[Terminé][événement Saint-Valentin 2017] Bad Daddy and Grumpy Teacher

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Mer 15 Fév - 23:57
Le petit tintement agaçant retentit dans la pièce et tu fais tes adieux, sans aucun regret, à la jeune femme précédemment assise en face de toi. Tu en as déjà marre, tu as hâte d'en finir. Ce sont toujours les mêmes questions  qui sont posées, le même sourire que tu t’efforces d’afficher… Et ces quelques minutes passées à jouer le brave type deviennent une éternité.

Après réflexion, tu trouves que cette chemise d’un rouge sombre que tu portes n’est pas si sobre. Tu as oublié en quel honneur tu l’as achetée, cette soirée n’est pourtant pas un événement important. Voulais-tu plaire ? Capter l’attention de ton interlocuteur pour mieux séduire ? Tout porte à croire que tu devras garder tes bonnes idées en réserve pour un autre soir.

Tu te décales vers la table suivante et te laisses tomber lourdement sur ta chaise. Il y a tellement de lieux plus adéquats pour rentrer chez soi accompagné, tu perds ton temps, ici. Tu décides de changer de tactique, tu croises nonchalamment tes jambes et pose ton regard sur le nouveau venu.

-Bon-

La surprise fissure l’ennui qui avait fait sienne ton expression. Instantanément, tu te redresses et décroises les jambes. Tes sourcils, haussés, ne tardent pas à se froncer.

-Monsieur North ?! tu t’étrangles d’un ton outré.

Tu réalises que tu as parlé trop fort et tu jettes un regard autour de toi, vérifiant qu’on ne vous dévisage pas d'un air suspicieux, avant de reprendre un peu plus bas, cette fois avec consternation :

-Ne me dites pas que vous venez chercher votre fille en retard à la garderie parce que vous vous adonnez à ce genre d’activités ludiques.

Tu sais qu’il peut clairement lire ce que tu penses de lui dans tes yeux ambre qui le foudroient sur place.
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Jeu 16 Fév - 15:03

La soirée allait être longue. Tu le savais déjà depuis qu’on t’avait annoncé que t’allais devoir jouer le jeu, mais depuis que ça a commencé tu t’en rends réellement compte. Les gens sont sympas, c’est pas vraiment le problème, ils sont polis, ils sont gentils, ils ne tirent pas la tronche… Mais quand on sait que toi t’es pas là de ton plein gré, t’es pas là pour repartir avec des numéros, t’es pas là pour te trouver quelqu’un. T’es là pour espérer avoir un petit peu plus d’argent et peut-être pouvoir offrir un petit cadeau à ta fille à la fin de la semaine, parce qu’après tout ça fait longtemps que tu ne lui as pas acheté un petit truc pour elle.
Alors tu supportes. Et tu espères que la soirée se terminera bien avant minuit que tu puisses retourner chercher Izzy chez Iestyn et Caelan pas trop tard quand même. La clochette retentit et tu abandonnes ton partenaire de quelques minutes pour changer de table. La personne suivante est déjà installée et sur le coup tu ne tilt pas, c’est seulement quand il t’appelle par ton nom que tu le regardes plus sérieusement.

Oh putain.

Il fallait sérieusement que tu tombes sur cette personne ce soir. La pire personne que tu pouvais croiser ce soir, certainement.

« Monsieur Hamilton. »

Tu t’installes tout de même à la table, parce que bon tu vas pas rester debout comme un idiot malgré le fait que l’idée de partager une table avec le professeur de ta fille ne te met pas plus en joie que ça. Il te fait déjà le sermon auquel tu t’attendais et tu pousses un léger soupire en secouant légèrement la tête.

« Non. Isabella est chez son baby sitter. Et moi je suis là pour le travail. »

T’as pas envie de passer pour quelqu’un que tu n’es pas, alors tu lui dévoiles ta couverture assez vite. Faut dire que t’es certainement déjà assez bas dans son estime comme ça, tu le vois très bien à la façon dont il te foudroie du regard, pas besoin d’être plus bas que terre.

