RP Saint-Valentin [ Eugène & Logan ]

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Mer 8 Mar - 8:59




Finalement mon premier rendez-vous venait de se terminer, et, jusqu’à présent,  il me semblait que l’on pouvait dire que je ‘ne m’en sortais pas si mal’. J’avais passé un agréable moment et celui-ci ne s’était pas conclu par l’aveu gênant que je ne recherchais, en réalité, pas de relation amoureuse.

Il était l’heure désormais de passer à la seconde entrevue, puisque c’était ainsi que se déroulait un speed-dating ; je ne pouvais pas me contenter d’une seule discussion  en espérant m’échapper de cette situation de façon lâche, en fuyant les engagements que j’avais faits dès l’instant où j’avais franchi la porte de ce café, et me devais de poursuivre l’expérience jusqu’au bout.

Cependant pour cela, il allait falloir me déplacer. C’était un moment que j’avais craint de voir arriver, car cet endroit m’était totalement inconnu. J’ignorais la disposition des tables et autres meubles et objets de décorations dans cette pièce, et le bruit des discussions étaient une réelle entrave pour me permettre de distinguer grâce à quelques signes sonores les obstacles que je pourrais rencontrer sur mon chemin. Ma progression dans cet espace allait être des plus ardues.
Il allait pourtant me falloir rassembler mon courage

Je me relevais de ma chaise lorsqu’en tapant légèrement contre la table j’entendis un bruit distinctif qui me rappela le verre que j’avais commandé et dont je n’avais bu qu’une simple gorgée.  Ce n’était pas vraiment dans mon tempérament de laisser une consommation à peine entamée, mais je ne pouvais décemment pas le finir dans l’immédiat, et il me serait difficile de le transporter avec moi jusqu’à l’autre table dont je ne connaissais pas encore l’emplacement exact. Et il fallait également bien avouer qu’il m’était quelque peu dangereux de boire de l’alcool, car si jamais les désagréments de cette liqueur venaient à faire effet sur moi, le chemin du retour comporterait un énorme risque, puisque je n’étais pas accompagné. Ma raison se contredisait mais pour mon bien il valait mieux que j’abandonne ma commande ici.

Dans une inspiration, l’air imprégné de divers parfums gonfla mes poumons, chassant tant bien que mal l’engourdissement de mon corps sous l’appréhension de cet instant. Je devais me concentrer. Les tables ne devaient pas être très éloignées.

J’engageais ma marche, me mouvant avec une aise particulièrement absente, lorsque je trébuchais contre un sac à main posé par terre, titubant le temps d’une seconde avant de m’excuser platement auprès de la propriétaire, mais ne me laissant à peine le temps de me retourner que je me heurtais contre le bras d’un serveur, au vu des tintements que ma collision produisit.

- Oh Pardonnez-moi ! Je, je cherche…

La fin de ma phrase n’eut pas le temps d’être prononcé qu’en quelques râles, le serveur était déjà reparti au loin. Il avait sans doute réussi à ne rien renverser et s’était précipité pour servir ses clients, me laissant dans mon désarroi sans que je n’aie eu le temps de lui demander s’il savait où je devais me rendre.







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Mar 14 Mar - 18:10
Tu adresses un sourire poli à la personne assise en face de toi – le dernier que tu auras à lui lancer, enfin ! – et te relèves. Tu te diriges vers la table suivante quand ton attention est attirée par un homme que tu vois trébucher à quelques mètres de toi, reprendre son équilibre pour immédiatement se heurter à un serveur. Tu affiches une brève grimace, croyant que l’un ou l’autre verre va finir sa course par terre mais il n’en est rien. Tu t’arrêtes un instant, tes mains tenant le dossier de cette chaise qui n’attend qu’une chose : que tu t’assois. Tu hésites puis soupires.

Tu es d'humeur serviable, aujourd’hui. Décidément, ça ne te ressemble pas.

-Tout va bien ?

Tu t’approches vers l’inconnu, sans savoir s’il est simplement maladroit ou sur le point de faire un malaise dans tes bras.

