Une affaire bien particulière et compliquée !

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Ven 2 Oct - 19:00

Une affaire bien particulière et compliquée !
EVE CLAYTON & XANDER WINCHESTER

Début de la matinée . Aujourd'hui était une nouvelle journée qui s'annonçait bien chargée en travail ! En effet, il était question d'une affaire de traffic d'héroïne possiblement responsable d'une hospitalisation récente d'un adolescent. Apparemment le gang impliqué dans cette histoire était déjà bien connu du service de Police, comme les récits de Leigh et d'autres peuvent en témoigner. Même si certains n'ont jamais participé à certaines de ces affaires, aucun policier ne pouvait ignorer le nom du chef de ce gang : Xander Winchester. Curieuse, je jettai un oeil sur son dossier. Alors, cheveux mis-longs, sombres... et plusieurs informations pour mieux cerner à qui on avait affaire.

Vint le moment où notre chef chercha des volontaires. Le but étant de s'emparer d'informations sur ce traffic afin de pouvoir continuer nos investigations dans le bon sens ! Un silence pesant s'installa puisque personne ne se manifesta. Toutefois, au bout de quelques instants j'osai prendre la parole pour faire savoir aux autres mon envie de m'en occuper .

▬ Si vous me le permettez, je peux me porter garante de cette mission

Tout le monde me regarda, je devins un peu tendue. Je l'ai toujours été quand l'attention était trop rivée sur moi. Je gardais mon calme en attendant la réponse de notre supérieur. Elle s'avéra positive mais il m'invita à la prudence.

▬ J'apprécie ton implication mais ne prend pas de risques inutiles Eve. Même les meilleurs policiers craignent Walworth quand il s'agit de confronter des gangs.

Malgré ces paroles, toujours aucun ne voulait y participer hormis moi-même. Dans un sens, ça m'arrangeait parce que je pourrais procéder comme je le souhaitais afin que la mission soit un succès total. Pour plus de discrétion c'était l'idéal plutôt qu'une réunion en masse de policiers à la tenue très 'discernable'. Je voulais prouver que je pouvais le faire et c'était en prenant des risques que j'allais me forger une expérience solide. En choisissant d'être policière j'avais déjà consenti à être exposée au danger. Ça faisait parti du métier ce n'était pas nouveau ! Je m'étais une nouvelle fois exprimée pour faire part de ma décision définitive : partir enquêter sur ce trafic.

▬ J'ai bien compris vos craintes Monsieur. Mais étant donné que personne ne se dévoue à la tâche, laissez-moi faire. Je ferrai le nécessaire et j'appellerai des renforts en cas de besoin. Accordez-moi votre confiance.

Oui, je n'étais pas complètement inconsciente non plus ! Il pourrait se passer n'importe quoi, même le plus bête des événements. Un accident ou encore un imprévu par exemple. Au moins un policier sera toujours au commissariat pendant que j'enquêterai. Je n'aurais qu'à appeler pour me faire aider, même si dans l'absolu j'avais horreur de le demander. Ça serait de montrer mes faiblesses et me prendre pour une personne fragile alors que je ne l'étais pas !

▬ Je te l'accorde. Je suis rassuré avec tes sages mots que tu me confies mais sois prudente Eve. Je n'aimerais pas qu'il t'arrive malheur.

J'approuvais ce qu'il me disait et je partais alors me préparer. Enfin, je portais déjà ma tenue mais je devais me rendre à la salle des armes pour prendre mon pistolet habituel et tout l'essentiel comme les menottes. Et surtout, mon téléphone de fonction ! Le plus important si je voulais appeler pour des renforts en cas de situation compliquée. Maintenant prête à commencer mon travail, je sortais de l'endroit en saluant une dernière fois mes collègues.

J'avais décidé de faire le chemin à pied jusqu'au lieu que je devais me rendre. Le revers de la médaille du centre-ville ! C'était beaucoup moins propre et peuplé de personnes aux intentions douteuses... Ce quartier était mal réputé, ce fait n'avait pas changé et je savais ce qui pouvait s'y dérouler. Ou pas. Alors que j'étais sur le point de m'introduire furtivement dans le QG du gang désiré, je sentis des mains se poser sur moi pour tenter de me capturer. Réflexes de policière obligeaient, je me retournai pour contrecarrer l'attaque du ou... des délinquants. Alors que j'avais fini par maitriser deux d'entre eux en les plaquant à terre, je me reçus un coup de poing américain en plein visage.

Le temps d'être légèrement sonnée on s'empara de mes bras violemment, commençant à me soulever. J'étais dans la merde et alors que je tentais de saisir l'objet me permettant d'alerter mes confrères, on me le prit et jeta violemment par terre pour le détruire en mille morceaux. J'étais maintenant véritablement seule et c'était avec horreur que je constatais mon impuissance malgré ma tentative pour m'échapper de mes agresseurs.

▬ Maitrisez la, cette policière veut certainement notre emprisonnement ! Frappez jusqu'à qu'elle devienne suffisamment faible pour être incapable de quoi que ce soit !

Je ne pus m'empêcher de grimacer suite à ma douleur grandissante et à la désagréable situation qui se présentait à moi. J'aurais du écouter mon chef, qu'est-ce qu'il penserait si celui-ci me retrouverait morte dans le quartier de Walworth ? Je me débattais de toutes mes forces et la violence dont je faisais preuve me permit de garder la tête froide. Pas maintenant Eve, achève les malfaiteurs comme tu en as l'habitude ! Un nouveau coup. De couteau cette fois-ci. Tu sentis un liquide chaud s'écouler de ton bras commençant à tâcher ta tenue de policière. Bordel ! Pour quoi tu n'avais pas fais plus attention Eve ?! Tu eus bien envie d'appeler quelqu'un à l'aide mais ton honneur te dicta de te débrouiller toute seule. Rien que de te faire prendre par ceux que tu devrais normalement arrêter était une humiliation difficile et tu n'étais même pas parvenue encore à te rendre où tu devais aller !

Après une lutte acharnée tu pus te faire relâcher et enfin en maitriser un autre mais comme l'espéraient tes agresseurs, tu devins progressivement fatiguée. Jamais tu n'allais t'en sortir seule, c'était une certitude. Quand je sentis de nouveaux coups m'atteindre au visage, je me demandais comment j'allais m'en sortir. L'issue était dans tous les cas défavorable ! Je voulais bien croire aux miracles mais bon...Pas sûr que ça marche ici.











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Ven 2 Oct - 19:41
Qu'est-ce que tu fout là?
Xander x Eve

Les vieilles rancunes ne font rien avancer contrairement à ce que beaucoup de gens peuvent penser. Xander le sait, et c'est au nom de cet idéal qu'il a prévu de se rendre sur les terres avoisinant les siennes, histoire de trouver un accord avec le chef d'à côté. Ces dernières semaines, il y avait eu pas mal de grabuge de leur côté. Mais aucune des attaques n'avaient été orchestrée par l"un ou l'autre Alpha. Certains membre de son gang s'étaient permis de faire cavalier seul. Et ça, il ne pouvait pas le tolérer. Après avoir puni à sa façon les deux auteurs de la trahison, il avait pris contact avec Marvin, la tête du petit groupe qui avait été pris pour cible.

Le groupe de Xander et le sien ne sont pas allié, mais ils ne sont pas ennemi pour autant. Et s'il est vrai qu'à terme, l'Alpha comptait bien prendre le contrôle du dit territoire, il attendait son heure. Et clairement, ce n'était pas le moment de faire des vagues. Ils devaient tous attendre que cette histoire d'adolescent victime d'overdose soit étouffée. Il semblait être le seul à comprendre que parfois, il faut savoir faire profil bas. Soyons clair, il se fiche éperdument de ce môme. Mais il ne se fiche pas sa liberté. Et s'il se fait prendre, il passera sa vie derrière les barreaux. Il ne le supporterais pas.

Le soleil décline tout juste. Il est à peine dix huit heure, mais l'automne est déjà bien installé sur Londres. Il fait déjà frais. Ce qui importe peu Xander qui est habitué au froid. Tout autant que ses pairs qui pour la plupart, n'ont pas de logement fixe. Assis sur un baril d'essence, au centre d'une espèce de cours délabrée, il se contente d'enfiler ses gants de cuir.

- C'est l'heure. Adam, Davy, avec moi.

Lance t-il menaçant en se levant. Les deux hommes, âgé d'environ 20 ans pas plus, semblent méfiant. Tous deux portent encore les sévices infligés par Xander pour punir leur arrogance. C'est d'eux qu'es parti le conflit, c'est avec eux qu'il finira. C'est l'éducation prônée par Xander pour garder ses hommes dans les rangs. Marvin fera ce qu'il veut d'eux, Xander les laissera à son jugement afin de rétablir la paix.

Tous trois quittent la ruelle, regagnant la rue. Les deux sbires de Xander suivent simplement, clope à la main, visiblement peu assuré. Ils pourraient se barrer en courant. Mais ils savent aussi qu'ils risqueraient bien plus à le faire. C'est donc avec une relative docilité que le petit cortège se dirige vers le territoire voisin. Il n'y a pas de frontière définie, les limites sont tacites, mais Xander les connait par cœur. Bientôt, il eu franchie les limites et entrait en terres adverses. Peu de gens s'aventure dans ces quartiers, mais il n'est pas un citoyen lambda et sa réputation le précède. Il ne craint rien.

Malgré tout, des éclats de voix et des rires attirent l'attention de Xander. Il fronce les sourcils en se dirigeant vers la zone du présumé conflit, espérant qu'il ne s'agisse pas encore d'un coût de l'un de ses hommes. Toujours suivit des deux jeunes, il fini par trouver l'objet du grabuge, au coin d'une rue. Une femme? Ici? Elle n'a pas froid aux yeux. En retrait, Xander en profite pour observer la scène, il n'est pas toujours du genre à se jeter dans la gueule du loup. Ce conflit ne le concerne pas. Mais lorsque de loin, son regard se pose sur l'insigne de la jeune femme il comprend alors qu'elle fait partie de la brigade criminelle de la ville. Une recrue de Leigh sûrement. Il a osé lui envoyer une femme? Un sourire satisfait se dessine alors sur son visage. D'un geste, il fait signe à ses deux suiveurs de s'en aller. Ils avaient un peu de répit avant leur sentence. Xander venait soudain de trouver quelque chose de bien plus intéressant.

La jeune femme semble en souffrance, malgré le fait qu'elle semble avoir écarté certains de ses agresseurs. Comment Leigh a t-il pu être assez fou pour envoyer une recrue seule ici? Xander s'avance. En temps normal, il aurait sûrement laissé faire. Ce ne sont ni ses hommes, ni sont territoire. Il n'a rien à voir là dedans. Mais il y voit un intérêt personnel, c'est pourquoi il s'élance avec une vivacité surprenante au moment ou un type lève une lame au dessus de la jeune femme, dans l'intention clair de lui porter un coup qui pourrait s'avérer fatal. Alors que la lame s'abaisse avec force, une main tout aussi puissante saisi le poignet de ce lui qui la tien, le tordant soudainement, arrachant un cri de douleur à son porteur qui recule, enragé, puis effrayé lorsqu'il reconnais ce visage.

- Winchester !

Lance t-il en reculant d'un pas, alors que Xander se tiens désormais entre le petit groupe d'assaillant et la jeune femme. Il esquisse un sourire amusé. Dans sa tête, son rendez-vous est déjà reporté depuis longtemps. Il ricane. Il sait que pour un chef de gang, ou un membre tout court d'ailleurs, protéger un flic est passible de la peine de mort. Ils ont tous leur propre justice. Et s'il veut conserver ses intérêt intact, il doit la jouer fine.

- Vous me la laissez d'accord? Je saurais m'en occuper.

Lance t-il mesquin. Laissant penser tout un tas de choses plus malsaine les unes que les autres. Le petit groupe se méfie, mais à la manière d'un lion, Xander prends toujours les meilleurs morceaux. Et dans un monde comme celui ci, où les hommes reviennent à l'état sauvage, c'est une chose courante. C'est donc d'un commun accord qu'il se retirent tous. Et c'est avec brutalité que Xander attire la jeune femme avec lui. Parce que s'il se montrait doux, il se trahirait. Et de toute façon, il n'est pas doux. Sa poigne se referme sans vergogne sur les poignets de la jeune femme à laquelle il jette à peine un regard, l'attirant avec lui dans une ruelle voisine, à l’abri des regards. Là, il l’accule au mur, se tenant face à elle, il la sonde sans honte avant de se reporter sur son visage. Il a vu son arme, mais vu l'état de ses bras, il doute qu'elle soit en mesure de s'en servir. Il la lui prends néanmoins, la glissant dans son dos, sait on jamais.

- Tu es blessée.

Précis t-il, perspicace. Il n'a rien sur lui pour lui venir en aide. Et pourtant, il a prévu de l'aider. Pour une raison qui ne regarde que lui par ailleurs. Il recule un peu, et reprend finalement.

- Tu ne devrais pas traîner ici, c'est dangereux, même pour toi.

Achève t-il, histoire de souligner qu'il a bien compris ce qu'elle est. Il est un peu froid. Il ne sait pas être autrement, même s'il sait se montrer très bon acteur.

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Ven 2 Oct - 23:43

Une affaire bien particulière et compliquée !
EVE CLAYTON & XANDER WINCHESTER

De nouveaux coups. Tout n'était qu'un enchaînement de violence dont je ne voyais pas vraiment la fin. D'ailleurs, mon second bras avait également été victime des lames de mes agresseurs. Ils devenaient de plus en plus brutaux étant donné que je leur donnais du fil à retordre en me défendant et en attaquant quelques uns, jusqu'à que je vis ce que je crus être comme étant mon dernier instant de vie. Un grand couteau en direction d'un de mes organes vitaux et qui allait se planter dedans, tandis qu'ils avaient pris la décision de me maintenir pour que je ne puisse pas éviter la frappe fatale. Me débattant vivement, j'assistai au spectacle qu'était ma décadence ! Au moment où la lame s'abattait, je fermai les yeux. J'avais trop honte et autant se préparer à nouveau à la sensation douloureuse qui était de sentir un bout de métal en train de pénétrer à l'intérieur de son propre corps. Si deux bras dans un état pitoyable n'était déjà pas suffisant ! Je ne pouvais pas manier aussi bien que d'habitude mes armes tant la souffrance était grande. La fatigue aussi.

