« Last night, the moon watched the sea as he looked so sad » ► KII

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étudiant en droit international
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Mar 2 Aoû - 21:18


KII SVART
NOM : Svart
PRÉNOM : Kii
ÂGE : Dix-huit ans
SEXE : Masculin
NATIONALITÉ : Finlandais
ORIENTATION SEXUELLE: Pansexuel
SITUATION AMOUREUSE : Célibataire, à ce qu'il paraît
GROUPE : Étudiants
ANNÉE / MÉTIER : Première année, droit international
OPTION(S) : Anglais
AVATAR : Kariya Masaki ► Inazuma Eleven
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PSEUDO : LikeNovocaine
ÂGE : 18 ans
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PETIT MOT : hihihihihihihihihihihihihihihihihihihi.
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what dya mean
Tu ne sais pas si on peut dire que tu es du genre à te prendre la tête, si tu es du genre à trop réfléchir, à chercher des réponses là où il n' y a que des questions, à ne pas comprendre quand on dit d'arrêter, à toujours foutre le monde en colère parce que c'est drôle de se montrer plus malin que tout le monde.
Tu ne sais pas si u es vraiment comme ça ou si c'est simplement la façon dont on te voit. Tu te dis qu'au fond, si c'est comme ça qu'on te décrit c'est qu'il ne doit pas y avoir qu'une part de mensonge dans ces histoires. Tu veux bien avouer que tu réfléchis peut-être un peu trop. Du genre à toujours peser le pour ou le contre, à prendre conscience du danger ; t'es pas vraiment le genre de mec spontané à qui on ferait faire n'importe quoi et tu dois avouer que même toi, des fois, tu trouves ça lourd. Stressé, nerveux, un peu trop ambitieux peut-être ou simplement idiot au point de ne penser qu'à ton avenir, tu lâches rarement prise et quand tu essayes t'as l'impression que jamais tu n'arrives à faire les choses comme les autres le veulent. T'es pas vraiment le genre rigolo avec qui on se marre tout le temps, t'es même plutôt le genre petit con un peu trop ironique sur les bords mais qui ne le fait pas forcément exprès, c'est juste que t'as l'humour acerbe. T'es peut-être un peu vexant des fois, t'es peut-être un piquant mais c'est pas comme si tu le voulais et ce n'est pas non plus comme si tu le faisais toujours exprès. Rire aux dépends des autres, ce n'est pas toujours la meilleure manière de se faire apprécier alors on t'a dit d'arrêter, de te contrôler et très franchement ; t'essayes d'écouter. T'es un peu une tête brûlée, tu l'avoues, mais t'essayes d'écouter.
Si t'es comme ça, c'est juste parce que tu n'es pas trop doué avec les mots ; tu sais aligner trois phrases mais t'as toujours l'impression qu'elle ne trahisse que très rarement tes sentiments. C'est comme si tu es incapable de faire passer ce que tu ressens dans ce que tu dis ; c'est dur de s'exprimer, c'est dur de se comprendre comme c'est dur de comprendre les autres et c'est peut-être pour ça que tu n'as jamais été qu'à l'aise dans ta pauvre rêverie, dans ta pauvre niaiserie. C'est peut-être aussi pour ça qu'on a toujours dit que tu étais un peu comme un loup solitaire, dur à comprendre et pas vraiment doué pour se faire comprendre non plus, même si tu n'as jamais vraiment compris ce que ça voulait dire ni même pourquoi on se devait de classer les personnes dans des catégories pour les différencier. Ils ont toujours dit que tu n'étais pas doué quand il s'agissait de relations humaines et peut-être qu'à force de les écouter, tu t'es conditionné seul. T'as fait le muet pendant des années, le solitaire, le mec un peu trop froid et pas forcément plaisant à regarder alors finalement, t'étais juste seul. Tu l'es toujours, d'ailleurs, seul. Tu dis que tu préfères ça à de la compagnie, mais en fait c'est juste que tu n'as pas le choix alors tu t'es très certainement fait une raison. Tu t'es dit que ce n'était pas grave et tu t'es dit que tu devais savoir profiter malgré ça ; tu vies ta vie, disent-ils et tant pis pour les souvenirs, tant pis pour les rires et les sourires, de toute manière tu n'es pas vraiment du genre souriant.