« Dans tes bras », c’est tout relatif, tu t’abstiens de tout contact physique.
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Mer 22 Mar - 23:06




Il m’avait suffi de me lever l’espace de quelques secondes pour que je fasse déjà l’étalage de mes maladresses. Si au moins je n’avais pas encore engendré de véritables catastrophes, je commençais à craindre que cela ne saurait tarder. Je n’étais pas arrivé au bout de mes peines puisque je n’ayant fait que quelques pas, je n’avais pas encore rejoint la prochaine table où m’attendait sans doute déjà mon deuxième rendez-vous. Et je ne pouvais rester indéfiniment planté au milieu du chemin, il me fallait continuer d’avancer malgré tout.

-Tout va bien ?

Une voix s’était élevée devant moi, me surprenant alors que je tentais de rassembler mon courage pour me forcer à faire un pas en avant et continuer me chemin fastidieux. Je pouvais ressentir la présence de quelqu’un qui s’était rapproché et se trouvait désormais devant moi.

- Oh, veuillez m’excuser, je ne connais pas très bien cet environnement alors j’ai commis quelques maladresses. J’espère ne pas vous avoir importuné.

Ce devait sans doute être un client qui avait vu mes précédentes mésaventures, mais, puisque quelqu’un avait finalement eu la bonté de m’accorder un peu d’attention sans que cela ne semble véritablement être pour des reproches, il me semblait qu’il serait judicieux de profiter de cette aide potentielle et cruellement bienvenue, pour ne pas que je ne fasse encore des ravages autour de moi. Je n'appréciais pas particulièrement cette impression de 'sauter sur l'occasion' mais je n'avais pas vraiment le choix.

- Pardonnez-moi de vous déranger encore un peu mais…je participe au speed-dating et je cherche la table où se trouverait la personne portant le numéro neuf. Auriez-vous une idée de quelle direction je devrais me rendre car j’avoue être un peu perdu ?


Je ne savais pas où poser mon regard pour m'adresser à la personne devant moi puisque je n'avais pas pu juger où à quelle hauteur devait se situer son visage, alors mes yeux devaient sans doute se perdre quelque peu dans le vide tandis qu'une expression de légère gêne s'affichait sur mon visage.







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Jeu 23 Mar - 17:43
Sa réponse te paraît bizarre. L’incompréhension fronce tes sourcils, puis tu croises son regard. Ta bouche forme un O alors que tu laisses s’échapper une exclamation très brève, quasi silencieuse.

-Oh.

Tu es surpris, c’était inattendu. Lentement, tu commences à comprendre la situation.

-Le numéro… Le numéro 9 ? tu balbuties.

Tu tâtes le badge bien visible sur ta poitrine. Tu es un peu perturbé que l’homme fixe le dessus de tes cheveux. C’est donc bien cela, il ne peut pas te voir.

-C’est moi.

Tu te tournes vers la table, esquisse un geste approximatif dans sa direction.

-La table est juste là…

Tu fais brusquement volte-face.

-Heu… Je veux dire…

Ton cerveau requiert un certain temps avant que tu réalises l’inutilité et de ton geste et de ton indication.

-Je vais vous guider.

C’est ce que tu dis mais tu ne bouges pas d’un pouce. Tu es confronté à ce moment embrassant durant lequel tu ne sais pas si tu dois lui donner ta main ou ton bras ou… ?

-Je suppose que vous voulez vous tenir à moi.

Tu tends ton bras dans sa direction, raide, un peu comme un automate. Ça n’a rien de personnel, tu n’apprécies pas les contacts physiques d’inconnus à froid ; sans aucune finalité sexuelle. Tu les trouves indésirables et envahissant.

Ici il s’agit cependant d’un cas exceptionnel.
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Ven 24 Mar - 8:31




Lorsque je commençais à entendre la personne devant moi balbutier en répétant quelques mots que je venais de prononcer, je compris que je venais sans doute de créer un léger malaise et que cet homme –je pouvais le certifier par le timbre grave de sa voix-  était quelque peu décontenancé. Cela n’avait nullement été mon intention, mais je ne pouvais ignorer le fait que c’était une chose compréhensible et qui arrivait plus fréquemment que je ne le souhaiterais. Il était souvent difficile pour des inconnus d’agir de manière décontractée en ma présence à cause de ma cécité, ou tout simplement mon apparence peu ordinaire qui mettait naturellement mal à l’aise. Cependant, lorsque cet homme m’annonça qu’il était lui-même le numéro neuf, un sourire étonné s’étira sur mes lèvres.