Toutefois ce qui vint ensuite semblait être ce que j'avais appelé tout à l'heure un 'miracle'. En effet à mon agréable surprise ma poitrine était toujours intacte. Ah non attends Eve, comment aurais-tu pu ne pas te voir infliger une blessure alors que tu n'avais aucun moyen de t'extirper de ta fâcheuse position ? Tu devais juste être passée de l'autre côté, ne rêve pas trop ! Pour vérifier ce qu'il en était j'ouvris les yeux, jusqu'à entendre un cri d'un des malfaiteurs. À ma stupéfaction je vis un jeune homme me défendre, qui en plus s'avérait être...le chef du gang auprès duquel j'enquête. Je reconnus son nom de famille et son visage familier, tel que j'avais pu le voir sur la photo de son dossier ! L'homme était fidèle à sa réputation qui était d'inspirer la crainte chez les autres. Il n'y avait qu'à voir l'expression des visages de mes assaillants et même le tremblement de certains. On ne m'avait pas menti à ce sujet !

C'était alors qu'une question me tourmenta l'esprit. Pour quoi m'aidait-t'il lors de cette agression? Je devrais être l'une de ses nombreuses cibles que celui-ci chercherait à éliminer étant donné que je faisais partie de la police. Il devrait être reconnaissant quant aux autres ayant décidé de m'éliminer ! Si au premier abord je trouvai suspect son agissement, sa nature ne tarda pas à le rattraper puisqu'il demanda aux autres voyous de me laisser rien que pour lui. Même si face à un seul homme je devais avoir les moyens de me défendre, j'avais une petite appréhension. Je restais malgré tout une femme et mon jeune âge n'aidait pas du tout.

Je me laissais trainer dans la ruelle voisine pour m'assurer de n'avoir qu'un homme à dos pour ensuite pouvoir m'en sortir. Ensuite je me sentis plaquer sans douceur contre un mur et il me prit mon arme fétiche. Je devenais un peu nerveuse quand il me regarda avec insistance, essayant malgré tout de garder un visage glacial. Ce dernier commença à m'adresser quelques mots...que je n'aurais pas pensé. Je me demandai si c'était dans le but de se moquer de moi ou alors dans une meilleure intention. La dernière option me semblait toutefois bizarre. Je l'interrogeai prudemment, tout en faisant semblant de ne pas le connaître.

▬ Peut-être. Pour quoi vous préoccuper d'une personne comme moi alors que vous avez mieux à faire?

Ce qu'il me confia ensuite me perturba d'autant plus. Comment cela se faisait-t'il maintenant que le délinquant donnait des conseils à une policière ? Xander savait à quel ordre j'appartenais , la fin de sa phrase le prouvait et de toute façon il n'y avait qu'à voir l'insigne sur mon habit.

▬ Parfois la vie peut nous l'imposer. Ou on peut s'y rendre par accident. Malgré les risques, je reste par ici

Entendre la vie de policière, bien entendu et ce qui suivait était une référence indirecte à l'affaire de l'adolescent toujours hospitalisé .
L'homme était froid, mais je tenais bon. Je cachais mes émotions comme j'avais appris à le faire et j'osais le regarder droit dans ses yeux. Je ne devais pas montrer le moindre signe comme quoi j'étais perplexe ! Mais en réalité il était un grand mystère pour moi que je voulais résoudre. Je tentais alors de commencer à le percer et je fis attention à ne pas trop demander d'informations d'un coup sinon il se méfiera de moi, ce qui était légitime.

▬ Que comptez-vous faire maintenant ?

Je voulais partir étant donné que je m'étais sortie d'une situation périlleuse mais à la place je ne bougeais pas. Il avait des secrets à me livrer que je souhaitais réussir à lui retirer de la bouche. Que ce soit intentionnel ou sans s'en rendre compte !






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Sam 3 Oct - 0:21
Qu'est-ce que tu fout là?
Xander x Eve

Xander n'est pas toujours réfléchie, tout le monde ici sait qu'il est l'auteur de nombreuses bavures qui, pourtant, ot toujours été camouflées. S'il est dans ce domaine, c'est clairement qu'il n'est pas doué pour rester dans les rails. Quoi qu'il en soit, cela ne fait pas de lui un imbécile. Et les muscles ne suffisent pas pour diriger un gang. Si c'était le cas, certaines armoires à glace du sien l'auraient détrôné depuis longtemps. Depuis longtemps, Xander ne connait pas autre chose qu'un climat de violence permanent. Il l'a voulu. Il fait parti de ceux qui avait le choix. Et ce choix, il l'a fait en toute conscience des choses. En s'offrant sa liberté au travers du détournement des lois, il s'est aussi exposé à un enfermement potentiel, s'il venait à être traîné devant un tribunal. Et s'il prend trop de risques, il sait qu'il ne sera pas éternellement libre. Aussi, il venait de trouver un moyen parfait pour contrebalancer ce risque. Si l'idée n'avait absolument pas été préméditée, elle germait à présent dans son esprit, se développant au fil des minutes.

Il est loin d'être con. Il sait que son comportement n'est pas normal. Elle a qu'à se dire qu'il l'a fait parce qu'elle est une femme si elle veut. C'est un peu le cas, même si c'est en fait bien plus subtil. Si elle est là, c'est qu'elle sait qui cibler. Et Xander mettrais sa main à couper que la cible n'est autre que lui. Si il veut faire mouche, il va devoir feindre de lui offrir ce qu'elle recherche. La méthode de l'appât, il l'utilise sans arrête. C'est plutôt concluant en principe. Il lui adresse un sourire sans joie, un peu cynique sans doute. La palette d’émotion de Xander est peu fourni, il ne sait pas être chaleureux, même s'il l'avait voulu. Il n'a pas appris.

- Mieux à faire que quoi? Sauver la vie d'une flic en détresse? Sans moi, tu étais morte.

Précise t-il en pesant ses mots, histoire de lui faire comprendre qu'ici, ce n'est pas elle qui mène la danse. Ici, ce n'est pas le petit quartier calme de l’hôtel de ville. Ici, ce n'est pas le boulevard parfait aux pieds de Big Ben. Ici, ce n'est pas la police le patron.

- Personne ne viens ici au hasard.

Précise t-il alors. A raison. A Londres, tout le monde sait que ce n'est pas un quartier fréquentable. Et ceux qui s'y rendent le font soit pour y rétablir l'ordre, soit pour se fournir en dope, soit pour rejoindre les rangs de l'un des gang qui y ont établis leur fief. Seule, cette femme ne pourra pas y rétablir l'ordre, même si elle le voulait vraiment. Et a pourtant essayé, c'est plutôt salutaire. Soit elle est courageuse, soit elle est naïve. Ou les deux. Xander en prends note. Il ne manquerais pas d'en parler à Leigh.

- Ce que je vais faire? C'est plutôt ce que toi tu va faire. Tu tiens celui que tu cherche.

Précise t-il en ricanant d'un air un peu lugubre qui n'appartient qu'à lui. Il avait reculé d'un pas et ouvert les bras, signifiant qu'il avait compris depuis longtemps que la cible c'est lui. Néanmoins, il sait aussi qu'elle ne peut rien faire. Et lui faire remarquer, ce n'est pas l'humilier, mais lui prouver une fois encore qu'elle a besoin de lui. Il fini d'ailleurs par se taire, s'approchant d'elle, posant une main sur l'une des blessures qui entravait son bras. La plus profonde.

- Et si on commençais par soigner ça?

Il n'a pas quitté son air impénétrable. Et d'ailleurs, son regard ambré vient de se plonger dans celui de la jeune femme. Le bon samaritain. Qui l’eut cru hein?

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Sam 3 Oct - 2:01

Une affaire bien particulière et compliquée !
EVE CLAYTON & XANDER WINCHESTER


J'avais l'habitude d'être confronté à des personnes peu chaleureuses donc cela ne me perturba pas tant que ça. Je veillais surtout à garder l'objectif que je m'étais fixée, à savoir de lui soutirer quelques précieuses informations qui me seraient utiles. Cependant je sais que ça ne sera pas facile et qu'il me tendra peut-être quelques pièges. J'essayerais d'être vigilante pour m'éviter de gros problèmes, bien qu'il m'était également difficile d'avouer que je devais ma vie à un chef de gang qui normalement traquait les gens comme moi si on en venait à trop mettre notre nez dans ses affaires. Même si mon honneur en avait pris un coup aujourd'hui, je fis preuve d'humilité dans une situation pareille. Ce n'était pas le moment d'agir comme une idiote en mettant en avant le fait que j'étais policière ! D'ailleurs, il me le fit bien savoir en pesant ses mots. Je répondis de la manière la plus simple qui existait.


▬ Je vous remercie.

Quant à sa prochaine parole, il vit juste. En réalité, aucun ne venait vraiment par hasard. Surtout des personnes comme moi ! Nous étions juste ceux qui fréquentaient le plus souvent ces quartiers après les membres des différents gangs et les dealers. C'était une vaste organisation que la Police avait du mal à démonter donc ce n'était certainement pas seule que je m'apprêtais à détruire tout ce réseau de délinquants. Non, j'étais sûrement seulement l'une des nombreuses pièces du puzzle afin qu'on y parvienne tous ensemble. Ici c'était de pouvoir glaner assez à propos du traffic d'héroïne afin de mieux comprendre ce qui s'était passé avec le jeune adolescent. J'étais donc très appliquée et coûte que coûte, je voulais parvenir à faire ce que j'avais à faire même si ma vie devait être exposée. Bien que j'aimerais éviter une telle situation comme j'ai pu expérimenter voilà peu ! Par ailleurs j'étais toujours un peu choquée de la tentative d'assassinat donc j'avais été victime, c'était la première fois en l'espace de quelques années d'exercice ! Mais j'imaginais bien que ça ne serait pas la dernière fois.

Bingo, il avait deviné que tu le cherchais. C'était évident après tout !

▬ Je ne veux rien te faire. Ce n'est pas dans mon intérêt.

Même si ça pouvait sonner faux j'étais sincère. En vérité, ce n'était pas lui que je cherchais, du moins pas directement. Je devais me contenter de ce qui pouvait faire avancer l'enquête sur le traffic d'héroïne. De toute façon même si je voulais l'arrêter je ne pourrais pas, pas avec les bras que j'avais. C'était difficile à reconnaître mais ils étaient bien trop abîmés pour que je puisse maitriser un homme avec une solide force ! Après un silence s'installa et il s'approchait. Je me demandais bien quelles étaient ses intentions jusqu'à sentir une main sur ma blessure la plus grave à un de mes bras. Sous la surprise je sursautai de douleur, c'était plus fort que moi je n'avais pas pu m'en empêcher. Mon visage exprima un brin d'irritation.

▬ J'allais m'y atteler. Je n'allais pas vous attendre, de plus vous n'avez rien pour ça.

Je lui souris doucement jusqu'à m'éloigner un peu plus loin pour essayer de m'occuper moi-même de mes quelques plaies. Ohlàlà Eve, tu t'étais montrée un peu sarcastique et ce n'était pas forcément la meilleure des attitudes à adopter selon les moments, surtout comme celui-ci !







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Sam 3 Oct - 2:20
Qu'est-ce que tu fout là?
Xander x Eve

Le vouvoiement. Cette habitude dégueulassement hypocrite des "gens bien". Xander le déteste. Normalement utiliser pour signifier le respect, il n'est rien d'autres à ses yeux qu'une façon de tromper. Non, elle ne le respecte pas. Y'a même des chance que si leur force et leur pouvoir étaient inversé, elle lui cracherais dessus. Lui, le pauvre type des rues. Le délinquant. Le voyous. Elle n'en pense pas moins, et il ne pense pas se tromper en avançant ce genre de chose. Il fait néanmoins comme si de rien n'était. Parce que dans le fond, c'est vrai, il l'aurait bien achevée. Ne mentons pas. Elle est jolie c'est vrai. Mais elle est aussi fouineuse. Et ça...Il déteste ça. Malgré tout, elle a plus d'utilité à ses yeux en étant en vie. Et il doute que Leigh apprécie de savoir qu'il a faire disparaître sa nouvelle recrue.

En réponse à son remerciement, il se contente d'un signe de tête, bien suffisant à ses yeux. De base, il n'est pas très bavard. Même s'il sait être très éloquent lorsqu'il le faut. Il n'est pas devenu Alpha par hasard. Et alors qu'elle lui indiqua avec toute l'humilité dont elle était sans doute capable, qu'elle ne lui ferait rien, il eu envie d'éclater de rire. Grand seigneur, il se contenta de s'incliner brièvement, un peu cynique peut-être, a la fois dans son timbre et son attitude.

- Grand merci à vous, madame.

Il se redresse alors, et lorsqu'elle se soustrait à son emprise, indiquant qu'elle n'aurait pas besoin de lui pour soigner sa blessure, il fronça les sourcils alors qu'elle lui tournait le dos. Un coup dans l'eau. Ça ne marche pas à tous les coups. Son regard se tourne vers la paume de sa main, souillée par le sang de la jeune femme. Désinvolte, il l’essuie sur sa cuisse. Ses fringues restent rarement propre longtemps. Alors il ne s'offusque pas de quelques tâches.

- Ici, non c'est vrai. Mais tu ne crois quand même pas que je vis dans la rue.

Reprend t-il, plutôt neutre pour le coup. Il supporte mal que l'on ne réponde pas à ses avance. Et il peine à garder son masque de "bonté", bien que relatif. Ceci dit, il n'est pas du genre à abandonner. Et il sait ce qu'elle veut, alors autant feindre de le lui donner sans s'en rendre compte. En sous entendant qu'il l'emmènerais chez lui, il lui laissait penser qu'elle aurait accès aux informations qu'elle cherche. Mais voilà, il n'y a rien à voir dans la "demeure" de Xander. Rien à trouver, rien à voler, rien à fouiner. Par souci de discretion, rien n'est centralisé dans l'organisation de son gang. Chez lui, elle ne trouverais rien, mais ce serait l'occasion pour lui de reprendre son jeu.

- Même moi, je ne suis pas chez moi ici. Nous devrions partir.

Achève t-il alors. Il ne craint personne ici. Mais le laisser croire est une façon de plus de l'attirer vers lui. Et finalement, si lui ne craint rien, ce n'est pas vrai pour elle. Et Xander ne pourra pas la défendre à deux reprise sans risquer d'être vu comme un traitre. Il ne tiens pas à subir le châtiment qui leur est réservé, l'ayant lui même infligé à l'ancien chef.

- Tu ne peux pas rentrer n'est-ce pas? Ils te poseraient des questions.

