I believe, I can't fly ~

avatar
Artiste des rues
Date d'inscription : 11/09/2016
Messages : 14
Orientation sexuelle : Hétérosexuel
Pounds : 1268
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 19 Sep - 2:27
Aujourd'hui, journée un peu spéciale. Voyons pourquoi...
Hier, alors que tu t'étais préparé comme chaque soir à peindre tout la nuit, tu t'installas et commenças à faire ce que tu avais à faire - on parle bien d'un tag, pas de pisser contre un mur -. A un moment de la nuit, tu entendis des pas venir dans ta direction. Avec vigilance, tu récupéras ton sac - ne contenant qu'une partie de tes aérosols, ce serait déjà ça de sauvé si jamais tu avais à fuir – et tu t'enfonças dans une petite ruelle perpendiculaire. Les pas quand à eux, continuait à s'approcher de toi, cependant, cela ne semblait pas être la démarche d'un policier en pleine ronde et puis surtout que ferait-il par ici. Jamais ils ne venaient dans ce quartier, du moins, jamais ce jour-ci... Non, tu connaissais trop leur routine pour te faire berner, c'était quelqu'un d'autre.
Au croisement de la rue, la personne s'arrêta. Il faisait sombre, difficile donc de reconnaître de qui il s'agissait. Néanmoins, à première vu, le physique de cette personne correspondait plutôt à celui d'un homme. Qu'est-ce qu'il voulait... Qu'était-il venu faire par ici ? Soudain, il s'arrêta et sans regarder dans ta direction il lança « Porthourgh Street, demain, 18h. Soit pas en retard, car on sait où te retrouver. ». Sans même attendre une quelconque réponse, il se remit en route. Après avoir attendu qu'il soit éloigné, tu retournas auprès de ton matériel.

Ce type... Sûrement un membre de gang. Ce qu'il te voulait ? Vas savoir... Tu ne seras fixé qu'en y allant demain. Cependant, cela devait avoir un lien avec ton rôle d'observateur. Ce n'était pas la première fois, qu'on te proposerait un job comme celui-ci. Soit, il ne s'agissait que d'une demande d'informations, où dans quel cas, tu leurs divulguais tout ce qui était susceptible de les intéresser, bien évidemment contre rémunération. Soit, tu leurs servirai de caméra humaine, c'est à dire que tu devras aller dans un lieu précis et relever les infos dont ils ont besoin. Cela pouvait parfois durer 24 heures, c'était donc à la fois risqué et épuisant.

Vous êtes maintenant au courant de la situation.
Tu n'allais pas tarder à devoir partir. Arriver un peu en avance n'est pas un problème, cependant arrivé en retard et cela pourrait se traduire par un excès de violence. Autant vous dire qu'il vaut mieux éviter de prendre ce risque. Avant de faire la route, tu consultas une dernière fois, les informations intéressantes que tu pourrais leur divulguer si c'était ce qu'ils souhaitaient. Tu avais prit l'habitude de tout écrire en rentrant au matin avant de dormir. Au début, c'était pour passer le temps ainsi pour préserver tes sens, car dans la rue, on n'est jamais trop à l'abri, maintenant c'est un moyen de se faire de l'argent, alors pourquoi s'en priver.

Une fois en chemin, tu tentas divers méthodes afin de ne pas sembler trop stressé. Ce n'était pourtant pas la première fois, mais c'est une situation qui restera toujours délicate... Quelques minutes plus tard, tu arrivas au lieu de rendez-vous. Quelqu'un te rejoignis aussitôt et te guida à l'intérieur d'un commerce. Tu parlas aussitôt à un membre clé du gang, cependant tu n'étais pas certain que ce soit le chef de celui-ci, juste d'un bras droit. Il en imposait certes, mais il manquait d'assurance, comme si on lui avait donné des directives dont il essayait de ne pas déformer. Finalement tu avais eu raison, tu allais devoir intervenir sur place afin de récolter des données sur une femme. Tu ne savais, ni son nom, ni pourquoi ils avaient besoin d'en savoir plus sur elle. Tu n'avais qu'une photo que tu glissas dans une de tes poches. De toute manière, tu ne voulais pas en savoir plus, tu n'étais qu'un informateur et tu ne souhaitais pas avoir de lien avec un quelconque gang. Cette manière de faire était justement ce qu'ils aimaient chez toi, c'est pourquoi des missions comme celles-ci devenaient un peu plus fréquente. Alors que tout semblait se passer correctement, un des sbires entra dans la pièce.

