La photographie a cela de fascinant que sa beauté contient toute la peur que l'homme a de l'oubli [PV Cléo Morel]

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Mar 26 Juil - 22:31
J’ai récemment été sollicité par un célèbre journal londonien pour écrire, chaque semaine, un article dans leur rubrique d’été. Je dois présenter au lectorat une personnalité de Londres qui s’intéresse à la belle capitale afin de la leur faire découvrir sous un autre jour. Je n’ai pas caché ma surprise lorsqu’on m’a appelé pour me faire part de l’offre. J’ai plus d’expérience dans le domaine de la politique ou dans celui des contrées étrangères, de leurs coutumes, de leur niveau de vie, des problèmes sociaux économiques qui les frappent, etc. Je me place souvent du côté du peuple, plus démuni que les dirigeants, pour médiatiser une cause, des associations… peut-être est-ce ce côté « proche du peuple » que l’agence a vu en moi. Quel que soit leur motif premier, cela m’est apparu comme une occasion d’en apprendre plus sur cette métropole, d’une manière légère et agréable ; une raison d’aller vers les habitants de Londres. Je me suis donc tourné vers les quelques contacts que je me suis faits depuis mon arrivée, jusqu’à ce qu’un nom ressorte.


Cléo Morel.


Une jeune photographe française qui a grand plaisir à capturer avec son appareil des moments anodins du quotidien des londoniens. J’ai été séduit par la passion que je pouvais ressentir derrière chaque cliché. J’ai pris contact avec elle en lui expliquant que j’étais intéressé par son travail et que je voulais écrire un article sur elle. J’ai mis en avant la pub bénéfique que cela pouvait lui faire mais je lui ai aussi dit que je portais un intérêt plus personnel à ses projets, d’où ma volonté de les médiatiser. Je lui ai proposé que nous nous retrouvions à la terrasse d’un café d'un quartier calme, aux alentours de quatorze heures la semaine suivante. Pour qu’il n’y ait pas de mauvaise surprise et qu’elle soit plus à l’aise, je lui transmis à l’avance les questions que j’étais susceptible de lui poser. Un écart n’est jamais omis mais c’est à moi de mener le dialogue et de rebondir, elle n’a à s’inquiéter de rien.


J’étais confiant. Maintenant que nous y sommes, je ne vois toujours pas de raison du contraire. Jusqu’à présent, l’interview se passe très bien. Nous avons brièvement discuté, commandé à boire et sommes passés aux choses sérieuses. J’ai demandé à l’artiste de parler d’elle puis j’ai dévié la conversation sur ses photos de Londres, le cœur de mon article.


-Dites-moi, Cléo, parmi toutes les villes d’Angleterre, qu’est-ce qui vous a séduit à Londres pour que vous placiez la ville au centre de votre travail ?


Je la regarde parler avec ferveur de ce qui l'inspire. Définitivement, le job de journaliste me plaît sous tous ses aspects. J'attends qu'elle ait fini pour enchaîner :


-Vous m’avez parlé un peu plus tôt d’un projet futur qui vous tient à cœur mais qui n’a rien à voir avec ce que vous faites actuellement. Vous êtes restée très vague. Si ce n’est pas trop indiscret, pourriez-vous nous en dire plus ?


Je lui pose ces questions le sourire aux lèvres. Il fait beau aujourd’hui, un peu chaud, mais un vent léger rend les températures supportables. Je nous ai choisi une table à l’ombre pour que le soleil ne nous dérange pas. L’agitation de la capitale ne désemplit pas, elle nous parvient néanmoins tel un brouhaha lointain, constant mais désordonné. Il y a des rues et des ruelles, comme ça, qui échappent aux regards des touristes et demeurent propices aux conversations discrètes.


Daniel parle couramment Anglais et Français.
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Sam 30 Juil - 0:09
Some cofee
Daniel et Cléo

Un jour, alors que je tenais tranquillement ma boîte mail à jour suite aux demandes que j’ai pu obtenir. J’ai reçu une invitation étrange… C’était la demande que me faisait un journal afin d’obtenir une interview de moi dans le cadre de mon travail. Il est vrai que j’aime beaucoup travailler sur la ville de Londres. Celle-ci a finit pour être très importante pour moi, alors je me consacre principalement à sculpter sa beauté et celles de beaucoup de ses habitants… J’étais assez sceptique en observant l’offre. Il est vrai que j’ai du mal à m’ouvrir des fois, je peux me montrer un peu introvertie, mais finalement avec le travail c’était autre chose. Après tout, je l’aimais vraiment, et si cela pouvait m’apporter une publicité et des clients, pourquoi refuser ? J’avais donc accepté l’offre, sans trop songer à quoi m’attendre.

