I should strap myself in bed, I guess I'll sleep when I am dead ► Isaac Blackheart

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Barman - Serveur
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Lun 28 Nov - 21:10

I SHOULD STRAP MYSELF IN BED

I GUESS I'LL SLEEP WHEN I AM DEAD

Autumn [3] || 15h30 – I should strap myself in bed, I guess I'll sleep when I am dead

Le bar était silencieux. Dans l’arrière-boutique, Alissa faisait le ménage, chantonnant gentiment au rythme de ses coups de balai, dans un rythme désarticulé qui lui était propre. Un sourire échappa à l’homme, ourlant légèrement le coin de ses lèvres. Ça faisait bien quatre ou cinq jours que Alissa était obsédée par cette chanson, la fredonnant à tue-tête quoi qu’elle fasse – et c’était ce qu’elle faisait en ce moment, faisant les poussières en remuant les hanches légèrement, tentant de suivre l’air de la chanson et le faisant soupirer au passage – si on lui avait souvent dit qu’il avait tendance à ne pas suivre le rythme des mélodies, elle, c’était un cas totalement et définitivement perdu. Elle était totalement hors rythme – la seule raison pour laquelle il reconnaissait la chanson était qu’il avait la chance – ou l’absence de chance ? – de l’entendre à chaque fois qu’ils se retrouvaient seuls dans la même pièce. Mais il n’avait pas le cœur de le lui dire aujourd’hui – sans raison particulière, il avait même envie de la chanter à son tour, cette foutue chanson. Il s’étira un instant, retournant ensuite à la contemplation de son verre d’alcool, observant en silence les volutes ambrées qui dansaient au rythme de la lumière. Il était à deux doigts de l’attraper et d’y tremper les lèvres – après tout, c’était bien ça le plus dur : s’empêcher d’y goûter, de retrouver la brûlure tant désirée, de revoir le monde dans ce flou bienheureux qui le rendait plus fort que tout. La seule chose qui l’en empêchait, c’était une foutue promesse et la peur dévorante d’y retomber. La main s’avança doucement, presque félinement, les doigts s’arquèrent mollement pour s’apprêter à attraper le verre… Puis l’instant vola en éclat quand la voix fluette de sa collègue s’échappa de derrière le bar : « Taylor ! Viens ! Tout de suite ! » Il poussa un léger soupir, se levant après une bref hésitation et commença à se diriger vers la source du bruit en abandonnant son verre intouché sur la table. « Qu’est-ce-qui se passe, beauté ? », lança-t-il tandis qu’il s’adossait au chambranle de la porte, les bras croisés et l’air angélique au possible – sauf que Alissa, elle le travaillait au corps depuis un peu trop longtemps pour se laisser encore avoir par l’air d’adolescent dépassé du trentenaire. « Il se passe… Elle était debout sur la pointe des pieds, tenant la caisse en équilibre du bout des bras, titubant un peu sous le poids de l’objet et l’effort fourni, que TU devais bouger ces bouteilles… Il voyait les muscles se gonfler lentement sous la peau claire de son bras nu, se contractant sous l’effort que leur propriétaire exigeait d’eux, et que TU ne l’as PAS fait. » Son sourire s’agrandit un peu plus et il consentit à décroiser les bras, avançant d’un pas vers la jeune femme autour de laquelle il passa les bras, enfouissant son nez dans son cou pour y souffler délicatement. « Espèce… De… ! » Un rire échappa au trentenaire qui tendit les mains à temps pour rattraper la caisse de justesse, perdant un instant l’équilibre sous le poids. La jeune femme se retourna, agrippant rapidement l’oreille du plus vieux qu’elle commença à tirer vers le comptoir, avant de la relâcher, comme on punirait un enfant désobéissant. « T’es impossible ! Tu SAIS que je déteste ça, Taylor ! Tu vas encore aller raconter ça à Theo et il va me faire tout un flan parce que, soi-disant, mon collègue de DIX ans plus vieux me tourne autour ! » L’adulescent lui adressa un sourire qui se voulait séducteur tandis qu’il reculait hors de portée de la main vengeresse qui l’avait trainé jusqu’ici ; il posa la caisse sur le comptoir, se frottant l’oreille un instant avant de commencer à décharger le contenu pour le ranger. « S’il pense vraiment que je te drague, je peux arranger ça… Il évita de justesse la main qui avait subitement décidé de venir faire connaissance avec son bras, tirant la langue à la jeune femme avant de s’éloigner, deux bouteilles en main. Sérieusement, t’as dix ans de moins que moi. Le jour où je m’intéresserai à un mioche n’est pas encore arrivé. S’il est incapable de voir que tu m’intéresses absolument pas de cette manière, peut-être qu’il n’est pas le bon pour toi ? »

