Sticks like a tack in the back of my mind. ► ft. S. Cartwright El'Hocine

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Barman - Serveur
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Mer 23 Nov - 22:49
STICKS LIKE A TACK IN THE BACK

OF MY  MIND


Autumn [2] || 23h30 – Sticks like a tack in the back of my mind.

Il souffla entre ses mains, les frottant doucement l’une contre l’autre pour tenter de les réchauffer un peu. Taylor avait toujours été le type sensible au froid, dont le nez commençait à rougir dès que les températures chutaient un peu ; le même genre de type qui virait cramoisie quand il s’exposait trop au soleil. Les changements de température, il n’aimait franchement pas ça – il préférait encore un temps franchement froid ou chaud, histoire de savoir à quoi s’en tenir  mais visiblement, la météo n’avait pas vraiment l’air de vouloir lui faire plaisir ces temps-ci. Il pouvait se lever le matin sous un soleil agréablement chaud pour se retrouver trempé comme une soupe dès qu’il faisait un pas dehors. Ce n’était pas vraiment avec la paye qu’il avait qu’il pourrait s’acheter l’un de ces supers manteaux rembourrés qu’il avait vu dans la rue marchande la dernière fois – le genre de blouson qu’il serait incapable de quitter une fois enfilé, quitte à dormir avec pour éviter de subir les températures négatives qui ne tarderaient probablement pas à arriver. Grommelant dans son absence de barbe, il remonta son écharpe sur sa bouche et son nez, enfournant ses mains au plus profond de ses poches, s’égratignant au passage avec ses clefs – qu’importe, elles étaient désormais protégées du froid. L’homme gigota un instant sur place, tentant de se remettre en équilibre sur la barrière sur laquelle il était installé – il avait envoyé un message à Lily en lui demandant gentiment de bien vouloir venir le voir pour qu’il puisse lui rendre deux trois affaires qu’elle avait laissé dans son minuscule appartement – et accessoirement, qu’elle-même ramène ce que lui avait laissé chez elle. Ça se limitait probablement à un ou deux caleçons et un tee-shirt, mais… Les temps étaient durs. Il était quasiment certain qu’elle les avait certainement balancés dès qu’ils s’étaient séparés, mais on était jamais sûr de rien ; peut-être qu’une idée miséricordieuse lui avait traversé la tête et qu’elle était tout à fait disposée à les lui rendre. Il poussa un soupir – franchement, il avait lui-même du mal à y croire. Ça faisait bien dix minutes que l’heure qu’il lui avait indiquée était passée et elle avait toujours été du genre ponctuel, contrairement à lui.

Il soupira, détournant les yeux d’un air vaincu et laissa vagabonder son regard autour de lui. Devant un restaurant, un couple s’enlaçait, des jeunes qui trainaient un peu avant de rentrer chez eux… La population habituelle – après tout, Londres avait toujours été une ville animée le soir. Il sauta sur ses pieds, ramassant son sac qu’il balança sur son épaule – il allait balancer ça. Ou le donner à une œuvre de charité – ça ferait probablement des surpris de tomber sur deux soutien-gorge et une palette de maquillage à peine entamée. Dépité, il commençait à prendre lentement la direction de son appartement, trainant un peu les pieds, son regard naviguant d’un point à l’autre de la rue éclairé, comme un peu perdu – perdu dans ses pensées, comme à son habitude ; des souvenirs un peu épars, le sourire de Lily, ses longs cheveux noirs, ses rares sourires, la bonne humeur communicative d’Alissa, la jalousie de Theo… Un léger sourire lui échappa tandis que ses épaules frémissaient, un frisson le parcourant. Puis il l’entendit – ce n’était pas grand-chose, à peine quelques notes portées par un courant d’air et pourtant ce simple son suffit à le faire frémir jusqu’au bout des orteils, comme si quelque chose se réveillait à nouveau après tant d’années. Presque machinalement, ses pas le portèrent jusqu’à la source du bruit ; ces quelques cordes grattées avec douceur mais fermeté, cette mélodie qui remplissait l’air et lui donnait cette texture pour laquelle il avait vécu si longtemps – le lycée, c’était loin déjà… Des années passées si vite, en un claquement de doigts – ces années qu’il avait perdu et pendant lesquelles il avait rayonné comme un soleil, persuadé d’avoir encore le monde à conquérir. Ses pas l’avaient mené jusqu’à sa destination, et il resta un moment devant le musicien qui jouait dans l’air du soir, indifférent à la nuit ; bras un peu ballants, le sac sur l’épaule, les yeux rivés sur la guitare – depuis combien de temps n’en avait-il pas tenu une ? Son dernier souvenir remontait au moment où il l’avait posée sur le comptoir d’un prêteur sur gages, prêt à la vendre pour payer le billet de train qui l’avait mené jusqu’à Glasgow – grossière erreur d’ailleurs, l’accent gallois avait été exécrablement long à comprendre – même si certains mots avaient eu une sonorité particulièrement érotique durant ces mois-là.