« Je crois qu'on nous a vendu, la police est ici. »

Merde... Tu allais devoir fuir très vite, mais ses gangsta te bloquaient le passage de la sortie arrière. Ils étaient lents et chaque secondes de perdues ici, te faisaient perdre quelques mètres vers le chemin de ton appartement...
avatar
Policière
Date d'inscription : 08/09/2016
Messages : 23
Pounds : 934
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 19 Sep - 12:09

  - Qui sont-ils? demandai-je.
   - Une bande de mafieux dont le nom devient de plus en plus célèbre.
   - Pourquoi ?
   - Parce qu'ils prennent leurs trafiques à cœur, tellement qu'ils leur arrivent de tuer quiconque leur aurait adressé un regard.
   - En quoi est-ce qu'il est si diffèrent des autres?.
   - Ils embarquent d'honnêtes hommes et de moins honnêtes hommes dans leur traquenard, contre leur gré.
   - Si même les plus petits criminelles s'y mettent, je vois pas comment on pourrait arrêter ça, faisais-je en m'accoudant à la portière fermée.

   Mon chef m'avait appelée vers onze heure. J'étais déjà sur une affaire de meurtre qui semblait n'avoir aucune explications. Aucun indice ne pointait un quelconque coupable J'ai pourtant passé la scène du crime au crible, j'ai interrogé les témoins maintes et maintes fois: qu'est-ce qui n'allait pas avec cette affaire? La seule chose que nous avons retrouvé sur la scène du crime c'est un foulard noir. Est-ce que c'était une signature, un hasard? Aucune idée. En somme: ça ne faisait pas beaucoup.
  Mais cependant mon chef, lui, avait réussi à identifier une  personne et avait fait le lien entre mon affaire et la sienne. Une seule petite personne.
Moi, je n'avais rien pu faire, et je me sentais vraiment inutile de n'avoir rien trouvé. Et comme s'il ne manquait plus que ça, il avait tracé sa "piste". C'est pourquoi à onze heures, il m'avait convoquée: pour m'expliquer tout ça. Et vers dix sept heures, je devais aller avec lui surveiller sa soi-disant piste. ( La jalousie parle beaucoup...)

   - Vous êtes sûr que votre mouchard va se ramener? faisais-je un peu moqueuse.
   - Pour une raison que j'ignore, une partie du gang doit se rassembler ici, donc oui. 

Je soupirait en faisant non de la tête.

   - Sauf votre respect, comment est-ce qu'on a pu laissé un nouveau gang se former? Je veux dire comment ça se fait? Il n'ont rien: rien que des cendres!
   - Parfois, "rien" c'est déjà beaucoup, répondit-il. J'admire ces gens-là, vous savez Swann, m'avoua mon chef. Ils n'ont rien à perdre, tout à y gagner et réussissent à s'élever dans la société en partant de rien...
   - Mais dans quel camp? Une force voué à grandir du mauvais côté du miroir: allons chef! Reprenez-vous: ces gars tuent à leur guise, ils se prennent pour Dieu et distribuent la mort: qu'y a-t-il d'admirable là dedans ? Le mérite se trouve dans ce qu'on aime pas.
    - Une chose est sûre chez vous Swann: vous êtes impitoyable, fit mon chef en soupirant.
    - Je dois le prendre comment?
    - Comme vous voulez, rétorqua mon supérieur.

  Swann Lewis, comment en était-tu arrivée là? Surveiller des gangsters avec ton chef. Ce gars qui maniait mieux les stylos et les papiers que les armes et les poings.
  J'avais bien l'intention de partager cette affaire avec mon équipière, mais le chef l'avait mise sur le banc de touche. Il tenait absolument à ce que vienne avec lui pour surveiller l'homme qu'il traquait depuis un bout de temps. Soudain, nous voyions deux personnes assez louches ( tant elle étaient différentes l'unes de l'autre) arriver au loin.

   - Je crois qu'on y est: c'est lui. C'est le moment de jouer Swann. Allons-y.
   - Entendu.

   Nous nous approchâmes du lieu dans lequel ils étaient entrés, prudemment: moi en rejoignant un primeur juste en face du petit commerce ( oui: c'était un commerce) et mon chef en s'installant et en lisant un soi-disant journal sur la terrasse d'un café. Rien ne bougeait. Mon chef et moi, nous nous regardâmes comme si nous pensions à la même chose. "Nous n'avons qu'à entrer dans ce commerce et boum."  

Ils étaient deux. Il y avait un gringo et le deuxième... Non, lui ce n'était pas un gringo... C'était tout sauf ça. Je n'ai pas eu le temps de bien l'examiner mais l'air que mon chef avait prit me laissait croire qu'il pensait: "mais c'est quoi ce délire? C'est qui le jeune blanc-bec?!". Ce devait être un gars engagé par le gang. La question était de savoir "pourquoi faire?". Qui était-il?

  Soudain, un autre gringo sortit, je tournai la tête pour qu'il ne me remarque pas et mon chef leva son journal. Un peu trop d'ailleurs... On pouvait clairement voir sa plaque: c'était comme s'il criait "JE SUIS FLIC REGARDEZ!" et puis... Moi, avec ma tenue,  je passais crème: un jeans, des baskets et une veste à capuche et un bonnet noir: j'étais aux couleurs locales.
  Pour mon chef c'était... différent: avec son jeans, sa chemise blanche, son veston et sa veste : il passait pour un riche dans le meilleur des cas et pour un gars suspect dans le pire des cas.  C'est pour ça que le gringo l'a regardé lui et pas moi, il a pu voir sa plaque et son arme.
  Immédiatement il comprit, écrasa la cigarette qu'il venait d'allumer et entra de nouveau à l'intérieur de manière précipitée.