C'est un peu comme ça qu'on t'a élevé à vrai dire ; t'es le genre de gosse à qui on a dit que si tu ne veux pas faire quelque chose, tu ne le fais pas du coup tu ne forces jamais quand tu n'as pas envie au plus grand damne de tu ne sais qui. T'es juste comme ça. Pas vraiment tire au flanc mais plutôt partisan du moindre effort. Enfin, tu ne sembles pas vraiment le genre de personne à qui on en demande beaucoup de toute manière, avec cet air un peu renfrogné, complètement blasé. On ne sait jamais à quoi tu penses et peut-être même qu'on ne veut pas savoir à vrai dire ; t'es juste l'air un peu ailleurs, un peu bizarre, un peu différent des fois et finalement, on préfère te fuir que te suivre. Ca te va. Tu t'y fais. Solitaire par défaut, même si tu voulais une tonne d'amis t'es certain que ça ne serait pas possible. T'as appris à te confier autrement,  t'as appris à te confier avec tes poings, un peu trop peut-être, et jamais les bons sentiments mais tant mieux à celui qui comprendra, tant pis à celui ne verra rien et merci à celui qui comprendra qu'un coup peut être une si belle déclaration. Si tes sentiments sont beaux alors c'est peut-être tout ce qui te satisfait.
On ne peut trahir une vérité, t'es pas du genre à mentir de toute manière et à vrai dire t'es peut-être parfois trop franc. Tu sais que ça joue des tours, tu sais qu'il ne faut pas forcément dire tout ce que tu veux, tout ce que l'on pense et pourtant il semblerait que tu n'aies aucun filtre quant à ce qui traverse tes lèvres. T'as pas forcément envie de créer de faux espoirs, de faire sembler d'aimer quelqu'un ; t'as pas non plus envie de passer pour le méchant de service mais tu sais que si tu n'aimes pas quelqu'un, tu lui diras et malgré tout ce que ça peut t'apporter, tu ne reviendras que très rarement sur tes paroles. T'es un peu buté sur certaines choses et même si l'on essaye de te faire changer, même s'ils essayent de te convaincre de te taire c'est un peu difficile. Alors c'est peut-être aussi pour ça que tu n'as pas d'amis, un truc du genre, enfin c'est ce qu'ils disent.
Mais la vérité c'est que t'es aussi un gosse comme un autre au fond, t'as envie d'apprendre la vie, t'es d'une curiosité sans fin -le genre de gosse à demander pourquoi et pourquoi et pourquoi encore et encore pour savoir le fin mot de l'histoire, même quand il n'y en a pas. T'es un peu joueur, un peu boudeur, pas vraiment méchant mais c'est comme qu'ils l'ont décidés et tu sais qu'il est dur de faire face aux idées des autres, tu sais qu'il est dur de changer une première impression. Mais tu te dis que peut-être c'est le destin ; parce que t'y crois un peu à ce genre de choses. T'es pas certain que c'est comme ça qu'il faille voir la vie mais tu es du genre à te dire qu'on ne peut rien faire contre ce qui a été écrit, rien faire contre le chemin tracé ; on aura beau prendre des détours et des raccourcis, on reviendra toujours sur la route principale et c'est certainement ce qui est effrayant. Toi tu veux pas sortir de cette route, tu te dis qu'au final ça ne sert à rien. Un peu fataliste, tu te dis qu'on est là pour vivre et crever et qu'on a pas vraiment le choix, qu'on a pas les moyens de résister, juste celui de faire reculer l'échéance et ce n'est pas ce qui t'intéresse, de repousser les limites. Tu te dis que c'est plus dur encore de vieillir, de se dire qu'un jour après l'autre on se rapproche de la mort.  Alors tu vis et ce n'est pas plus un fardeau qu'autre chose, juste une histoire sans grand but que celui qu'on vous a imposé et tu rigoles un peu au nez de ceux qui se croient éternel. Toi, tu sais que tu n'es pas éternel.