Je me rendis à un café pour rejoindre le journaliste. Il était plutôt grand, distingué, et semblait assez sérieux. De ce fait, de me sentais un peu plus rassurée. J’avais commandé alors un café au lait pour accompagner cette discussion qui allait se montrer intéressante, je l’espèrais. Après quelques premiers propos pour se présenter rapidement, il commença alors à entrer dans le vif du sujet par des questions un peu plus précise sur le sujet.


-Dites-moi, Cléo, parmi toutes les villes d’Angleterre, qu’est-ce qui vous a séduit à Londres pour que vous placiez la ville au centre de votre travail ?

-Et bien… Tout d’abord, il faut dire que la ville de Londres à su me charmer de par son architecture impressionnante. Elle me faisait un peu penser à la ville où j’ai fais mes études, Paris. C’est peut-être parce que je suis un peu nostalgique que je me suis installée ici. Peu à peu, j’ai découvert énormément de choses ici. Cette ville dégage quelque chose de grandiose. Sa population est accueillante et vivante, ses monuments attachants, et ne parlons pas de la séductrice Tamise qui s’y écoule. Bien sûr, elle a ses défauts comme la différence très fortes entre les classes sociales qui y vivent. Avec la gentrification, des quartiers plus riches se forment, et certains restent dans la pauvreté. Mais toutes ses personnalités restent magnifiques, et cette différence à mes yeux est un sujet important du fait je peux défendre mon point de vue, ainsi que ces inégalités...

-Vous m’avez parlé un peu plus tôt d’un projet futur qui vous tient à cœur mais qui n’a rien à voir avec ce que vous faites actuellement. Vous êtes restée très vague. Si ce n’est pas trop indiscret, pourriez-vous nous en dire plus ?


-Bien sûr ! Dans ma vie, j’ai remarqué qu’il y avait toujours certaines minorités qui sont parfois rejetées justement. Alors j’ai décidé de partir à la recherche de cas particuliers. Je peux prendre l’exemple d’un de mes modèle qui a été choisi de par le fait qu’il a été à moitié brûlé. Ici, à travers mes photographie, j’ai voulu exprimer à la fois la douleur qui a pu survenir durant son accident, mais la joie qu’il exprime toujours, ainsi qu’une certaine beauté. Bien sûr, c’est spécial, différent, mais je veux ouvrir le regard de certaines personnes et défendre mon point de vue. Aujourd’hui, beaucoup de personnes jugent les autres uniquement sur un point de vu rapide, superficiel et physique. Alors je recherche ces personnes qui pourraient avec moi changer le regard absurde de beaucoup de monde afin de rendre comme je peux ce monde un peu plus tolérant… Il cache tant de secrets et de magie, alors à travers la photographie, je les explore.

Cléo se sentait plutôt à l’aise parce qu’elle parlait d’un sujet qui lui prenait les trippes. Elle était motivée à défendre ses valeurs à travers son art, à travers sa passion. Même si son père c’était mis dans son chemin, elle avait finit par en vivre et respirait le bonheur. Bien que des fois, la vie était dure à vivre, elle se libérait dans son travail, et dans les soirées à s’évader… Elle se sentait libre. Et de ce fait prit une gorgée de café chaud en attendant la suite.
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Mer 3 Aoû - 12:00
Les gens ne parlent jamais mieux de quelque chose que de leur passion. Alors que Cléo me fait part de ses motivations et de ses projets, je ne peux qu’être attentif. Paris, la France, il m’arrive aussi d’être nostalgique de mon pays natal. Je suis pourtant beaucoup moins observateur que la photographe et mon œil n’a jamais assimilé Londres à la capitale Française, sûrement parce que n’y ai jamais vécu. Je ne suis pas un grand connaisseur en architecture européenne. Je peux néanmoins confirmer ce que la jeune femme avance sur les Londoniens, leur quotidien est si bien organisé que lorsqu’ils s’activent, on s’imaginerait face à une gigantesque fourmilière. Tout est à sa place, chacun œuvre à la tâche. L’engagement de Cléo envers cette population mérite d’être mis en avant. Tandis qu’elle parle, je sais déjà quelles phrases seront à mettre en évidence pour interpeler le lecteur.


Après avoir abordé le travail de l’artiste qui lui a valu d’attirer mon attention en premier lieu, je l’invite à discuter de ses autres champs d’action. Quoi qu’elle fasse, elle s’y investit complètement. C’est la preuve de son attachement à son art et sa volonté de communiquer un message au travers de celui-ci, de changer le regard des autres, comme elle le dit si bien. Au plus j’en apprends et au plus j’espère pour elle qu’elle y parviendra. Mais il n’y a pas qu’elle. En vérité, ils sont nombreux, mais beaucoup n’ont pas assez de courage pour se faire entendre.


