et du fermer les yeux lorsqu’elle senti la cuisse de la jeune femme se glisser contre elle. Elle se laissait envahir par mille et un démons de passion et de luxure, tous lui glissaient des mots à l’oreille qu’aucun autre ne pouvait entendre. C’était comme une sorte d’état second, de drogue sous laquelle elle se laissait totalement aller, sans résistance. Elle aimait ça. Dès qu’elle y avait goutté, plus jeune, elle avait su qu’elle aimait ça. Cette passion de la chaire, la sauvagerie intime des élans du corps et l’abandon de soit dans une satisfaction égoïste partagée… Elle en eu presque mal tellement elle se mordait la lèvre. Mais Cléo repartie, aussi vite qu’elle était venue. Elle se détacha complétement de sa victime et alla s’asseoir,  satisfaite, pas tout à fait rassasiée, laissant Laura reprendre ses esprits, voulant la voir revenir chercher une dose comme la junkie qu’elle était devenue, le sourire au lèvres et l’envie au ventre.

La rouge de son côté resta immobile quelques instants. Surement la belle brune aux approches félines et féroces ne se rendait pas bien compte de ce qu’elle avait déclenché chez Laura. Surement, qu’elle s’était laissée tromper, comme bon nombre de ses rencontres par sa petite taille et ses grands yeux juvéniles à l’innocence contestable, ou peut être encore avait-elle décelé en elle ce pêcher de luxure et avait poussé le jeu jusqu’à le faire sortir de sa grotte ? On aurait pu poser dix milles questions comme celles-ci, il n’était pas moins qu’une envie dévorante était en train d’envahir le corps fin de la danseuse comme un feu aurait pu prendre sur de la paille. Ce genre de passion qu’elle avait pu connaître, qui l’avait mise en danger ou lui avait attiré des ennuis, mais à laquelle elle ne pouvait absolument pas résister. Comme une petite souris animée par son seul instinct de survie vers la nourriture, elle était littéralement emprisonnée par ce désir qu’elle ne pourrait faire taire. Un désir qui allait se déchainer sur la douce et plantureuse Cléo qui l’avait prise pour cible. Qui allait se délecter de ses formes, du goût de sa chaire, du son de ses soupirs et de son plaisir…

Alors que dans ses yeux ne brillait plus que ce démon ardent, Laura se retourna vers le bar, siffla de nouveau et fit un signe au serveur, elle fit le chiffre deux avec sa main. Le mètre était terminé et elle avait soif. La commande était passée. Maintenant elle allait pouvoir s’occuper en attendant son verre. Elle s’approcha de Cléo et se glissa entre ses jambes qu’elle n’avait pas croisées, comme une invitation, pour la saisir par le bassin et la rapprocher au bord du tabouret la pressant contre elle dans une position des plus suggestives. Cléo assise, Laura débout, elle se retrouvait ainsi à hauteur de regard. La rouge plaqua sa main contre le nuque de Cléo et glissa son visage contre le sien jusqu'à ce qu’elle puisse glisser à son oreille, dans un souffle rauque :

- T’as cru que tu t’en sortirai comme ça princesse ?... Tu pensais que je ne jouerai pas ?

Et elle passa la pointe de sa langue sur le bout de son oreille, ferma les yeux et soupira d’un plaisir que seule Cléo pourrait percevoir. Son sourire était devenu presque carnassier et en se mordant les lèvres elle attrapa la main de Cléo et embrassa son index, le glissa entre ses lèvres, reproduisant le geste sensuel que la jeune femme avait fait plus tôt. Elle guida ensuite la main qu’elle gardait prisonnière pour la déposer dans le bas de son dos, au creux de ses reins, là où sont débardeur trop court laissait entrevoir les deux fossettes qui creusait son dos. De son côté elle laissa ses mains vagabonder sur les cuisses de Cléo, à moitié découvertes de part et d’autre de son propre corps. Elle caressa sa peau, apprécia son contact, elle en voulait plus mais elle hésiter, elle avait beau ne plus y faire attention, le lieux était public et elle ne voulait pas gêner la belle. Elle voulait que la chasse dure. Maintenant qu’il était réveillé, le démon qui l’animait voulait se satisfaire et puiser dans ce regard envoutant et ses lèvres charnues. La frustration et l’impatience se propagèrent dans son corps, sa prise se resserra et ses ongles s’enfoncèrent légèrement dans la peau de Cléo. Elle avait faim.
C’est ce moment que choisit le serveur pour apporter à la jeune fille le double de whisky qu’elle avait demandé. Avec glaçon. C’est important. Extrêmement important. Laura porta son verre à ses lèvres, ne lâchant pas Cléo des yeux et le vida d’une traite. Elle le reposa et saisi un des glaçons qu’elle saisit entre ses lèvres alcoolisées. Son regard devint plus pétillant, sauvage, affamé, presque noir d’un plaisir pas encore né…