« Je devais juste servir au bar normalement. Mais on m’a demandé de participer parce qu’il manquait des gens et pour pas faire partir la clientèle. »

Un soupire t’échappe alors que tu poses ton dos contre le dossier de ta chaise, croisant les bras sur ton torse. Tu relèves le regard vers lui quand une idée te traverse la tête et te fait légèrement rire.

« Et vous alors ? Vous n’avez pas de copine le soir de la Saint Valentin ? C’est triste quand même. »
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Sam 18 Fév - 16:59
Au premier abord, son excuse plus qu’absurde te laisse perplexe. Alors tu la répètes avec dédain.

-Le travail ?

Tu croises tes bras sur ta poitrine, tel l’homme en colère que tu es, sans réaliser que vous exécutez le même mouvement quasi en même temps.

Tu ne le crois pas.

Tu ouvres la bouche sans que ta mâchoire ne se desserre pour autant, prêt à déverser sur lui un flot de paroles acerbes, mais ce père irresponsable assis en face de toi a tôt fait de te devancer. Sûr que les mots sortent plus vite lorsqu’ils n’ont pas besoin de passer par un cerveau. Non, bien sûr que non, tu ne fais pas preuve de mauvaise fois. Tu es réaliste. Quelle est cette pique puérile digne d’un enfant de maternelle ? Tes élèves ont plus de jugeote que lui.

-Pas besoin d’être en couple pour s’amuser.

Tes lèvres s’étirent avec délice et ta figure se détend aussitôt qu’une idée de génie te traverse l’esprit. Ce type t’énerve tellement. Pour une fois que sa fille n’est pas là, tu as cartes blanche pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Tu veux le faire tourner en bourrique pour les quelques minutes que vous allez passer en tête à tête.

-Dites-moi, vous préférez les hommes ou les femmes ? Ah ! Pardon ! Je suis indiscret, là, non ? Je vous dérange ?

Tu te penches vers l’avant, tes yeux plantés dans les siens. Oh oui que tu le déranges ! C’est jouissif.

Tu es vraiment un emmerdeur quand tu le veux.

Tu fais semblant de rire, l’empêchant de se faire entendre s’il veut répliquer, et tu continues :

-Puisque vous avez une fille, je suppose que la question ne se pose pas… Pourtant…

Tu murmures ce dernier mot. Tu tends le bras et prends sa cravate entre ton pouce et ton index, en caressant doucement le tissu.

-C’est un joli cravate que vous avez là, tu lances soudain tel un cheveu sur la soupe, coupant ta narration alors qu’elle s’apprêtait à atteindre son paroxysme.

Sans prévenir, tu tires sèchement dessus, amenant son visage à proximité du tiens, ne le quittant toujours par du regard – et tant mieux s’il s’étouffe ! Tandis que ton souffle chaud effleure sa peau, tes lèvres articulent sensuellement les quelques paroles qui brûlaient ta langue dans l’attente d’être prononcées :

-Pourtant, en tant qu’homme, je ne peux pas vous être insensible en vous voyant vous balader dans ce costume moulant.

Intérieurement, tu exultes.
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Sam 18 Fév - 17:50
Il ne te croit pas, tu le sais. En même temps est ce qu’il t’a déjà cru une seule fois quand tu donnais tes excuses pour ne pas arriver à l’heure pour chercher Isabella à l’école ? Non, jamais. Et pourtant tu avais toujours une bonne excuse, quand ce n’était pas Iestyn qui allait la chercher. Non, clairement, il t’avait dans sa ligne de mire et tu pouvais facilement penser qu’il n’était certainement pas aussi intransigeant avec les autres parents. Il fallait que ça tombe sur toi, parce que tu as le malheur de ne pas avoir le même train de vie que tous les autres. Et c’est cette différence qui le dérange certainement. Si tu voulais être un minimum reconnu, certainement que tu lui balancerais tout ce que tu as traversé ces dernières années à la figure pour qu’il ferme son clapet, mais t’es bien trop humble pour ça. T’as jamais vraiment été du genre mauvais, t’as jamais souhaité le mal de personne, et c’est certainement ce qui te fait le plus défaut : tu te laisses marcher sur les pieds. Si Iestyn savait ça, il t’engueulerait certainement comme quand il t’engueulait quand tu hésitais à quitter Nora.

