It's not my problem if you don't see what I see ♪ [Valerian]

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Lun 6 Mar - 22:37

It's not my problem if you don't see what I see ♪




“Cause it's my problem
If I wanna pack up and run away”

Ma voix est rauque. Ma gorge est éreintée, irritée par l’alcool et la fumée. Ce n’est surement pas très mélodieux mais ça m’est égal, je ne peux pas m’empêcher de chanter. Je fredonne des paroles incertaines avec une conviction et une évidence déconcertante. Bien que je n’aie jamais excellé dans la discipline (généralement, mes performances sont réservées à un public restreint essentiellement constitué de mon volant de voiture et de mes gels douches), ce soir c’est différent. Je m’amuse, enivrée par l’alcool de mon sang et cette voix éraillée qui me fait toucher du doigt un talent qui ne sera jamais miens.

“It's my business if I feel the need to
Smoke and drink and sway”

Je m’arrête de marcher et de gazouiller car je ne connais plus la suite de la chanson. Je balaye des yeux la rue dans laquelle je me trouve, cherchant du regard l’ovation d’un public inexistant. Il n’y a pas grand monde dans les rues de Londres le lundi soir –ou le mardi matin vu l’heure. Personne n’est là pour écouter mon crime, je suis un peu déçue. Il faut cependant me pardonner, je n’ai pas la lucidité de réaliser que cette solitude m’a évité la honte.

Je cherche quelque chose d’autre à entamer mais rien ne me vient spontanément. Alors je me tais – c’est vraisemblablement mieux ainsi. Pourtant j’ai tout pour être inspirée : L’obscurité et ses formes floues laissent de la place pour que les images de ma soirée continuent de défiler en boucle devant mes yeux. Je revois les visages de mes amis, les visages de ces inconnus dont j’ai déjà oublié le nom, les visages de ces inconnus que j’aurais bien aimé pouvoir regarder plus longtemps… Je revois la nourriture, j’entends de nouveau les rires et les chansons. Je me demande si j’ai dansé. Je me demande surtout comment j’ai dansé. Malheureusement pour moi, la réponse se trouve sur ma droite : personne n’est là pour me raccompagner.

Je n’en veux pas à mes (non)compétences de rat (d'opéra cela va de soit). Ce n’est pas comme si j’étais frustrée de quoi que ce soit ; même sans raccompagnement, le bilan de cette soirée est positif : Je me suis amusée, c’était agréable de décompresser d’un week-end remplissage de « quota familial » chez mes parents. Je ne suis pas friande de ce genre de séjour chez ma maman qui finit par me faire culpabiliser sur des complexes que je n’avais même pas en arrivant vendredi soir.

« Tu n’aurais pas un peu grossi toi ? Je suis sûre que c’est à cause de tous les plats cuisinés que tu manges ! »

« Dis donc il serait temps que tu te trouves un fiancé tu ne crois pas ? »

« Depuis combien de temps tu n’as pas fait la vaisselle ? »

Bon, j’avoue, elle n’a pas tout à fait tort sur le dernier point. Il serait temps que je lave le contenu de mes casseroles avant qu’il ne décide de venir m’attaquer dans mon sommeil – car la bouffe en décomposition, c’est forcément fourbe.

Enfin bref. Quoi qu’il en soit, il n’y avait pas meilleur moyen que cette soirée pour commencer la semaine fatiguée et avoir une bonne excuse pour se plaindre chaque matin et arriver en retard.

Mon appartement est proche. Comme je ne suis artiste qu’au milieu de mes nuits éthyliques, je continue sur ma lancée pour ne pas en rater une goutte. Je sors mon trousseau de clé et commence à jouer avec. La multitude de portes clés, de fantômes de portes clés (c’est-à-dire les portes clés cassés dont on enlève jamais l’accroche), de clés et d’autres babioles s’entrechoquent pour créer un scintillement tout à fait désagréable qui me ravie. Le bruit de mes talons claquant le bitume accompagne la mélodie. Les voilà qui s'improvisent métronome de cette odieuse symphonie en « ting ».

Alors que fière de moi, je commençais à me déhancher en rythme, une voix d’homme vient briser ma divagation musicale. D’abord, je suis furieuse. Rapidement, j’ai peur. Un frisson parcourt mon corps. Je redescends sur terre ; l'alcool quant à lui s’est envolé. Je me retrouve seule face à une situation déplaisante où deux personnes dans un parc sont à la fois bien de trop et vraiment pas assez.