Tu as naturellement les cheveux blonds mais tu les teints en bleu depuis l'âge de quatorze ans, c'est la seule couleur que tu fais et la seule qui semble te plaire, tu n'es pas vraiment enclin au changement ☼ Ils sont assez long, au niveau des épaules, il t'arrive de les attacher parfois quand ils te gênent mais tu ne te montres que très rarement ainsi ☼ Les traits enfantins de ton visage te donne toujours l'air plus jeune, mais il n'est pas rare de te voir afficher un air renfrogné, un peu comme un chiot en colère ☼ Tu fronces assez souvent les sourcils, tellement, qu'on sent déjà la ride du lion te menacer de sa présence future ☼ Ta peau pâle est facile à marquer, toi qui est quelque peu bagarreur quand l'heure le permet, il n'est pas rare de voir des rougeurs ou des bleus çà et là qui s'y dessinent ☼ Tu ne mesures qu'un mètre soixante-cinq mais tu n'as jamais vraiment été complexé par ta taille, tu as de toute manière toujours té plus petit que les garçons de ton âge et ça ne t'a jamais empêché de faire ce que tu voulais ☼ Ton style vestimentaire est ce qu'on appelle plutôt particulier, l'aura de mauvais de garçon (vite fait) que tu dégages se cogne à tes tenues peut-être un peu trop colorées des fois. Tu n'as pas vraiment le sens du style, il te semble dur d'assortir les choses et même si ça ne rend pas toujours mal, il est souvent particulier de te rencontrer pour la première fois ☼