-Vraiment ? Quelle coïncidence ! Il ne faut jamais désespérer d’avoir de la chance dans son malheur.


J’aurais peut-être dû me sentir gêné que mon prochain rendez-vous m’ait surpris dans une situation si peu à mon avantage, mais au contraire je ressentais une certaine félicité à l’idée de ne plus être perdu dans ce lieu bruyant de discussions puisque je venais de trouver par pur hasard le compagnon qui occuperait mes cinq prochaines minutes.
Il tenta de m’indiquer la table comprenant bien vite que cette manière était vaine. Je m’étais habitué au fil des années à ce genre de maladresses, et plus que d’en être offusqué, je trouvais cela adorable.

- Je suppose que vous voulez vous tenir à moi.

- Si cela ne vous dérange pas.

Je vins déposer délicatement ma main sur le bras que j’avais senti se lever dans ma direction et commença à suivre les pas de l’homme avec précaution jusqu’à arriver à notre table. Ce simple contact me suffisait pour me guider, je n'avais pas besoin de plus et n'avais pas pour habitude d'empiéter plus que nécessaire dans l'espace intime des âmes généreuses qui faisaient déjà tant d'effort pour m'offrir leur aide. Lorsque je fus assis sur ma chaise, j’en ressentis un grand soulagement, et m’imaginais déjà difficilement devoir repartir et subir ce même scénario dans quelques minutes à peine.

- Je vous remercie de votre aide. Si mes yeux vous gênent, n’hésitez pas à me le dire, je les garderais fermés. Je ne veux pas que vous vous sentiez mal à l’aise.


Le prévins-je en continuant d’arborer doucement un sourire. Je me sentais, étrangement, plutôt bien après tout cela. J’étais persuadé que l’homme qui s’installait en face de moi était une personne de bonté, auquel cas il n’aurait sans doute pas porté grande attention à l’homme en détresse que j’étais un peu plus tôt.








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Sam 25 Mar - 0:59
Il te demande si ça ne te dérange pas, de manière si polie et si calme que même en pensées tu n’oses pas t’imaginer lui répondre « Ai-je le choix ? ». Tu sens à peine la pression de sa main sur son bras. Toi qui as l’habitude d’être entouré d’enfants qui réclament ton attention et tirent sur tes habits de toute part, tu ne peux qu’apprécier qu’il ne s’impose pas à toi. Il doit avoir l’habitude, tu te dis. Puis tu te demandes, peut-on s’habituer à une telle dépendance du bon vouloir d'autrui ?

Sans réponse, tu guides l’homme jusqu’à votre table. Tu marches lentement car tu n’es pas certain de la vitesse jusqu’à laquelle il pourrait te suivre. Le contact physique est rompu, tu as pourtant l’impression qu’il n’a pas eu lieu tant il était léger.

-C’est normal, que tu réponds machinalement alors que tu n’es d’ordinaire pas homme à aider ton prochain.

À la proposition qui t’est faite, tu hésites un instant. Tu fixes ces yeux rosés qui ne sont pas exactement dirigés vers les tiens. Tu serais plus gêné si ton interlocuteur les fermait.

-Ne vous inquiétez pas pour ça.

Tu es étrangement conciliant et posé dans tes réponses. Tu as l’impression qu’une aura positive et paisible émane de la personne en face de toi, qu’elle t’atteint en quelque sorte. Tu as failli lui rendre son sourire. Mais c’est inutile, n’est-ce pas ? Que tu fasses cet effort ou pas… quoique l’effort à fournir te semble mince.

-Je m’appelle Logan. Vous êtes ?

Tu as l’intime conviction que celui qui te fait face est tout ton contraire, dépourvu des pensées négatives qui te hantent, dénué de ce sang chaud qui boue dans tes veines. Il te donne envie de lui parler parce qu’il renvoie l’image d’une âme pure et sincère, comme celle d'un enfant que la vie n'a pas ternie.

Ou alors, tu te fais leurrer par la couleur de sa peau et de ses cheveux.

C’est une possibilité.