Alors tu portes tes faux semblants, et tu feins l’intérêt de savoir ce qui l’amène ici, comme si ça t’intéressait vraiment. Intérieurement, tu avais certainement posé la question pour te moquer de lui, parce que dans le fond, pour quelqu’un qui remet beaucoup en question ta façon d’éduquer ta fille et de t’occuper d’elle, il n’a même pas quelqu’un pour partager sa vie. Sans compter que tu ne connais pas son âge, mais tu sais que c’est la première année qu’il enseigne à l’école d’Isabella, donc tu ne lui donne pas plus de 25 ans. Autrement dit, il ne connait rien de la vie, autant qu’il ne connait rien de la tienne.

Mais tout ça, t’as certainement pas le courage de le lui balancer. Sans compter que ce n’est certainement pas l’endroit pour ce genre de propos. Tu ne voudrais pas risquer de te faire virer et perdre ta paye de la soirée pour un idiot comme lui.

Sa réponse ne te surprend pas tellement, et tu gardes ton air de marbre face à son sourire taquin. Tu tique seulement quand il te demande si tu es plutôt homme ou femme en matière d’attirance sexuelle. S’il te dérange ? Certainement, un peu. Mais pas vraiment au point de t’énerver. De toute manière il connait bien la réponse puisqu’il connait Isabella, et tu ne l’as pas vraiment eu par l’opération du saint esprit. S’il y a bien une seule chose positive qui ressort de ton mariage, c’est ton adorable petite fille. Sans compter que tu as toujours cette maudite alliance à ta main gauche, malgré le fait que tu n’aies plus personne dans ta vie depuis un moment maintenant.

« Vous êtes donc plutôt intelligent. »

Tu réponds ceci de but en blanc, même si le jeune homme ne te laisse pas vraiment le temps d’en placer une. Tu te demandes même s’il n’a pas déjà trop bu pour ce soir, pourtant la soirée n’est pas commencée depuis très longtemps. Tu soupires intérieurement à l’idée que le professeur de ta fille ne tienne pas tant l’alcool que ça. L’image que tu aurais de lui deviendrait assez négative pour le coup, mais bon.
Cependant, tu es plutôt surpris quand il vient se saisir de ta cravate. Haussant un sourcil en l’observant faire, détaillant son comportement du regard. Il te parait vraiment étrange, c’est juste… Malaisant, en fait. Le fait qu’il change de sujet comme ça ne fait que te conforter dans l’idée qu’il a certainement trop bu. Mais tu n’as pas le temps de répliquer qu’il tire soudainement fort sur ladite cravate pour te faire t’approcher de lui. Surpris par la brutalité du mouvement, tu n’as pas pu bloquer pour rester en place et plie donc à ses exigences du moment. Vos visages se retrouvent rapprochés, mais tu n’es pas de ceux qui baissent les yeux les premiers. Tu soutiens donc son regard, malgré le fait que sa poigne sur ta cravate te coupe un peu la respiration. Mais c’est encore vivable.

Tu comprends que t’es certainement réellement dans de beaux draps quand tu l’entends prononcer ses petites avances, sentant son souffle chaud près de ta peau. De ce que tu peux sentir, tu ne pourrais pas dire qu’il soit alcoolisé et du coup, t’es pas certain de devoir être inquiet ou non concernant la véracité de ses propos.