somebody told me
Elle n'était pas décidé à te garder et pourtant voilà que tu faisais le chemin entre ses jambes comme si de rien était ; c'est amusant de voir à quel point les gens peuvent changer. Tu n'étais au départ qu'une erreur de parcours pour une mère trop jeune dont l'homme avait décidé de se faire la malle avant même que tu ne pointes le bout de ton nez. Il a dit qu'il n'était pas vraiment prêt à assumer ça, qu'il voulait encore vivre et voir le monde tourner tandis qu'elle était cloué au lit. Ce n'est pas comme s'il t'avait vraiment laissé tomber ; l'argent qu'il donnait semblait tomber du ciel et était fort appréciable pour ta génitrice. Finalement, t'as vu le jour -si c'est comme ça qu'on peut le dire, vu les nuages qui se trimballait dans le ciel et les étoiles qui voulaient se faire plus brillantes que la lune, il n'y avait pas vraiment de jour face à tes yeux et la seul lumière éblouissante était bien celle de la salle d'accouchement. Maintenant que tu y penses, c'est peut-être pour ça que les bébés pleurent plus fort que jamais quand ils sortent du ventre, faut dire que ce n'est certainement pas agréable de se faire éblouir après neuf mois passés dans le noir complet -quoi, à ce qu'il paraît, c'est plutôt une histoire de poumons qui se décollent, mais tu fais comme si tu ne le sais pas, c'est un peu plus drôle comme ça.
T'étais un enfant pas vraiment voulu et combien de fois l'as-tu su dans ton enfance ? C'est facile de vivre avec un bébé, vous pouvez bien lui dire ce que vous voulez, il ne comprendra rien de ce qui sort de votre bouche et autant les vipères que les perles, tu n'as pas le souvenir d'entendre cette phrase si souvent répétée ; « mais pourquoi tu es né ? ». Ce n'était pas vraiment de ta faute et tu n'as pas vraiment choisis d'être ici, alors tu ne sais pas très bien pourquoi tu es né, mais tu avoueras que ce n'est pas de ta faute si son irresponsabilité lui a coûté sa liberté. Elle t'aimait, tout de même. Elle avait cette tendre affection pour la chair de sa chair, celui qui est sorti de ses entrailles, celui qu'elle doit élever à la sueur de son front. Elle t'aimait parce que tu es très certainement la seule progéniture qu'elle pourra avoir, elle t'aime parce qu'elle sait que ce n'était pas tellement une erreur, parce qu'elle sait qu'elle aurait regretté plus tard de ne rien pouvoir faire, de ne pas pouvoir mettre au monde, alors au fond, elle ne peut que te chérir, toi petit ange tombé du ciel.
On ne peut pas dire que tu as eu une enfance bien difficile, à vrai dire, c'était un peu le contraire. T'étais pas un gosse turbulent, plutôt du genre à regarder la neige tomber par la fenêtre et demander avant de sortir faire un bonhomme de neige dans le jardin, tu pouvais postuler pour le rôle d'enfant parfait. Sage, tendre, aimant, aidant, tu avais rapidement appris à te débrouiller quand ta mère passait la plus grande partie de son temps clouée au lit à cause d'une fièvre ou d'un vulgaire rhume qui semblait ne pas vouloir partir. C'était un peu habituel que tu sois seul à la maison quand maman allait à l'hôpital pour une raison ou une raison, une raison dont tu ne dois pas t'inquiéter, mon chéri parce que bien sûr, tu ne devais t'inquiéter de rien. C'est un peu comme ça que ça marche, quand on doit protéger ses enfants, n'est-ce pas ? On ne lui dit rien, on lui fait des cachotteries, comme si c'était normal de mentir. Tu pensais pouvoir lui faire confiance, tu pensais que tu pouvais faire confiance à tout le monde ; tu étais un peu naïf à cette époque, tu l'avoueras, et tu ne pouvais te décider à croire que quelqu'un pouvait délibérément mentir mais tu as fini déçu tant de fois et les mensonges à répétition de ta génitrice révélés au grand jour ont quelque peu ébranlé cette confiance que tu avais pour les autres. Tu n'avais plus vraiment envie de t'impliquer, tu n'avais plus vraiment envie d'être déçu et certainement que tu y as trop réfléchis mais tu as fini par t'éloigner d'un peu tout le monde, comme si le mot « ami » était devenu un peu trop précieux pour les autres, tu as décidé de le garder bien au chaud dans un écrin de soie.
Tu n'as donc pas eu d'amis vraiment proches en cette période de ta vie où les enfants sont censés être amis avec tout le monde, autant les hommes que les animaux -et peut-être que ton amour pour les chats était bien plus grand que celui pour l'humanité, et pourquoi pas même les cailloux. Tu n'avais pas vraiment envie que tout le monde te déçoive, tu n'avais pas vraiment envie de faire face au mensonge ; ça te terrifiait que de te dire que peut-être les mots que tu entendais n'avait aucune valeur. Ta franchise sans borne est peut-être née de cette peur sans fond du mensonge qui coûta la vie à ta mère. T'avais à peine une dizaine d'année quand elle est décédée. Tu ne t'y attendais pas. Tu ne t'y attendais pas, parce que tu ne savais pas qu'elle souffrait, parce que tu ne savais pas que c'était si grave, parce que tu ne savais pas que sa santé si fragile dont tu semblais avoir hérité pouvait ainsi la mener à sa perte. Entre larmes et sanglots, tu t'es alors promis de ne jamais mentir à qui que ce soit et tant pis si ça ne plaît pas, tant pis si tu dois blesser des gens -ce n'est pas comme si tu avais réellement quelqu'un à blesser, de toute manière. Quand ta mère a crevé, t'as pu voir la tendre apparition de ton père. Il n'était jamais venu vous voir et tu ne connaissais son nom que par les chèques qu'il vous envoyait avec tant de compassion, pour compenser son absence et sa lâcheté. Pourtant, quand il a fallu venir s'occuper de toi, il a accouru, comme s'il avait vraiment besoin d'un coup de se rappeler qu'il avait une famille. On t'a donc gentiment pris par la main, on t'a dit de venir, et t'as dû quitter ton pays neigeux pour commencer une autre histoire.