Silence. Encore. Il tourna la tête avec précaution, ses yeux bleus gris tombant sur la jeune femme qui lui faisait face, les mains décidément plantées sur les hanches, comme si elle s’apprêtait à conquérir le monde. Elle secoua la tête, claquant sa langue, apparemment décidée à lui faire une leçon en long, en large et en travers sur le comment du pourquoi. « C’est pour ça que t’es tout seul, Taylor. Dans une relation, les deux personnes impliquées doivent faire des efforts. Et ces efforts, ça passe aussi par ne pas rendre l’autre jaloux pour une chose futile qui n’est qu’un jeu au final. Tu comprends ? » Il secoua la tête, un doux sourire effleurant ses lèvres tandis qu’il la regardait avec affection. « T’es mignonne, Alissa, mais si je suis seul, c’est parce que je l’ai choisis. Comme tu dis, il faut faire des efforts, et tu sais à quel point ça me soûle comme pas possible, pas vrai ? Tu pourras répéter ça autant que tu le voudras, mais je ne vois pas l’intérêt de me donner la peine pour un truc voué à l’échec chez moi. » Ils s’affrontèrent du regard pendant de longues secondes, chacun sachant que l’autre ne dévierait pas de son point de vue, et chacun sachant que Taylor ne changerait probablement jamais d’avis là-dessus – elle avait déjà croisé l’une de ses ex-petite-amie : une fille très bien sous tous les rapports, qui avait juste fait l’erreur de croire qu’elle était autre chose pour le trentenaire, qu’elle pourrait construire quelque chose avec lui, avoir une relation saine et mature avec un adulte, totalement oublieuse que l’attitude typiquement adolescente du trentenaire n’était pas qu’un moyen d’attirer l’attention, mais une manière de vivre qui n’était pas compatible avec les attentes du monde autour d’eux. Elle était partie sans faire de vague, sans vouloir s’appesantir sur la rupture. Mais Alissa n’était pas stupide – elle avait bien vu la tristesse latente de la femme avant qu’elle ne sorte du bar, une tristesse qui n’avait pas trouvé d’écho chez l’homme. Comme si quelque chose était cassé – ou n’avait jamais fonctionné. Oh, il s’attachait aux gens – elle le savait – il pouvait même tomber amoureux, elle en était certaine. Mais ces moments passés à séduire et à attirer l’autre, c’était la cristallisation des efforts inutiles dont il parlait – mieux valait laisser tomber et courir après des proies faciles. Elle secoua la tête, sortant de sa rêverie pour adresser un sourire presque maternelle à l’homme. « Allez, dépêchons nous de ranger ça, papy. L’heure de l’ouverture approche et on a encore des tables à nettoyer. » Elle s’approcha de la table et du verre abandonné plus tôt, l’attrapant du bout des doigts pour aller le vider dans l’évier, pensive. « Tu sais… Ce serait dommage que ça m’échappe un jour que c’est à cause de toi que le whisky du patron diminue de manière anormale… Surtout si c’est pour le balancer dans l’évier sans même le boire. Elle lui adressa un clin d’œil complice. Ce serait bête que ça m’échappe simplement parce que tu as trop cherché à ennuyer Theo… » Nouveau silence. « Garce. » Elle eut un rire. « Je sais. Allez, passe la serpillère. »