« Désolé de vous décevoir mais… Comme vous l’avez bien déduit il y a quelques minutes, je suis de ceux qui préfère avoir une jolie femme dans leur lit… Et sans vouloir vous vexer, vous me paraissez un peu trop jeune pour moi. »

Tu gardes ton sang-froid, toujours très professionnel. Honnêtement, si tu n’étais pas en train de travailler certainement que tu l’aurais repoussé et lui aurait fait comprendre que ses gestes ne servaient à rien. Mais t’étais bloqué par ce fichu contrat et cette éventuelle prime qui te pendait au nez.
Alors délicatement tu poses ta main sur la sienne pour le faire légèrement lâcher prise et pouvoir respirer un peu mieux en te redressant légèrement.

« Mais merci pour la cravate. C’est l’uniforme de l’établissement. Si j’avais su qu’on m’étoufferait avec je l’aurais laissé au vestiaire. »

Tu esquisses un petit sourire, légèrement forcé, tu veux toujours garder cette fausse bonne impression malgré tout. Mais intérieurement, t'es tout de même pas mal perturbé par ce genre de comportement qu'il adopte avec toi. Comment croit-il que tu vas le regarder maintenant quand tu vas aller chercher Izzy à l'école?
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Sam 18 Fév - 20:02
Ton petit tour de charme n’a pas l’air très efficace puisque ton interlocuteur en plus de demeurer de marbre fait preuve d’un parfait sang froid dans ses réponses, presque de… professionnalisme. Travaillerait-il vraiment ? Tu commences à avoir un doute. Au bout du compte, tout ce que tu as pu observer chez lui, c’est la couleur de ses yeux à laquelle tu n’avais jamais prêté attention. Tu es déçu, il reconnaît d’ailleurs lui-même qu’il te déçoit, c’est peu dire à propos de l’ampleur de ta déception ! Tu n’as pas abandonné pour autant – entre s’amuser un peu ou s’énerver dans une mesure que tu ne peux pas prédire, tu as tôt fait de choisir – et tu fais la moue. Tu le laisses se défaire légèrement de ta poigne, tu es surpris qu’il ne soit pas plus violent, même qu’il ne t’oblige pas à complètement lâcher prise puisqu’il te permet encore de chipoter au bout de sa cravate.

Une pensée troublante traverse ton esprit. « C’est donc ca, un papa ? » Mais tu la chasses aussitôt tant tu trouves toi-même qu’elle a une connotation bizarre. Il n’empêche que tu viens de reconnaître ce « père indigne » en sa qualité de père. Cela t’irrite. Sa petite plaisanterie aussi, parce qu’elle t’aurait presque fait rire et que t’es bien obligé d’admettre que son excuse du « je bosse » est peut-être valide.

Tu soupires légèrement, ne remarquant pas la facette crispée de son sourire. Tu ne te gênes pas pour jouer avec l’extrémité de sa cravate tout en prenant appui sur ton code.

S’il n’aime que les femmes, au fond, c’est d’autant plus parfait. Ton objectif c’est de le mettre mal à l’aise au possible. Tu veux qu’à l’avenir, il ne sache plus où se mettre quand il te verra – soit cinq jour par semaine en moyenne, rien que ça.

-Je ne suis pas assez joli pour vous ? Je suis majeur, vous savez, vous n’avez rien à craindre.

Tu lui dis ça en regardant dans le blanc des yeux, sans ciller, avec un sérieux admirable.

-Puis si en plus Isabella est chez son baby-sitter, vous avez votre soirée de libre. Ça tombe bien parce que je le suis aussi ce soir.