Je quittais mon repère pour rejoindre mon chef, un peu énervée de ses fautes de débutant.

   - Eh! Ici, si on touche les fruits: on paye!
   - La ferme! rétorquais-je en montrant ma plaque.

Marchant d'un pas décidé, j'arrivais devant mon chef et arrachais son journal de ses mains.

   - On est cramés.
   - Comment ça? dit-il stupéfait.

Je lui indiquais sa plaque luisante et il leva les yeux au ciel, l'air de regretter son énorme bourde.

    - Allez chercher votre gilet et on fonce dedans.
    - Je l'ai déjà, fit mon chef en tapant sur sa poitrine.
    - Bon. Bah c'est parti.

   Le chef se mit du côté gauche de la porte et moi du côté droit pour observer. Il valait mieux entrer tranquillement. Je pris ma plaque pour la mettre dans ma poche, enfermée en sécurité: il valait mieux calmer le jeu. Mon chef fit de même et nous entrâmes.
  Rien ne semblait trop anormal, sauf le silence. Comment est-ce qu'un groupe de gaillards pouvaient-ils être aussi silencieux? J'avais la net impression que nous étions seuls dans le petit commerce. Nous ne nous étions pourtant pas trompés de lieu...

   - Il y a sûrement une arrière boutique, soufflais-je à mon chef. On se sépare?
   - Ouais, y'a pas grand chose à explorer on trouvera vite.

   Nous nous séparâmes pour visiter, moi entre les pots de beurre de cacahuète et les bouteilles de sauce piquantes mexicaines et lui entre les sachet de haricots sec et de farine. La porte pouvait être partout: une trappe dans le sol, au bout d'un escalier... Lorsque mon chef  trouva la porte derrière un rayon discret, je sentis le regard du vendeur sur nous. C'était un regard plein de peur et de je ne sais quoi d'autre. Je détestais ces regards là. Ils me rappelaient la façon dont Ross m'avait fixé dans ses derniers instants.

   - Non, calmez-vous, disais-je calmement. Ne faites rien de...

Mais il se mit à crier " Y'a les flics!". Quel crétin! Nous défonçâmes la porte et les premiers coup de balles se firent entendre. Mon chef fut projeté en arrière et je me précipitais vers lui inquiète tandis que tous fuyaient tel des rats croisant la lumière du soleil la lumière.

   - Chef!
   - Swann, soupirait-il un peu à bout de souffle, j'ai rien! Vite! Allez-y!

  Au passage, il écarta sa jambe pour faire trébucher un fuyard. En me retournant, je lui mis un poing! ARGH! Ce qu'ils peuvent avoir la mâchoire dure!

  Enfin, je me précipitais dans la petite salle, sombre et lugubre. Là, un homme braqua son arme sur moi tandis que d'autres fuyaient. Je n'avais pas encore la mienne à portée de main, mais ce n'est pas pour autant que j'allais le laisser faire! Sans attendre plus longtemps, je fis virevolter son arme d'un coup de main et tout de suite après je me pris un poing phénoménal en pleine joue.
 En essuyant le coin de ma bouche, je vis un peu de sang. Je crois que c'est à ce moment là que j'ai arrêté de faire attention à ne pas trop les blesser. J'ai prit mon arme pour lui tirer une balle dans la cuisse, et pendant qui tombait je lui ai mis un grand coup de pied dans le visage.

   - Tu me touche: je te touche...  

  Je déteste qu'on me touche le visage.
  Après quoi, je vis le "non-gringo" fuir par la fenêtre. Il avait vu que je l'avais vu et se précipita au dehors.

   -  Eh! Attendez!

   Je le suivais en passant par cette même fenêtre. Il courait vite pour un gars! Il devait sûrement être habitué, ses pas semblaient être si légers alors que les miens semblaient peser une tonne. Cela ne m'empêchait pas de pouvoir le suivre, cependant.

   - Arrêtez-vous!

Rien à faire. Bip-bip, fonçait sans même m'écouter. Je pris mon téléphone et appelai le post.

   - Agent Lewis! J'ai besoin de renforts sur Porthrough Street!


 Après cela, le jeune homme avait prit de la distance, (je ne pouvais pas appeler le poste et lui courir après; soyons logiques!), nous nous étions enfoncés dans une petite ruelle dont le bout était bloqué par une vieille voiture. Je ne pouvais pas le rattraper -ne me demandez pas pourquoi- mais je pouvais le faire reculer.
 Je dus m'arrêter et commencer à tirer sur la voiture; plus particulièrement vers le réservoir.

  Dès qu'il aurait comprit ce que je faisais: j'étais sûre qu'il rebrousserait chemin pour fuir par la petit ruelle prêt de moi. Je tirais, une fois, deux fois, trois fois.