C'est un peu comme ça que tu as débarqué dans l'Angleterre sans trop savoir de quoi il s'agissait. Tu n'avais ni la maîtrise parfaite de la langue ni même l'envie d'y rester. T'as longtemps voulu retrouver ta neige et ton froid plutôt que l'air pollué d'une ville trop grande où les pas pressés des passants sur les pavés mouillés te donnaient le tournis. Pourtant, tu n'avais pas trop le choix. Par les forces de la loi, on t'a confié à ton géniteur et il fallait tout simplement que tu te débrouilles avec ça. Tu n'aimais pas vraiment. C'est peut-être pour ça que tu as commencé à t'éloigner des autres. On parle d'une solitude par défaut mais elle était en premier lieu voulu, tu avais juste envie d'être seul. Tu n'aimes pas que l'on te force ni même que l'on te brusque et même si tu n'avais qu'une dizaine d'années sur Terre, tu avais décidé d'être le seul maître de ton destin mais voilà qu'on te mettait de tendres bâtons dans les roues, d'une façon ou d'une autre. C'était un peu fatigant que d'essayer de faire l'enfant parfait, surtout dans une famille déjà fondée. Tu ne t'aies jamais vraiment senti à ta place, mais quoi de plus normal ; tu ne l'étais pas.
Tu avais à présent deux frères, une sœur. Tous plus jeunes que toi. Tu t'es demandé si ton père n'avait pas pris le nom de géniteur un peu trop au sérieux mais très certainement qu'au fond, tu étais jaloux de l'attention qu'il leur avait porté tandis que toi, tu ne voyais qu'un nom et une somme d'argent. Le plus vieux des trois, la fille, elle a quasiment ton âge et c'est comme ça que tu comprends que l'erreur que tu aies ne devait vraiment pas naître ; certainement parce qu'il y avait quelqu'un d'autre dans le chemin. C'est drôle. Personne n'en a jamais parlé, personne ne semble vouloir le voir. Quand tu as essayé d'en discuter, on t'a vite dit de te taire. C'est un peu plus simple comme ça, n'est-ce pas ? Mentir, encore et toujours, parce qu'il le faut. Les enfants n'étaient pas franchement désagréable avec toi et certainement que tu étais le plus grognon de tous. Il faut le voir comme une sorte de révolte intérieure, comme une envie de s'opposer à cette vie qui n'avait pas l'air de te plaire. Tu ne manquais de rien, voire l'argent semblait couler à flot et tu étais pourtant perplexe. Tu n'as rien fait pour mériter cela, pour mériter que tout à coup la vie te sourie.
Ta santé fragile ne t'empêchait pas d'aller à l'école, disons plutôt qu'elle t'empêchait de trop te fatiguer. Tes résultats ne suivaient pas forcément mais tes capacités ont toujours été saluées. T'es allé dans les écoles qu'on avait décidé pour toi, celle que tu devais à tout prix intégrer et tu ne le regrettes pas vraiment. Pincement au cœur. Tu te souviens de tes années lycée. Elles n'étaient pas si mal, au final. T'avais fait de drôle de rencontres, en fait. T'avais essayé de les apprécier -tu les avais appréciées. Tellement. Tu te souviens encore de ton cœur qui bat la chamade et de l'amour que tu as connu là-bas et tu as le cœur qui flanche quand tu te dis que t'as fait le con. Tu te dis qu'une personne comme lui, tu n'en retrouveras certainement pas. Tu te souviens encore de ses cheveux roses et de son sourire et de ses joues rouges et de cette déclaration maladroite et surprenante entre les livres un peu trop roses desquels tu te moquais avant de comprendre que c'était peut-être plus beau que tu ne le pensais. Tu t'en veux un peu, de ne rien lui avoir dit, tu t'en veux de ne pas l'avoir prévenu mais que peux-tu vraiment faire de plus ? T'es un peu un lâche, t'as un peu peur de ce ruban qui vous enchaînait l'un à l'autre et parce que tu as une fois brisé le vase, tu sais qu'il ne sera que plus dur de le reconstruire -et ce n'est pas comme si, de toute manière, tu avais encore de ses nouvelles, allons bon, cesses donc de rêver. T'as eu quelques problèmes, t'es pas resté vraiment longtemps et t'es parti sans trop rien dire. Juste que tu devais retourner chez toi, parce que c'est comme ça. Tu as laissé tout le monde derrière toi et parce que les liens tissés te faisaient peur et parce que l'amour un peu aussi et peut-être parce que tu ne t'aies jamais senti capable d'entretenir une relation responsable, t'as un peu pris la fuite.
Tu as vraiment dû retourner dans ton pays, à vrai dire. Pour un tas de raisons administratives, pour d'autres raisons, parce que t'as de la famille qui s'est souvenue que tu existais, parce qu'il le fallait. Une sorte de retour au source, mais tu n'es pas resté aussi longtemps que tu veux le faire croire. Quand t'es revenu en Angleterre, t'as juste eu peur de reprendre contact avec qui que ce soit, alors tu t'es un peu caché, t'as fait autre chose, t'es allé autre part, tu t'es occupé de toi en égoïste qu'ils diront. T'as un peu plus creusé l'écart entre toi et les autres, c'est ce que tu voulais n'est-ce pas ? Faire que l'on t'oublie. Qu'on essaye de t'oublier, en tout cas. Mais le reste de ta vie n'a été que turbulence. T'as commencé à « changé », c'est le mot que ta belle-mère appréciait utiliser. T'as voulu faire « ton rebelle » et ils disent que c'est parce que tu rentrais dans l'âge con mais toi, t'avais déjà les pieds dedans depuis un moment. T'étais le genre à faire le caïd à l'école. Tu voulais montrer à tout le monde qui régnait, pourquoi. La cour du lycée devait se sentir menacée sous ta petite taille et tes airs de faux mauvais rejeton. C'est pas beau de jouer à ce qu'on est pas, de sembler plus fort qu'on ne l'est vraiment parce qu'un jour ça finit mal, et c'est un peu comme ça que tu t'es retrouvé plusieurs jours à l'hôpital. Rien de bien grave ont-ils dit mais assez pour que ton père veuille se débarrasser de toi. Fais ce que tu veux, mais casse-toi, je te veux plus. C'était en quelque sorte ses mots et tu ne pouvais pas lui en vouloir, il avait raison. Déjà que tu n'étais qu'une erreur, déjà qu'il ne t'avait pas voulu, au moindre faux pas tu ne pouvais que te faire gentiment virer. On t'a gentiment fait comprendre que tu ne pouvais pas faire plus honte à ta famille, on t'a fait comprendre que s'il n'y avait qu'une fierté, c'était tes résultats scolaires qui malgré tout était resté constant. Tu n'étais pas très bon, mais pas très mauvais non plus et parce que ton père voulait un joli nom sur ton CV tu as tenté l'entrée à Millénium. Tu pouvais bien faire ce que tu voulais de ta vie, tant que tu sortais de cette école avec de quoi bien bosser et gagner une jolie somme d'argent- bah oui, il va bien falloir rembourser papa, un jour, n'est-ce pas ? Et avec une grande difficulté, une première fois presque raté, t'as pourtant gentiment intégré l'université. C'était pas si compliqué, tu vois. C'est comme ça qu'on t'a facilité. Parce que ça devait être normal, ont-ils dit, que tu t'en sortes.
Tu n'avais plus qu'à faire tes preuves.
Encore maintenant.
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Mer 3 Aoû - 1:02
Good choice of vava girl.
Good character too, btw.