Tu hésites une secondes, puis tu te décides à lui faire un clin d’œil aguicheur.
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Dim 19 Fév - 13:55

Si tu t’attendais à faire une rencontre pareille ce soir, certainement que tu n’aurais pas accepté ce job, même s’il est plutôt bien payé pour une simple soirée de ce genre. De quoi te faire tenir deux bonnes semaines si ce n’est plus niveau alimentaire… Tu pourras peut-être même offrir un petit truc à Isabella. Ça lui fera plaisir et à toi aussi, forcément. Enfin c’est pas trop le moment de penser à ça, mais ça t’aide à tenir le coup face à Mister Hamilton qui, bien qu’il ne semble pas être bourré, a l’air d’avoir totalement accroché sur toi. Chose qui t’étonne beaucoup, vu comment il te traite à chaque fois que tu viens chercher Izzy à l’école.
Mais tu restes calme, tu ne fais aucun geste brusque pour le repousser, et ce même quand il manque de t’étouffer avec ta propre cravate. S’il y a bien une qualité qu’on ne peut pas te retirer, c’est bien ta patience. Avec Izzy comme avec tous ceux qui ne te voient pas d’un très bon œil. Ils ne te connaissent pas, ils peuvent bien te juger, tu n’en feras rien. Tu ne vis que pour toi-même et pour l’avenir de ta princesse.

Quoi qu’il en soit, tu lui fais clairement comprendre qu’il n’est pas le genre de personne que tu apprécies ramener chez toi. Pour ne pas dire tout simplement que tu n’as ramené personne depuis ton divorce. Pour toi, les histoires d’amour et toutes ces conneries c’est terminé. T’as été trop bon, trop con, une fois, et cela te suffit amplement. Tu n’as pas envie de connaitre une nouvelle fois le désastre de ton précédent mariage.
Il te demande s’il n’est pas assez joli pour toi, et tu ne peux t’empêcher de pouffer très légèrement quand il parle d’être majeur. Bon dieu, mais où est ce que tu étais tombé, sérieusement ?

« Ce n’est pas une question de beauté physique, ni même d’âge, si vous voulez mon avis… »

Il a vraiment l’air sérieux, et tu ne peux décidément pas détacher ton regard du sien. C’est un peu comme le jeu du « celui qui regarde ailleurs le premier a perdu », enfin en tout cas, tu le ressens comme ça. Tu te dis que si tu es le premier à baisser les yeux, le premier à regarder ailleurs, tu auras perdu toute chance d’être reconnu par cet homme qui fait tout pour te déstabiliser entre ici et l’école.
Il te parle de ta soirée de libre, et tu esquisses un petit sourire. Si seulement c’était le cas. Enfin, ça prouve qu’il ne te croit pas quand tu lui dis qu’il est ici pour travailler et pour rien d’autre. Et ça t’exaspère un peu, non seulement ça, mais aussi le clin d’œil à peine trop abusé qu’il te fait pour appuyer ses propos. Tu te décides tout de même à lui répondre, en entrant à moitié dans son jeu, puisque ça semble lui faire plaisir.

« Je doute fort que vous ayez envie de rester ici jusqu’à des trois heures du matin… Le bar ferme à cette heure-là, et ensuite je vais chercher Isabella chez son baby-sitter… Après si vous n’avez pas peur de grimper sur une moto, je peux vous emmener. Mais je ne pourrais pas vous raccompagner. J’aurais besoin de la place pour Izzy. »

Tu l’entends déjà répliquer que tu ne devrais pas aller chercher Izzy aussi tard, et ça te donne un goût de déjà-vu. Que tu ne devrais pas la réveiller en plein milieu de la nuit, que c’est mauvais pour elle, pour son sommeil, et qu’elle sera fatiguée à l’école. Et tu te vois déjà éviter de lui répondre qu’il ne connait rien de ta vie, et que tu n’as pas le choix. Décidément, est ce que votre relation de prof/parent d’élève ne va pas plus loin que ce genre d’engueulades ?
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Lun 20 Fév - 17:34
Tu l’as fait rire. Un peu. Enfin pas vraiment. Mais il a ri. Ton objectif premier n’était-il pas de l’agacer au lieu de l’amuser ? Tu t’es un peu égaré, on dirait. Parce qu’à par ça, ta remarque ne l’a pas déstabilisé et vous continuez de vous regarder droit dans les yeux.  Alors tu pousses le jeu un peu plus loin, tu te montres insistant dans les avances que tu lui fais. Ce n’est pas comme si tu étais sérieux ni comme s’il y avait la moindre chance pour qu’il accepte.