PAROLES:MARINA & THE DIAMONDS - Are You Satisfied?
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Mar 7 Mar - 22:23

La prochaine fois, tu te coucheras peut-être un peu moins tôt. La faute à un rythme de vie un peu trop décalé, la faute au cerveau qui n’arrête pas de turbiner, la faute à pleins de choses et rien en même temps. Les gens se cherchent sans cesse des prétextes pour justifier leur fonctionnement différent. Toi, tu t’en fiches un peu d’être ainsi. Oui, tu aurais mieux fait de te coucher un peu moins tôt ; non, tu ne regrettes pas spécialement, parce que tu sais mettre chaque minute de ton temps à bon usage et que se balader dans un parc de la capitale quand il est trop tard pour les fêtards et beaucoup trop tôt pour les travailleurs est une chose que tu as toujours appréciée au final.
En vérité, tu ne sais même pas quelle heure il est quand tu quittes ton appartement de Kennington. Tu as enfilé tes protections et ton sac tels des gestes conditionnés par l’habitude et les nuits trop courtes, et tu as erré sans destination précise jusqu’à un parc de la ville que tu as fini par rejoindre à pieds. Tu n’avais pas spécialement envie de passer par Kennington Park ni de te perdre dans le Centre. Ici, c’est parfait. Ici, tu pouvais au moins laisser filer tes idées sur ton bloc-notes et regarder un paysage plus intéressant que les programmes de nuit de la télévision locale ou CNN – ça t’empêche surtout de te dire « qu’est-ce qu’ils ont encore dit comme conneries ». Quand bien même l’endroit est dénué de présence humaine à cette heure, changer d’environnement est le bienvenu en ce moment.
Le banc sur lequel tu t’installes est à moitié éclairé – la faute à ce lampadaire grillé. Tant mieux, tu n’as pas spécialement envie d’attirer l’attention sur ta présence à des congénères, surtout pour t’épargner un contrôle policier ou des rencontres peu sympathiques. Tu sors ton carnet, ton portable, un stylo ; poses ton sac au pied du banc, ton casque par-dessus : c’est parfait. Seules tes mains et ton support sont éclairés et tu n’as plus qu’à coucher ce flot de pensées qui n’arrête pas en espérant naïvement que le papier fera office de barrage ou de soupape. Tu te dis ça depuis toujours et jusque-là, ça a toujours été un succès. Tu noircis les lignes d’une écriture dont tu as seul le secret pour ne pas dire qu’elle est complètement illisible. Tu as lu quelque part que les personnes qui écrivent mal le font parce qu’elles pensent trop vite, et parfois tu te dis que cette explication est fort plausible parce que tu n’as pas envie de te dire que tu n’es simplement pas soigneux, trait de caractère hautement inconcevable pour ta petite personne.
Les secondes passent, ou alors c’était peut-être des minutes. Une heure ? Tu sais seulement qu’après trois ou quatre pages, tu as fini par faire le tour de tes idées. Tes pensées se calment comme tes yeux se ferment quelques secondes sur le ciel nocturne. Tu laisses ton corps aller à sa lourdeur et la tête plus légère. Le bruit de la circulation est plus apaisant que les tambourinements sourds des pas de tes voisins que tu entends au milieu de la nuit. Et même leur tapage est plus agréable que les cliquetis et les claquements de talons qui s’approchent de ta position.
Non. Non. Oh que non. Pas maintenant.
Tu te crispes instantanément. Ces bruits répétitifs, tu ne les supportes pas : ronflements, robinets qui fuient, tapotements d’impatience et clés qui s’entrechoquent faisant notamment partie de tes Némésis ultimes. Tu ouvres les yeux sur la passante qui ne semble même pas avoir remarqué ta présence – en même temps, tu ne vas pas t’en étonner – et au risque de lui faire peur, tu lâches :
« Je pense que vous avez assez ravi les oreilles du parc entier pour le reste de la soirée. Je vous remercie. »
Poli mais caustique. Efficace en général quand on a affaire à quelqu’un qui marche relativement droit, du moins tu crois. A en juger par son expression furieuse, elle n’a pas apprécié ta remarque mais qu’importe.
« Vous n’avez pas mal aux pieds avec vos talons ? »
Quitte à lancer les hostilités, autant le faire jusqu’au bout. De toute façon, tu n’es pas l’archétype du gentleman : il y aurait eu peu de chances que tu taises ta langue et encore moins pour que tu t’abstiennes de la dévisager comme une pauvre fille, ainsi protégé par l’ombre de ton lampadaire.