La jeune femme s’approcha alors de Cléo, le glaçon toujours en bouche et le fit glisser le long du coup de la brune, lentement… Elle prit son temps, frissonna elle même de cette caresse glacée sur la peau brulante de son amante. Elle descendit encore un peut plus, caressa la naissance de la poitrine qu’elle avait visitée par deux fois dans la soirée, et qui lui plaisait tant, que son décolleté laissait voir et lâcha le glaçon entre ces deux ilots de plaisir tendre pour qu’il se fraye un chemin sous son haut qu’elle ne pouvait, encore, retirer. Elle revint vers Cléo, souriant de façon presque sadique et vint l’embrasser en lui mordant la lèvre, affamée qu’elle était.

- Je voulais te rafraichir un peu, il fait chaud à mourir d’envie ici… Souffla Laura, heureuse.

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Lun 1 Aoû - 23:00
Hot'n Cold
Laura et Cléo

Un sifflement aigu, et la rouge de nouveau apparue avec une allure décidée. Un deux signé de ses doigts, elle revint vers Cléo pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Laura se glissa entre les cuisses de la brune qui n’avait pas refusé sa présence, bien au contraire. Elle laissa la jeune femme se coller contre elle et referma ses cuisses contre son bassin, laissant doucement l’étreinte l’encercler. La brune prenait son pieds à jouer à ces jeux d’adultes. C’était du donnant, donnant. Mais passe un moment, elle pourrait très bien céder et se retrouver en mauvaise posture… Elle redoutait ce moment voyant la détermination de sa camarade de nuit. Son bassin collé au sien, elle glissa une main dans la nuque de la brune qui entrouvrit les lèvres naturellement. La bouche de Laura était toute proche de son oreille qui pétillait sous son souffle et ses paroles provocantes.  

- T’as cru que tu t’en sortirai comme ça princesse ?... Tu pensais que je ne jouerai pas ?

L’extrémité de sa langue vint faire chavirer la tête de la jeune femme légèrement, la faisant frissonner d’excitation. Sa sensibilité était taquinée, et la rouge savait où titiller la photographe qui succombait de plus en plus à ces attentions charnelles. Son souffle s’accélérait en sentant la chaleur de celui de son amante. Elle eut à peine de le temps de se remettre de ses émotions que la dominante actuelle captura son doigt pour lui aussi décider de son sort. Une caresse sur les lèvres vint doucement l'apaiser, puis une douce morsure s’enchaîna… C’était sa réponse. Cléo avait comprit que maintenant, dans sa situation, il serait dur de passer au dessus d’un tel acharnement. Et le pire dans tout cela, c’est qu’elle adorait ça. Ses lèvres étaient encore une fois pressées d’excitation de par ses incisives, alors que son regard ne la lâchait plus. Non, elle ne voulait plus que cela s’arrête. Elle voulait que cette instant continue encore et encore, son corps ne manquait pas de lui rappelait par ses milles et une sensations vers chacun de ses muscles. La main qui avait été prise en otage fut déposer contre le bas du dos de la dirigeante. Tout comme la peau de la brune, il semblait terriblement ardent. Elle la laissa où elle était,  se sentant encore plus proche de Laura de la sorte. Cette dernière, maligne et joueuse vint parcourir l’étendu des cuisses de Cléo doucement, sensuellement… Ses caresses faisaient remonter une sensation de satisfaction, mais au plus elles avançaient, au plus elles nourrissaient sa frustration.

Encore. J’en veux encore.