Monsieur North – tu te rends compte que tu ne connais même pas son prénom – espère te dissuader avec sa réponse et tu aurais probablement continué à faire preuve d’une lourdeur exemplaire si tu n’avais pas tiqué tout le long de sa phrase. Tu lâches sa cravate et te redresses d’un bon.

-Vous allez la réveiller à 3 heures du matin pour la ramener chez vous ?! Vous savez qu’elle a cours demain ! Et vous… !!!

Ok, tu recommences à parler trop fort. Tu te laisses tomber dans ton siège et tu passes ta main sur ton visage, comme si tu voulais en balayer tout signe de contrariété. Tu inspires profondément et reprends la parole de manière plus posée, tel un aveu que tu ferais à ton interlocuteur.

-Votre fille est beaucoup trop jeune pour monter sur une moto. Vous la mettez en danger. À chaque fois que vous venez la récupérer à la garderie j’en ai des sueurs froides.

Un pli soucieux marque ton front, signe de la sincérité de ta préoccupation.
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Lun 20 Fév - 21:20

Et voilà, c’est tout comme tu avais imaginé. Tu l’as foutu en rogne et c’est tout son petit jeu qui s’envole. Parce que dans le fond, il jouait un jeu n’est-ce pas ? T’en es pas certain, tu peux pas deviner, mais en le voyant changer aussi subitement d’attitude il y avait de fortes chances que ce soit le cas. Et puis sérieusement, c’était franchement étrange qu’il s’adresse à toi de cette manière, ça ne pouvait pas être vrai.
Tu gardes ton regard posé sur lui quand il lâche ta cravate pour se redresser et râler sur tes actes. Il se fait remarquer et tu regardes brièvement autour de toi pour voir si ton patron ne te lance pas un de ces regard noir qui pourrait faire s’envoler ta prime de ce soir. Il se rassied et tu soupires doucement en l’entendant te sermonner, encore et toujours.

« Je n’ai pas de voiture, si vous voulez savoir. C’est ma f-… »

Tu t’arrêtes, est ce que t’as réellement envie de lui déballer que c’est ta femme qui l’a gardé ? Non pas vraiment. T’as pas envie de lui raconter ta vie. T’as pas envie de te faire plaindre. Tu jettes un coup d’œil rapide à ton alliance avant de relever la tête et le regarder de nouveau.

« J’ai dû la vendre. Et elle valait plus cher que ma moto si vous voulez savoir. Et Izzy est en sécurité avec moi. Je ne vous permettrais pas de douter de ma protection envers elle. C’est ma fille et je ferais rien qui la mettrait en danger. Si je la fais monter sur ma moto c’est que je sais qu’elle est capable de s’agripper et rester derrière moi pendant le trajet. »

Tu t’es peut-être légèrement emporté. Juste un peu. Mais dès que ça concerne ta fille, ça prend des dimensions incommensurables. Tu serres le poing sur la table et soupire un peu pour reprendre ton calme. Tu ne dois pas t’énerver. Tu ne veux pas perdre ta prime.

« Je suis désolé si ma manière d’éduquer et de m’occuper de ma fille ne vous plait pas, mais je n’ai pas demandé à ce que vous vous mettiez à ma place. Vous avez des enfants ? Non. Alors ne pensez pas pouvoir donner des conseils sur ce qu’il y a de bon ou non à faire. Vous n’en êtes pas capable. »

Oups. Tu n’arrives pas à te calmer. Ton regard est d’un noir perçant et soutient celui de ce cher professeur de longues secondes.
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Mar 21 Fév - 12:43
Cette fois tu as réussi à l’énerver, son regard a viré au noir et tu peux y voir ton reflet qu’il maudit. Tu frissonnes. Étrangement, tu n’en tires pas la satisfaction attendue. Vous vous retrouvez pris à nouveau dans cette éternelle querelle parent-professeur, comme si vous ne saviez pas interagir autrement. Cette discussion, vous l’avez probablement déjà eue à plusieurs reprises sans pour autant que cela ait une conséquence autre que la détérioration de votre relation.