Rebienvenue ici, sweetie. ~
Hâte de te voir validé, fufufu...



Thanks le vioque. ~

Event de Pâques 2016:
 

Event Noël 2016:
 
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Invité
Mer 3 Aoû - 8:22
Bordel... Je suis fan de ton nouveau bébé. Il est trop chou... :noticemesenpai:

Re Bienvenue sinon...

J'aime comment t'écris ptn.
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Mer 3 Aoû - 9:06
Merci beaucoup vous deux ;____; :love:
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Mer 3 Aoû - 11:41


VALIDATION
BON LOL HEIN EN VRAI J'AI RIEN A TE DIRE COMME D'HAB.

Non, plus sérieusement tu sais déjà tout, et ça me met juste la larme à l'oeil de le revoir de nouveau après tant d'années. (Notre première fois, gnn. ♥)

Donc, donc, je te valide sans souci, tu as plus qu'à aller faire ta vie dans les petits liens que voici ;

♙ Aller recenser ton avatar ;
♙ Créer ta fiche de relations ;
♙ Demander un rp ;
♙ Demander un logement, mais uniquement si tu penses en avoir besoin pour rp,
♙ Créer ton téléphone et ton Twitter si tu le souhaites ;
♙ Rejoindre un club si tu es lycéen ou étudiant.
♙ Et si tu es un dc, n’oublie surtout pas d’aller l’indiquer ici !

Oublie pas de me faire des bbs hein. /die
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