Songeait-elle, les papillons s’échappant de son estomac jusqu’à son bas ventre, jusque le long de ses jambes. C’était comme si elle était prisonnière d’une araignée qui l’avait emprisonnée de sa toile luxurieuse. Se sentiment de n’être qu’une petite bête encerclée de par son prédateur. Les rôles et les masques étaient échangés. Elle était pétrifiée profitant de chaque secondes, et entre ses lèvres finit par sortir un soupire. Il fallait que ça sorte, qu’elle s’exprime, elle ne pouvait plus taire l’envie qui la rongeait. La proie de la jeune femme était emprisonnée contre elle, la laissant faire d’elle ce qu’elle désirait. Une de se mains s’accrochait au tabouret tandis que l’autre tirait légèrement sur le haut de la jeune femme.Les ongles de la jeune femme vinrent s’enfoncer dans la peau brûlante de la jeune femme qui lâcha de nouveau un soupire plus prononcé. Son souffle, sa respiration, ses mouvements pulmonaires s’emballaient. Elle resserra son étreinte avec Laura, arrondissant le dos pour appuyer sa poitrine vers l’avant, la pressant contre la sienne. Cléo était devenue assoiffée. Assoiffée de l’envie qui était de plus en plus forte.


Le serveur survient alors avec les deux verres pour la rouge. La française était d’ailleurs étonnée qu’elle tienne aussi bien l’alcool. Connaissant ses limites, pour l’instant elle préférait ne plus consommer, et juste se laisser aller. Laura vida le verre en quelque gorgées, si facilement, si goulûment...  Mais surprise elle avait conservée sous son emprise quelque chose qui allait faire la différence… Entre ses lèvres se cachait un glaçon… A la vue de son regard féroce, la proie de Laura semblait se perdre dans ses yeux et savait ce qui l’attendait. La fraîcheur brûlante vint caresser sa peau doucement, se glissant dans la crevasse de la gorge de la demoiselle qui avait à la tentation de lui tendre. Cléo lui offrait sa peau. La sensation était à la fois désagréable et tellement délicieuse. Un combat entre la brûlure et la glace qui échappait un filet d’eau léger sur son passage… Les yeux clos, elle savourait le moment tirant plus fort sur le haut de la demoiselle. Petit à petit, le petit bonbon humide vint tracer une rivière entre les deux collines de Cléo, formant une jolie vallée… Mais à cet instant, elle lâcha le glaçon qui se coinça tout contre l’intérieur de sa poitrine. Ses yeux s’ouvrirent subitement et ses ongles cherchèrent un point d’appui et se plantèrent légèrement dans le dos de Laura qui avait changé de face. Son sourire purement narquois s’affichait sur son visage. Ce dernier vient de joindre à celui de la brune pour un baiser encore une fois savoureux et cloturé par une morsure des plus chaudes.

- Je voulais te rafraichir un peu, il fait chaud à mourir d’envie ici… Souffla Laura, heureuse.

-Je connais un endroit parfait pour se rafraîchir pourtant moi… Ma poitrine..."


A ces mots, la noiraude se mit à rire doucement. Elle plissa les yeux et remonta sa main sous le débardeur de Laura pour caresser son dos doucement du bout des doigts. Ses doigts faisaient de doux vas et viens contre sa peau, soulevant un peu le haut de la jeune femme. Le contact de sa peau était agréable, doux, chaud, attirant, alléchant. Cléo avait son plan entre les mains, et on pouvait voir son petit sourire amusé sur le visage. Bien que sa situation n’était pas vraiment adapté pour riposter, et qu’elle penser prendre cher ensuite, elle s’en moquait. Après tout, c’était le but du jeu… Voir qui serait capable d’aller le plus loin, jusqu’à ce que l’autre lui cède totalement. Elle n’en était pas loin c’est vrai, mais il lui restait encore assez de réserves. Ses doigts vinrent se balader plus en avant, vers sa taille et ses hanches. La brune découvrait peu à peu le corps de la jeune femme de manière tactile. Mais l’envie de le dévorer visuellement était de plus en plus forte. Cléo prenait son temps, et gardait le sourire aux lèvres malgré le froid qui lui donner la chair de poule. Elle savait que sa propre poitrine était sous l’effet dévastateur de la fraîcheur, mais elle ne s’inquiétait plus pour la sienne. De caresses en caresses, elle jouait avec la peau de sa partenaire, avec ses hanches, sa taille, son ventre, ses côtes. Elle voulait tester les limites du jeu avant de partir dans un lieu sûrement plus approprier, sauf si Laura le faisait encore durer, chose qu’elle accepterait. Ses cuisses avaient refermées chaque point de sorti de la rouge qui était enfermée contre elle. Puis, subitement, et le sourire aux lèvres, elle passa une mains contre sa poitrine, en se rapprochant d’elle et l’entourant de l’autre bras pour ne pas que cela se remarque vraiment.
Petit curieux:
 