Ajoute t-il finalement, en ultime argument. Il se doute que si elle est là toute seule, c'est qu'elle l'a voulu. Mais sa brigade n'est pas forcement au courant. Et en admettant qu'elle le soit...Elle ne semble pas de celle qui assume un échec aussi cuisant. Une force qui devient une faiblesse dont Xander compte bien se servir.

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Sam 3 Oct - 18:47

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EVE CLAYTON & XANDER WINCHESTER


Je gardais toujours mon sang-froid face à son discret cynisme. En effet, tant qu'il n'agissait pas contre mon encontre et ne m'empêchait pas d'effectuer ce que j'avais à faire, rien ne m'importait. Je le laissais faire, le visage toujours impassible.

Désormais, je m'éloignais pour essayer de remédier à mes blessures du mieux que je le pouvais. Mais c'était sans compter le chef de Gang qui m'adressait la parole pour me faire parvenir son indignation mais aussi implicitement son désir de m'emmener chez lui. Parfait. Même si je me doutais bien que tout ce que je recherchais ne se trouvait pas réuni en un seul endroit, cette piste pouvait s'avérer être intéressante ! De plus c'était ce qu'il y avait de plus facile à faire pour l'instant.

▬ Vous devez vivre non loin de ces quartiers non ?

Étant donné de sa réputation et qu'il avait fait peur au petit groupe appartenant à un autre gang, je doutais du fait qu'il craignait grand monde. Me mentait-t'il pour son propre profit ? Si oui, j'aimerais connaître lequel et dès le départ je trouvais déjà bizarre qu'il ait aidé une policière. J'étais donc perplexe malgré mon envie certaine de pouvoir d'obtenir quelques précieuses informations. Il ne fallait pas que je me retrouve encore dans une impasse !

J'étais relativement stable malgré ma confusion mais ce que Xander me confia ensuite eut sur moi un effet désagréable. J'avais la sensation d'être prise au piège parce qu'il avait raison. Hé oui !
Aujourd'hui, tu avais échoué et ta brigade allait sans doute en pâtir. Une enquête au ralenti, des membres de gang probablement encore plus excités quand il s'agissait de la police... Et malheureusement tu devais le reconnaître. Ah aussi, comment expliquerais-tu toutes tes blessures ? Si tu tentais de les cacher, là il faudrait trouver une solution pour faire disparaître les vilaines traces de rouge sur ta tenue de boulot. Problème supplémentaire. Le chef de la Police t'avait dit de faire attention si tu y allais seule putain ! Rien ne s'était déroulé comme tu le souhaitais et même si ce n'était pas forcément de ta faute d'avoir eu ton téléphone éclaté en mille morceaux, un énorme poids te pesa sur les épaules. Bref, maintenant tu devais agir en ayant conscience de ta lourde défaite et de ses conséquences !

Dans le but ardent d'essayer d'atténuer, voir de masquer la déception  de tes collègues qui me connaissaient comme étant une policière appliquée, je pris la décision d'écouter le chef de Gang. Je ne devais négliger aucune piste et entre temps je pourrais peut-être m'en remettre. Tout devrait bien se passer si je faisais attention, que ce soit pour trouver des indices ou à surveiller Xander quant à ce qu'il pourrait faire !

▬ Je rentrerai, mais plus tard.

Je ne donnais pas plus de précisions. Premièrement parce que j'avais toujours honte de ce qui s'était passé et ensuite parce que je désirais réellement me rattraper. L'idéal serait de parvenir à ce que je souhaitais mais au moins, même des traces partielles c'était mieux que de rentrer au commissariat sans avoir rien fait du tout. Je verrai également si je pourrais reprendre mon enquête après le passage chez Xander si vraiment trop d'éléments me manquaient.

Par contre, un point m'interpellait. Et son gang alors ? Il était le chef et si ses confrères l'apercevaient avec moi, j'imaginais que c'était la peine de mort assurée. N'avait-t'il pas d'affaires à s'occuper ?

▬ Vos membres ne vont pas se demander ce que vous faîtes avec une policière d'ailleurs ? Ou même où vous êtes ? Vous pourriez les inquiéter.







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Sam 3 Oct - 19:30
Qu'est-ce que tu fout là?
Xander x Eve

Il aurait préféré une petite ingénue. De celle que le mal attire. Mais il n'avait pas le choix. Il devrait faire avec cette jeune policière au besoins de reconnaissance.  Parce que oui, il n'y a pas besoin d'être un fin psychiatre pour comprendre ce qui avait poussé la jeune femme à venir ici. Elle avait sûrement des choses à prouver. Après tout, elle semble jeune. Xander ne l'ayant pas encore vue malgré ses nombreuses arrestations, elle ne doit pas exercer depuis longtemps. Il sait combien le besoin de faire ses preuves peut rendre inconscient. Lui même s'est mis en danger par le passé, de nombreuses fois. Mais contrairement à elle, qui semble tant répugner à demander de l'aide, il n'a jamais eu honte d'avoir été aidé. Tout ce qui compte à ses yeux, c'est le résultat. Le chemin emprunté lui importe peu.

Concernant son but premier la concernant, il sait que sa réputation et un handicape. Si habituellement, elle lui facilite la tâche, il sait que dans le cas présent, elle ne contribue qu'à rendre la jeune femme plus méfiante à son égard. Quoi de plus compréhensible. Le but étant donc de faire tomber cette méfiance. L'atténuer, jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Xander n'est pas un homme qui inspire confiance au premier abord. Mais si de si nombreux hommes marchent de ses traces, c'est que quelque part, il doit bien en être digne.

Pour beaucoup, entrer chez Xander, c'est un peu comme trouver le graal. C'est un lieu qu'aucun membre de son gang ne fréquente vraiment, parce que c'est son espace à lui. Mais dans le fond, il n'a jamais imposé aucune règle à ce sujet. C'est une espèce d'accord tacite. Mais tous se trompent. Xander n'a pas d'intimité, pas même chez lui. Il ne tiens réellement à rien de tout ça. Et la jeune policière risque fort d'être déçue.

- En plein centre à vrai dire, bizarre que tes responsables ne te l'ai pas dit, si tu me cherchais, tu aurais du commencer par là. Mon adresse n'est un secret pour personne.

Reprend t-il, plus bavard qu'à l'accoutumé. C'est évidement voulu, et rien de ce qu'il prononce en cet instant n'est faux. Comme il n'a rien à cacher, il n'a jamais éprouvé le besoin de loger dans un lieu rendu secret. Et d'ailleurs, la plupart des curieux qui se rendent à la dite adresse font souvent demi tour devant la porte, pensant à une mauvaise blague. Troublé par le fait de se retrouver devant un hangar abandonné.

Sans ajouter le moindre mot, il se met en route. Il ne rigolait pas réellement lorsqu'il disait qu'ici, il n'est pas chez lui. Il ne pourrait pas la protéger deux fois. Et il ne compte pas perdre une carte qu'il vient tout juste de trouver. Il esquisse un sourire bref, qu'il parvint à rendre un peu plus chaleureux, une prouesse.

- Évidement qu'il se le demanderons. Mais à moi, il n'oserons pas le demander. Quand à où je me trouve, la plupart préfère ne pas le savoir. Tu semble penser que je suis leur père. Ce sont des grands garçons, ils savent se débrouiller.

Précise t-il alors, se dédouanant alors par la même occasion de toute accusation. Il compte bien montrer patte blanche. Il n'y a probablement que de cette façon qu'il parviendra à gagner la confiance de la jeune femme. Il se contente d'attiser sa curiosité, en lui parlant un peu, mais pas trop. Suffisamment pour qu'elle ai envie d'en savoir plus. Mais pas assez pour que son enquête avance réellement.

Il glisse alors ses mains dépourvues de gant - une fois des nes pas coutume - dans les poches de son blouson de cuir noir. Il bifurque sur la droite, dans une ruelle un peu sinueuse. Quelques centaines de mètres plus loin, un terrain désafecté, cerclé d'une vieille palissade de fer forgé, semble figé par le temps. L'herbe n'a pas repoussée depuis la canicule d'il y a plusieurs années maintenant. Et là, se dresse alors un entrepôt de taille moyenne, au toit de verre et à la porte de métal. Il sort une clef de sa poche arrière, ouvrant le cadenas qui retient une chaine qui ne sert visiblement plus à grand chose, la porte étant déjà entre-ouverte. Elle ne ferme plus depuis longtemps. C'est avec force qu'il fait alors coulisser la lourde porte de tôle, qui crisse d'un ton sinistre, comme si bouger lui faisait mal. Xander entre alors dans la pièce principale, toujours enfouie sous de nombreux décombres. Ca n'a rien de luxueux. Mais il ne semble pas en avoir honte. Ici, c'est chez lui.

- Je t'aurait bien proposé de t'asseoir mais...

Précise t-il alors en se tournant vers elle, écartant les bras avant de les laisser retomber le long de son corps. Signifiant clairement qu'il n'avait pas de quoi le lui offrir. S'il l'a emmené ici, ce n'est pas par hasard non plus. Quel trafiquant de drogue vivrait dans de telles conditions? C'est une façon pour lui de se dédouaner un peu plus. Une façon pour lui de gagner sa confiance. Mais surtout pas sa pitié.

Ici, le vent de l'automne s’engouffre aisément. Aussi, il n'y fait pas plus chaud que dehors, Xander prends donc l'initiative de raviver le feu qui dormait un peu dans la cheminée située au fond de la pièce, et devant laquelle, parmi les débris, se trouve un matelas posé à même le sol, un simple drap et une vieille couverture. Quelle homme séduit une femme en l'invitant dans un lieu pareil? Xander ne pense pas que ça le desservirait. Elle ne semble pas franchement comme les autres femmes, qui requière le confort, le luxe. Elle semble d'un tout autre milieu. Il s'en amuse. Disparaissant un instant dans la petite salle de bain aménagée entre 4 cloisons dans un coin de l'entrepôt. Elle peu fouiner, il s'en fiche. Elle doit déjà avoir compris qu'il n'y a rien ici. Il en revient avec des bandage, de la gaze, du coton et du désinfectant.

- Tu veux toujours te débrouiller toute seule ou tu me laisse t'aider?

Reprend t-il alors en revenant vers la cheminée où brûle désormais un feu ardent, qui mettrait malgré tout très longtemps à réchauffer réellement l'atmosphère.  

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Sam 24 Oct - 20:59

Une affaire bien particulière et compliquée !
EVE CLAYTON & XANDER WINCHESTER


Demander de l'aide était difficile. Non pas parce que j'ai honte, enfin si un peu, mais bien la peur de dévoiler des faiblesses qui pourraient me coûter cher. Surtout devant des personnes issues de ces gangs. Cependant au fil de ma marche je devais me rendre à l'évidence. Aujourd'hui j'étais blessée et je commençais à fatiguer, j'étais plus vulnérable par rapport à d'habitude. Je ne pouvais ni le nier, ni le cacher avec des bras saignant toujours des plaies causées par armes blanches. Je n'avais pas le souvenir de blessures aussi importantes d'ailleurs, c'était la première fois et ça faisait un mal de chien ! Je tentais de garder un visage impassible pour éviter de paraître encore plus faible.

Je me laissais guider en plein centre-ville- Pendant ce temps je l'écoutais pour éviter de penser à la douleur de mes plaies, m'amusant de sa réponse quant à son gang.

▬ Je m'en doute bien. Simplement qu'être chef peut comporter son lot de responsabilités.

Quelques minutes plus tard nous arrivions enfin devant ce qui devait être le logement de Xander. Sa réponse plus tôt quant à celui-ci m'étonna mais maintenant je compris. C'était donc cet entrepôt dont mes collègues pouvaient parler ! Mais je ne pensais pas que c'était carrément ici où il vivait. Je verrais bien une fois à l'intérieur !

▬ Vous habitez donc à cet endroit. J'avais déjà entendu parlé de cet entrepôt mais je peinais à croire que vous y habitiez vraiment.

Je pénétrais dans le bâtiment tout en faisant garde à ce que personne d'autre à part Xander n'était là. Un piège pouvait toujours être de la partie, il m'avait l'air d'être un homme très intelligent. Toutefois, je fus surtout surprise en voyant qu'aucune intimité était présente au sein de ce lieu particulier. En observant un peu partout l'espace qui m'était présenté, je vis un matelas donc il ne pouvait habiter que là. J'aurais cru ailleurs pourtant. Que faisait-t'il de tout l'argent gagné avec ses trafics ? Où était-t'il stocké d'ailleurs ? La logique aurait été que c'était caché non loin de moi mais après ce que j'ai vu je pense que je n'ai aucune chance de trouver quoi que ce soit. Ni même des indices...quant à l'affaire. Et merde Eve ! Au moins, nous étions que nous deux dans l'entrepôt. Tant mieux, ça m'évitera davantage de problèmes.

Aucune place assise n'était disponible. Tant pis, j'étais habituée à être longuement en station debout. J'espérais juste ne pas tomber dans les pommes étant donné du sang déjà écoulé. Ça serait comique tu vas me dire, de tomber pour si peu. À moment donné, il partit pour une raison qui me dépassait. Que faisait-t'il donc pour d'un coup partir vers une autre salle que tu venais d'apercevoir ? Je savais que là où je l'attendais rien ne pouvait m'aider pour obtenir des informations sur le traffic donc peut-être avais-je une dernière chance d'en obtenir ? Je m'approchais prudemment, il ne faudrait pas que le chef de gang se sente menacer si j'osais regarder des éléments compromettants pour lui. D'ailleurs, le fait que je lui devais la chandelle à m'avoir aidé de m'extirper d'une mort certaine et de l'autre celui que j'avais besoin d'effectuer mon travail me travaillait l'esprit. Un marginal était-t'il nécessairement mauvais malgré sa réputation ? J'avais envie de dire oui étant donné qu'il s'agissait de Xander, je devais me méfier mais j'hésitais aussi. Réflexion à suivre donc !

Je tentais de l'observer de loin, le voyant prendre du matériel que je peinais à distinguer. Aucun papiers ou billets par contre, à vrai dire il était simplement dans une salle de bain aménagée. Décidément, rien du tout. Mais au moins j'aurais bien vérifié et donc je revins discrètement vers la cheminée, n'ayant rien d'autre à faire que de laisser le jeune homme venir. À sa venue, ses bras étaient chargés de produits médicaux. Probablement pour me proposer des soins, confirmé par ses prochaines paroles. D'abord j'aurais refusé mais je me disais que cette fois-ci j'allais l'accepter au lieu de me la jouer individualiste. D'autant plus que je peinais à bouger mes bras douloureux et ensanglantés. Tout ce que je tenterais de faire serait obligatoirement moins efficace et ce n'était pas le moment de tomber malade à cause de plaies infectées. C'était le minimum qu'il fallait faire à l'heure actuelle. Te laisser faire.