Il obéit sagement, empoignant le manche du balai et y nouant lâchement le tissu qu’il trempa dans le seau, l’air un peu absent. La jeune femme lui jeta un coup d’œil, l’air méfiante – il avait été anormalement calme aujourd’hui ; on était un samedi en pleine après-midi. Il aurait dû être monté sur ressort comme s’il avait avalé un pack entier de boissons énergisantes avec du soda. Mais là, rien du tout – il était même carrément silencieux. Pas de solo de guitare ni de concert improvisé, pas de mains suspectes… Elle aurait pu croire qu’il s’était rangé, mais elle le connaissait trop bien. « Taylor, qu’est ce qui se passe ? » Elle avait plaqué les mains sur le comptoir, le regardant d’un sale œil, comme si elle devinait tout à fait ce qui pouvait bien le tracasser de cette manière. Il fit la moue, appuyant son menton sur le bout du manche du balais, la fixant en silence quelques instants. « … T’aurai quelqu’un qui chercherait un colocataire dans tes contacts ? Disons que. Hm. Lily ne m’a pas laissé que des sous-vêtements, en cadeau. » Disons qu’elle avait accessoirement totalement ruiné un mur de son appartement et que son propriétaire en profitait pour le mettre à la rue – après avoir refusé de lui rendre sa caution, parce que c’était lui le responsable de ce qui se passait dans son logement. Avoir régulièrement payé son loyer en retard durant les derniers mois avait probablement joué – surtout quand les billets étaient parfois imbibés d’alcool à cause de clients maladroits. Il aurait dû se douter que ça se passerait comme ça ; mais en l’état, il était un peu trop dans la merde pour se soucier de tout ça. Il logeait chez une connaissance depuis quelques jours déjà, mais n’aimait pas spécialement l’idée de ne pas être chez lui - et surtout de ne pas pouvoir se balader à poil pour ne pas choquer la gamine de la connaissance en question. Ils se fixèrent en chiens de faïence quelques longs instants avant que la jeune femme ne soupire, passant la main dans ses courts cheveux bruns. « J’vais voir ça. J’ai peut être quelqu’un mais j’garantis rien. » Il se sentit soulagé qu’elle ne posa pas plus de questions : après tout, elle l’avait suffisamment emmerdé avec sa rupture pour savoir que Lily n’était pas toute blanche dans l’histoire. Elle s’éclipsa dans l’arrière-boutique, son téléphone à la main, le laissant seul pour savonner le sol – pour une fois qu’il faisait le ménage quelque part, autant bien le faire.
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Costumier
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Sam 3 Déc - 20:00
Défaisant calmement les boutons de sa chemise, Isaac fixait son frigo vide en soupirant lourdement. A force de devoir payer un loyer pareil, s’affamer devenait nécessaire. Son estomac gronda de colère face à ce néant froid. Une simple grimace d’agacement y répondit et il se servit un verre d’eau pour essayer de calmer la faim qui tenaillait son ventre. Au même instant, son téléphone s’occupa rapidement de lui changer les idées et la voix d’Alyssa lui arracha un sourire. Peut-être aurait-elle une bonne nouvelle, ou un morceau de pizza ! Et rapidement, elle lui annonça que c’était une bonne nouvelle qu’elle avait. Elle le força à se déplacer jusqu’au bar où elle bossait pour rencontrer « l’homme parfait », celui qui deviendrait son colocataire et lui permettrait de manger à sa faim ! Sans réfléchir davantage, Isaac sauta dans ses chaussures et fila jusqu’au bar.

En poussant la porte, son regard croisa celui d’un homme aux cheveux clairs. D’un œil septique, Isaac le détailla de haut en bas. Pour qui se prenait ce gars ? Un gamin ? C’était quoi ces fringues ? Même un enfant ferait mieux. Il ressemblait à un étudiant raté qui n’avait toujours pas fini de cuver de sa soirée dernière et ramassait ses fringues dans la rue. Il ne manquait plus que l’odeur de bière moisie et le tableau serait complet. Retroussant son nez avec dégoût, le brun se mit rapidement en cherche de la demoiselle, sans dénier adresser la parole au balayeur. Cette dernière se montra vite et comme d’habitude, vint l’enlacer brièvement.

« Isaac ! Tu as fait vite ! »

Un léger sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’il la repoussait doucement pour remettre sa chemise convenablement, peu désireux d’y voir apparaitre des plis non désirés.

« Tu as su dire ce qu’il fallait pour me donner envie de venir. Tu me le présentes alors ? Il est comment ? »

Nerveux, souhaitant faire bonne impression face à cet être de perfection qu’il allait rencontrer, Isaac se recoiffait une fois encore, glissant ses doigts soigneusement entre ses mèches. Elle rit un peu et l’attira vers le déchet. Bien évidemment, à aucun instant le jeune adulte ne put concevoir qu’elle lui présentait ce type. Aussi lorsqu’elle les présenta l’un à l’autre, Isaac tendit sa main, dégoutée et força un sourire qui se rapprochait plus de la grimace étant donné l’aspect dépité de ses sourcils et du coin de ses lèvres tirant vers le bas.

« Isaac Blackheart. Enchanté. Vous connaissez quelqu’un qui cherche à partager un appartement alors ? »