“Si tu continues de riposter, cette fois, je ne serai pas en mesure de le faire ensuite… Mais je peux t’offrir la zone de confort dont tu as tant envie...”
Lui souffla t-elle, ne la lâchant plus du regard, elle ouvrit légèrement son haut d’un doigt pour lui offrir une jolie vue sur la zone montagnarde et le climat tropical. Mais au milieu, un iceberg était planté, étrange... Cléo avait rarement été aussi attirée de part quelqu’un auparavant, et là finalement lui offrait l’occasion de se donner à fond.
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« En art comme en amour, l'instinct suffit. »
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Mer 3 Aoû - 0:53

La situation était critique, et Laura le savait. Les deux jeunes femmes brûlaient irrésistiblement au contact l'un de l'autre et elle commençait à perdre toute retenue. L'alcool n'aidant pas, il était en train de grignoter petit à petit la bonne conscience et le jugement de la jeune femme. Elle ne faisait qu'apprécier l'instant, savourant chaque seconde avec délice. Elle avait envie du corps élégant, pulpeux et svelte de la jeune femme. Elle aurait voulu pouvoir embrasser chaque recoin de son corps, de ses lèves accessibles et colorée a ses trésors intimes, inestimables et si excitants...  Le son du soupire de Cléo la ravie et entendre son rire cristallin était une récompense dont elle ne voulait plus se passer. Sa tête tournait légèrement, avant elle avait mis ça sur le compte de l'excitation mais maintenant le whisky lui brûlait les joues et troublait sa vue. Il n'en restait pas moins qu'elle trouvait sa compagnie très belle et flottait dans un état d'euphorie instable:

- C'est fou c'que t'es belle...

Murmura-t-elle, le regard un peu flou.  Mais elle fut stoppée dans sa contemplation par un frisson incroyablement plaisant qui lui venait de sous son débardeur. Elle ne s'était pas rendue compte que la jeune femme qui lui faisait face et l'entourait de ses cuisses fuselées, avait glissé sa main sous son t-shirt jusqu'à la poitrine. Elle la sentait jouer avec une partie des plus sensibles, lui procurant des sensations qu'elle n'avait plus connues depuis longtemps... Elle savait où l'atteindre et ça marchait. Laura posa son front contre celui de la jolie brune et ferma les yeux dans une expression de plaisir, elle se laissa aller sous les griffes de Cléo qui la faisait frémir d'envie. Une main se posa alors sur sa joue, la ramena à la réalité, dans une douce caresse, accompagnée de ces quelques mots :

- Si tu continues de riposter, cette fois, je ne serai pas en mesure de le faire ensuite… Mais je peux t’offrir la zone de confort dont tu as tant envie...

Et elle lui offrit une vue imprenable sur son décolleté, magnifique invitation à la débauche mais tout en élégance. Décidément, Laura n’avait pas l’habitude d’une telle prestance, et ça avait plutôt tendance à la rebuter en général, peur du jugement. Mais encore une fois avec Cléo c’était différent. Cette façon qu’elle avait de renverser la tête de la rouge sans dessus dessous, de la regarder et de la toucher. C’était électrisant au delà du simple désir. Elle n’arrivait pas à se poser de questions à cette heure de la soirée et surtout ce n’était pas son genre. Elle ne lâchait pas sa belle des yeux et l’embrassa une nouvelle fois, plus tendrement. Elle prit alors un peu de recul, prise de tournis et s’appuya d’une main sur le bar, passant l’autre dans ses cheveux.

- Tu as vu dans quel état tu me mets princesse cahuète ? T’es fière j’espère…

Elle vacillait légèrement, mais elle souriait. Elle n’écoutait plus ce qu’elle disait et elle avait l’impression que la pièce tournait autour d’elle, comme un manège. Elle connaissait cette sensation. Bien mieux qu’elle ne l’aurai voulu. Elle essayait de s’accrocher aux sensations qu’elle avait ressenti plutôt, et elle avait toujours cette folle envie de toucher et découvrir la jeune femme toujours en sa compagnie, mais les idées n’étaient plus clairs et les mots, rarement réfléchis chez Laura, n’étaient même pas pensé.