"Aller mon grand: rebrousse chemin sinon tu vas finir rôti..."

 font]


avatar
Artiste des rues
Date d'inscription : 11/09/2016
Messages : 14
Orientation sexuelle : Hétérosexuel
Pounds : 1268
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 24 Sep - 16:33
Trop lent, beaucoup trop lent... Tu vis enfin la sortie et par instinct tu te retournas afin de jauger la distance qu'il y avait entre toi et les forces de l'ordre. Hélas tu ne t'attendais certainement pas à ce qu'ils soient si proche de toi. Par mégarde, tu laissas donc entrevoir ton visage à une des flics présente sur les lieux. Tu n'avais vraiment plus le choix, il ne te restait plus qu'une solution fuir peu importe là où ça t'emmènerai. Encore une journée fatigante... Tu n'avais vraiment pas besoin de ça aujourd'hui, tu étais encore courbaturé de ton escapade nocturne et à l'heure actuelle, tu aurais préféré très largement rester dans ton lit afin de ne rien glander de ta journée. Cependant, la convocation des mafieux ne t'avait laissé guère le choix et qui sait quand tu rentrerais à ton domicile.

Une fois dans la rue, tu quittas le groupe et choisi de partir en solitaire. Un homme seul est toujours plus rapide qu'un groupe désorganisé. Les mafieux feraient une proie beaucoup plus facile à capturer. C'est du moins ce que tu pensais, jusqu'à ce que tu entendis des coups de feu lancé en ta direction. Tu te retournas brièvement pour analyser la situation, mais sans tes lunettes tu ne vis que des ombres au loin. D'un autre côté, tout ce que tu avais à savoir c'était de combien de mètres tu avais réussi à les distancer. C'est un peu fièrement que tu réalisas la longueur qui vous séparait. Tu continuas donc de courir, néanmoins tu finis par remarquer que tu n'étais pas celui qu'on visait. Non, c'était autre chose... La voiture droit devant toi. On essayait de te couper la route ? Foutaise, essayez toujours !

Comme tu avais créé un peu de distance, tu pouvais te permettre de grimper et d'ainsi passer par les toits. Oh que tu aimerais voir leur tête quand ils verraient que leur stratagème n'avait aucun effet sur toi. Ils l'avaient profondément dans l'os et à vouloir ne suivre que toi, ils allaient perdre toute piste. D'ailleurs pourquoi simplement toi ? Depuis le début, était-ce toi qu'ils cherchaient à traquer et à retrouver ? Mais dans ce cas pourquoi, pour quelles raisons ? Dans quelles affaires avais-tu trempé récemment... Pas tant que ça. Tu avais bien aidé un gang avec la création du plan d'un immeuble, cela ne faisait pas de toi une tête à faire tomber en priorité. Quoi d'autre ? A part ce service là, tu es resté plutôt discret ce mois-ci. Ils ne restaient plus que les tags... Ton visage aurait été découvert grâce à une caméra de sécurité ? Cela semblait improbable, toi qui inspectait de fond en comble la rue bien avant de revenir y dessiner. Non... Tu étais suivi sans raison, ou alors, quelqu'un venait de monter quelque chose contre-toi. Mais dans ce cas pourquoi aurait-il fait ça ? Non... Inutile de devenir paranoïaque. Du moins, pas maintenant. Tu aurais le temps de réfléchir à tout ça une fois de retour chez toi.

Ces pensées s'égaraient dans ton esprit et c'est ce moment de déconcentration qui te fit commettre une erreur. En escaladant le mur, tu venais de perdre la photo que venait de te confier le gang. Autrement dit, tu ne pouvais pas la laisser en plan sur le sol.

Deux choix se proposaient alors à toi. Continuer de fuir et vivre dans la peur d'être retrouvé par le gang ou descendre et dire adieu à ta liberté. Tu n'étais pas naïf, en descendant maintenant, tu perdrais trop de temps, fuir ne serait même plus une option plausible. Quand à se battre, cela risquerait d'être difficile, d'autant plus qu'ils sont armés et que tu ne connais pas le nombre de poursuivants. A un contre dix, tu ne tiendrais même pas une seconde. Il fallait faire un choix rapidement... Hélas entre la mort et l'incarcération, il n'y avait aucun doute sur ce que tu allais entreprendre. C'est ainsi que tu te retrouvas à la même hauteur qu'eux, cinq mètres vous séparez maintenant, suffisamment de temps pour récupérer la photo et la cacher. Puis sans émettre aucune résistance tu t'allongeas au sol et leva les bras en signe d'abandon.

Qu'allait-il t'arriver ? C'était impossible à deviner sans connaître la raison de ton arrestation. Cependant, tu réfléchissais déjà à ce que tu allais pouvoir raconter et ce que tu allais devoir garder pour toi. Il fallait en dire un minimum, mais suffisamment pour rester crédible. Maintenant, c'était à toi de devenir persuasif. Que ce soit auprès de la police, et qui sait plus tard, auprès du gang à qui tu allais devoir rendre des comptes.
avatar
Policière
Date d'inscription : 08/09/2016
Messages : 23
Pounds : 934
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 24 Sep - 23:38
J'avais déchargé mon arme sur cette satanée voiture. Je balançai mon arme plus loin, devant moi et mis mes mains sur ma tête en sortant tous les jurons du monde en voyant Bip-bip grimper au mur et me filer entre les doigts. Quelques balles de plus et je vous assure que j'aurais pu la faire exploser, et...