Il souffla à nouveau, reculant pour aller se poser non loin, vaincu bien malgré lui – après tout, personne ne l’attendait et ça le démangeait tellement : ce n’était rien, à peine de la musique de rue ; il aurait été bien incapable de dire si l’autre avait du talent ou non, mais il y avait ce quelque chose qui la rendait si différent, si authentique. Il ferma à demi les yeux, écoutant les notes se mélanger au léger brouhaha des gens qui passaient, aux soupirs des amoureux, aux rires des amis. C’était si loin, déjà – ces soirées passées sur un coin de fauteuil, quelqu’un sur l’accoudoir l’écoutant jouer maladroitement ses morceaux, persuadé d’avoir un talent incommensurable – il lui suffisait tellement de peu pour se contenter à l’époque. Et maintenant… Il rouvrit les yeux, savourant le nouveau silence de la rue. Pause, concert fini ? Il se redressa, prêt à partir. Laissant quand même trainer un peu ses yeux du côté du musicien, histoire de savoir à quoi ressemblait le type qui s’accrochait encore et encore à son rêve – à quoi bon ? De toute manière, ce n’était probablement pas en jouant dans la rue qu’il réussirait quelque chose. C’était évident. L’homme haussa les épaules, plongeant machinalement la main dans son sac pour y trouver un billet qu’il tendit au type, inconscient du soutien-gorge qui s’était accroché à la manche de sa veste. « C’était sympa. »
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Sam 26 Nov - 14:38

oh, ye of so little faith don't doubt it, don't doubt it victory is in my veins i know it, i know it and i will not negotiate, i'll fight it, i'll fight it i will transform

La guitare, Lila, installée machinalement entre tes bras faisant entendre de sa douce voix ; des passants s’arrêtaient ça et là, parfois un instant, parfois plusieurs minutes. Certains étaient là dès le début, parfois tu voyais des visages que tu connaissais par habitude ; des gens qui connaissaient le son de ta guitare, des gens qui avaient appris à apprécier tes petites prestations – il n’y avait rien de bien fascinant là-dedans, juste un homme qui jouait de sa passion pour essayer de se refaire niveau argent et de partager un peu de sa musique. Parfois tu avais un billet, une pièce, et tu les remerciais d’un sourire gratifiant alors que tu grattais la corde un peu plus durement, un peu plus fortement, comme si Voxy, à son tour, les remerciait.

Ce soir est un soi comme un autre ; toujours installée avec Voxy, ta guitare de toujours, toujours ta veste rouge sur les épaules et la carcasse de ton porta guitare ouvert où sont déposes quelques pièces, quelques billets et des fleurs – des fleurs laissés là par une petite fille qui les vendait, avec les fêtes qui approchent. C’était une offre comme une autre et juste pour elle, tu lui avais doucement joué une musique tendre et douce d’un amour difficile mais vrai. Et elle avait adoré ça.
C’était pour ça que tu continuais à jouer en ville.
Malgré les difficultés, malgré le froid, tu réponds toujours présents à une prestation dans les rues de Londres, ville si grand, si immense, et qui t’accueille pourtant en son sein, toi et tes instruments, toi et ta musique. Ce sont pour ces moments-là, ces moments de joies et de surprises mêlés que tu continues à jouer de ta guitare même lorsque le temps ne le permet pas ; il y aura toujours des gens pour t’écouter, des gens pour te donner le sourire, et toi pour le leur rendre. Et c’est ça qui rend le tout si magique, et c’est ça qui fait de toi ce que tu es. Tu vis pour ça, pour ces instants là, et même si ce n’est pas forcément une vie de rêve, tu t’en contentes ; tu es heureux de vivre ainsi, et tu es certain que c’est ça le plus important, en heureux bien pensant que tu es.