▬ Allez-y, je vous laisse faire. Je vous fais confiance.

M'enfin... Ici je lui accordais étant donné qu'il semblait vouloir m'aider et j'attendais de voir les événements futurs si vraiment il était comme toutes les personnes pouvaient le décrire. Mais en attendant je tentais d'enlever ma veste légère de boulot afin de pouvoir lui laisser l'accès à mes plaies. Ça s'avéra plus dur que prévu puisque je fis une petite grimace. Ils avaient donc bien réussi leur coup ces voyous! J'étais plus indulgente avec Xander qui au moins ne m'avait pas sauté dessus en m'apercevant. Pour briser le silence, j'essayais de poursuivre la conversation. Il n'y avait que ça à faire de toute façon car c'en était certainement fini pour aujourd'hui.

▬ Vous aviez programmé quoi que ce soit aujourd'hui ?








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Dim 25 Oct - 12:22
Qu'est-ce que tu fout là?
Xander x Eve

Les responsabilités, il n'en manquait pas. La fonction qu'il exerce ne fait pourtant pas partie de celle décrites dans les livres d'écoles. Il n'y a pas de formation pour ça. Il a toujours tout appris sur le tas, avec l'ancien chef, mas aussi en se renseignant auprès des autres gang. Le fait qu'il accorde une très grande importance à son environnement a toujours fait de lui un chef aguerrit. Du fait que sa veille soit assidue, il n'était jamais pris au dépourvu. Il était difficile de le surprendre. Et de ce fait, difficile de l'atteindre. Il n'en donnait sûrement pas l'air compte tenu de l'endroit qu'il habite et son manque de sécurité. Mais il ne faut jamais juger un livre à sa couverture. Et habiter un endroit tel que celui ci était le meilleur moyen d'attirer les traite et ainsi de les démasquer. Il jouait lui même les appâts pour son propre compte.

Ceci étant dit, il est vrai qu'il aurait pu faire un effort sur la déco. Il en avait largement les moyens. Enfin, sûrement bien plus que les "gros poissons" de qui on ne voyait jamais le visage. Lui avait toujours tenu à faire partie de l'aventure. Tirer les ficelles de loin de lui aurait apporté aucun gloire, et il répugnait à jouer les fainéant. D'autant plus qu'il n'était pas de ces chefs névrosés par l'appât du gain. Il ne se taillait pas toujours la part du lion et avait toujours été juste dans les distribution. Il était la "banque" du gang et c'était lui qui dispatchait les sommes en fonctions des acteurs de chaque scène. Une entreprise bien rôdée qui ne se tarissait pas, mais qu'il n'avait pas vocation à développer afin de ne pas attirer l'attention.

Finalement, il avait rarement été arrêté pour du trafic. La plupart du temps, c'était à la suite de ses nombreuses colères, ou parce qu'il avait été au mauvais endroit, au mauvais moment, et que sa tête ne passait pas. Enfin...Pour la seconde option, c'était ce qu'il s'était souvent évertué à faire croire. Il était très doué pour cacher les preuves qu'il manquait toujours aux flics pour l'enfermer. Pour autant, il n'avait jamais eue la prétention de se croire intouchable, c'est pourquoi il développait des alliances.

- Tout chef a des responsabilités, si je te disais lesquelles, je passerais d'avantage encore pour un traitre aux yeux de mes hommes.

Précisa Xander en posant le matériel sur le lit. Il avait toujours été fidèle aux siens. Les alliances qu'il entretenait avec les forces de l'ordre n'étaient qu'un avantage qu'ils ne comprendraient pas. C'était pour cela qu'il avait choisi de le leur cacher. Une décision qui lui couterait peut-être cher un jour. Allez savoir, mais pour l'heure, ce n'était pas un sujet qui faisait office de priorité.

- Pourquoi? Je ne pensais pas que les gens imaginaient réellement que j'habite un palace.

Reprit-il avec une malice un peu lugubre alors qu'un rictus étrange se peignait au coin de ses lèvres. Le fait est qu'il plaisantait. Il sait parfaitement qu'un chef de gang tel que lui aurait au moins pris la peine de louer un appartement, ou de l'acheter. Mais il avait ses raisons pour loger ici, et s'il faisait un effort, ça pourrait ressembler un peu plus à un logement. Déjà, avec l'approche de l'Hiver, il ferait bien de changer la porte. Cette dernière venait de grincer à nouveau, la taule se balançant comme un pendu sur les rails rouillés qui la retenait à peine. Un courant d'air glacial s'engouffra dans la pièce et vint effleurer les flammes de la cheminée qui se mirent à danser avant de retrouver leur régularité. Xander haussa les épaules.

- Je suis bien ici.

Reprend t-il alors simplement en s’assaillant sur le matelas, face à la cheminée. Il fit signe à la jeune femme de s'asseoir à côté de lui. Le seul hic, c'est que séduire ici, c'était un défis d'envergure. Bon...Xander a toujours aimé les défis, ça tombe plutôt pas mal.

- Tu sera bien la première.

Précisa t-il en ricanant doucement. Il est rare que les gens lui fasse confiance. Même ses hommes, qui le suivent à la trace et ne perde pas une miette de ce qu'il peu dire ont peur de lui. Il a plus ou moins tout fait pour remarquez. Il fini par se relever histoire de l'aider à retirer son manteau qu'il posa au pied du lit an s'assurant que les manches ensanglantées ne tachent pas son bras. Il se rassit, attendant qu'elle fasse de même, un paquet de gazes et du désinfectant à la main.

- J'ai toujours quelque chose de prévu, mais va savoir pourquoi, je suis moyennement tenté par l'idée de te laisser là. J'espère que tu ne m'en veut pas.

Reprit-il simplement sans en révéler plus. Il n'était pas bête au point de révéler son planning à une flic. Il venait à peine de la rencontrer, et il n'a pas pour habitude de sous estimer les gens. La veille, encore et toujours. Ne jamais se laisser surprendre.

- Allez assied toi, si ça sèche de trop ça sera plus dur à nettoyer. Et puis on ne sait jamais où on laisse traîner nos couteau.


Acheva t-il simplement. Ça, il n'avait pas de raison de le cacher. Il n'y avait aucune chance pour qu'elle le prenne pour un type qui ne fait pas de mal aux gens alors bon...

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Ven 26 Fév - 0:19

Une affaire bien particulière et compliquée !
EVE CLAYTON & XANDER WINCHESTER


La dernière fois que dans le cadre de mon travail j'avais ressenti aussi rapidement une telle fatigue, ça devait être à mes débuts lors de ma formation à l'école de Police. Même si je m'étais mise au sport durant mes derniers mois au lycée, ça avait été un sacré choc et j'ai du développer une endurance exceptionnelle en l'espace d'un an ! Le concours comportait un parcours physique très intense, au temps limité et finissant au mieux en 1h. Par exemple, rien que le réchauffement imposait en 3 minutes de porter un sac de 25kg pour les femmes, sur 20 m...Quelle galère ! Je ne saurais compter le nombre de tentatives ratées mais j'ai tenu bon. Même en présence de formateurs ne se privant pas de m'humilier et me décourager à chacun de mes échecs, voir mes petites victoires. Pour quoi ? Parce que j'étais une femme ayant choisi un métier physiquement et moralement prenant, réputé pour être fait uniquement pour les hommes ? Foutaises ! Même si aujourd'hui quelques uns de leurs mots m'affectent encore et que je peux redouter l'échec. J'avais tendance à enfouir cette partie de moi mais dans un genre de situations comme celle actuelle, je ne peux pas m'empêcher de me sentir mal et je veux tant prouver que j'ai de la volonté à exécuter bien les choses ! Le fait de suivre Xander avait été le meilleur choix rationnel mais ce n'était pas forcément le meilleur pour un esprit aussi vif que le mien.

Pendant que nous rentrions dans le logement, je l'écoutais me parler suite à mes remarques qui avaient eu comme effet de le faire rire. L'espace d'un instant je fus déstabilisée, ne comprenant pas vraiment où celui-ci voulait en venir mais je me ressaisis car en épluchant chacun de ses mots je pus trouver quoi dire en reprenant simplement des paroles dites plus tôt.

▬ Vous sembliez pourtant assurés en disant qu’ils ne vous demanderont rien du tout et ne chercheront pas à vous trouver. Ne serait-ce pas pour plutôt protéger vos intérêts que d’une affaire de fidélité entre vos hommes ? De plus Ils ne sont pas censés nous entendre.

Je ris un peu lorsqu’il plaisanta à propos de ce qu’on imaginait de son logement.

▬ Un palace qui serait aussitôt dépouillé.Disons que j’ai l’habitude de rencontrer ce type de personnes dans des appartements. Ce n’est pas ce qui m’étonne le plus pour autant.

Non, ce n’était pas le cas car une habitation à la limite de l’insalubrité supposait toujours la question des raisons de ce choix. Vit le moment où le chef de gang s’assit sur son matelas après s’être occupé de sa cheminée, riant de mon accord de confiance. Ma réponse fut très simple.

▬ Ai-je vraiment le choix de toute façon ?

Non, pas vraiment donc je devais faire avec. J’étais toujours debout, jusqu’à que je sente mon manteau se retirer comme par magie. Je vis une silhouette derrière moi. Encore une fois, Winchester m’aida et je le remerciai rapidement. Étais-je donc si faible devant quelqu’un de cette envergure ? Ses dires suivants me rendit d’autant plus perplexe. Que cherchait-t’il en voulant me retenir ainsi ? Ça ne devait pas être anodin puisque je n’étais pas prévue dans ce qu’il devait faire aujourd’hui mais malgré tout j’étais plus importante pour que celui-ci envisage de détruire la planification de sa journée. Qu’avait-t’il donc décidé ? Sa gentillesse ne serait-ce donc qu’une simple manipulation ? Adoucir pour mieux frapper ? En temps normaux j’aurais été intrépide comme à mon habitude mais dans cet état, sans téléphone de fonction et isolée je semblais être prise au piège. Ma formation n’allait servir à rien ici car soit je risquais d’hurler de douleur et m’exténuer très rapidement en tentant quoi que ce soit ou alors tout bonnement m’évanouir, sous quoi je deviendrai alors une propriété inanimée à ces hommes de gangs. Ou alors je ne me réveillerai plus jamais pour savoir que je serais dans une tombe ! J’eus une appréhension et je me méfiais, décidant malgré tout de ne rien faire histoire d’essayer de récupérer un peu plus. C’était déjà ça de gagné.

▬ Je serais intriguée de savoir ce que tu prépares de nouveau autre que cette affaire d’enfant hospitalisé.

J’introduisis volontairement l’incident sur quoi je devais enquêter, peut-être que dans un cadre plus calme allait-t’l pouvoir trop en dire. Ça serait l’idéal pour rattraper un peu l’affaire, bien que je ne me fis pas d’illusions. Il devait avoir l’habitude d’être confronté aux interrogatoires de flics.

Fatiguée et lui prêt à me soigner, je m’assis doucement en face de lui. Dès ce moment là, je me mis à le fixer sans le quitter des yeux. Premièrement par raison pratique puisque l’état de mes bras n’était vraiment pas joli à voir, mon visage ça devait être la même chose à un degré légèrement inférieur. Ça, seul Winchester pouvait le voir. Finalement, pour l’analyser et savoir ses intentions surtout qu’ensuite celui-ci parla de couteaux comme si c’était une action courante. Ma méfiance s’agrandit mais d’un autre côté, quelque chose me dit qu’il n’était pas si diabolique que ça à vouloir me soigner. Si vraiment il voulait s’emparer de moi, peut-être m’assommerait-t’il tout de suite ? Rah, je n’en savais rien car ça contredisait ma supposition précédente qu’il voudrait me tempérer avant d’agir ! Cet homme était la définition même du mot mystère et toute sa complexité m’intrigua ! On me l’avait toujours décris comme un homme rusé et sans foi, ni loi mais peut-être avait-t’il d’autres traits qu’on n’avait toujours pas explorés ? Au moins il avait le mérite d’être moins idiot que la plupart des dealers que j’ai pu être confronté et ce chef de gang représentait un défi à mes yeux. Il fallait que j’en sache plus sur lui !

▬ Auriez-vous l’habitude de manipuler des couteaux de la même manière que ces brutes l’ont fait avec moi ?

Entre méfiance, appréhension, perplexité, curiosité et douleur, voilà dans quel état j’attendais la suite des événements.









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Dim 28 Fév - 13:56
Qu'est-ce que tu fout là?
Xander x Eve

Xander apprécie le petit jeu qu'il met en place. Bien qu'il reste méfiant malgré tout. Il ne pourra pas se servir d'elle si elle comprend où il veut en venir. Alors il lui faudra faire preuve de patience. Par chance, si ce n'est pas toujours son point fort, il sait l'être, patient. Surtout lorsqu'il a quelque chose à y gagner. Et puis sa naïveté l'amuse. Plus que ça ne le touche sans doute. Il n'est pas aisé de toucher Xander.

- Ils ne sont pas censés en effet. Mais je serais naïf de ne pas croire au contraire.

Rétorque Xander un peu mesquin. Il dit vrai. Ici, comme dans de nombreux quartiers mal famés de Londres, les murs ont des oreilles. L'Alpha paye même des gens pour écouter, entendre, savoir. Rien ne lui échappe. Ou que rarement. Il n'est pas naïf au point de croire qu'il est le seul homme ici à user de tels procédés. Il se met indéniablement en danger en l'emmenant chez lui pour la soigner. Mais il a aussi beaucoup à y gagner alors...Il prend le risque.

Néanmoins, les paroles de la jeune femme semblèrent provoquer une colère relative chez Xander. Bien que celle ci ne se traduisit que par un froncement de sourcil. Il ricane, glacial. Son regard se fait plus perçant encore. Quelque chose ne lui a clairement pas plus.

- Ce genre de personne hm...? Je ne vois pas bien ce que je dois comprendre.

Précise t-il sans se départir de son rictus détestable. Xander n'a jamais eu honte de quoi que ce soit. Il aurait pu prendre le "bon chemin". Mais pour le lui, c'est celui qu'il a pris.  Et finalement, il prouve chaque jour qu'il est surement bien plus à même de se démerder que "les gens biens" dépeint dans les récits de Londres. Ces même gens bien qui sont, à leurs manières, bien plus détestable que lui.

- Quoi qu'il en soit, heureux d'apprendre que tu a déjà rencontré un de mes "collègues" et que tu es toujours là. La chance...?