Hein...?

 Le sprinteur à l'œil barré c'était mis à quelques mètres de moi, allongé par terre, les mains en l'air... Pour être surprise: j'étais surprise. Mon arme était par terre devant lui. Je n'en revenais pas. Non: quelque chose clochait. Un fugitif ne pouvait pas se rendre aussi facilement, pas sans raison. Peut-être qu'il voulait se rendre pour négocier une issue... C'est peu probable. On ne pense pas à ça lorsque qu'on veut sauver sa vie dans l'immédiat. Une réaction à chaud comme celle-ci n'était pas normale. Vraiment pas... Quelque chose était en jeu. Mais quoi? Peut-être que c'était un piège? Peut-être allait-il m'attaquer lorsque je m'approcherais pour le menotter?

  Je le regardai à ce moment-là, de la même manière qu'un enfant regarde un cerf lorsqu'il en croise un par pur hasard. Mes yeux étaient grand ouvert, mon souffle était lent et profond. Je ne bougeais pas d'un poil et le fixais, un air émerveillé collé sur le visage.
  Me réveillant de mon état bizarre, je me dirigeai lentement vers lui et me penchai pour attraper mon arme et la ranger de façon négligée dans son étui, à ma ceinture.

   - Ne bougez-pas... Je vais juste...    

  Je lui passai les menottes. Rien ne semblait trop compliqué. Si seulement toutes mes arrestations se passaient de la même façon... Tout serait tellement plus simple. Je lui serrai les menottes au poignets et le relevai. Progressivement, les sirènes des voitures de police se firent entendre et bientôt; trois gros 4x4 noirs étaient là. Plusieurs agents sortaient et un collègue vînt me rejoindre pour voir si je n'avais rien. Il effleura mon visage de sa main et approcha son pouce près de ma bouche pour voir si ce que j'avais n'étais pas trop grave, mais je mis un coup dans sa main, l'air agressive: on ne touche PAS à mon visage.
  Il se mit à rire, amusé de ma réaction. J'avançai en ouvrant la porte à mon prisonnier et tandis que je le faisait entrer dans la voiture, je vis mon chef sortir un peu en boitant.

   - Chef! Vous allez bien?!
   - Bien joué Swann, fit-il avec peine.
   - J'ai laissé tout les membres du gang s'échapper, chef...
   - Non, mais vous avez eu autre chose de précieux, fit-il en m'indiquant le jeune homme du regard.
   - Chef: il n'est rien...
   - Ne parlez pas sans savoir, me coupa mon chef. Cet homme est LE gars qu'il fallait attraper. Plus que quiconque. Il est un diamant pour nous. Bien plus important que n'importe quel membre du cartel. D'ailleurs... J'en ai eu un.
   - Hein?
   - Oui, "un". Celui que vous avez assommé d'ailleurs...

Après un moment qui traduisait un petit moment de honte, mon chef continue.

   - Félicitations Lewis: vous êtes promue chef sur cette affaire, me félicitait-il en retournant à sa voiture.
   - Je... Merci...
   - Au fait: le p'tit jeune. Faudrait l'avoir sous le coude. Conseil d'ami.

  Après quoi je rentrai dans ma voiture, assise à côté de mon nouveau captif. J'avais commencé ma journée en temps que simple agent spécial et j'allais la finir en temps que chef sur une affaire. Cette nouvelle en disait beaucoup sur les projets que pouvait bien se faire mon chef. Évidement... Je ne pouvais pas ignorer que s'il faisait ça, c'était pour un jour me placer plus haut. La question était"est-ce que j'en avais envie?".
  Rester dans les bureaux, remplir des papiers, passer des coups de fil, répondre aux coups de fil. Réparer les erreurs de ses subordonnés... Je ne savais pas si j'avais envie de rester dans un bureau, avec des restrictions, comme une prisonnière... Sans m'en rendre compte, je me suis endormie. Peut-être ai-je malencontreusement laissé ma tête tomber sur le jeune homme mais heureusement, le chauffeur a freiné très fort, c'est ce qui m'a réveillée et m'a sûrement évité de ne pas baver sur lui...

   - Humpf!

Je défaisai douloureusement ma ceinture de sécurité et sortai Bip-bip de la voiture, le poussant rapidement à l'intérieur, histoire qu'il ne puisse pas voir l'autre gringo. Une fois à l'intérieur je le mis assis sur une chaise à mon bureau et commençai à enlever la veste, les bras à nus; je commençai le plus gros du travail.

   - Debout, mon grand: c'est l'heure de la fouille.

