Beauty and the beast

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Mer 9 Aoû - 11:16


Beauty and the beast




Arrivée de Grey à Londres. Découverte de l'université.

Je crois aux fantômes. Ceux qui nous suivent dans la nuit sombre. Ceux qui nous traquent sans relâche. Ceux qui font partie intégrante de nous, de notre être, de notre vie. Je crois aux fantômes du passé. Ceux dont nous avons du mal à nous débarrasser, combien même nous pouvons recommencer de nouvelles vies.
Aujourd’hui était une de ses nouvelles vies. Je me réveillais au beau milieu d’une chambre qui n’était pas la mienne, avec une vue somptueuse sur une ville qui n’était pas mienne. Londres. Après des heures de voyage, de course, entre taxis et vols de nuit. Après la peur, la terreur et l’angoisse. Je me réveillais enfin. Et le bruit lointain de la pluie qui s’abattait sur cette ville monotone me donnait déjà envie de retourner en Californie. La vue était prenante, cette ville aux abords sauvage était gigantesque… Mais lorsque je repensais à la raison de ma venue en Angleterre, même le ciel menaçait de s’écraser contre moi pour que je m’éloigne. Je me retrouvais piégée dans cette prison urbaine, sans famille, sans repères. Et bientôt, tout le monde saurait pourquoi j’avais dû fuir les Etats-Unis.
Cette idée me répugnait. Avant que la colère ne l’emporte sur mes pensées, je me levais et enfilais un peignoir. J’allumais mon téléphone pour la première fois depuis deux jours. Au tableau : cinq appels manqués d’Andrew, dix de ma tendre mère, et quelques textos de mes amies. Et puis un message, que je ne tardais pas à écouter.

« Bonjour mademoiselle Grey, c’est Andrew. Je vous appelle pour vous tenir au courant de l’avancée de la situation : je me suis occupé de transférer votre dossier scolaire dans une prestigieuse université de Londres. Il s’agit de Millénium. Je suis certain que vous parviendrez à vous intégrer à merveilles dans ce milieu. Si besoin, je vous mettrais en contact avec mon neveu qui étudie là-bas, il pourra vous guider pour vos débuts. J’espère que la famille qui vous héberge vous traite comme il le faut. Sans quoi, n’hésitez pas à m’appeler si vous désirez quoi que ce soit. Passez une bonne journée mademoiselle Taylor. »

Mademoiselle Grey. Mademoiselle Taylor. Mademoiselle Sullivan. Comment pouvais-je désormais supporter que l’on m’appelle ainsi ? Le nom de Taylor n’avait plus rien de noble. Le nom de Sullivan, allait bientôt devenir la honte de l’aristocratie américaine. Je ne voulais plus rien de tout cela. Je désirais simplement respirer, simplement vivre, sans dépendre de ma famille, ou de leur réputation. Je désirais plus que tout devenir une jeune femme à peu près normale. Mais comment pouvais-je souhaiter cela, alors même que mon nom allait dépeindre tous les journaux internationaux ? Je m’asseyais sur mon lit, désespérée, et composait le numéro d’Andrew.

« Bonjour Andrew, je vous remercie pour votre message. Je sais pertinemment que ce n’est pas commun pour vous de vous occuper de mes affaires personnelles. C’est vraiment très aimable à vous. Cependant, j’aimerais vous faire part d’une requête… Nous voilà à Londres. Et me voilà seule. C’est pourquoi je désire que vous preniez congé. J’aimerais que vous trouviez un travail convenable, et stable. Je n’hésiterais pas à faire tout le nécessaire possible pour vous aider, grâce à mes contacts. Dites à votre neveu que je serais ravie de faire sa connaissance, et que j’accepte avec grand plaisir qu’il m’aide pour cette rentrée scolaire... Pas comme les autres. Tentons de garder contact, et de nous habituer à cet air urbain. Il faut à tout prix que nous nous fassions discret pour un moment. Je vous recontacterais si besoin. Prenez soin de vous mon cher Andrew. »