Mais sa voix est trop douce pour n’être que mensonge.
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Sam 25 Mar - 8:55




- Ne vous inquiétez pas pour ça.

J’acquiesce doucement, mon sourire me faisant fermer les paupières quelques secondes avant que je ne les rouvre, puisque l’on ne me demandait pas de les garder ainsi closes. Après cela, il fut le premier à se présenter.


- Je suis enchanté Logan. Je me prénomme Eugène. Eugène si vous voulez le prononcer dans ma langue natale. À vrai dire, je suis né en France mais je vis depuis quelques années maintenant, ici, en Angleterre.

Cette petite information en plus d’exprimer l’origine de mon prénom pouvait également expliquer quelque accent que je pourrais avoir, bien que j’étais persuadé de maîtriser de manière acceptable et avec plutôt d’aisance la langue de Shakespeare.

Mais si j’étais certain de ma locution, il en était un peu moins pour le fond même de la discussion. Je me sentais comme obligé de prévenir mon vis-à-vis que je n’étais qu’un débutant dans ce genre de rendez-vous et que par là même il se pourrait qu’il ait affaire à quelques-unes de mes inadvertances.

- Excusez-moi si je suis un peu maladroit, je dois vous avouer que c’est la première fois que je participe à ce genre d’évènement, alors j’ignore quelque peu comment tout cela se déroule normalement. Et si jamais je venais à poser une question un peu trop intrusive, veuillez m’en excuser, vous n’avez pas à me répondre si cela vous gêne.

Je ne savais pas si cela risquait de se produire, car je n’étais pas forcément le premier à poser des questions personnelles dont il était parfois difficile de livrer les réponses. Je ne le faisais que lorsque je sentais que la personne en question en avait besoin. Mais il se pouvait, en bon professeur de philosophie que j’étais, que je me laisse emporter par mon élan sans m’en rendre compte, ou qu’une simple question aux allures des plus banales soit en réalité une question essentielle et indiscrète en fonction du vécu de la personne.

Je faisais tout pour que mon interlocuteur ne se sente pas mal à l’aise car je me sentais moi-même dans une atmosphère plutôt conviviale. Le sourire toujours peint avec légèreté sur mes lèvres, je posais mon visage sur le dos de mes mains, prenant l’initiative de poursuivre dans les interrogations dont il avait commencé le fil.  

- Donc, que faites-vous dans la vie, Logan ?

J’étais intéressé et intrigué. Finalement, c’était plutôt attrayant de découvrir ainsi de nouvelles personnes, de nouvelles personnalités, de nouvelles vies.








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Sam 25 Mar - 14:04
Tu n’es pas certain d’arriver à prononcer Eugène en Français. Tu hoches la tête sans rien dire, tu sais d’avance que tu vas t’en abstenir. Maintenant que tu y prêtes attention, il est vrai que ton interlocuteur possède par moments un léger accent. Mais il parle très bien anglais.

-Je ne suis pas non plus un habitué des speed-datings… Ca marche dans les deux sens, si je viens à me montrer impoli, arrêtez-moi.

N’es-tu pas celui qui s’enorgueillit lorsqu’il pousse les gens hors de leur zone de confort ? Ta seule raison de parler est d’offusquer, d’énerver, de mettre mal à l’aise… Communiquer, ce n’est pas ton truc, sympathiser non plus. C’est pour cela que cette soirée n’est pas faite pour toi. Tu te montres gentil avec tes premiers rendez-vous mais tu risques d’être exécrable avec les derniers, quand ta patience et ta bonne volonté seront épuisées.

-Je suis instituteur primaire, j’aime beaucoup les enfants, j’ai toujours su que je finirais par travailler avec eux. Et vous ?

Tu n’as pas du tout recyclé la réponse que tu as sortie à tes précédents partenaires, absolument pas.
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Sam 25 Mar - 15:28
Eugène Swanson a écrit:




J’étais dans un sens rassuré de savoir que je n’étais pas le seul à venir à un speed-dating pour la première fois et que c’était donc pour nous deux une découverte qui risquait de nous voir faire quelques petites maladresses. C’était un peu comme si nous venions de signer un pacte où l’on jurait de ne pas en vouloir à l’autre s’il venait à commettre quelques erreurs, et cela ne pouvait que me conforter dans mon aise.