-Ce que j’essaye de vous faire comprendre, Monsieur North, c’est qu’un accident est vite arrivé. Vous pouvez rouler aussi prudemment que vous voulez et faire attention à votre fille, ça n’empêche pas que la circulation de Londres reste dangereuse et que les chances de survie des passagers d’une moto sont beaucoup plus faibles.

Cette fois tu ne t’égosilles pas, tu n’attires pas l’attention sur vous. Ta colère bouillante est toujours là mais tu essayes de l’appréhender froidement pour t’exprimer de manière claire et implacable.

-L’école de votre fille n’a pas l’air de votre avis, sans quoi elle ne m’aurait pas embauché sur base de mes capacités. Les professeurs qui lui donnent cours sont fréquemment envoyés en formation et sont sensibilisés au bien-être de leurs élèves. C’est sans prétention que je me dis capable de critiquer la manière dont vous vous occupez de votre fille.

Tu y vas sans détour, sans pourtant avoir la conviction qu'il finisse par comprendre. Mais tu essayes quand même avec la même détermination.Tu veux te faire écouter, imposer ta vision des choses.
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Jeu 23 Fév - 20:23
Il commence à t’agacer, et tu t’en rends bien compte. D’ailleurs ça doit se voir dans ton comportement non-verbal, puisque tu remues un peu les jambes sous la table, signe de son impatience et de ton énervement. Il t’agace mais ce n’est pas comme si tu pouvais fuir, comme tu le fais habituellement lorsqu’il te couvre de reproche quand tu vas chercher Izzy à l’école. Tu prétextes être pressé et basta, tu t’en vas avec ta fille dans les bras. Là d’une ta fille n’est pas là, elle n’est donc pas un prétexte, mais en plus tu as comme une corde autour du cou, corde qu’on peut nommer « contrat de travail ». Si tu pars maintenant, tu peux dire adieu à ta paie, et ce même s’il ne reste que quelques minutes à ton contrat.
Et vu comme il te répond, tu as l’impression d’être le seul de vous deux à monter en pression. Et ça t’énerve encore plus. Tu as l’impression que tes paroles ne lui font rien, qu’il est intouchable, inébranlable. Et tu as horreur de ça. Alors tu l’écoutes, sans le quitter des yeux, tes yeux d’un noir profond qui signifient sans mal ta colère. Et le pire c’est que dans ce qu’il dit, tu ne peux pas dire qu’il ait tort. Forcément que c’est dangereux la moto, tu n’es pas sans le savoir, même si tu ne peux réellement pas faire autrement. Tu ne peux pas te payer le luxe de prendre le taxi pour venir chercher Isabella à l’école, et les transports en commun vous feraient rentrer beaucoup trop tard. Tu es déjà en retard, alors en plus si tu dois prendre le bus… Non, tu n’as pas d’autres solutions.

Tes doigts pianotent nerveusement sur la table. Il faut vraiment que ce soit dans ce genre de situation que la sonnette de fin d’entrevue se fasse attendre. Tu as l’impression que le temps ne passe pas, et ce n’est pas un compliment pour le professeur. Et le voilà qui se vante sur ses capacités. Et toi ça te dégoute. Parce que toi t’as beau en avoir, des capacités, t’es pas capable de trouver un boulot stable, à horaires fixes, pour dire de mener une vie un peu plus décente avec Izzy.