Reprend t-il suspicieux. Il ricane. Collègue...C'est un bien grand mot. Xander est en conflit avec pas mal de chefs de gang. Notamment ceux qui se cachent dans l'ombre. En fait, elle ne le sait sûrement pas, mais il a déjà aidé Leigh à en capturer quelques un, au profit de sa propre liberté. Néanmoins, il les sait eux aussi impitoyable, et il est surprenant qu'elle en soit sorti vivante. Fait qui attise la curiosité du jeune Alpha. Sans qu'il ne le démontre réellement. Il en saura plus. Il fera en sorte que ça arrive. Il ne sait pas encore comment, mais elle devra parler. Quant au choix qu'il lui laisse, il est évidement inexistant. Xander veut. Et il a pour habitude d’obtenir.

Eve aussi semble vouloir. Son annonce concernant l'incident le prouve bien rapidement à Xander qui esquisse un sourire amusé. Presque imperceptible malgré tout. Il hausse alors un sourcil. Feignant à merveille d'être intrigué par le sujet.

- Un enfant? Si c'est pour ça que tu viens tu me déçois.

Lance t-il simplement en un haussement d'épaule. Son regard s'était tourné vers la cheminée. Certe. Il déteste les enfants. Peut-être bien plus que les "gens biens". Mais il n'est pas stupide. Les enfants sont rarement seul. Il est bien trop dangereux de s'en prendre à eux. Voilà pourquoi il avait si sévèrement réprimandé ceux qui en avait pris le risque dans ses rangs. Mais visiblement, la police locale avait déjà remonté la piste de la provenance de ce qu'il avait pris. Merde. Il allait devoir rattraper les conneries de ces deux abrutis. Et pour le coup, sa liberté était en jeu. Jamais il ne se laisserait emprisonner. Jamais.

Pour autant, il n'est pas nerveux. Conservant sa désinvolture habituelle, il reprend simplement après un long soupire qui ne veut pas dire grand chose.

- Pourquoi j'aurais fait du mal à un gosse? Tu m'as bien regardé?

Lance t-il simplement en un nouveau haussement d'épaule, sans lâcher la gaze et le désinfectant qu'il a toujours en main. Elle venait de s'asseoir en face de lui, dos à la cheminée, parmi les gravats à peine déblayé. Choix étrange quand on considère le matelas sur lequel lui est assis. Comme elle veut. Ça le conforte un peu dans son idée du fait que le confort n'est pas sa priorité. Ça lui arrache un sourire bref. Enfin...Un rictus, encore et toujours. Rien de plus.

Il ne répond pas à sa question, qui lui semble plus rhétorique qu'autre chose et entreprend de mettre un peu de désinfectant sur un morceau de gaz. Quand Isu' n'est pas là, il a l'habitude de se soigner lui même, il n'est pas si mauvais dans cet art. Sa main sr glisse sous le menton de la jeune femme, sans aucune gêne, mais sans aucune brusquerie pour autant. Elle est libre de s'effacer si elle le souhaite. Pour l'heure, il applique simplement le produit sur le coté de sa mâchoire, légèrement éraflé par ce qui devait être les vestiges d'un poing américain ou quelque chose du genre.

- Tu ne sais pas dans quoi tu t'es fourrée. Si tu reviens ici, ils te tuerons.


Achève t-il alors simplement, sans cessé de la soigner pour autant, sur le ton de la conversation. C'était une évidence. Si elle remettait les pieds seule ici, ou dans le territoire d'à côté, Leigh perdrait sa recrue à coup sur et Xander est loin de plaisanter.

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Sam 5 Mar - 9:21

Une affaire bien particulière et compliquée !
EVE CLAYTON & XANDER WINCHESTER

La réputation du chef de gang Winchester n'était plus à refaire et plus tôt j'en avais eu la preuve. En effet, si les membres d'un gang adverse m'avait abandonnée aussi facilement c'était bien pour une raison. Cependant avoir un nom connu devait souvent impliquer de courir de grands risques car vous aviez plus d'ennemis s'opposant à vous ! Ses prochaines paroles ne semblaient que confirmer ma constatation.

▬ Je vois, je peux imaginer pourquoi.

D'ailleurs maintenant que j'y pensais, il ne faudrait pas que des traîtres débarquent par ici sinon Xander serait peut-être en difficulté mais surtout je serais morte pour de bon, au meilleur des cas victime d'actions malsaines. J'étais une friandise bien trop savoureuse pour qu'ils ne tentent pas de me capturer et vu mon état, ils réussiraient probablement pendant qu'on s'occuperait du plus haut placé. Du coup, j'abandonnais l'idée de chercher à explorer quelles responsabilités incombaient mon interlocuteur. Le bénéfice était réciproque ! Même si je détestais l'idée de devoir me contenter d'une telle solution juste à cause d'une boucherie qu'avaient effectuée certains criminels. Je me rendais compte à quel point blessée et sans flingue je pouvais être vulnérable.

Par la suite, je semblais avoir attisé la colère de Xander. Cela ne m'avait pas surpris puisque je m'étais attendue à une telle réaction de sa part ou alors peut-être la première seconde de son regard encore plus intense. Tout comme lui, je fis attention à ne pas trop en révéler et préféra rester très vague dans mes réponses qui concernaient les activités policières.

▬ Disons que cela n'est pas fréquent de trouver des personnes se gagnant bien leur vie dans seulement un petit hangar. Je me doute bien que les réserves d'argent doivent être stockées ailleurs, en sécurité...ou alors dépensées en partie pour des trafics.

Mention implicite d'un élément capital dans mon enquête. Hé oui ! Même blessée, je refusais de déclarer défaite car j'en voulais et ne pouvait pas m'imaginer revenir au commissariat sans la moindre information. Je n'avais pas froid aux yeux et j'allais montrer à Xander que même jusqu'à mon dernier souffle j'allais être une battante !

Je devais bien admettre que pour aujourd'hui, la chance avait été de mon côté. Les autres fois ? Je m'étais débrouillée assez bien pour ne pas me faire avoir et quelques autres cas on était une équipe entière à intervenir. Comme quoi, être à plusieurs pouvait vraiment avoir du bon parfois. Je ne répondis pas à sa question, même si je pouvais être confuse voir inquiète. Savoir qu'il avait sans doute des renforts n'était pas rassurant du tout ! Bref quoi qu'il en soit, la discussion tourna rapidement vers cette fameuse affaire. Cette fois-ci une mention explicite était de la partie.

▬ Un choix comme un autre Winchester. Cependant je peux vous assurer qu'il s'agit d'une importante affaire, croyez-le ou non.

Face à un défi pareil, en l'occurence Xander, mon audace avait repris de plus bel. En effet s'il s'agissait uniquement de retracer le parcours d'un enfant, l'affaire perdrait de tout son intérêt. Justement ! Pour une fois on avait pu avoir de réels indices quant à l'implication d'un gang dans des trafics et cela serait l'occasion de la démanteler. Attendez ! En plus je me retrouvais en face de l'un des plus grands chefs de gang, ce n'était pas une chose commune pour un jeune flic comme moi donc autant m'investir dans cette enquête pour en savoir plus sur lui, simplement par curiosité et ensuite ce qui pourrait servir à la brigade.

▬ Pourtant certaines personnes semblent y trouver leur intérêt.

Aucune réponse de sa part. Je ne savais pas comment je devais l'interpréter. Colère ? Exaspération ? Pitié ? En plus sa prochaine parole consistait à mon devenir et il ne ménagea pas ses mots, parlant naturellement de mon éventuelle mort. Malgré tout, il m'intrigua toujours. Pourquoi me donner une énième fois des conseils ?

▬ Tout dépendra de pleins de facteurs, bien que je ne pense pas y retourner tout de suite.

Pourquoi..Bordel ! Je n'avais pas senti venir le désinfectant sur le côté de ma mâchoire donc je fis une grimace sous la douleur. Une autre action de 'gentillesse'. Le plus important restant évidemment le fait qu'il m'est sauvé et à vrai dire, j'étais en plein dilemme. Devais-je être aussi sévère que d'habitude ou alors un peu moins ? Même s'il voulait peut-être faire quelque chose je suis capable de voir, d'entendre, parler...d'avoir mon coeur qui bat aussi ! Ou alors justement il ne fallait pas que je tombe dans un piège vicieux et que je ne sois pas redevable. Par contre dans le pire des cas ça supposerait être poursuivie par un gang entier et être menacée 24h sur 24...Quelle misère. Déjà que mon père pouvait s'inquiéter de mes activités, il risque d'en crever de peur si jamais une telle situation s'installait ! Je ne savais pas quoi penser et ça me rendait folle.

▬ Vous n'êtes pas bien lotis non plus à vrai dire. Allez expliquer à tout le monde que vous avez parlé à et aidé une policière ! Même s'ils n'oseront pas demander, certains n'hésiteront pas à vouloir vous tuer.

Oh, Oh Eve ! Là tu t'étais un peu énervée car tu n'arrivais pas à gérer  toute cette histoire et que progressivement, tu devenais de plus en plus fatiguée donc ta capacité de jugement était amoindrie. Ajouter à cela ton incapacité physique temporaire qui rendait encore plus difficile les choses !

*"Je n'aimerais pas qu'il t'arrive malheur."*

Satanés mots qui me rappelaient à quel point j'étais dans une situation compliquée !






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Dim 6 Mar - 18:40
Qu'est-ce que tu fout là?
Xander x Eve

Elle imagine. Qu'elle continue. Le jour où elle n'aurait plus à le faire signifiera qu'elle en sait déjà trop. Et Xander n'aime pas que les gens en sachent trop. Beaucoup d'entre eux ne comprennent pas que parfois, il vaut mieux ne pas être mis au courant. C'est bien plus sage. Bien plus sûr. Notamment dans un milieu comme celui ci.

Quoi qu'il en soit, elle imagine un peu trop. Et elle fouine un peu trop aussi. C'est pour ça que Xander a toujours détesté les flics. Ces types qui pensent que parce qu'ils portent un uniforme, il peuvent s’immiscer dans les vie des gens en toute impunité. il peuvent juger aussi. Facilement. Xander juge également c'est vrai, mais il est rare qu'il le fasse avec des mot. Sa justice à lui est bien plus froide. Bien plus brusque. Bien plus compréhensible aussi. Pas de sous-entendu, pas de fioriture. Le message passe toujours quand il vient de lui. Peu importe comment.

- Je ne me souviens pas d'avoir demandé comment vous dépensez votre salaire.

Répond simplement Xander, jugeant que sa vie privée ne la regarde pas. Ce n'est pas de la pudeur. C'est un fait. Il ne vois pas pourquoi elle aurait à le savoir, chacun se démerde comme il peut. Lui n'a pas d'excuse, cette voix, il l'a choisie. Mais beaucoup de ses hommes sont sans-abris parce que les gouvernement les as laissé tomber. Et le gouvernement, c'est elle. Probable qu'elle ne doive pas trop le lui rappeler. Sans quoi il risquerait d'oublier son objectif. Des fliquettes, y'en a sûrement d'autre.

Ses gestes se font plus brusques. Infimement peut-être. En fait, il se retient. De faire quoi, il n'en sait rien, mais ses propos l'ont agacés. Son visage reste pourtant impassible. Un ricanement s'échappe même de ses lèvres alors qu'il posait la gaze souillée sur le sol prêt du lit, entreprenant d'en prendre une autre qu'il imbiba d'alcool avant de relever un regard glacial qu'il planta sans gène dans celui de la jeune femme.

- C'est une menace? Tu ne devrais pas me menacer. Pas ici.

Reprend t-il simplement, mesquin, alors qu'il attrapait le poignet de la jeune femme pour appliquer le désinfectant sur une plaie béante au creux de sa main. Il ne l'avait pas quittée des yeux. Et son ton avait été clair. Elle pouvait être fière, elle pouvait être fidèle à son régiment ou à quoi que ce soit d'autre, ici ce n'était pas elle qui dictait les règles. Xander comptait bien le lui apprendre. Il réservait encore son jugement.

- L'importance de cette affaire, c'est à moi d'en juger. Je suis chez moi.

Appuis t-il alors en esquissant un rictus sans réelle signification. Ca non plus, il ne laisserait personne en douter. Il n'était pas le seul à défendre cet idéal. Et la jeune femme ignorait probablement toutes les entrevues qu'il avait pu avoir avec Leigh. Jeune et naïve elle semblait penser que les choses sont soit blanches, soient noires. Pour Xander il n'y a jamais eu de bien ni de mal. Juste la vie, et le chemin qu'elle nous fait suivre. Certes, il le sait, ces derniers temps, son trafic a tué. Elle n'en a pas la preuve, elle n'en est peut-être pas sûre, mais lui il sait. Mais à côté de ça...Combien de vie il a pu sauver?

Honnêtement, ces vies sauvées, Xander s'en fiche. Tout comme celles qui sont perdues. Jamais il ne s'en servira comme excuse. Tout simplement parce qu'il n'estime pas avoir d'excuse à fournir. Ça n'en reste pas moins un fait.

- Sachez que j’apprécie l'intérêt que vous portez à ma survie. Mais je n'ai pas besoin d'aider qui que ce soit pour être une cible. C'est le lot de tous les chefs. Sachez que je n'ai pas acquis ce titre par hasard. Pensez vous que Leigh est devenu responsable par hasard? Il a aussi son lot d'ennemi.  

Précise Xander avec malice. C'était dit. Elle ne pouvait plus ignorer le fait que son responsable n'était pas un inconnu de l'Alpha. Elle n'en saurait pas plus, mais le brun estimait qu'elle avait au moins le droit de savoir ça. Parfois...on croit connaître les gens...Mais on se trompe. Ils ne sont pas mauvais pour autant.

A nouveau, il retira la gaze ensanglantée de la plaie avant d'entreprendre d'y faire un bandage souple mais solide. Elle n'aurait pas de mal à se servir de sa main. Il était habitué à se soigner. Ça tiendrait, il n'en doutait pas.

- Vous semblez avoir une opinion bien sombre de ma famille. Ça me désole, je ne juge pas la vôtre.

Achève simplement Xander sans quitter la main de la jeune femme des yeux, visiblement consciencieux dans son travail.