Je soupirais. Je ne pouvais rien lui dire de plus. Je ne pouvais pas le rassurer, lui qui venait de voir ses deux plus tendres amis se faire jeter en prison. Lui qui venait d’abandonner tout ce qu’il avait pour fuir en ma compagnie, dans le seul but de veiller sur ma personne. Notre tendre et fidèle Andrew. Tout était de notre faute, et nous ne serons jamais assez humble et assez honnêtes pour reconnaître que la seule victime de cette histoire, ce n’était pas moi, mais toi.
Je raccrochais, et me décidais enfin à descendre saluer convenablement ma nouvelle famille. Là, je retrouvais la copie conforme de mes parents. Deux hypocrites pleins aux as, élevant deux enfants, dont l’aîné était bien évidemment de loin le préféré du père. Et puis une mère, tout de même bien trop aimante. Bien trop faible, pour oser se dresser face au géant du business qu’était son mari. Si seulement ils savaient les années d’amour et de partage qu’ils gâchaient bêtement. Moi je le savais pertinemment. Mais je ne pouvais me permettre de leur dire. Maintenant, il fallait leur mentir. Et enfiler le rôle hypocrite que l’aristocratie m’avait enseigné dès la naissance.

« Je ne serais jamais assez reconnaissante de l’accueil que vous m’offrez. J’aimerais, si vous le permettez, vous faire cadeau de tout mon respect, et de mon entière reconnaissance. Je suis certaine que je saurais m’entendre à merveille avec vos enfants. »

J’avais presque envie de plonger ma main au fond de ma gorge et de vomir les atrocités que je disais. Mais souriante, je les écoutais flatter mon égo, qui n’avait nullement besoin qu’on lui pisse dessus. Les compliments, ce n’était pas fait pour moi. J’en avais horreur, et ma venue à Londres n’allait rien changer à ma personnalité. Je haïssais cette famille. Je haïssais leurs enfants. Je haïssais même leur chien, cette pauvre bête engraissée qui peinait à se déplacer pour venir sentir mes chaussons.
Et je n’allais pas tarder à haïr cette journée.


Il était huit heures pétantes, lorsque le taxi s’arrêta devant le campus universitaire, pour me déposer sous une tonnelle qui je crois, était prévue pour les jours de pluie comme celui-ci. Face à moi, se tenait un jeune homme de mon âge, du nom de Dimitri. Vu la ressemblance frappante, je devinais sans aucun mal qu’il s’agissait du neveu d’Andrew. Je le saluais comme une personne normale, et le suivais à travers le campus. Là, il me fit découvrir toute l’université, avant les cours. Tout était désert. Tout était calme, paisible. Magnifique. Une architecture de pierre venait rompre tous les préjugés que j’avais sur Millénium. Cette université était tout simplement grandiose. Et Dimitri semblait en tout point être une personne parfaite pour mes débuts à Londres. Je marchais, en l’écoutant raconter l’histoire de Millénium.

© Grey T. Sullivan
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Sam 12 Aoû - 12:32
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Une journée comme les autres, banales comme tu pourrais le dire, où ta seule occupation aurait pu être d'être avec tes potes, à te marrer de la journée à venir, à te marrer simplement de cette vie que tu traines depuis maintenant plusieurs mois. C'était pas une vie, tu le savais, t'avais pas envie de vivre ainsi. Tu te forçais à cacher tes relations infidèles à ta "femme", et toi qu'avait horreur de te cacher, c'était encore pire que tout. Ce monde t’insupportant autant que tu t'y étais fait le Roi.

Contrairement à toutes les matinées jusque là, tu bousculais ton temps libre pour allez fumer à l'arrière de la cour, là ou personne ne viendrait te faire chier avec les mœurs et les usages, là où personne ne pourrait te faire chier avec les uses et coutumes. Ta clope en bouche, t'observais la petite cohue qui s'agitait devant le bâtiment principale. Plus l'heure des cours avançaient, plus toi t'avais envie de reculer. Surtout qu'aujourd'hui, t'avais rien de plus à connaître et les matières ne t'intéressaient pas vraiment.