-Quels conseils pourriez-vous donner aux jeunes qui n’osent pas se lancer et faire de leur passion leur métier ? Que ça soit la photographie ou autre chose.


Je suis curieux d’entendre ce qu’elle a à dire. C’est une question que certains pourraient qualifier de « classique » mais chaque personnalité use de ses propres mots et y met un peu de son expérience. Il y a, à cette fameuse question, une infinité de réponses dont aucune n’est erronée. C’est pour ça que j’apprécie la poser.


-Une dernière chose à dire ? À nos lecteurs ou alors aux personnes qui vous soutiennent… ou à moi ?


Je ris. J’ai beaucoup aimé l’ambiance de cette interview, je n’avais pas besoin de marcher sur des œufs tout du long, je peux même me permettre cette dernière fantaisie. Ce serait inconcevable si je récoltais les propos d’un homme politique ou du porte-parole d’une grande multinationale peu scrupuleuse.


Alors que Cléo répond, je songe enfin à boire à mon tour mon café. Je porte la tasse à mes lèvres. J’ai trop tardé, il a commencé à tiédir. Ça ne me dérange pas trop, en tant que journaliste surmené à l’époque, il n’était pas rare que je le consomme complètement froid, ce qui était un peu plus désagréable.


Daniel parle couramment Anglais et Français.
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Jeu 4 Aoû - 19:10
You can do what You really want
Daniel et Cléo

L’interview s’enchaîner alors, question par question entrant un peu plus dans l’intimité du travail de la jeune femme qui s’était battue face aux contre-indications de son père. Aujourd’hui, si elle était ce qu’elle était, si elle faisait ce qui la passionnait, c’était uniquement parce qu’elle s’était bougée et avait fais ce qu’il fallait au bon moment. Même si le monde actuel fait peur, même si la rébellion est déplaisante, on ne peut pas toujours rejeter la colère. Cléo avait réussi avec sa détermination, sa soif de s’exprimer autrement que par des mots avec lesquels elle n’était pas à l’aise...


-Quels conseils pourriez-vous donner aux jeunes qui n’osent pas se lancer et faire de leur passion leur métier ? Que ça soit la photographie ou autre chose.


-Malgré toutes les épreuves que l’on peut rencontrer, malgré les aléas de la vie, les rejets des proches, il faut s’accrocher. Si c’est vraiment ce que l’on désire faire, si on aime vraiment ce métier, il faut en quelque sorte se battre jusqu’au bout, et ne pas quitter son objectif…  Réussir là où se sent le mieux. Beaucoup de personne ne trouveront jamais ce qu’elles voudront faire parce qu’elles sont entraînées par les parents, ou même parce qu’elles n’ont pas quelqu’un qui pourrait les inspirer, voir les aiguiller vers une voix qui est faite pour eux. Si ces jeunes en ont vraiment envie, je ne peux que les encourager.


Après tout, il lui arrivait bien d’accueillir de la jeunesse dans son bureau pour leur apprendre un peu plus du métier de photographe. D’un autre côté, cela lui permettait d’échanger, de découvrir, aussi à son tour à travers d’autres point de vue. Et quand ça concernait cet art, elle était beaucoup plus curieuse, et intéressée.

-Une dernière chose à dire ? À nos lecteurs ou alors aux personnes qui vous soutiennent… ou à moi ?

Cléo ne savait pas quoi dire sur le coup. Son visage s’enfonça vers une image d’elle en pleine réfléction comme si cela allait être un enjeu primordial dans l’article, alors que ce n’était qu’un détail. Mais elle était ainsi, il fallait qu’elle en rajoute, elle abuse un peu, qu’elle parte trop loin, qu’elle pense trop, qu’elle se fasse des films, qu’elle suppute avant de pondre une répondre totalement simplement. Elle prit sa tasse et approcha ses lèvres rougies par le maquillage féminin et déposa une emprunte buccale contre celle-ci pour en avaler quelque gorgées.

“Je dirai que si justement ces jeunes veulent en savoir un peu plus sur mon univers ou bien même sur le métier de photographe, ils peuvent toujours me contacter car je peux me rendre disponible pour leur soif.”