Cette soirée passe aussi vite qu’à l’habitude, et bien vite c’est à ton tour de remballer tes affaires. Tu t’apprêtes à ranger Voxy dans son antre quand quelqu’un vient te voir et te complimente ; un billet en main et un soutien-gorge accroché à sa manche, un sourire se dessine sur tes lèvres. « Merci. Mais je ne peux accepter les deux, hélas… C’est un peu trop personnel. » Pouffes-tu doucement sans pour autant te moquer de lui ; tu trouves ça juste drôle que l’on veuille te donner un soutif – en aurais-tu besoin ? Pas sûr que Carlyle en rit autant que toi, pas sûr qu’il trouve ça drôle non-plus. Tu n’en as absolument aucune utilité, et même si tu es touché qu’il veuille t’offrir et un billet, et un soutien-gorge, et bien… Tu ne te vois refuser l’un et accepter l’autre. Alors autant refuser les deux, tant pis pour l’argent mais tu sais que tu ne fais pas de la musique dans les rues pour uniquement l’argent – c’est surtout le compliment que tu fais le plus plaisir. « Vous avez aimer ma prestation ? ça fait longtemps que vous m’écoutiez ? » Et tu aimes bien engager la conversation, connaître d’autres personnes et faire connaissance. C’est rare quand ça arrive, mais encore une fois c’est pour ce genre de choses que tu vis, c’est pour ce genre de choses que tu continues à vivre dans la rue.

©雲
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Dim 27 Nov - 18:50

Le premier truc qui lui vint à l’esprit en entendant l’autre parler fut « De quoi il parle, ce con ? ». Un rapide regard en bas lui apprit qu’il avait emporté un indésirable en ressortant la main de son sac : très chic, noir et dentelle, valant probablement une petite fortune – après tout, Lily avait toujours aimé les beaux sous-vêtements et il devait avouer que ça lui faisait un certain effet, surtout quand elle ne portait que ça. Mais rien dont il ne pourrait se passer – d’ailleurs, si l’autre avait dit oui pour garder le soutien-gorge, ça lui aurait évité d’avoir à se bouger pour déposer ça à la collecte de vêtements. Mais visiblement, l’autre n’avait pas spécialement envie de récupérer le sous-vêtement – en même temps, usagé, ça pouvait se comprendre, surtout qu’il n’était pas certain de l’avoir lavé et qu’il l’avait en plus récupéré sous un meuble. Mais la réponse de l’autre était surprenante – un musicien des rues refusant de l’argent ? C’était bien la première fois qu’il entendait ça – après tout, on ne fait jamais réellement ça que pour la musique, et ceux qui s’en réclament ne sont que des menteurs ou ceux qui ont assez d’argent pour ne pas avoir à se soucier de devoir manger le lendemain. Le trentenaire haussa les épaules, remettant le soutien-gorge fuyard dans le sac et glissant le billet dans sa poche : si l’autre n’en veut pas, tant pis pour lui, les quelques livres lui serviraient probablement à acheter de quoi manger le soir même – ou une boîte de capotes, on est jamais trop prudents, surtout quand on s’appelle Taylor et qu’on a dû mal à réfléchir avec son cerveau par moment.

Il rajusta le sac sur son épaule, jetant un coup d’œil vers le musicien qui n’avait pas bougé de là où il était et qui lui adressait un léger sourire. « Hem, ouais. ‘fin, j’suis arrivé y’a une dizaine de minutes du coup voilà quoi. Mais sinon… » Il haussa les épaules, ne voyant pas trop quoi dire – il était loin d’être une groupie et on lui avait mainte fois répété qu’il n’avait aucun talent et qu’il pouvait être hors rythme à en pleurer, du coup… Il lui adressa un léger sourire – si on lui avait posé la question, se serait-il vu taper la discute avec un musicien dans la rue ? La réponse était très certainement non – les coïncidences avaient voulu que le musicien de ce soir tienne à peu près la route et que le trentenaire se trouvait être très en manque de musique et d’accords – rien de vraiment dérangeant, mais il se posait encore la question de pourquoi il avait eu cette foutue idée de lui adresser la parole alors qu’il n’avait absolument aucune idée de comment continuer la conversation. Il désigna la guitare de la main, trouvant enfin un sujet plus ou moins digne d’intérêt. « C’est quel modèle ? J’ai pas vu grand-chose de là-bas. » Lui avait longtemps joué sur une Yamaha – le modèle, la couleur… Tout ça, il l’avait un peu oublié, comme quelque chose qu’on laisse volontairement de côté pour ne plus y penser.