Cependant, quelque chose de nouveau attira ton attention. Ou plutôt quelqu'un. Une demoiselle, plutôt jolie. Même carrément jolie. Elle te tapa dans l'oeil, à travers la fumée qui brumait ta vision et rendait sa silhouette plus qu'agréable. Haussant un sourcil, tu écrases ta clope pour te diriger vers la créature et te poste devant elle, sans gêne, sans honte, plantant tes yeux dans les siens. Puis tu détournes le regard, toujours silencieux, pour observer la tafiole qui lui sert d'escorte. T'aurais rit, si la situation était pas déjà assez akward, mais tu préfères juste contenir ton sourire qui grandissait alors que tu observais la jeune femme.

Normalement, et dans l'intimité d'une relation, tu n'es pas si avenant. Tu es même respectueux, tu as du coeur et les choses te touchent. Là, à l'université, tu n'es pas vraiment le même. T'es ce dragueur que les filles observent de loin et n'osent pas approcher. T'es ce type qui est connu, réputé, ce type populaire. Parce que t'as toujours voulu être ce genre de personne ou que c'était simplement comme ça que ça se faisait. Un mec plutôt pas mal, plutôt sportif, entouré d'une bande de potes. C'était surement le cliché.

Contrairement à toutes attentes, au lieu de sortir une phrase bateau et pleine de pics pour le puceau d'à coté, tu te contentes de sourire.

«Je ne t'ai jamais vu dans le coin. Tu es nouvelles ? Je pourrais t'aider à visiter les lieux, en tout bien tout honneur, évidemment.»

Nous n'allons pas directement dans la chapelle derrière le batiment pour faire des choses assez osées. Pas directement. Surement entre deux cours, histoire de faire plus connaissances. Mais seulement si tu sais qu'elle est du genre discrète. Quoi que, ici, dans l'université, tu ne risques rien. Personne ne sait que tu as une femme, les rares personnes qui le savent savent tenir leurs langues. Et puis, c'est pas comme si tu étais quelqu'un  à éviter, au contraire. Tu te savais discret, droit et un brin possessif. Tes anciennes "maitresse" petites-amies pouvaient en témoigner.

«Oh.» fis-tu comme si tu venais de remarquer la présence de l'autre, en plus de lui manquer un poil de respect. « Je vois que tu es déjà accompagné, c'est dommage. Une prochaine fois peut-être. »

Tu tournes les talons et sourit. Tu sais que tu vas la recroiser dans la journée, du moins, tu l'espères. Ce regard... te captivait. Plus que les autres.




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Jeu 17 Aoû - 1:38


Beauty and the beast




Entrée en classe d'art. Rencontre avec Peter.

Cela faisait une heure. Une heure complète qu’il parlait sans s’arrêter, sauf pour reprendre sa respiration, avant d’enchaîner sur une autre description du bâtiment. Tout y était : matériaux, âge des matériaux, dates de rénovation, histoire du bâtiment… Je ne l’écoutais plus. A vrai dire, j’avais passé la première demi-heure à me focaliser sur sa bouche, qui n’arrêtait pas de s’énerver. De temps à autre, quelques postillons tentaient de prendre la fuite. Mais malheureusement pour eux, c’était peine perdue.

« Tu vois ce mur ? Eh bien, en vérité, on pourrait penser -  à première vue -  qu’il est là depuis le tout début. Mais non, détrompes-toi. Ce mur à moins de cinquante ans, il a été bâti dans le seul but de pouvoir maintenir...

-  Dimitri… Ecoute, c’est vraiment très gentil à toi de vouloir m’enseigner tout ce que tu sais sur cette école. C’est passionnant. Mais à vrai dire, je m’attendais à une visite plus courte. Plus directe... Tu vois ? »

Et voilà. Après des heures de présentation, Dimitri me fixait, sans rien me dire de plus. C’était fou comme ces moments pouvaient me rendre nerveuse, j’avais l’impression d’avoir frappé ce jeune homme en plein dans son égo. Peut-être qu’au final, en dehors de l’histoire de Millénium, Dimitri n’avait aucune connaissance en matière de sociabilité ? Je restais muette, puisque je m’attendais à une réponse plus éloquente. Mais face au silence, je soupirais, et lui suggérais de continuer. Je me retrouvais une fois de plus prise dans les mailles de ce jeune passionné d’histoire.