Elle sourit en écouta le rire du journaliste. Tout avait l’air de plutôt s’être bien passé. Alors une nouvelle fois, elle s’abreuva un peu du liquide sucré. Elle aimait bien cela et un petit sourire se dessina sur son visage avant de finir par lécher comme une enfant ses lèvres après avoir bu la boisson, telle une enfant. Ses yeux se posèrent un peu plus sur le grand homme. C’était une belle créature, au corps long et svelte…

“Êtes vous aussi passionner par le journalisme que je ne le suis par la photographie ? Enfin… Vous n’êtes pas obligé de répondre… Mais je me demandais quelles étaient vos motivations pour faire ce métier… Je me dis que comme le miens, ça doit être bien compliqué des fois...”

Ce n’est pas à elle de poser les questions, mais après tout, pourquoi pas ? Son visage avait l’air un peu désolé, et en même temps gentillet. Un peu de curiosité, et juste une envie d’échanger un peu plus…

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Mer 10 Aoû - 13:42
C’est au travers des conseils qu’une personne peut donner qu’on apprend à la cerner. Dans le cas de Cléo, ils sont dénués de tout idéalisme. Elle parle d’obstacles, d’imprévus, et insiste sur la nécessité de surmonter les preuves jusqu’au bout, de rester fort jusqu’à ce qu’enfin efforts fournis soient récompensés par le bien-être. On sent sa détermination, on sent qu’elle a dû se battre afin de faire de ce qu’elle aime son travail. À l’entendre, elle n’a pas eu l’appui de ses parents, ce qui ne l’a pas empêché de réussir et fait d’elle un exemple qui peut motiver des jeunes.


Je la vois réfléchir à ma dernière question. Il s’agit parfois de la plus simple, parfois de la plus difficile, tout dépend de la personnalité que j’interroge, puisqu’elle leur laisse le champ libre, le droit de partir dans tous les sens. La photographe néanmoins reste sur la lancée de sa réponse précédente et invite des aspirants photographes à aller à sa rencontre. Elle est vraiment sérieuse là où d’autres font une dédicace originale à leur mère ou à leur chien, ce qui provoque mon rire.


Je coupe l’enregistreur et range l’appareil dans ma poche. Les rôles sont soudain inversés et c’est à moi qu’une question est posée. Après cette interview, je ne la juge pas du tout déplacée. J’assouvis la curiosité de mon interlocutrice :


-Vous m’avez l’air vraiment passionnée par la photographie, ce serait prétentieux de ma part de dire que je le suis autant par le journalisme. Mais j’adore mon métier par-dessus tout. C’était un rêve d’enfant, voyager un peu partout, répandre la vérité… Ces derniers temps je ne voyage plus et j’ai rapidement appris que tout le monde n’a pas des intentions aussi nobles que les miennes. Mais je pense que tout le monde passe par une phase de désillusion, entre l’idéal d’une profession et sa réalité. C’est quand j’ai réalisé que je continuais d’apprécier ce que je fais que j’ai commencé à aimer réellement la mienne.


Ma profession, voilà bien un sujet sur lequel je pourrais être intarissable. À  peine ai-je repris ma respiration que je continue :


-Contrairement à vous, je n’ai pas eu à me battre pour atteindre mon but. J’ai dû travailler, m’investir, bien sûr, mais personne ne s’est opposé à mes choix.


Je souris à la jeune femme.


-Voilà, vous savez tout. Sauf si vous avez encore des questions, sans prévenir, je m’adresse à elle en français, je suis toujours enchanté de discuter avec des compatriotes.


Je suis un peu gêné de ne le lui révéler que maintenant. Je ne savais pas trop comment caser dans la conversation un « Eh, moi aussi je viens de France ! » Je n’ai qu’un imperceptible accent quand je parle anglais. Avec les années, j’ai fini par devenir complètement bilingue.


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Jeu 1 Sep - 22:29
OMG FRENCH GUY
Daniel et Cléo


Cléo le comprenait. Le voyage, la curiosité, et répandre la vérité… Elle le faisait un peu à travers son regard. Mais le regard de la jeune femme sur sa passion était peut-être un peu plus différente de celle du journaliste qui avait eu l’air d’avoir des hauts et des bas. La brune au fond savait aussi que cela arriverait, mais ne préférait pas​ ​y​ ​penser,​ ​et​ ​profitait​ ​simplement​ ​de​ ​sa​ ​petite​ ​vie​ ​bien​ ​tranquille.

ll l’avait bien cernée, et elle se sentait un peu à nue, bien que c’était son travail. Il est facile de discerner un discours de ce genre illustré à travers ses propres expériences. Puis ce n’est pas comme si elle n’avait pas travailler non plus pour arriver à ses fins, mais elle a eu plus d’obstacles que de difficultés au niveau du travail,​ ​car​ ​elle​ ​s’y​ ​investissait​ ​déjà​ ​de​ ​base.