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Mar 29 Mar - 5:06

Une affaire bien particulière et compliquée !
EVE CLAYTON & XANDER WINCHESTER


Que j'en sache trop ! Si tous les policiers avaient peur pour leur vie que pour celles des autres, où résiderait leur utilité ? Dès que j'avais mis les pieds à l'école de police, je m'étais engagée à tous les risques liés à la profession. Je ne craignais pas de saisir la moindre opportunité pour en savoir plus et je persistais en ce sens. Je refusais catégoriquement de tout laisser tomber ! Le tout étant de faire en sorte que mon enquête aie toujours une utilité en n'étant pas mise sous silence. Combien de fois des gardiens de la paix ont été assassiné pour cette raison ? J'ai failli l'être par ces hommes et il faudrait que j'évite d'en donner l'envie à mon interlocuteur en lui demandant des informations de manière explicite. Toutefois ça ne sera pas une raison pour que je me taise. Il fallait que je me ressaisisse et que j'ose ! Je me tairai seulement si une menace se présentait de façon concrète et imminente en ce qui concernait ma vie.

▬ Je m'entends bien avec vous sur ce point-là. Cependant l'acquisition et utilisation de nos salaires respectifs sont bien différents au niveau de la loi n'est-ce pas ? De plus même si cette marchandise était légale, celle-ci a engendré une hospitalisation d'un adolescent. Dans tous les cas l'issue est la même.

La loi, souvent perçue comme étant une contrainte, permet néanmoins d'instaurer une certaine égalité. Certes incomplète mais garantissant l'expansion de libertés grâce à la protection qu'elle peut fournir. Vivre sous une dictature semblable aux régimes totalitaires du XXème siècle n'était clairement pas indiqué mais vivre sous une totale anarchie non plus. Cette dernière laisserait place à la "loi du plus fort". Cet ordre naturel est d'ailleurs évoqué par Platon qui juge la loi comme étant une invention humaine pour les plus faibles. Soit, il y avait une certaine vérité dans cette idée mais en notre qualité d'humain nous devrions pouvoir assurer à tous de jouir de leurs libertés individuelles ! Je ne me faisais pas d'illusions non plus en me disant que c'était le meilleur système qu'il soit puisqu'il entraînait obligatoirement des injustices et que des crises sociales existaient toujours dans le pays mais je trouvais que c'était ce qui avait de plus adapté pour l'instant, en l'attente de trouver une égalité encore meilleure ! Qui savait ?

▬ Simplement que j'ai toute importance à remplir mes propres intérêts.

Le chef de gang ne semblait pas ravi de ce qu'il entendait mais moi non plus car cela ne faisait pas du tout avancer l'enquête. Même si dans l'absolu je t'étais redevable et que tu prenais le temps de t'occuper de mes blessures, il m'était inconcevable de ne pas chercher à te soutirer des informations alors que tes paroles, surtout en ce qui concernait la menace laissaient penser que tu voudrais me manipuler comme bon te semblait ! Tu n'étais pas méchant dans le fond mais juste incroyablement rusé. Un renard dont je devais un peu me méfier de par sa réputation et à cause de ma position inconfortable. Son regard perçant me fit dévier rapidement le mien mais à temps je me repris et le fixait tout autant dans les yeux. Un signe de rébellion ? Un signe de guerre ? Peut-être, mais le physique était parfois plus fort que les mots et je lui avais sans doute passé un message très clair.

Ow ! Sous la douleur d'un geste un peu plus rapide je faillis reculer un peu mon visage mais je me retins. Après tout, j'avais connu bien pire comme douleur ! Parlant de douleur...Je pense que je n'ai jamais autant éprouvé de souffrance de ma vie autre que cette journée-là. Surtout mes bras. Si on m'avait dit qu'il s'agissait de brûlures je n'aurais rien soupçonné car la sensation y était quasi ressemblante ! La fatigue s'emparait un peu plus de moi à chaque minute donc je tolérais mieux la douleur de manière générale. Par contre, elle avait pour effet de réduire ma concentration et réflexion donc je laissais plus facilement sortir les pensées que j'avais en tête. Bonnes comme mauvaises.

▬ Qu'il y aurait-t'il donc de plus important que cette affaire ?

Un sourire malicieux discret se dessinait sur mes lèvres, comme pour lui montrer que je n'avais pas peur de ses propos. En ce qui concernait les prochaines paroles qu'il me prononça, je ne m'étais pas intéressée à sa survie. J'avais simplement voulu répondre à son affirmation qui pouvait également s'appliquer à son cas. Bien sûr que tous les chefs étaient à risque dans l'exercice de leurs fonctions mais empirer sa situation n'était pas ce qui avait de plus judicieux. À moins que les risques en valaient la peine...La suite que celui-ci me raconta me perturba beaucoup et les premiers instants je ne sus réagir, abasourdie. Winchester connaissait-t'il Honeycutt de nom ou alors s'agissait-t'il d'autre chose ? Il semblait trop s'intéresser aux policiers...Pour quelle raison ? Mieux les mener en bourrique ? Les menacer ? Aussitôt je m'interrogeai sur des informations qui me semblaient capitales d'obtenir pour bien comprendre à qui j'avais affaire.

▬ Pour quoi faire mention d'un tel homme ? Sauriez-vous des choses que je ne serais pas mise au courant, ni la police toute entière ?

Je continuais à me laisser faire, plus particulièrement ma main qui se vit enroulée de bandage. Pourvu que ça tienne et que le saignement s'arrête efficacement. Alors que j'avais le regard fixé dans le vide, voilà qu'il évoqua sa famille et la mienne. Laquelle d'ailleurs ? Ça devait être son gang dont il parlait, j'en suis sûre ! Souvent ils constituaient une véritable famille où chacun se connaissait. Je n'avais pas émis spécialement d'opinion quant à celle de Xander mais elle était surtout la source même de mon enquête que je devais mener ! Elle était liée à une affaire d'adolescent hospitalisé donc forcément apprendre ce genre d'incident n'était pas plaisant et je désirais qu'ils s'arrêtent. Leurs actions et commerces leur rapportent de l'argent au profit du malheur des personnes parfois innocentes ! Sinon influencées par la délinquance.

Ma mère était professeur de français au secondaire, menant une vie tout à fait ordinaire tandis que mon père Logan était un avocat renommé dans la capitale londonienne avec beaucoup de clientèle. Peut-être que le haut placé du gang le connaissait-t'il de nom ? Que sais-je ? Dans l'absolu je me fichais de tout ce qu'on pouvait dire sur ma famille la plus proche, sauf dans le cas qu'on essayerait de lui porter atteinte. Si jamais un jour ça se produisait, je serais sans pitié et me retenir serait primordial sous peine que je sorte de mes gongs ! Personne n'en avait le droit si le problème était uniquement lié à moi. L'émotion ressentie était telle que mon ton avait pris une tournure assez sèche.

▬ Même si vous vouliez la juger, assurez-vous d'abord d'avoir des informations sur elle.

Ah que j'avais mal, ah que je souhaitais être tout bonnement sortie d'affaire après avoir regroupé assez de données pour en faire quelque chose...Il fallait que je trouve un moyen de m'échapper d'ici après mas la tâche allait être plus que difficile. Cependant, si maintenant j'ai mal et que je continue désespérément à me fatiguer, jamais plus je n'allais avoir la moindre chance de m'extirper ici. Même si le dirigeant de l'organisation faisait tout pour me donner des soins de fortune, il était beaucoup trop lent étant donné de l'ampleur de mes saignements... Une gravité que j'avais jusqu'à là sous-estimée et qui me rattrapait chaque minute. Là ça n'allait pas être seulement mon travail qui allait en pâtir mais bien ma santé si jamais je continuais comme ça !

Il fallait que j'accélère mon enquête et au risque d'avoir un comportement dangereux, je riais doucement et dit sans gêne.

▬ Si l'importance de cette affaire est moindre pour vous, pour quoi pas me révéler quelques petites choses la concernant ? Ou risquerait-t'elle de mettre à mal votre famille ? Après tout, vous n'avez pas proposé un autre sujet de discussion.

Je jouais à un jeu incroyablement risqué qui pouvait me mettre en danger de mort mais je me dis...S'il ne voulait tant pas me laisser partir, cela n'impliquerait-t'il pas aussi de me garder en vie ? Après tout pourquoi avoir fais tant d'efforts pour moi si c'était ensuite pour me tuer dans l'heure qui suivait ? Ou plutôt les heures...Je ne savais pas l'heure qu'il était donc je préférais ne pas me prononcer.

J'attendais maintenant de savoir le destin qui m'était réservé et malgré une petite appréhension, je ne regrettai pas ce que j'avais tenu. Je devais tenir bon. Pour moi, pour la Famille, pour la Police...






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Dim 10 Avr - 17:03
Qu'est-ce que tu fout là?
Xander x Eve

C'est fatiguant. Xander ne peut pas dire le contraire. Devoir se justifier devant la justice. Toujours. Il en avait perdues des heures en garde à vue. Il en avait défié des tribunaux. Mais il restait l'immuable emmerdeur. Le clou dans la chaussure. Le lego sur la moquette trop parfaite du maire de la ville. Et voilà qu'il laissait un de ses sbires entrer chez lui. Joli sbire il est vrai. Mais sbire quand même. Trop jeune pour comprendre qu'il n'y a ni bien ni mal. Juste des idées. Personne n'a vraiment tort, ou raison. Mais comme toujours, ce sont les plus populaires et les plus riches qui ont raison aux yeux du peuple. Amusant. Xander n'avait jamais eu besoin de fortune pour prouver à ceux de son clan qu'ils pouvaient le suivre. Question d'idéaux, rien de plus. Ils partageaient au moins tous cela.

- Ne me parle pas de loi. Les premiers à la bafouer sont ceux qui l'ont pondu.

Siffla Xander sans la quitter des yeux. Il était agacé et avait finalement définitivement opté pour le tutoiement. Il détestait les beaux discours. Il concédait que tout n'était pas mauvais dans les choses en place, mais il crachait volontiers sur l'hypocrisie qui faisait tenir le château de carte en place. Elle avait beau être mignonne, elle ne l’adoucirait pas sur ce point. Personne ne le pourrait.

- Rien à voir. Ne prétend pas te soucier de cet adolescent. Tout ce que tu veux, c'est la gloire de ramener à ton patron le responsable. Désolé de te décevoir, mais tu va devoir chercher ailleurs.

Rétorque simple Xander, glacial. Il ne cessait pas de la soigner pour autant. Mais ses gestes étaient plus brusques. Bien que maitrisés. Il ne pourrait pas la faire souffrir plus physiquement qu'elle ne devait déjà souffrir. Ce n'était pas son but. Dans le fond, il pouvait la comprendre. Vu son âge, elle n'avait sûrement pas du vraiment voir grand chose. Elle ne devait connaitre de Londres que l'idéal qu'en on les touristes. Il pouvait également se tromper, mais le discours qu'elle tenait semblait bien trop innocent pour qu'elle soit en connaissance de tous les éléments. Fait qui lui arracha un soupir.

- Bien sur que non. Leigh est ton patron. Je ne pense pas que ce soit un secret pour qui que ce soit. Mais il est naïf de penser qu'il incarne le bien, tout comme vous sembler penser que je suis le mal. On est pas dans un film.

Fait simplement remarquer Xander dont la voix s'était légèrement adoucis. Son regard s'était porté sur les blessures qu'elle portait aux bras. C'était sans lui demander son avis qu'il avait pris son poignet dans sa main pour soulever l'avant-bas de la jeune femme à hauteur de ses yeux histoire de jauger les dégâts.

- Je vais devoir suturer.  

Lance t-il désinvolte, parfaitement en dehors du sujet de la discussion bien qu'il n'ai pas l'air distrait pour autant. La jeune femme semblait blessée par son allusion imagée à sa famille. Ce qui arracha un ricanement bref à l'Alpha. Ah. La famille. Un sujet bien trop sensible pour bien trop de monde. Son regard se plante à nouveau dans celui de la jeune femme.

- Ne te méprends pas. Je me fiche de ta famille. C'était une simple image.

Fait-il remarqué. Xander n'a jamais été un homme délicat. Il se lève et disparait derrière la cloison qui constitue la cuisine et la salle de bain, un peu plus loin. Il revient quelques minutes plus tard, aiguille à suturer et fil en main, le tout dans une gaz imbibée d'alcool. Il revint prendre place sur la matelas devant la cheminée et posa le nécessaire à côté de lui. Il ne la toucherais pas sans son accord.

- En principe, les affaires qui ne m'intéressent pas n'ont rien à voir avec moi. Et quand c'est le cas, je ne prend pas la peine de me renseigner. J'ai plus de 300 gars sous mes ordres. J'ai pas le temps de me soucier de la santé d'un seul gamin.

Amorce l'Alpha désormais un peu plus détendu. Il n'a pas réellement perdu son objectif de vue. Et bien que cette discussion semble mener nul part, elle le divertie. Et c'est déjà ça.

- Quand au sujet de discussion, doit-je vous rappeler ce qui vous à mener ici? Je ne fais pas office de salon de thé.

Le vouvoiement était revenu. Il ne s'était pas fixé sur ce point. C'était souvent le cas avec ceux qu'il connaissait peu.
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Sam 18 Juin - 8:24

Une affaire bien particulière et compliquée !
EVE CLAYTON & XANDER WINCHESTER


Les lois étaient importantes mais il y avait également le côté moral à prendre en compte dans un jugement. Qui resterait totalement impassible à ce qui se passe à ce collégien ? Je veux bien croire que des personnes bafouent la loi, notamment ceux censés la respecter le plus mais dans ce dossier aucun conflit d'intérêt n'était en jeu. Cette remarque n'avait donc pas lieu d'être dans ce contexte. Je suppose que c'était pour tout simplement m'adoucir et me convaincre qu'ils avaient légitimement tout aussi le droit de l'enfreindre. Certes mais si tout le monde partait dans cette optique, on ne s'en sortirait plus et le meurtre serait presque réduit à une monnaie courante. L'anarchie quoi !

▬ Il existe très certainement des abus mais dans le cas de cet adolescent, personne n'est à blâmer.

Pouvoir prétendre à une réelle gloire suppose être motivé par son boulot sinon on finit vite submergé. La volonté ne suffit pas toujours et y trouver un sens est important pour pouvoir toujours être efficace. Un médecin, un policier non prêts à tous les sacrifices engendrés par la profession ne sont pas réellement représentatifs de leur métier. Si jamais ils réussissent à obtenir la célébrité sans aucun autre désir que leur intérêt, même chose.
Dans mon cas si j'avais choisi de devenir ce que je suis, c'était bien pour donner un coup de main et de pouvoir rétablir quelques petites choses, même anodines. La gloire n'avait pas été mon moteur principal puisqu'à l'époque, je ne ressentais pas vraiment le besoin d'en avoir...
Malgré tout, ôh combien le chef de gang pouvait avoir raison sur mon besoin de reconnaissance. Qu'il soit conscient ou inconscient ! Je détestais l'admettre mais si je l'ai suivi, c'était pour éviter de décevoir la brigade...Qui était un événement futur très proche qui risquait de me coûter cher alors qu'on avait déjà mis l'adolescent bien en sécurité et qui craignait rien tant qu'il était à l'hôpital ! Shit, je devais agir comme une égoïste et je n'aimais pas ça du tout...