-Je suis instituteur primaire, j’aime beaucoup les enfants, j’ai toujours su que je finirais par travailler avec eux. Et vous ?

Mes sourcils se relevèrent dans la surprise alors qu’une lueur avait dû apparaître dans mon regard vide.

- C’est incroyable, je suis moi-même professeur ! Ce doit être un métier tout à fait fantastique.


Je ne pouvais cacher le fait que j’étais très enjoué après cette révélation.

- J'enseigne la philosophie au lycée et en université. Autrement dit, je m’occupe de vos petits protégés lorsqu’ils ont grandi. J’adore mon métier et mes élèves. J’ai toujours su moi aussi que je voulais devenir professeur.

Le contact, le partage des savoir, les échanges, ces liens qui se créent, ces esprits qui se construisent. Pour rien au monde je changerais mon actuelle situation professionnelle.

- Mais je suppose qu’instituteur primaire doit être encore plus passionnant. Vous  voyez ces enfants grandir et évoluer durant l’une des périodes les plus fondamentales de leur vie. Leur innocence, leur créativité, leur manière de penser, tout cela est si intéressant à voir et redécouvrir au quotidien. Ils peuvent nous surprendre avec une telle facilité... Mais ce doit être assez éprouvant physiquement, non ? Je me demande si je serais capable d’exercer une telle profession…

Pensais-je songeur. Bien que j’aie l’habitude de côtoyer adolescents et jeunes adultes, je n'étais suis pas moins intéressé par les plus jeunes qui sont toujours une source de rafraichissement, particulièrement sur le plan métaphysique par ailleurs. Il y a plus d’un philosophe qui s’est penché sur ces êtres ingénus.

- Du moins pour cela, il faudrait déjà que les enfants m’acceptent !


Riais-je doucement.

- Vous aimez les enfants, est-ce qu’ils vous rendent cet amour ?





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Sam 25 Mar - 18:01
La surprise d’Eugène est tout à fait partagée. En une phrase, il a éveillé ton intérêt, en un discours, la flamme passionnelle qui sommeille en toi et ne brûle que pour ton métier auquel tu te dévoues corps et âme.

Tu avales ses mots.

-S’ils vous ont en tant que professeur, je suis rassuré de savoir qu’ils sont entre de bonnes mains.

Tu connais cet homme depuis une minute mais tu penses ce que tu dis. Du peu que tu as vu de lui, tu ne peux que l’imaginer en bon professeur.

-Je ne vais pas vous contredire, je ne suis pas vraiment… « fan »… des adolescents. Les enfants sont pleins d’énergie et parfois capricieux mais il est plus facile de les comprendre et de les apaiser. Ils sont sincères dans leurs sentiments et plein de bonnes intentions. J’espère toujours qu’ils deviendront quelqu’un de bien et je suis heureux d’y participer. Hm… Disons que tant que je suis avec eux, leur bonne humeur me donne assez d’énergie pour continuer.

Tu ne sais pas quoi répondre quand le philosophe évoque la possibilité qu’il travaille avec de jeunes enfants. Probablement sont-ce tes aprioris sur son handicap qui parlent mais tu l’imagines rapidement dépassé par ces piles sur pattes qui ne se déchargent quasi jamais. Tu as un peu honte de cette pensée déplacée. Tu essayes de ne pas le laisser transparaître.

-Je pense qu’ils vous apprécieraient. Vous êtes quelqu’un de reposant.

Comme quoi ta franchise ne sert pas qu’à blesser autrui.

-Je dirais même qu’ils me le rendent au centuple. Vous n’avez pas de nièces ou de neveux ? Je n’en ai pas mais je pense que c’est un peu pareil. Vous avez l’impression d’être leur modèle, leur superhéros. Ça gonfle un peu l’égo.

Tu ris sans t’en rendre compte. Un sourire est apparu sur tes lèvres. Il se fane cependant alors que tu continues de parler, se faisant plus amer. Ta voix enthousiaste redevient posée.

- Être placé si haut dans leur estime, ça donne envie d’être quelqu’un de bien pour ne pas les décevoir. J’aimerais bien y arriver mais il faut croire que ce n’est pas dans ma nature.