« Je ne t'ai jamais vu dans le coin. Tu es nouvelle ? »

Je sursautais, et reculais. Face à moi se tenait un jeune homme blond, qui me surpassait largement d’une ou deux têtes. Je le fixais de haut en bas, au départ surprise, puis finalement soulagée. Le blondinet n’avait rien de dangereux, il devait seulement être aussi doué que Dimitri. J’haussais un sourcil. Et s’il était journaliste ?

« Oui, je suis nouvelle.

-  Je pourrais t'aider à visiter les lieux, en tout bien tout honneur, évidemment.

- Non merci.

- Oh. Je vois que tu es déjà accompagné, c'est dommage. Une prochaine fois peut-être.

- C’est ça… »

Si tous les londoniens étaient aussi beaux, je partais sur le champ faire la visite de la ville. Mais je restais sur mes gardes, et refusait poliment. Après tout, c’était ma première journée à Londres. J’aurais d’autres occasions pour aller divaguer avec des inconnus. Sexy certes, mais inconnus tout de même. Quand à Dimitri, il fixait le bel inconnu s’en aller, avant de me lancer un regard plein de suspicion. Le jugement, toujours le jugement.

« Bon écoute Dimitri, ce n’est pas que ta visite m’ennuie, mais je pense que les cours vont commencer. Alors, comment dire… On va se séparer ici. Je te remercie pour tout, vraiment, c’était paaaassionnant... Non, je ne veux pas boire de café avec toi… Oui, tu es lourd… Non, je ne plaisante pas… Là aussi t’es lourd… Tu es même insupportable… BON, SALUT. »

Je partais presque en courant, pour me fondre dans la masse d’étudiants en cavale. Effectivement, la sonnerie était proche. Voir même, trop proche. Mais par chance, je parvenais à trouver ma salle, ainsi que mon professeur.

« Ah ! Vous devez être mademoiselle Taylor.

- Oui, bonjour.

- Je vous en prie, entrez… »

Je jetais un rapide coup d’œil dans la foule. La classe d’art. Le tableau typique d’un tas d’élèves issus de différents groupes, mélangés dans un seul et même but : étudier l’art. L’art, c’était une bonne raison de se mélanger aux autres. Une bonne raison d’aller vers ceux qui sont différent de nous. En dehors de cette classe, aucun lien ne subsistait. Mais une fois à l’intérieur de la salle, tous se saluaient, et sympathisaient. J’écoutais mon professeur faire ma rapide présentation, avant de m’avancer vers le fond de la salle. Là, les élèves me regardaient. Certains me saluaient, d’autre me toisaient du regard comme si je portais la peste sur mon visage. Je me contentais d’avancer sans vraiment faire attention à eux. Et puis soudain, un rayon de soleil parvint jusqu’à moi. Sur ma droite, une place était libre. Dernière table côté fenêtre, mais contre le chauffage. Parfait ! Je me tournais alors vers le jeune homme qui occupait déjà la table.

« Excuse-moi, ça te dérange si je m’asseois.. »

Je souriais, surprise, et amusé de voir un visage familier.

« Oh, mais on se connait. Tu es le blondinet qui agresse les nouvelles pour leur faire visiter l’université ? Laisse-moi deviner... Tu leur fais d’abord visiter les toilettes pour homme ? Ah, non, attend... La chapelle, mais oui ! En bon gentleman que tu es. »

Les rires fusaient déjà derrière moi, à moitié étouffés. Et toc, prend ça dans le pif.

« Ravie de faire ta connaissance. Je m’appelle Grey. »



© Grey T. Sullivan
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