▬ Ce n'est pas grave, j'explorerai toutes les pistes..

Le ton de ma voix fut assez bas et terne, dénué d’enthousiasme. Plus par fatigue que par découragement, même si ça y contribuait au moins un peu. Je m'étais contentée de répondre par un simple propos car je n'avais pas particulièrement l'envie de détailler tout ce qui me concernait et la police, je le tenais loin de ça ! Par contre, il semblait sous-entendre que ma quête avec lui était vaine. Non, tout mais pas ça. Ou peut-être avais-je mal compris ? Me manipulait-t’il ? Possible...De toute façon toute tâche était devenue difficile, de la simple réflexion au mouvement de bras. Tout ce qui se passait ne semblait qu'être l'incarnation d'un cauchemar et j'avais une once d'espoir que cela soit le cas. Ça ne pouvait être que ça.

Les mots de Xander me coupèrent dans mes pensées un peu confuses et je continuais de le regarder attentivement. Le moment où je baisserai les yeux j’aurais vraiment tout perdu de ce qui restait de cet honneur massacré donc je ne le lâchais pas du regard. Bon, que je prenne la prenne de l’écouter dans ce qu’il me racontait ! Qu’est ce qu’il voulait…Ah oui. Je me doutais bien que je ne savais pas tout ce qui se passait à Londres, notamment des événements douteux mis sous silence. Ça pouvait être une ville magnifique comme terrible, tant dans les quartiers aisés que miséreux comme celui-ci ! Mais mon patron ? Pourquoi cette allusion au mal et au bien ? Voulait-t’il me transmettre un message ? Peut-être et dit comme ça, on aurait dit que les rôles étaient inversés. Et si c’était vrai ?  Bien sûr que les chefs de gang devaient connaître certains noms dans la Police mais émettre une opinion comme ça…C’était bizarre. Je ne savais pas quoi en penser et tout cela m’agaçait. Comme s’il prenait un malin plaisir à me susciter autant d’interrogations ! Utiles tout comme inutiles.

▬ Que tentez-vous de me dire ? Si vous avez mentionné cela, ce n’est pas pour rien.

Jusqu’à là les gestes du jeune homme, bien que brusques parfois, avaient été supportables. Toutefois tous les traits de mon visage s’étaient déformés sous la surprise et je mordis discrètement l’intérieur de ma joue. Par contre là ça en était trop pour moi ! Une intense douleur m’avait traversé le membre entier et presque instantanément celui-ci fut au courant de mon mécontentement.

▬ Je sais bien que vous n’êtes pas forcément très doux mais quand même !

Voilà qu’il partit chercher un peu de matériel. Je ne pus m’empêcher de réfléchir à nouveau à la situation difficile à laquelle j’avais affaire. Au départ mon principal objectif avait été de récolter des informations sur l'affaire dont j'avais à traiter mais c'était sans compter sur la fatigue qui bouleversait ma ligne directrice menée jusqu'à là ! Je devais concilier enquête et rapidité.

Parlant d'enquête... Je n’étais même pas sûre qu'elle mènerait à quelque chose de concret car je n’avais pas eu l’occasion de saisir la moindre information.Et si je devais partir maintenant tant ça menait à rien ? Tout de suite ma grosse défaite me rattrapait et c'était vraiment difficile d'envisager cette possibilité. Je me déciderai au moment où la possibilité s'offre à moi de quitter ce lieu ! À vrai dire, je commençais à désespérer...

La suite m’avait abattue pendant quelques secondes jusqu’à que je me ressaisisse. En effet, j’étais confrontée au dirigeant de tout ce réseau d’hommes...et donc du traffic. La clé je l’avais ! Une nouvelle opportunité était peut-être exploitable et il fallait que je la saisisse. Première étape.  Je voulais savoir d’où provenait cette dose d’héroïne pour ensuite aller jusqu’à la source du problème que cela a engendré.

▬ Vous n’êtes peut-être pas au courant de cette affaire mais vos hommes obéissent à des ordres bien précis que vous leur donnez…Dont ceux liés au traffic de drogues qui leur rapportent le plus d’argent.

L’alpha était malgré tout très intriguant. Tout comme moi, il jouait probablement à un jeu et on s’affrontait telle une partie d’échecs. J'étais sûre que chacun de nous s’impatientait de pouvoir mettre en échec et mat son adversaire ! D’ailleurs…Maintenant que je m'en souvenais, il ne m’avait toujours pas dis pourquoi il souhaitait me garder là. Je n'en avais pas la moindre idée. Ce qui était sûr était qu'un chef de gang qui agissait par pur altruisme avec une policière était tout aussi irréel qu’une amitié naissante entre Bowser et Mario. À moins que cette relation soit hypocrite dans le but de piéger l'autre ! Toutefois il n'était pas impossible que deux adversaires fassent preuve de bonté l'un envers l'autre, si cela les arrangeait mutuellement. La pensée que sans lui je ne serais plus là m'envahissait...Je le respectais rien que pour sa débrouillardise.

▬ Vous auriez un sujet plus intéressant peut-être ? Soit…Nous conclurons nos échanges une fois que tout rentre dans l’ordre.

Bien entendu, cela n’allait pas être à cause d’une simple remarque que j’allais arrêter d’aller le plus loin que je le pouvais dans mes investigations ! La dernière remarque que je lui avais dite était un piège et je souhaitais à tout prix qu’il puisse rentrer dedans. Je voulais en avoir le coeur net sur ses intentions jusqu’à maintenant très floues.

Peu après je poussais encore plus loin et mon manque de discernement dans ce que je disais avec cet épuisement qui rendait pire la chose.

▬ Ou peut-être devrais-je m’en aller maintenant que tout me semble bien et que vous ne semblez plus très doux...

Je commençais à doucement me lever. Ça serait également un bon moyen de savoir comment il réagirait si jamais je me déciderai à enfin fuir ! Je sentis un objet me frotter contre la cuisse. Ah…même si je n’avais plus mon pistolet, j’avais toujours une paire de menottes. Intéressant ! Après s’en servir, ça c’était une autre histoire et je ne les utiliserais que si le besoin était urgent.

J’espérais vraiment m’en sortir et que ce cauchemar puisse enfin être terminé ! Je voulais me réveiller et commencer ma véritable journée.






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Dim 7 Aoû - 10:57
Qu'est-ce que tu fout là?
Xander x Eve

Si tout ne tenait qu'à lui, elle serait probablement déjà morte. Sûrement en fait. Plus il l'a regardait, et plus il voyait en elle l'arrogance que l'Etat avait à son égard. Risible puisqu'il était là, libre et qu'elle était emprisonnée dans des doctrines qu'il ne pourrait jamais approuver. A ses yeux, la frontière entre le bien et le mal n'avait jamais existé. Seuls les hommes tentaient en vain de la construire, de la faire exister. Et ce dans l'unique but de justifier certains actes. Parce que les faits réalisés au nom du bien passent toujours mieux. Toujours. Xander s'est toujours fichu de son image auprès du peuple. Dans ce quartier, certains habitants l'apprécie encore, parce qu'il fait le boulot que la police ne fait plus, de peur de provoquer une guerre interne. Mais cette guerre intestine existe déjà. Des hommes comme Xander, à tort ou à raison, on toujours veillés à ce qu'elle se poursuive. Parce que finalement, elle est là seule à faire exister ceux dont la condition est devenue douteuse avec le temps. Les parias, les violents, les rebuts de la société. Mais ce que tous oublies encore, c'est que parmi ces hommes, ces femmes et ces gosses, il y a des mères, des père de famille. Des diplômés. Des ex-militaires laissés pour compte. Des orphelins de guerre. Des gens juste comme vous et lui.

Ce n'est pas au nom de ça que l'alpha avait amorcé sa montée. Mais désormais, c'était probablement au nom de ça qu'il défendait sa place. Parce qu'ainsi, il défendait aussi celle de tous ceux qui le suive. Malgré tout, Xander est un homme mauvais. S'il servait cette cause, c'était aussi et surtout pour ses intérêts. Quoi qu'il en soit, il en a toujours été ainsi pour lui: Ce qui compte, ce n'est pas le chemin, mais la destination. Si cette jeune femme savait d'où il vient, elle en serait sûrement surprise. Mais le concernant, c'est une élément oublié. Il n'est même pas certain que ses origines figurent dans le dossier auquel elle a pu avoir accès.  

- Explore donc, mais la prochaine fois que je te vois traîner dans le coin, ce n'est certainement pas eux qui tenterons de te tuer. Et je ne manque jamais ma cible.

Précise l'Alpha simplement, avec toute l'arrogance dont il est capable. Il ne menace jamais à la légère. La séduction s’arrêterait là. Elle l'avait agacé.  Il a toujours eu horreur des fouines et il semble que cette femme en soit une en puissance. Tant pis. Il trouverais une autre victime. Il n'avait pas mâché ses mots et l'avait regardée droit dans les yeux tout en achevant de la soigner. Ce n'était probablement pas qu'un avertissement.  

- Rien de personnel rassure toi. Tu comprendra que je ne pourrait pas t’épargner deux fois sans en subir les conséquences.

Ajoute t-il avec malice. C'était vrai, elle devait le savoir. Mais ce n'était en rien une excuse. Répréhension ou non, il ne l'aurait pas laissée revenir.  Parce que les flics ne sont jamais les bienvenu chez lui. Ceci étant dit, même s'il n'avait pas obtenu ce qu'il voulait d'elle, il avait fait sa connaissance. Malgré elle, la jeune femme tenait désormais une place sur son échiquier. Il saurait probablement se souvenir de sa présence sur le plateau pour la déplacer à bon escient. Il ne doutait cependant pas du fait que ce ne serait pas aisé. Ça lui allait. il adorait les défis d'envergure.

- Tu bosse pour une groupe. Tu sais donc comme moi que les hommes manque parfois de...Loyauté. Je doute que Leigh soit très heureux de te savoir ici. Comme mes hommes tu bafoue les ordres. Que crois tu qu'il arrive à ceux qui contournent mes règles?

Reprend Xander avant de baisser son regard ambré en direction de la plaie qu'il avait commencé à recoudre avec une dextérité digne d'un chirurgien. Des types, il en avait sauvé combien. Isuzu aussi d'ailleurs. Il avait appris à se débrouiller, le milieu l'exigeait.  

- Plus très doux? Crois moi, je le suis rarement plus.  

Précise t-il amusé tout en achevant la suture. Il pressa une gaze alcoolisée sur la plaie recousue. Au risque de lui faire mal sûrement. Inutile de préciser que c'était voulu. Néanmoins, il l'avait soignée non? Il se lève finalement pour ranger son matos, avant de se laver les mains.

- Bien. Tu peux t'en aller si tu veux. Débrouille toi pour ne croiser personne, ils savent déjà que tu es là...J'ai signalée ta présence.

Précise t-il en sortant de la salle de bain tout en remuant son téléphone portable, un air plutôt détestable sur le visage.

- Hm...Tu dois avoir peut-être 2 ou 3 minutes avant que mes hommes ne rappliquent. Cours.

Achève t-il en ricanant. Il a toujours adoré les chasses à l'homme....


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Mar 9 Aoû - 4:47
[ -16 ]


Une affaire bien particulière et compliquée !
EVE CLAYTON & XANDER WINCHESTER

Le temps me consumait chaque minute mais au moins j'avais l'assurance de ne pas être directement menacée de mort. En effet, le chef de gang voulait me garder en vie ! C'était déjà ça car dans le cas que cela se déroulerait, je ne savais pas si cette fois-ci je m'en sortirais indemne...Probablement que non. Je l'observais toujours attentivement à l'attente de sa réaction quand je lui annonçai que je ne renoncerai pas à mon enquête. Pour quelles drogues déjà ? Concernant une affaire d'adolescent mais qui ? Mes pensées se bousculaient dans ma tête mais rien ne me venait, je ne me souvenais plus...
Aller, secoue-toi Eve ! Après un instant de concentration, toujours aucune trace. D'ailleurs, je ne savais pas à quelle heure j'étais partie et où j'étais, si ce n'était dans un quartier remplit de plusieurs groupes de gangs. Je ne comprenais pas pourquoi j'avais des troubles de la mémoire et ça avait le don de me frustrer ! J'eus un violent mal de tête à trop réfléchir. 

Xander recommença à m'avertir, rien de bien nouveau. Bien entendu rien ne sera plus comme avant et pour ce genre d'enquêtes à risque, je veillerai à avoir quelqu'un qui m'accompagne au cas où... Si aucun appareil n'est fonctionnel, seule on se retrouve face à une meute de loups sanguinaires. Ainsi, à l'avenir je n'allais pas pour autant limiter mes activités professionnelles autour de cette zone !
Par contre c'était sans compter les menaces qui allaient s'ensuivre puisqu'il m'affirma que la prochaine fois ça sera la bonne. Pourquoi donc un tel changement de situation ? Voulait-t'il d'abord obtenir quelque chose de moi avant de me jeter comme une ordure ? Où s'agissait-t'il d'un simple avertissement pour me rendre docile ? Je redoublai de prudence tout en conservant mon objectif en tête. Je devais le résoudre...même si je n'avais plus les détails assez clairs, je pouvais tenter de saisir l'essentiel des informations que j'avais besoin.

Son regard d'une intensité inhabituelle me dérangea et plus ça allait, plus je me disais que ça n'allait pas bien finir...Je devais trop déranger ! Ma détermination en faisait rager certains et de toute façon, pensai-t'il vraiment qu'à chacune de mes interventions je me faisais aussi bien prendre ? Les rôles s'inverseraient si les flics devaient être protégés par la population ! On avait une formation pour gérer toutes les stuations...enfin même si aujourd'hui ça n'avait pas suffit. De plus je faisais régulièrement du sport quoi ! Ou alors était-ce moi l'intruse dans toute cette histoire ? M'étais-je trompée d'orientation ? Non, c'était trop dur de l'envisager. Tous mes sacrifices en vain ! Je commençais à m'y plaire et m'investir beaucoup dans ce métier...
Non sans une pointe de tristesse sur le moment, je m'exclamai à mon interlocuteur.