Pourquoi soudain cette confidence ? Toi-même tu es étonné de vider ton sac à un inconnu. Tu t’arrêtes et n’en dis pas plus aussitôt que tu en as pris conscience.
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Sam 25 Mar - 22:21




À chacun de ses compliments mes joues devaient se teinter de rose. Cet homme semblait aimer profondément son métier et l’entendre en parler avec tant de passion, l’imaginer entouré de toutes ces petites bouilles enfantines, cela me rendait heureux. Nous vivions dans deux mondes côte à côte qui ne faisaient que se frôler, telle la mer et le ciel, mais nous partagions cette même ardeur pour notre travail.

- Je dois avouer que les adolescents ne sont pas toujours des plus faciles à comprendre. Mais c’est justement pour cela que j’aime essayer d’être à leur écoute dans cette période de leur vie où ils se sentent si incompris.

Lorsque lui séchait les pleurs des enfants, j’apaisais les craintes de ces jeunes que l’adolescence tourmentait. Il me disait apaisant ? C’était peut-être cela qui m’aidait dans ce dessein.
Je lui fis un signe de tête négatif lorsqu’il me demanda si j’avais des neveux, évitant d’avouer que cela me plairait énormément. Son rire qui s’éleva en quelques notes chaleureuses parmi ces faibles brouhahas de discussions eut le don de me faire rire moi aussi, jusqu’à ce qu’il ne revêtisse une tonalité plus mélancolique.

- Être placé si haut dans leur estime, ça donne envie d’être quelqu’un de bien pour ne pas les décevoir. J’aimerais bien y arriver mais il faut croire que ce n’est pas dans ma nature.


Mon visage exprima un air de considération. Je comprenais ce sentiment, mais, j’étais étonné de voir soudainement cet homme douter de ses qualités. J’étais quelque peu intrigué.

- Qu’est-ce qui vous fait penser cela ?


S’il y avait une chose qui me pesait toujours et contre laquelle je voulais me battre, c’était d’entendre des personnes ne s’arrêter que sur les côtés négatifs de leur personnalité et de croire qu’ils ne pouvaient espérer mieux dans leur vie.

- Vous me semblez être quelqu’un de bien, je sens qu’il y a de la bonté en vous et vous êtes si passionné par ce que vous faites. Je suis certain que vous prenez énormément soin d’eux. Si vous faites des écarts dans votre vie, je mettrais ma main à couper que ce ne sera jamais en face des enfants, et peut-être seront-ils justement la force que vous cherchez pour changer  vos mauvaises habitudes ?


Cet homme semblait prêt à faire tant pour ces enfants, j’étais certain qu’ils seraient toujours l'élan qui le fera avancer.

- Vous n’êtes pas obligé d’être parfait. Je ne suis pas parfait non plus…À vrai dire personne ne peut l’être, nous ne sommes que de simples humains bien que nous aimerions être ces héros qui les font rêver. Vous avez le droit de faire des erreurs et vos petits protégés le comprendront un jour.


Nous sommes toujours effrayés par nos vices, mais parfois il suffit simplement de les accepter.

- Et si vous voulez vraiment changer, alors je ne peux que vous encourager à essayer chaque jour de montrer le meilleur de vous-même et de leur donner le bon exemple. Je donne moi-même beaucoup de conseils que je n’ai pas forcément suivis, parce que ce sont des erreurs que j’ai faites et que j’espère que personne ne fera un jour.

Je lui adressais le sourire le plus doux, le plus compatissant qui puisse traduire mon empathie à son égard. Je devais sans doute paraître naïf, mais, j’étais comme persuadé que cet homme pouvait aller de l’avant et atteindre ses souhaits.

- Est-ce que vous voulez vous-même avoir des enfants un jour ? Être père vous aiderait sans doute à  oublier vos mauvaises habitudes et commencer un nouveau départ ?





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Sam 25 Mar - 23:13
- Qu’est-ce qui vous fait penser cela ?

La certitude d’être en présence d’une oreille attentive qui ne te juge pas est un sentiment auquel tu n’es pas habitué. Tes lèvres sont toujours légèrement étirées, elles ne reflètent cependant qu’une certaine amertume, un amusement qui n’a rien de drôle.