Je l'amenai dans l'ascenseur pour le mettre dans une cellule dans un silence de mort. Quand nous arrivâmes, je lui demandai de retirer tout ce qu'il pouvait avoir dans ses poches, chaussures et de même retirer les vêtement en surplus car dans les cages: il fait bon. Par la suite j'enfilai une paire de gant, pour vérifier que rien ne lui reste et nan: il ne restait rien. Un photo était cependant dans le baquet dans lequel étaient ses affaires.

  Je m'arrêtai pour scruter la photo quand soudain, la porte s'ouvrit derrière mois faisant résonner l'horrible sonnerie de la porte de sécurité. Le gringo débarqua avec mon collègue. La photo en mains, je me retournai vers lui. Il aurait fallu qu'il arrive un peu plus tard pour que mon pigeon voyageur soit moins paniqué...

  Le gringo fixa le jeune blanc bec avec insistance, il fixa aussi la photo... Je les regardaient tout les trois et comprit que cette photo était importante. Je pliai alors les vêtement que je mis dans un sachet spécial puis remplis un formulaire et discrètement, j'avais écrit un mémo que j'avais discrètement glissé dans la main de celui à qui j'avais remis les affaires de Bip-bip. Il fallait mettre un traceur dans le téléphone, dans la semelle de ses chaussure et en coudre un sur les vêtements qu'il avait quitté.

  Peu après, je le fit entrer dans la zone fermée. Pas aérations par laquelle il serait possible de fuir: elle étaient bien trop étroites, une cellule vide et pas de serrure accessible de l'intérieur de la cage, et un gardien "sourd et muet" uniquement à l'entrée de la zone. Bref, une île. Avant de l'enfermer, je passai ma mains sur son visage pour écarter ses cheveux et voir le machin sur son oeil. Aucune réaction de ma part, puis je le fit entrer avant d'entrer moi même. Je pris place à terre et passai le doigt au coin de ma bouche pour retirer le sang sec.
Il fallait bien commencer par quelque chose...

    - Je crois que t'as que deux solutions Bip-bip. Soit tu m'aide et on peut s'arranger, soit je te laisse partir avec le gringo... Mais avant ça, on va devoir vous poser des question sur ça, annonçai-je en sortant la photo de ma poche. J'ai l'impression que ton ami y tiens: parle.

J'eus à peine fini , que j'esquissai un sourire malicieux un peu à la Charlie Stoker.

   - Garde, faites entrer le gringo! On va le mettre au frais ici .

  Sur ce, je me relevai et me retournai pour sortir: évidement, je n'allais pas lui sortir le discours habituel du flic sympa qui répète calmement la même chose jusqu'à hausser le ton. Nan, il fallait battre le fer tant qu'il était chaud.
Mais...


avatar
Artiste des rues
Date d'inscription : 11/09/2016
Messages : 14
Orientation sexuelle : Hétérosexuel
Pounds : 1268
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 16 Oct - 20:34
Pathétique. Tu t'étais fait choper si facilement, à cause d'un stupide gang et son manque de discrétion. Bien sûr, il a aussi fallut que le sort s'acharne contre-toi lorsque cette photo tomba de ta poche. Décidément aujourd'hui, dieu a décidé de se marrer un peu. C'est alors logiquement que tu te fis embarquer par la policière et qu'elle t'amena au poste de police. Tu n'y échapperais pas. Un long et ennuyant interrogatoire n'allait plus tarder et tu ne pourrais pas t'en échapper. En observant la demoiselle qui t'avait arrêté, tu avais vite compris que l'excuse de l'avocat ne marcherait pas avec elle. Au mieux, tu t'en sortirai avec un simple coup de poing dans le ventre, au pire, il irait en pleine face. A ta surprise, le trajet fut silencieux, encore un signe que tu risquerais de passer un enfer... Puis soudainement, la tête de la jeune femme se posa contre ton épaule. Sérieusement ?! Elle était en train de dormir ! Elle n'avait donc aucune gêne ? En plus, toi, tu ne pouvais rien faire, tout ce que tu aurais fait se serait retourné contre-toi. Alors quand le freinage brusque de la voiture la réveilla, tu étais bien plus que content. La frustration passée, tu attendis la fin du trajet sereinement.

Une fois au poste, toi qui t'attendais à un petit bâtiment de quartier fut surprit de voir la taille du bâtiment. Tu faillis même lâcher un « Wow, c'est la police ici. J'ai failli lui refaire peau neuve, il y a pas longtemps ! », mais à moins de vouloir t'auto trancher la tête, il valait mieux éviter. En traversant les couloirs, tu rencontras quelques-uns des collègues de la petite dame. Tu les regardais tous avec une telle indifférence, jusqu'à... Jusqu'à ce que tu vis très jolie femme passer devant toi. Assurément, elle avait un charme qui ne te laissait pas de marbre. En plus, elle semblait avoir le même âge que toi, peut-être aurais-tu une chance ? Non... Non, mais à quoi tu penses là Greg. Ressaisis-toi. Tu ne peux tout de même pas faire ami ami avec la police. Certes tu n'avais rien contre eux au contraire, mais il faut dire que tes actions allaient à l'encontre de la justice.