-Voilà, vous savez tout. Sauf si vous avez encore des questions , ​je suis
toujours​ ​enchanté​ ​de​ ​discuter​ ​avec​ ​des​ ​compatriotes.


Puis d’un coup, il parla la langue natale de la brune qui se mit alors à sourire. Elle plissa les yeux et affiche un contentement. Elle comprit immédiatement qu’il était lui aussi​ ​français​ ​et​ ​que​ ​finalement​ ​ils​ ​avaient​ ​plus​ ​de​ ​liens​ ​que​ ​prévu.  

-Oh ! Mais il fallait le dire avant voyons ! Balança t-elle sur le ton de la plaisanterie et en​ ​parlant​ ​pour​ ​une​ ​fois​ ​sa​ ​langue​ ​natale.

Elle ne s’attendait pas vraiment à cela. Il n’avait pas vraiment l’accent, alors elle ne l’aurait sûrement jamais su. Puis ce n’est plus le genre de question qu’elle se pose. De base, si elle était venue ici, c’était pour découvrir un autre monde, et de rares fois seulement, elles rencontraient des français pure souche. Puis maintenant, un peu
plus​ ​décontractée,​ ​elle​ ​se​ ​mit​ ​toute​ ​souriante​ ​à​ ​ajouter.

-Je suis tellement contente ! Je n’ai pas rencontré de “vrais” français depuis
que​ ​je​ ​suis​ ​partie​ ​!​ ​D’où​ ​venez-vous​ ​?  


Les français… Beaucoup de français sont médisants, assez hautains, et très fermés d’esprit. Mais aux dires de ce monsieur, il semblait tout de même avoir un tempérament ouvert, et avoir un regard plutôt grand, ainsi qu’une culture large. Cela mettait​ ​en​ ​joie​ ​la​ ​jeune​ ​femme​ ​qui​ ​se​ ​retenait​ ​de​ ​se​ ​dandiner​ ​sur​ ​sa​ ​chaise.
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Ven 9 Sep - 15:16
Aussitôt ai-je parlé français que la photographe affiche une expression ravie, sûrement un peu surprise. Je lui souris en retour, l’atmosphère entre nous est bon enfant. Je ris même à sa remarque.


-Quand j’en rencontre à Londres, ce sont généralement des touristes. Je mentirais en disant qu’apprendre que vous étiez Française ne m’a pas motivé à vous rencontrer. Ce n’est pas ma raison principale mais c’était un petit plus non négligeable.


Je pourrais lui parler d’Eugène, lui dire que je connais un autre de nos compatriotes qui vit ici, mais à quoi bon ? Je doute que cela l’intéresse et je préfère ne pas me hasarder sur le chemin de ma vie sentimentale, trop confuse, trop compliquée, même si je ne mentionnais pas la vraie nature de notre relation.


-J’ai vécu la majeure partie de mon enfance et de mon adolescence dans un petit village de la région Centre. XXX, je ne pense pas que son nom vous dira quelque chose. Et vous ? Vous avez fait vos études à Paris mais vous n’y avez pas vécu, n’est-ce pas ? Vous sembliez émerveillée quand vous parliez de la capitale. Ceux qui y sont nés finissent par être blasés par sa beauté, ce qui est plutôt triste.


Je bois une nouvelle gorgée de mon café tiède. Mon regard se perd un instant dans la contemplation de ma tasse et de son contenu. Cela fait longtemps que je ne suis pas rentrée chez moi pour rendre visite à mes parents. Je dois leur manquer. Je les appelle souvent mais entendre la voix de ses proches, ce n’est pas la même chose que de les serrer dans ses bras. Certaines personnes sont moins tactiles que d’autres, pourtant, je trouve ce geste tellement naturel et réconfortant.


Je relève la tête, réalisant que je n’ai pas écouté mon interlocutrice.


-Excusez-moi, je me suis perdu dans mes pensées, c’est très malpoli de ma part. Vous disiez ?


Ça m’arrive de plus en plus souvent, je trouve. Est-ce Londres qui me rend mélancolique ou est-ce de ne plus voyager autant qu’avant ? Je ne sais pas si j’ai fait le bon choix en emménageant ici, si je ne me fais pas du mal, si je ne ferais pas mieux de repartir sur les routes et de recommencer à m’oublier dans le travail.


J’ai plein de préoccupations en tête mais elles ne m’empêchent pas de sourire à la jeune femme. Cette fois-ci, je prête grande attention à ce qu’elle a à me dire.


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