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Dim 12 Mar - 16:00

It's not my problem if you don't see what I see ♪




« Je pense que vous avez assez ravi les oreilles du parc entier pour le reste de la soirée. Je vous remercie. »

Bien vite, la peur laisse place à l’excitation. Sa remarque piquante a déclenché en moi quelque chose d’inévitable. Alors que tout devrait me pousser à ne pas répondre et à fuir le plus vite possible, je reste immobile, des idées plein la tête. C’est vrai que le bilan n’est pas très bon pour moi: Je suis une femme seule, éméchée, tout sauf en tenue de sport dégueulasse… Si jamais la bataille se fait physique je n’ai pas une seule chance de gagner. Malgré tout, le combat que je choisi d’abandonner est le seul que j’ai une chance de gagner: celui contre moi-même.

Je suis désespérante.

Pour une question d’instinct de survie (un peu rouillé je vous l’accorde), j’essaye de me remémorer les techniques de défense vues quelques semaines auparavant sur une vidéo You tube. Je me souviens de bribes, de positions. Je reprends espoir. Pourquoi n’en serais-je pas capable après tout ? Rapidement, je rappelle également que la fille était du genre militaire surentrainée et super musclée. Je jette un coup d’œil rapide à mes bras frêles et mes jambes spaghetti. Bon, voilà pourquoi. C’est effectivement perdu d’avance.

Je devrais fuir. Vraiment.

Je n’y arrive pas. Il y a quelque chose qui m’attire magnétiquement à ce genre de conversation.

J’ai toujours été comme ça. La plupart du temps, c’est un loisir moins dangereux. Je ne risque pas grand-chose à contrarier une collègue de boulot, un proche, une amie… C’est plus fort que moi, je suis tellement frustrée d’entendre l’avis des gens suivit de « mais je n’aime pas ce genre de débat » que parfois je fais mine de ne pas avoir entendu. Pour moi, il n’y a pas de débat inutile. La progression ne se fait pas dans la complaisance. Personne n’a jamais avancé bien loin sans jamais avoir été remis en question.

Lorsqu’il y a un combat à mener, je suis la première volontaire au front. Je pense même que je considère plus ou moins mes journées « normales » comme l’entrainement de ce genre de joute. C’est comme si pendant 21 ans, je n’avais vécu que dans l’unique but de réussir à gagner ce jour-là, à ce moment précis : Tout ce que j’ai appris avant, tout ce que j’ai vécu toutes ces années se tient tout prêt dans mon esprit. Mes réflexions sont aux aguets, n’attendant plus que je donne le signal pour lancer l’assaut.

Je ne fonce pas pour autant tête baissée. Bien évidemment, je suis plus tactique. Pour les raisons évoquée précédemment, ma carrure ne me le permet pas de toute façon: Je n’ai pas une grosse voix ou un physique autoritaire. Moi, j’arrive à m’imposer mais plus sournoisement – avec l’esprit, la force des faibles.

Ce soir, je ne vais poser toutes mes cartes d’un seul coup. Je compte bien lui faire manger du carton saupoudré de chocolat jusqu’à temps qu’il le faudra, jusqu’à ce qu’il soit prêt à se laisser achever, à tendre la joue pour recevoir le coup d’épée final.

Et s’il avait raison ?

J’avoue, je suis bien trop têtue pour changer facilement d’avis. Néanmoins j’essaye de ne pas être stupide. Si l’argumentaire est présent je ne me buterais pas et accepterait mon sort. J’aime gagner, mais pas à n’importe quel prix – en tout cas pas au prix du rationnel.

Je pivote mon corps vers la source de cette voix masculine outrée. Je ne vois même pas mon adversaire qui semble être caché sur un banc mal éclairé. Il est tapi dans l’ombre. Il attendait sa proie en silence.

Mon ennemi est vil.

Je pose mon regard sur ce que j’imaginais être l’emplacement de son visage. Sans un mot, je fais tournoyer une fois de plus les clés dans ma main. Le silence autour de nous accentue le bruit métallique mieux qu’une centaine de haut-parleurs. Je souris, contente de moi. Je ne suis pas capable de voir ses traits mais la lumière au-dessus de moi m’indique qu’il peut voir les miens.