« ... l'heure de la fouille. »

Quoi ? Tu avais bel et bien attendu, une fouille au corps, maintenant ? Chiotte, aucun moyen donc de cacher cette photo... Peu de temps, très peu de temps. C'est ce que tu avais pour trouver une idée plausible sur le fait que tu détiennes ceci. Heureusement pour toi que tu n'avais pas prit avec toi ton sac avec tes aérosols, tu t'aurais vraiment fait grillé pour le coup. Tu te fis alors enfermer dans une cellule sans aucun moyen de sortit. Bravo, comment allais-tu te débrouiller pour t'en sortir cette fois-ci ? La demoiselle t’ausculta imprégnant ton visage dans sa mémoire. Même si tu parvenais à fuir maintenant, tu devrais changer ton look de pirate.

L'unique occasion se présenta lors de l'entrée dans la pièce du mafieux. Il ne fallait surtout pas que la porte se referme et il l'avait comprit bien plus vite que moi. C'est pourquoi, il tenta à ce moment là de donner un coup au policier qui l'avait amené. Par chance, il l’assomma et bloqua la fermeture de la cellule juste à temps. Cependant il y avait un autre problème, la policière était toujours avec eux et n'hésiterait pas à agir. Pas le choix hein... Tu devais le faire, même si cela ne te plaisait pas tellement de blesser quelqu'un des forces de l'ordre. Tu profitas alors qu'elle ai le dos tourner pour lui assainir un coup derrière la tête. Tu n'y étais pas allé de main morte, mais la situation l'exigeait. Malheureusement, elle eut le temps de voir ton geste venir et même si cela allait trop vite pour qu'elle puisse le parer, cela suffirait à ce qu'elle ne soit pas totalement assommée. Cependant tu avais réussi à gagner du temps et ça c'était déjà quelque chose d'important.

Sans plus tarder, tu filas rejoindre le mafieux qui s'était déjà occupé du garde à l'entrée. Il avait nettement plus de technique que toi, c'était une évidence. Deux détenus dans un poste de police géant. Par où était déjà les ascenseurs ? Ni toi, ni lui semblait vous en rappelez. Et à la première intersection, dans l'action vous vous séparèrent. Au moins l'un d'entre vous risquerez de s'échapper avant que l'information de votre fuite ne soit dévoilée. Seras-tu l'élu ? Et... Bah non... Malheureusement, l'ascenseur était de l'autre côté. Comment faire donc ? Tu pouvais la jouer naturel et passer entre les mailles du filet, mais une fois l'information transmise tu serais capturé de nouveau. Marcher posément n'était donc pas la solution si tu voulais encore avoir une chante de sortir d'ici. Tandis que courir serait trop flagrant. Ta seule solution ? Un local d'entretiens... C'était cliché, mais au moins avec un peu de chance cela pouvait fonctionner. Tu n'avais maintenant plus qu'à prier que le soir arrive sans que l'on ne te découvre ici...
avatar
Policière
Date d'inscription : 08/09/2016
Messages : 23
Pounds : 934
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 24 Oct - 13:20
Comment avait-il osé!

Un peu à la bourre comme toujours mais comment ce sale pirate à la noix avait osé vouloir toucher à mon visage?! Ma tête! Un peu en grognant, je sortais de la cage hurlant aux gardes de bloquer toutes les sorties et de couper l'électricité des ascenseurs.  Je ne savais pas quoi faire, et pendant que je marchais d'un trot rapide et d'un air  consterné, mon esprit me jouait des tours.
Des flash sur certains moment de ma vie ou je me faisais... Frapper, humilier, torturer par Tyler... Sans ménagement. Il n'avait pas de pitié, aucun amour pour moi mais uniquement pour la violence. Je me souviens de comment j'étais faible. Comment il me forçait par le fer à exécuter ses demandes... J'étais une vraie chochotte. Prise d'un excès de rage je tapais dans le mur faisant résonner l'acier creux de ces derniers. De quel droit?!
Ce jour où j'avais retrouve son corps, je m'étais promis que plus jamais je n'aurais peur et que plus jamais un homme ne toucherait un seul de mes cheveux pour me blesser: qu'était donc devenu cette promesse?
Je pris une grande inspiration avant  de sortir rejoindre les bureaux . Ma collègue vînt vers moi un peu inquiète de l'alerte.

 — C'est rien. J'vais régler ça,  la rassurais-je.

Retirant ma veste, je la jetais sur mon bureau et empruntais les escaliers. Je suis sûre que s'il ne m'avait pas attaquée, je n'aurais pas viré en mode "Black Swann". C'est le nom que mes collègues m'ont donné en voyant comment je m'énervais. J'étais assez d'accord avec ce surnom. Il me plaisait bien.

«— Tu n'est qu'une trainée! crie la voix de Tyler dans ma tête. Sale pouilleuse...»