-Vous ne voyez ici que mes bons côtés, je dirais même les meilleurs.

Les paroles qui te sont adressées te heurtent de plein fouet. Il a raison, les enfants sont tout à tes yeux, tu serais capable de tout pour eux. Mais une fois sorti de l’école, tu replonges dans un monde d’adultes, celui que tu exècres et qui fait ressortir le pire en toi, et ils ne sont pas avec toi pour t’empêcher de sombrer. Tu ne devrais pas dépendre d’eux, tu es censé être celui duquel ils peuvent dépendre.

Tu croirais être en face d’un saint, un homme parfait jusque dans sa modestie. Pourtant, tu ne hais pas cette facette de lui. Sa présence ne te rabaisse pas, il ne te critique pas. Même si vous n’êtes que deux inconnus, il essaye de t’aider à avancer. C’est… remarquable. Même si l’anglais n’est pas sa langue maternelle, il trouve les mots justes. Tu ne doutes plus un instant qu’il s’agisse d’un professeur de philosophie. Tu es curieux à propos des erreurs qu’il a lui-même faites mais tu ne le questionnes pas.

Tout ceci t’a redonné un peu d’entrain.

-Wow. Je… Merci pour votre… soutien ? Je ne sais pas trop quoi vous répondre. Rappelez-moi simplement de ne jamais me lancer dans un débat avec vous, je ne serai pas de taille fasse à vos arguments. Ce n’est pas que je n’aime pas la philo, je la respecte beaucoup, mais, vous êtes d’un niveau (d’enseignement) supérieur au mien si vous voyez ce que je veux dire.

Ta blague est très mauvaise, tu le sais, mais tu aimes bien observer les réactions d’Eugène. Il est tellement… transparent. Comme un enfant qui n’aurait rien perdu en grandissant. Tu ne pensais pas que c’était possible.

- Est-ce que vous voulez vous-même avoir des enfants un jour ? Être père vous aiderait sans doute à  oublier vos mauvaises habitudes et commencer un nouveau départ ?

-Eh… Hm… J’ai en quelque sorte un peu de mal à me poser. Je ne pense pas être père de sitôt mais j’aimerais beaucoup. Après, ça dépend de ma ou mon partenaire…

Tu toussotes vers la fin de ta phrase, n’étant pas certain de la vision de ton interlocuteur sur l’homosexualité malgré l’ouverture d’esprit qu’il semble manifester.

-Ca pourrait être compliqué de concevoir. Mais l’adoption n’est pas un obstacle pour moi. Qu’est-ce que les liens de sang face à l’affection que l’on peut donner ? Et vous, vous avez des enfants ou vous en voulez ? Hm. Avant que vous répondiez, que diriez-vous d’échanger nos numéros ? Vous êtes la première personne avec qui je parviens à tenir une vraie discussion depuis le début de ma soirée et j’ai peur que vous soyez la dernière.

Tu ris encore une fois. C’est fou ce que tu te sens léger. Tu n’as pas l’habitude d’être d’aussi bonne humeur en dehors de l’école, c’est tellement bizarre.
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Dim 26 Mar - 0:40



À sa plaisanterie, un rire franc franchit la barrière de mes lèvres.

- Haha, pourtant la philosophie est à la portée de tous, je suis certain que vous pourriez philosopher avec beaucoup d’éloquence. Mais si vous voulez des cours je peux vous apprendre quelques chapitres que je dispense et qui, j’en suis certain, vous intéresseraient beaucoup. Sans trop vous en dire, je vous donne un indice : cela porte sur l’enfance.

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas ressenti une telle complicité, et bien longtemps que je ne m’étais pas autant amusé en si peu de conversation. Nous n’avions que cinq minutes mais elles étaient riches et plaisantes.
Je fus surpris par sa demande à propos de mon numéro, mais je répondis comme une évidence.

- Ne soyez pas si pessimiste, vous venez de me prouver que vous pouviez avoir une conversation des plus intéressantes, il suffit de la partager avec d’autres. Mais comme j’apprécie moi-même énormément votre compagnie je ne vois pas d’objection à ce que nous gardions contact.

Sur ces mots je sortis de ma poche mon portable en appuyant sur une touche avant de le tendre à mon vis-à-vis.