« Faites ce que vous voulez, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise… »

Tu n’as pas envie d’éclater devant lui, parce que tu sais très bien que tu seras celui qui perdra plus qu’il n’a à y gagner.
Lorsque la sonnette retentie enfin, tu ne te gênes pas pour pousser un long soupir de soulagement, c’était ton dernier face à face mais pas des moindres. T’aurais certainement préféré tomber sur mille personnes chiantes et lourdes à souhait plutôt que de tomber sur ce professeur arrogant qui t’a fait face beaucoup trop longtemps à ton goût.

« J’espère avoir bien occupé votre fin de soirée monsieur Hamilton. Revenez quand vous voulez, de toute manière je ne serais plus là pour vous accueillir et c’est tant mieux. »

Tu lui lâches un sourire vraiment forcé, vraiment exagéré, juste pour le geste, avant de te lever de ta chaise et t’apprêter à partir vers le bar. La soirée était terminée, l’événement aussi, mais tu voulais t’assurer que ton patron n’allait pas avoir besoin de toi encore quelques minutes avant que tu ailles chercher Isabella chez Iestyn… D’ailleurs tu espères qu’il sera déjà rentré quand tu arriveras, tu n’as pas envie de réveiller Caelan et ta princesse devant la télé.
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Lun 27 Fév - 22:21
Qui l’eût cru, c’est lorsque tu es toi-même que tu lui sors le plus par les trous de nez, avec ta franchise acérée et l’importance que tu accordes au bien-être de tes élèves. Dommage que tu ne sois plus enclin à apprécier les petits signaux qui trahissent l’état d’esprit de ton interlocuteur. Tu es autant si pas plus agacé que lui. Son indifférence à tes propos a de quoi te faire sortir de tes gonds. Y-a-t’il moyen d’entretenir une discussion avec lui durant plus de trente secondes ? Tu lui parles de problèmes de grande importance et il n’en a strictement rien à faire.

Ce n’est pas la surprise qui se lit sur ton visage, c’est le choc. Comment un père peut-il être à ce point peu préoccupé du sort de sa fille unique ? Tu ne peux pas comprendre. Ton corps est soudain pétrifié, tu ne parviens plus à articuler le moindre mot. Dans tes yeux luisent tous ces sentiments, contradictoires, incompatibles, qui auraient de quoi te rendre fou. Tu voudrais hurler, tu voudrais le secouer si fort et si longtemps que sa tête se détacherait de son cou.

La sonnette retentit et tu n’as toujours rien dit alors qu’il soupire. Tu as ce dégoût de lui qui suinte de tous les pores de ta peau. Tu n’en reviens pas que tu aies fait semblant de  le draguer en t’imaginant que le temps passerait plus vite. Peut-être que durant un instant, sous un certain angle avec un certain éclairage, tu t’es dit, il est vrai, qu’il n’était pas si mal dans ce costume car cela change de sa tenue habituelle. Tu le regrettes. Cet homme est un tel connard. S’il n’était pas un parent d’élève, tu l’aurais frappé. Idiot puisque c’est justement parce qu’il est parent d’élève que tu as ce fourmillement désagréable ; tes phalanges qui demandent à s'écraser sur son nez.

Sa dernière réplique est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ce petit sourire n’était pas non plus nécessaire. Tu te lèves d’un bond, manquant de renverser ta chaise, et enfiles ton manteau dans des gestes secs. Tu ne veux plus rester ici une minute de plus. Tu bous de rage sur place et tu te sens d’humeur à peindre plusieurs toiles d'affilée une fois rentré.

-Je ne vous demanderai pas votre numéro de téléphone. À force d’essayer de vous appeler chaque semaine, je le connais par cœur.

La soirée est finie, tu te casses, seul. Demain sera un autre jour où tu retrouveras ta classe. Pourquoi aurais-tu besoin de quelqu’un dans ta vie puisque ces enfants te comblent déjà de bonheur ?

La Saint-Valentin, c'est pour les autres.
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