Cette voix m'agaçait et sans m'en rendre vraiment compte; elle excitait ma colère et attisait ma violence. Je pensais juste les arrêter une seconde fois mais mon être en avait décidé autrement: j'allais les emboutir dans le mur, les faire peindre les escaliers avec le rouge de leur sang... Ma colère n'avait pas de limite et il m'était impossible de l'arrêter car je ne la reconnaissais pas.
Tyler avait été bon au début de notre relation. Avant lui je n'avais jamais vu quelqu'un d'aussi bon envers les gens... Ross l'était mais il avait ses limites. Il ne s'énervait jamais, je criait jamais... J'aurais dû sentir l'embrouille. Mais... je suis tombée amoureuse d'une ordure de cette manière.
Ses coups, ses traces et marques de violence contre ma peau. Heureusement, je n'ai plus de stigmates corporelles mais si nous devions parler du mental: je n'aurais pas la même certitude. J'avais radicalement changé. Et j'étais la première à le reconnaître: je cachais ma joie, je n'étais plus aussi aimable et souple. J'étais devenue violente et secrète et surtout j'avais ce gros trou en moi... Cette partie appelée "Ross" qui n'était plus là. L'amour de ma vie, ce que j'aurais pu avoir de mieux sur cette terre. Un trou que personne sauf Ross (ou un Ross numéro deux) pouvait reboucher.

Arrivant dans la cage d'escaliers, j'entendis un bruit suspect. Des murmures... Ils étaient là...  J'avais oublié que nous étions sur mon terrain de jeu: pas le leur. Je sortit mon trousseau de clé et entrai l'étage en fermant la porte à clé. Je mis la main sur mon arme: plus qu'une balle.

Celle-ci; il fallait bien la loger. Allais-je faire une entrée dramatique en mode "haut les mains!" ou un truc du genre " on peut avoir un arrangement!". En fait je n'y ai pas pensé sur le coup. J'ai juste agit.
Me mettant à découvert je tirais ma dernière balle dans le tronc du gringo. Il s'affalât d'une traite, pathétiquement. On pouvait lire dans mon regard, la méprise, le dédain et la hargne que j'avais. Elle n'était pas pour eux, mais c'était eux qui m'avaient permis de devenir comme ça. Il ne restait plus que moi et le pirate. Je balançai mon arme ailleurs: elle m'était inutile vide. Je me mis à courir vers le jeune homme et l'attrapa par son col pour le faire tourner. Il se débattait: ce qui semblait plutôt logique (qui ne l'aurait pas fait?). Je ne sais pas combien de fois est-ce que j'ai pu le plaquer contre un mur pour le calmer et même si cela avait été un tango : les gens l'auraient trouvé violent. Nous nous donnâmes des coups à tours de rôle, nous nous étranglâmes quand soudain, la rage prit le dessus: je lui mis une puissante droite dans la mâchoire, le faisant ainsi tomber. Je n'attendis pas pour poser lourdement mon pied sur son torse, prête à écraser sa gorge de la même manière que l'on écrase un mégot.

 – Un seul faux pas, et je te tue.

Je jetais un coup d'œil à l'autre gars inconscient et arquais les sourcils.

 – Sans l'aide d'une arme. Ça va te faire mal.

Peu après: j'attrapai mon téléphone et envoyai un message à ma collègue comme quoi elle pouvait rétablir le courant et débloquer les sorties. Quelques minutes après des collègues débarquèrent pour m'aider. J'étais dans un état déplorable. Et le jeune bip bip aussi. J'avais donné l'ordre de couper tout contacte entre le gringo et le pirate... Et aussi de montrer la photo au gringo en lui faisant croire que le pirate avait tout cafté. Après un passage à l'infirmerie, j'étais de nouveau sur pied. Avec des douleurs et des bleus, mais j'étais toujours opérationnelle. Une idée me traversais la tête je remplis une seringue d'eau et de glucose avant de retourner dans la salle des cellules. Le Bip-bip avait été enchainé à sa chaise. Prenant une inspiration: j'entrai dans la pièce telle une furie et plantai la seringue en appuyant sur le piston.

 – Ceci est un nano-traceur.

Je le regardai fièrement en prenant place devant lui.

 – Tu cognes bien. Mais pas au bon endroit. Ma collègue est partie à la rencontre du petit gigolo que tu voulais suivre: à son réveille; elle va lui montrer la photo et lui dire que tu nous as tout dit et que tu travail pour nous. Elle est très bonne comédienne tu sais... Ensuite, on le libérera et toi aussi on te libérera: et on verra qui vivra le plus longtemps.

Pendant un instant je le fixai fièrement et croisant les bras. J'allais le faire craquer. Il le méritait après tout ce qu'il m'avait fait.

 – D'après toi: combien de temps il faudra à ton ami pour se réveiller et entendre la nouvelle? Moi je dis (en regardant ma montre) une trentaine de minutes. Alors à ta place: je parlerais.

Je n'avais jamais été aussi... Garce.


Contenu sponsorisé
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Millenium :: Londres ▬ La ville :: Centre-ville-