- Y a plein d’étoiles dans tes yeux, c’est fou ça… Tu sais, c’est rare hein, que j’parle comme ça. Fin j’ai pas dis grand chose je crois… J’ai dis beaucoup de choses ? J’sais plus… Ce qui est sur c’est que tu es différente, je sais pas en quoi cahuète, pas encore…

Ses paroles se perdirent dans les méandres de son cervelet dont elle ne contrôlait plus rien. Elle riait maintenant, gaiment.

- Et je t’ai même pas dragué dans les règles de l’art ! Ca aussi c’est fou ! Tu m’en veux pas hein ? M’en veux pas... Moi je t’aime bien… J’aime bien tes seins aussi !

Reprit-elle en levant son verre vide, tout sourire. Elle s’approcha alors du visage de Cléo, avec un air de confidence malicieuse et murmura le sourire aux lèvres :

- J’crois que je vais pas dire non à ton invitation pa’contre. Sinon j’vais te faire l’amour sur le comptoir ! Tu me dira, ça a un côté excitant non ?

Son sourire se fit plus franc encore, il était simple bien qu’alcoolisé, le jeu n’était pas tout à fait fini, même si il n’était plus très équilibré, la rouge étant imbibée d’alcool. Ses joues étaient rouges et son regard avait du mal à se fixer. Elle balançait légèrement mais ne lâche pas l’affaire et se débrouilla tant bien que mal pour faire la révérence à Cléo dans un geste maladroit et déclarer le plus sobrement possible :

- Si vous voulez bien de moi… Je sais pas ou d’ailleurs, je me ferai un plaisir de vous escroter… euh escorter !

Elle lui tendit la main, dans un geste cérémonieux qui se voulait reproduire les manières des nobles gens du temps de la table ronde, son autre main croisé dans le dos, le buste incliné en avant. Elle perdit légèrement l’équilibre à quelques reprises et garda son rôle du mieux qu’elle put, après tout elle allait sortir du bar au bras d’un princesse !

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Mer 3 Aoû - 18:32
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Laura et Cléo

Tu as vu dans quel état tu me mets princesse cahuète ? T’es fière j’espère…
Le baiser était un peu moins fougueux, plus tendre, savoureux , plus de douceur, plus de chaleur au cœur, un baume au cœur.Bien sûr qu’elle connaissait ces sensations, ces picotements, ces décharges… Mais elle songeait plus aux douces sensations de son amante nocturne. Elle savait ce que c’était de se laisser aller à un petit avant goût de luxure. Pour la fierté c’était autre chose. Si elle était encore sobre, elle dirait que non . Que ce n’est pas son genre. Qu’elle n’est pas fière de se laisser aller pour une nuit avec quelqu’un qu’elle ne connait qu’à travers l’alcool… Quelqu’un qui n’est juste là que pour une nuit. Pourtant, elle le faisait, l’alcool l’empêchait de regretter, de trop penser, de se prendre la tête, d’agir plutôt que d’hésiter pendant trop de temps avant de prendre une décision. Elle était ce qu’elle n’était pas avec la boisson après tout. Mais pour ce qu’elle cherchait, c’était sûrement la seule solution… La brune préférait se taire à l’écoute de sa question, plutôt de déblatérer un mensonge dont elle ne se souviendrait pas. Après tout, après l’alcool qu’elle avait ingurgité, il serait dur de se souvenir de tous ces événements. Ca serait flou, non limpide, sombre…
- Y a plein d’étoiles dans tes yeux, c’est fou ça… Tu sais, c’est rare hein, que j’parle comme ça. Fin j’ai pas dis grand chose je crois… J’ai dis beaucoup de choses ? J’sais plus… Ce qui est sur c’est que tu es différente, je sais pas en quoi cahuète, pas encore…