- Mon numéro est dans ma liste de contact sous mon nom, si cela ne vous dérange pas vous pourriez y enregistrer le vôtre ? J’aimerais éviter d’activer le son ici.

Pour la même raison que je ne sortais quasiment jamais avec ma canne, j’étais toujours malaisé d’utiliser toutes ces fonctionnalités prévues pour ma cécité.

-Merci. Pour répondre à votre question, je n’ai pas d’enfant et ce serait vous mentir que de vous dire que cela ne m’a jamais effleuré l’esprit. Je pense que cela me rendrait heureux, mais je me suis toujours fait à l’idée que ce serait sans doute quelque chose qui me serait impossible, alors j’ai appris à ne pas vivre en espérant cela comme une finalité. L’adoption serait sans doute une solution, comme vous l’avez si bien dit, le lien du sang n’a rien de comparable au lien affectif. Cependant…il est fort probable que je reste célibataire jusqu’à la fin de ma vie et je ne suis pas encore vraiment certain de vouloir élever un enfant dans ces conditions. Ou plutôt, il n’y a qu’une seule personne avec qui j’aurais voulu partager cette expérience…


Murmurais-je tout bas à la fin de ma phrase. Soudain je fus pris d’un sursaut, plaquant ma main sur ma bouche alors que la chaleur affluait à mes joues. Je m’étais trop laissé emporter dans mes confidences et voilà que je venais quasiment d’avouer que je ne recherchais pas véritablement de partenaire ce soir.

- Grand Dieu, en ai-je trop dit ? Pardonnez-moi. C’est…c’est compliqué.


Le visage rose et les épaules encore un peu raides, je reposais mes mains l’une sur l’autre sur la table, essayant de refaire bonne figure. Même si je n’avais pas été aveugle, mon regard se serait sans doute perdu dans le vague alors que mon esprit se laissait malgré lui emporter par quelques souvenirs.

- Si vous pensez que votre vie amoureuse est pour l’instant  un désastre, je puis vous rassurer en vous apprenant que vous n’êtes pas seul…

Il y avait certes un peu de mélancolie dans ma voix, mais je ne me sentais pas pour autant triste. C’est ce que je pensais. Après tout, cela faisait bien longtemps que j’avais appris à accepter ma situation.  C’était moi qui ne voulais pas commencer une autre histoire. Un sourire tendre étira alors à nouveau mes lèvres.

- Mais vous savez, je ne désespère pas pour vous, je suis certain que vos prochains rendez-vous vous feront découvrir quelqu’un de formidable. Et mon petit doigt me dit que vous ferez également un père formidable.






Eugène parle en Anglais  (ff66ff) et en Français  (0099ff)
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Dim 26 Mar - 13:18
-Si c’était si facile… tu souffles.

Le problème, ce n’est pas tant les autres que toi-même.

Heureux qu’Eugène accepte ta proposition, tu prends le téléphone qu’il te tend.

-Merci, pas de problème.

Tu sors le tien pour ajoute le professeur à tes contacts et entre ton numéro accompagné de ton nom dans le sien.

Tu le lui rends et l’homme répond à ta question. Tu aurais pu croire avoir imaginé la fin de sa déclaration mais sa réaction est si vive. Tu souris doucement. Tu comprends qu’il est là un sujet que tu ne dois pas creuser, bien que ta curiosité ait été éveillée.

- Si vous pensez que votre vie amoureuse est pour l’instant un désastre, je puis vous rassurer en vous apprenant que vous n’êtes pas seul…

-Je suis désolé de l’apprendre.

Eugène n’en reste pas pour autant abattu. C’est comme si son moment d’égarement n’avait pas existé. Il sort aussitôt lA tête de l’eau là où tu as l’habitude de te laisser couler jusqu’à toucher le fond.

-Peut-être que oui, peut-être que non…

Tu restes vague malgré ton manque de conviction.

-… Merci.

Ce dernier commentaire te touche.

-Vous-

La sonnette retentit, annonçant la fin de votre échange.

-C’est passé vite, tu murmures… Si vous voulez, je peux vous accompagner jusqu’à votre prochaine table. Ça aura été un plaisir de discuter avec vous, Eugène.
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