Il entendit un pouffement contenu venir de la serveuse. Il lui lança donc un regard incompréhensif. Avait-il quelque chose dans le dos ? Son pantalon s’était-il déchiré ? Il espérait sincèrement que non ! Ça serait la pire des choses qui puissent lui arriver !
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Mer 7 Déc - 21:45
Alissa était rapidement revenue de l’arrière-boutique, rangeant son téléphone d’un air satisfait, un léger sourire en coin ; le trentenaire la fixa quelques instants, quelque peu troublé – après tout, elle faisait bien rarement cette tête et c’était généralement synonyme de problèmes à venir. Toutefois, étant donné qu’elle s’était donné la peine d’au moins contacter quelqu’un pour pallier à son problème, il pouvait bien lui laisser le bénéfice du doute. Il haussa les épaules, retournant à sa serpillère. « Je l’ai appelé, il ne devrait pas tarder à arriver. Il est un peu… Spécial. Essaye de bien te tenir, okay ? » Il y avait comme une note préoccupée dans son ton, mais il laissa glisser – il n’avait vraiment pas envie de continuer à se réveiller pour faire face à un môme le fixant avec des yeux grands comme une soucoupe en lui demandant s’il était son nouveau papa – c’était le truc le plus flippant auquel il avait jamais eu affaire jusqu’à présent. Surtout en prenant en compte qu’il n’avait jamais eu l’intention d’avoir des enfants – Lily lui en avait vaguement parlé pendant un moment, avant qu’elle n’abandonne – ça faisait probablement partie des raisons de leur rupture et de la destruction partielle de son appartement. Il n’avait jamais eu le moindre atome crochu avec ces êtres humains miniatures, mis à part quand il en était un lui-même : se prendre la tête dans des discussions sans queue ni tête, s’extasier devant un dessin se rapprochant plus d’un déchet que d’autre chose… Il n’avait jamais eu qu’un vague exemple de ça dans sa propre enfance, alors faire semblant pour à son tour lui était quelque chose de parfaitement anormal. Du coup, il préférait nettement se retrouver avec un psychopathe en puissance, s’il devait choisir.

Sa collègue était passée derrière le bar, nettoyant quelques verres tandis que Taylor bougeant les chaises et tables pour les remettre à leurs places d’origine quand la porte du bar s’ouvrit, un inconnu y entrant malgré la pancarte « closed » qui se balançait devant. Il ne dit cependant rien, se contentant de le dévisager en silence tandis que l’autre en faisait de même, dissimulant très mal le léger dégoût que sa personne avait l’air de provoquer chez lui. Le trentenaire haussa un sourcil, attendant qu’il lui tourne le dos pour renifler discrètement – histoire de savoir si c’était lui qui puait ou si l’autre avait simplement un pet au casque. La seconde réponse semblait être la bonne d’après son nez, il décida donc de ne pas s’en préoccuper plus que ça et de retourner à ce qu’il faisait. Alissa avait l’air de le connaître vu la manière dont elle le salua, le prenant même dans ses bras – il était quand même rudement bien élevé, lui en aurait profité pour l’agacer d’une manière ou d’une autre – ce qui expliquait le fait qu’elle ne le prenne jamais comme ça dans ses bras. Il les écoutait distraitement, se doutant bien que ce type était celui qu’elle avait l’intention de lui présenter. Qu’avait-elle dit, déjà… Spécial ? Et qu’il devait se tenir ? Lui en voudrait-elle s’il mentait un peu sur son CV ? L’autre avait l’air d’être un total freak, vu la manière dont il lissait sa chemise pour éviter les plis après avoir enlacé Alissa, ses chaussures cirées comme s’il sortait pour un entretien et la façon dont il avait grimacé quand il l’avait vu. Une fois face à face, la main tendue vers lui lui donna une idée un peu plus précise du type qu’il avait en face de lui : il le regardait comme s’il était un déchet ambulant qui avait l’audace de respirer le même air que lui.

Oh, elle allait tellement lui en vouloir.

Il esquissa un sourire presque charmeur, lissant ses cheveux d’une main tandis qu’il attrapant l’air pour la serrer brièvement. « Fox Taylor. Je pense que tu… Vous parlez de moi. Mon ancienne petite-amie a ruiné mon appartement – bon, en vrai, il avait probablement dû aider et les cafards venaient certainement de la pizza tombée sous le canapé, mais passons – du coup, je me retrouve un peu à la rue actuellement, vu que mon propriétaire m'a mis à la porte à cause de ça – et aussi les cafards, les loyers impayés... Il avait toujours ce doux sourire poli en coin, l’air quasiment convaincant vu les gros yeux qu’Alissa lui faisait derrière le dos du type. Je loge actuellement chez quelqu’un, mais je ne veux pas m’imposer plus longtemps – il n’en pouvait vraiment plus de supporter son moutard et ses braillements – donc… Je suis effectivement à la recherche d’un appartement au loyer raisonnable ; quitte à être en colocation. » Sa collègue agitait les bras en silence derrière l’autre type, lui faisant signe de se taire et de ne pas en rajouter une couche. Vu sa tête, elle allait probablement lui faire sa fête après pour avoir tenu un discours aussi poli et trompeur.
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