Laura semblait vraiment atteinte par l’alcool. Mais Cléo n’y faisait pas attention, elle avait juste l’oreille active, et le regard envouté. Elle aussi avait sentait à quel point sa tête pouvait sembler lourde et que l’environnement dans lequel elle était semblait flou. L’intention était bonne pourtant. Un sourire se dessina sur les yeux de la brune qui se mit à rigoler doucement, ses paroles assez instables étaient douces, et avaient bon fonds. Sa partenaire se perdait un peu dans ses propos. C’était plutôt mignon, attendrissant, gentil. La française ne se sentait pas si différente des autres. Ce qui l’importait, c’était ses valeurs principalement et trouver ce qu’il fallait, ce qu’il lui manquait. De la chaleur. Alors elle se délectait des mots doux, des gentillesses de la rouge qui s’y perdait entre chacun de ses mots maladroits. Son ricanement était doux, assez rassurant face à Cléo qui de plus en plus était alourdie par le poids de l’alcool dans son sang. Après tout, elle n’y était pas insensible…


- Et je t’ai même pas dragué dans les règles de l’art ! Ca aussi c’est fou ! Tu m’en veux pas hein ? M’en veux pas... Moi je t’aime bien… J’aime bien tes seins aussi !

Draguer dans les règles de l’art ? Ces phrases parfois lourdes et sans sens précis à part attraper l’autre dans ses filets ? « Hey mademoiselle, je suis bonne pâtissière, tu veux pas que je m’occupe de ton abricot ? » Elle ne voulait pas l’entendre. Cléo voulait juste s’abreuver de doux regards, de ca resses, de baisers, de gestes… Pas de mensonges contrariant. Non, elle n’aimait pas ça. Alors non, elle ne lui en voulait pas. Du moins, malgré ses dires, cela se voyait bien que son intention n’était pas de sembler lourde. Alors la brune souriait, l’air de dire « Bah non, imbécile… » . Face à la dernière remarque, on pouvait entendre de nouveaux son rire. C’est vraie que sa poitrine était bien formée, mais quand même !

- J’crois que je vais pas dire non à ton invitation pa’contre. Sinon j’vais te faire l’amour sur le comptoir ! Tu me diras, ça a un côté excitant non ?
Faire l’amour sur le comptoir ? Cléo adorerait ça, mêlée entre l’alcool, les caresses, les baisers, la chaleur, sa mignonne partenaire. Cependant, elles se feraient virer du bar et auraient une amande, puis finiraient en prison. Il valait mieux se fier à la raison tantôt qu’à l’envie forte de le faire. La brune sourit de plus belle et vit la rouge faire une sorte de révérence étrange. La française ne comprenait pas. Elle la regardait un sourcil en l’air, sceptique malgré tout.

- Si vous voulez bien de moi… Je sais pas ou d’ailleurs, je me ferai un plaisir de vous escroter… euh escorter !

« Bien sûr que j’en ai envie… Je crois que le faire juste là tout de suite c’est pas tellement une bonne idée hein… Puis, oui j’en ai envie, sinon je ne t’aurai pas proposée mon décolleté, ni rendu chacun des baisers… Et puis rohh.. Tu causes trop… »
Soupira t-elle en souriant et en l’embrassant doucement et tendrement à son tour pour la faire taire et lui faire comprendre qu’elle essayait de trop bien faire. Cléo n’était pas quelqu’un qui voulait trop de jolies phrases mielleuses. Elle voulait du concret, des choses belles, réelles et sensées. Elle ne voulait pas qu’on lui dise, mais qu’on lui prouve les choses. La plus part des gens mentaient avec les mots, alors elle apportait des preuves avec des images. Bien sur que ça peut-être faussé selon le point de vue, mais la photographe voulait seulement exprimer le sien...
Elle lui rendait un baiser chaud et délicat, caressant ses lèvres doucement avec les siennes, les pressant de manière à profiter du baiser alcoolisé. Puis la brune s’éloigna et sans trop de trêve. Une de ses mains alla chercher la sienne pour entrelacer ses doigts avec les siens. La brune se glissa hors du corps de la rouge et récupéra son sac au sol. Elle sortit un billet avec une somme importante et fit signe au barman du nom de bob qu’elle avait payé, et avait laissé aussi un pour boire. La tête embourbée, les joues toujours rosies, Cléo guida Laura doucement en dehors du bar pour la guider petit à petit chez elle.
« Je connais l’endroit parfait pour ça… Faut pas s’en faire… »

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