« Il n’y a pas de quoi. C’est un toujours un plaisir de ravir des oreilles expertes. »

Je n’ai pas envie de rentrer dans son jeu et de m’emporter directement. C’est bien plus amusant de profiter un peu. J’aime attaquer, mais pas nécessairement la barbarie sauvage et idiote.

« Vous n’avez pas mal aux pieds avec vos talons ? »

« J’ai mal effectivement. D’ailleurs vous pourriez me porter jusqu’à chez moi pour me remercier du concert. Comme ça on serait quitte. »

Sans bouger mon regard d’un centimètre, j’ajoute très calmement.

« Comme vous n’avez apparemment que ça à faire d’emmerder les gens comme un vieux con au beau milieu de la nuit, ça ne devrait pas vous poser de trop gros problème de planning. »

Je joue à un jeu dangereux. J’espère qu’il ne va pas se lever et me planter un couteau dans le ventre. J’essaye de rester stoïque et de ne rien laisser paraitre sur mon visage. Intérieurement néanmoins, tous mes muscles (même les plus petits) semblent tremblent d’excitation et de peur. J’aime me sentir vivante.

« Généralement le créneau des papis grincheux c’est l’après-midi après la sieste. »

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Lun 10 Avr - 15:47

Tes doigts serrent le stylo, ta machoire se serre et un souffle agacemment amusé s’échappe de tes narines quand elle fait une nouvelle fois tournoyer ses clés. A en juger par sa réponse et sa stature, tu lui mettrais dix-sept ans à tout casser. Ta main droite ébouriffe tes cheveux. C’est fort dommage de voir la jeunesse de ce pays aussi dépravée à quatre ou cinq heures du matin – tu n’as pas regardé quelle heure il était depuis que tu t’étais mis à écrire. N’avaient-ils pas des diplômes à préparer au lieu de traîner ?
Elle te répond qu’elle a effectivement mal aux pieds. Quel étonnement ! Tu n’aurais pas cru. Et un sourire se dessine sur tes lèvres. La proposition te fait rire. Elle a du culot et tu aimes bien les gens francs. Tu pardonnes un peu trop facilement sa petite provocation de clé puisqu’elle n’a pas l’air de vouloir recommencer et tant mieux pour toi comme pour elle.
« Je peux vous déposer à la garderie la plus proche mais il faudra prévenir vos parents pour qu’ils viennent vous récupérer le soir. »
Réponse à deux livres pour une réplique à une et même toi, tu n’y crois pas vraiment quand ça sort de ta bouche. Ce n’est pas spécialement très intelligent et tu aimerais plus sa répartie si elle n’y glissait pas des rude words au passage. Mais elle est la seule distraction de ta soirée, alors tu fais avec.
Tu vois ses épaules se tendre légèrement et tu ne peux pas t'empêcher de sourire, un peu moqueur un peu « si c'était pas pour faire peur alors il n'y a aucun intérêt », un peu vilain gratuitement. Mais c’était le très faible prix à payer pour ses paroles déplacées. Tu refermes ton carnet, dans le calme le plus absolu – autant la laisser mariner dans son angoisse quelques instants pendant que tu prendrais théâtralement ton temps, histoire de te laisser désirer un peu quand même. Tu ranges tes affaires dans ton sac, reprend tranquillement ton casque de moto et sort lentement de l’ombre. Entièrement visible, sorti de ta cachette. Te voilà dans la lumière du lampadaire, coincé dans tes fringues de motard – parce que tu déconnes vraiment pas avec la sécurité –, nez à nez avec la demoiselle. Tu mets les mains dans tes poches après avoir enfilé son casque autour de ton bras par la visière.
« Qu’est-ce qui vous fait croire que je suis un papy ? »
En avais-tu seulement l’air ? On t’a toujours sorti que tu faisais plus jeune que ton âge – et c’est un fait bien que cela ne te plaise pas spécialement. Tu l’observes, peut-être un peu trop près. Ton sourire ne se défait pas de ton visage, toujours aussi moqueur, peut-être un peu narquois aussi quand tu approches ton index de son nez pour la faire loucher, juste comme ça.
« Hm, vous avez sans doute besoin que je vous dépose chez un ophtalmo surtout. »
T’attends la suite, l’argumentaire, la conviction, les phrases sensées qui te convaincront qu’elle n’a pas dit une bêtise aussi grosse qu’elle. Autant noter également tout de suite que tu ne diras rien sur le grincheux, parce que tu l’es carrément, que tu assumes et que ça te fait même bien rire.

hrp : désolée pour le retard, la longueur et la qualité ;;


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