[#MonCerveauEstEnVacances]
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Dim 25 Déc - 11:58

oh, ye of so little faith don't doubt it, don't doubt it victory is in my veins i know it, i know it and i will not negotiate, i'll fight it, i'll fight it i will transform

Tu te serais attendu à ce que l’homme soit embarrassé, qu’il s’excuse ou autre de t’avoir montré un objet aussi personnel – sûrement le soutien gorge de sa petite amie ou de sa femme, mais apparemment cela ne le dérangeait pas plus que ça. Ou peut être qu’il s’en fiche tout simplement, peut être qu’il n’est juste pas gêné par ce genre de chose, que ce n’est rien de tabou pour lui. Pour toi, ça l’est – tu es un peu trop pur à ce niveau là, même si avec Carlyle ce n’était pas facile de le rester. Mais tu sais que tu rougirais sûrement beaucoup trop si jamais tu en venais à montrer un boxer du roux, ou tout autre chose lui appartenant et étant beaucoup trop personnel. Mais bon, tu es un peu sainte-nitouche sur les bords, et on ne peut pas dire que ton éducation t’a aidé. C’est juste que… non, vraiment, c’est trop personnel, et mon dieu, tu ne sais pas si tu admires cet homme de son sang-froid à tout épreuve, ou bien si tu le trouves étrange de ne pas réagir plus que ça. Mais tu ne dis rien – ce n’est pas ton rôle, pas ton droit, alors tu l’observes tout simplement ranger le soutif et le billet en même temps alors que tu caresses doucement Lila de ton doigt un peu engourdi par ce froid, maintenant que tu ne joues plus.

« Aha, ça a dû vous intéressez si vous êtes resté dix minutes. Habituellement les gens reste une ou deux minutes, et si ça ne leur plait pas ils repartent faire leur petite vie. » Et tu ne leur en veux pas – tu leur en es déjà reconnaissant de seulement s’arrêter pour voir ce que tu fais, pour écouter ce que tu fais ; et tu comprends que les goûts musicaux de chacun sont différents, et dans tes paroles tu ne les critiques absolument pas ; tu es simplement ravis de savoir que l’homme en face de toi soit resté si longtemps. Au moins, tu es sûr qu’il a aimé, ou presque, ou qu’il était intéressé par ta technique… « C’est une classique Cuenca des années 90. Elle commence un peu à se faire vieille, mais elle résiste avec les entretiens. » Et tout en disant ça tu souris d’un sourire beaucoup trop doux, beaucoup trop sentimental – les souvenirs reviennent alors que tu souris tristement en te souvenant de ton frère, de ton père, et de Voxy que tu as laissé à la maison. Tu la sortiras bientôt, d’ailleurs, Lila a bien travaillé cette semaine. « Vous voulez la regarder de plus près ? Elle s’appelle Lila. » Et peut être que n’importe qui à qui tu aurais dit ça t’aurais regardé d’un drôle d’air – tu sais que la plupart des gens trouvent ça bizarre que tu donnes un nom à tes guitares et instruments de musiques, mais les vrais savent, les amoureux savent que les instruments sont plus que des simples objets (même s’ils ne les nomment pas forcément, mais tu sais que de ce côté-là tu es juste beaucoup trop attaché à tes instruments). Tu espères juste qu’il ne va pas prendre la fuite après lui avoir dit ça, c’est la première fois depuis longtemps que tu as une conversation qui dure plus que deux minutes.

hrp ; sorry pour le retard, mais avec les exams et tout j'ai pas eu trop le temps de faire quoi que ce soit ;; en espérant que ce rp t'ira !


©雲
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