▬ Pourquoi m'épargner ici si rien de personnel est en jeu ? Tuez-moi maintenant si vous ne voulez plus me voir dans les parages ! Vous pensiez vraiment que j'étais faible au point de me faire capturer à chaque fois que je dois partir enquêter ?

La réalité était que tu étais faible Eve. En ce moment physiquement mais tu avais sous-estimé le pouvoir destructeur de ton psychisme. Il ne t'avait jamais perturbé donc tu réussissais toujours aussi bien mais aujourd'hui tu avais la claque de ta vie ! À toujours prétendre qu'on était fort, infaillible, un jour on le payait cher ! Personne ne l'était, ni même le commissaire donc croire que TOI, tu l'étais, était naïf. On n'allait pas t'en vouloir ! Tu avais enterré cette partie de toi qui manquait cruellement de confiance et au lieu de l'assumer, tu le voyais jaillir au cours d'un événement qui demandait une énorme résistance psychologique. Plus aucune de tes ressources n'y répondait donc tu laissais transparaître la vraie Eve sans t'en apercevoir...

La suite n'était pas meilleure car au lieu de me faire penser à autre chose, il appuyait mes doutes et je me sentais de plus en plus mal. Déjà que mon corps souffrait énormément, pas la peine de me rappeler une réalité très pénible qui me faisait encore plus d'effet ! Avais-je vraiment dévié des ordres qui m'avaient été donné ? Je tentai tout pour satisfaire aux exigences de ma mission ! Peut-être...J'étais connue comme l'intrépide de l'équipe mais plusieurs fois ça m'avait permis de faire de jolies performances. Je planifiais un minimum mais ensuite l'improvisation était de mise. Rien ne se ressemblait dans la vie d'un policier et on se devait d'être flexible !
Il fallait absolument que je glane au moins un bout d'information. Qu'allait-t'il se passer à mon retour ? Dans l'idéal je n'aimerais que personne ne soit au courant de ce qui s'était passé mais cela allait être difficile de le cacher. La probabilité d'une commission n'était pas faible...
Si j'étais en faute, ça pouvait aller du simple blâme au licenciement !
Je n'en pouvais plus, c'était de loin la journée la plus éprouvante de ma vie et je doutais même de pouvoir avoir l'esprit tranquille ce soir si jamais je réussissais de m'extirper d'ici ! Je devenais sèche et c'était voulu, qu'il arrête d'évoquer sans cesse les forces de l'Ordre alors que celui-ci les méprisait tant. Il était impossible d'en douter !

▬ Vous jugez vos hommes, ils me jugent. Mêlez-vous de votre groupe.

J'avais demandé plus de précisions quant à Leigh et les sous-entendus du marginal n'étaient vraiment pas rassurantes. Je n'aimais pas ce terme mais cela ressemblait à de la corruption...Une des valeurs qui me tenaient à coeur était l'honneur et jamais au monde je ne m'y laisserai plonger. Bon d'accord, aujourd'hui je ne représentais pas brillamment la brigade...

Tous les deux se connaissaient-t'ils ? Pourquoi me dire qu'un de mes supérieurs ne serait pas heureux de me savoir ici alors qu'on m'y a envoyé ? Ça ne semblait pas logique puisqu'on m'accorda l'autorisation de cette mission... Rien n'était correct et ça me stressa davantage quant à plus tard. Si mon milieu de travail n'était pas sécuritaire, plus aucun ne l'était ! Dans cette affaire j'étais une simple pièce noyée dans un puzzle des plus complexes qui m'était étranger. Piégée dans tous les sens. Je ne répondis pas, ébranlée sur le moment.  

Submergée par l'émotion, la fatigue et la douleur, je n'étais plus focalisée sur mon objectif alors que j'avais saisi une occasion en or d'en savoir plus ! Tout à coup, je sursautai lorsque l'aiguille à recoudre m'avait pénétrée la peau. Je ne savais que trop bien que je les détestais mais l'impression laissée avait été beaucoup plus forte que d'habitude. Un sentiment envahissant de peur bouleversant. Mon coeur battait la chamade et la vue rapide de ce bout de fer à l'intérieur de moi me terrorisait, je détournai rapidement la tête pour éviter de réagir violemment. Si on observait attentivement, on pouvait m'apercevoir trembler sous la grande dose de stress. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait et mon corps semblait avoir pris le contrôle sur moi. La raison n'y faisait rien !

Sans doute que tu n'avais jamais expérimenté cette condition pour que tu te sentes si désemparée ! Ton organisme t'envoyait un message, celui d'une hyper-alerte car ce simple geste de glisser un matériel sous ta peau n'était plus tolérable...Tu débutais à ressentir les résidus que ton agression au couteau t'avaient laissées. Non non, pas physiques. Psychologiques, des souffrances que tu avais bien du mal à envisager mais qui pourtant témoignaient de ton choc psychique. Si toi tu te mentais, ta physiologie, elle, te rappelait la vérité !

L'attente que la suture soit terminée me parut être une éternité. Chaque point entamé avait été une torture contribuant à la croissance de cette puissante anxiété. Il avait enfin laissé ma plaie tranquille et mon esprit était nettement plus léger, bien qu'une tachycardie était toujours de la partie avant que tout retourne à la normale...
Voilà que je me sentis sursauter jusqu'au plafond, un liquide brûlant avait été appliqué sur ma plaie avec une pression un peu trop forte à mon goût. Ma surprise n'avait rien arrangé et me fit ressentir encore plus de douleur ! Ce mauvais moment passé, j'avais au moins une de mes plaies soignés. Bien, ça ne saignerait plus à priori et ça me rendrait moins fatiguée. Elle qui avait encore augmenté dangereusement.

Comme prévu, je m'étais levé histoire de connaître ses intentions m'impatientai de la réponse du dirigeant quant à la constatation fâcheuse que j'avais décelée. Je voulais être sûre du personnage que j'avais en face de moi surtout qu'il m'avait averti ! Alors que je réfléchissais à comment le piéger un peu plus et à saisir les données que je désirais tant, je le vis sortir de la salle de bain avec un téléphone portable. Croire que c'était dans une bonne intention était comme penser qu'un bonbon offert par un étranger était purement bienveillant. Une action qui en cachait une autre bien plus malsaine. L'ambiance qui régnait dans le hangar ne me rassurait pas du tout et mon interrogation fut de courte durée, lorsqu'il m'annonça l'air de rien que...

QUOI ?! En plus de ne pas répondre à mes questions, voilà que mon plan improvisé tomba à l'eau d'une manière drastique. Je ne pensais que ça tournerait dans une aussi mauvaise direction. Xander devait en avoir marre de mes requêtes pressantes concernant l'enquête autour de ces stupéfiants donc il...avait appelé ses troupes. Depuis combien de temps ? Maintenant je supposais, je n'étais plus intéressante pour lui donc il était devenu une menace similaire aux criminels croisés plus tôt. Non, probablement bien pire car c'était un homme très ingénieux. Qu'allais-je devenir ? Que me réservait-t'il réellement ? Dans cet état je ne pouvais rien faire ! Le rebondissement de l'instant présent était si difficile à croire que ma réaction ne fut pas immédiate, dénuée d'émotions. Bêtement je demandai des précisions futiles mais si nécessaires avec ce trouble nouvellement installé.


▬ C'est à dire ? Qu'entendez-vous par là ?


L'ultime parole qu'il m'adressa me fit l'effet d'une bombe. Je me décomposai comme je ne l'avais jamais fais auparavant, une expression nette d'horreur se dessina sur mon visage. Mes yeux et ma bouche furent grand ouverts. Non, tout mais pas ça ! L'enquête qui avait eu une si importante place dans mon cerveau n'était plus et mon instinct de survie avait pris le dessus. Les réactions physiques, parfois les plus primaires, se mettaient à danser pour y répondre. Je fus paralysée sur place, mes membres inférieurs refusaient d'effectuer les mouvements que je leur ordonnai de faire.

Des sueurs froides coulaient aussitôt sur mon visage devenu bien trop blanchâtre et le ricanement de l'Alpha augmenta considérablement mon angoisse qui me faisait étouffer ! Une boule dans ma gorge s'était formée, je lui donnai un coup de pied sur le côté de la cuisse avant de partir si jamais lui aussi se déciderait de me pourchasser. Pour eux cette zone du quartier devait être devenu leur nouveau terrain de jeu tandis que moi je luttai pour la survie !!! Au secours, sortez-moi de cette terreur nocturne !!!

Malgré la douleur atroce me traversant partout dans le corps, mes jambes s'élancèrent pour aller à une vitesse impressionnante compte tenu de ma santé actuelle. Ma veste était restée sur le matelas posé par terre mais peu importe. J'avais toujours mon petit gilet pare-balle sur moi qui pourrait arrêter d'éventuels coups de feu vers mes organes vitaux. Par contre, si eux aussi étaient armés de couteaux, cet objet n'allait avoir qu'une action protectrice limitée.

C'était comme si plus on espérait que quelque chose ne se passe pas, plus elle avait de chance d'arriver ! La dernière fois avait été un miracle mais malheureusement, ça ne risquait de ne plus arriver...Était-ce le destin qui voulait ma mort ? Je préférai ne pas y penser et cette menace concrète augmenta considérablement mon rythmes vitaux, me rendant encore plus fatiguée. Je sentais le sang de mes autres plaies s'écouler au rythme de mes battements et j'avais une horrible migraine. Mes mains serraient mon crâne pour atténuer mes vertiges et je courrai, courrai. Peu importe où j'allais, je devais sortir de là !!!

On pouvait entendre mon souffle lourd et saccadé témoignant de ma peur et de tous les efforts que je déployais pour m'enfuir aussi rapidement que possible. Un pas. Deux pas. Trois pas. Plusieurs pas. Oh non...Laissez-moi tranquille ! Laissez-moi tranquille !!! Quand je vis un homme au loin avec une arme me regarder je poussai un cri strident et je me sentis basculée contre un mur. Ma démarche était maladroite et je devais reprendre temporairement mes forces. Rien que le fait d'être en station debout était très épuisant. D'une main je m'appuyai pour me rattraper faiblement, non sans une énorme souffrance mais elle était mieux que le décès prématuré. Je gémis silencieusement et ce n'était qu'une question de temps avant que je m'écroule. Je devais partir !!!

Ensuite j'étais prête pour repartir mais...Je me sentis prise par la taille. J'entendis une voix rauque m'hurler dessus tandis que j'essayai de faiblement me défaire de la personne m'ayant prise pour cible.

▬ Notre boss nous a fait vent de toi comme quoi tu étais une petite emmerdeuse ! Tu pensais vraiment qu'on allait te laisser tranquille ?

D'une voix presque suppliante et faible, je chuchotai.

▬ Non, je ne le pensai pas...

J'avais de plus en plus de mal à respirer et mes lourdes bottes étaient mes seules armes efficaces. Je tentai d'écraser ses pieds, ce qui avait eu pour effet d'exciter mon assaillant qui avait décidé de me prendre d'une main le cou et me souleva.

▬ En plus tu te rebelles encore ! Winchester ne t'as pas éduqué que par ici il ne fallait pas faire n'importe quoi ? Tu n'es pas la bienvenue, surtout que t'es une flic !

Je me reçus un violent coup sur la tête sur le côté de la part d'un autre partenaire qui était venu rejoindre son ami, les mots crus n'étant pas épargnés. Pendant ce temps ma vision fut brouillée par la force de celui-ci et je ne pus pas voir le visage du nouveau venu.

▬ On m'a informé qu'une jolie jeune femme trainait dans les parages et je dois bien me rendre à l'évidence. C'est vrai, mais tu pourrais être plus mignonne si tu étais sage.

Une larme de désespoir perlait sur ma joue. Qu'avais-je fais pour mériter ça ? Jamais je n'aurais pensé vivre ça dans ma carrière...Étais-je faîte pour ce métier ? La question me trotta encore dans la tête. Ce même individu balada ses mains sur mon corps jusqu'à que j'entende le son d'attaches de velcro adhésif s'arracher. Je demeurai passive puisque je n'étais pas au meilleur de ma forme mais une fois que ma vue avait retrouvé un semblant de normalité, je me mis à donner plusieurs coups de pied dans le ventre du plus costaud qui me tenait et cogner ses yeux avec les poings serrés. Il ne fallait absolument pas qu'on me retire l'unique élément qui pouvait me préserver de bien de blessures !

L'homme avait grogné de colère puisque sous la douleur il me relâcha et je me sentis tomber par terre. Je toussai fortement avec l'arrivée brusque d'air dans mes poumons mais aussitôt je me relevai. Pour m'assurer qu'il ne ne me suivrait pas,  je l'avais achevé d'un ultime coup de pied dans les parties ! Par contre, c'était sans compter son ami qui était enragé du retournement de situation. Ça ne s'annonçait pas bon.

▬ CONASSE !!!

Je courrai. Il le fallait sinon je m'en sortirais pas !!! Les deux hommes semblaient être loin derrière ou alors...n'était-ce qu'une illusion désespérée ? Ils ne semblaient pas vouloir en finir maintenant donc comme réponse physique, on me plaqua brutalement par terre. J'hurlai de douleur car mes bras n'avaient pas supporté l'intensité du choc, ces derniers déjà bien blessés. On me retourna sur le dos pour que je leur fasse face. Les deux malfaiteurs procédèrent à ce qu'ils voulurent réaliser plus tôt, à savoir d'écarter les deux parties du lourd vêtement. À ma frayeur, ma poitrine fut totalement exposée et prête à recevoir des coups... Une nouvelle fois, je me mis à hurler si fort que ma voix en fut éteinte quelques secondes après.

▬ Qu'est-ce qu'on va faire de toi hein ? Te tuer ? Tu as très peur n'est-ce pas ? Maintenant tu comprends ce que tu fais endurer à des milliers d'innocents que tu dénigres tous les jours. À faire trop la maligne, on en paye les conséquences. Je ne suis pas désolé pour toi, seulement peut-être pour tes amis et ta famille qui verront une facette de toi exécrable qu'ils n'ont jamais vue.

Ne me dîtes pas ça, décevoir mes proches serait un poids supplémentaire bien trop difficile à supporter ! Je ne me débattis pas car je ne voulais pas empirer leur sauvagerie. Je bougeai seulement un peu mes jambes à cause de l'inconfort. Terrible erreur. Ils semblaient avoir pris ça comme de la provocation ! Je serrai les dents, prête à subir de nouveaux sévices physiques...
On me caressa un peu le visage, tentant de faussement me rassurer. Non...Je n'avais pas envie de savoir.

▬ Calme-toi, je suis sûr que les événements à venir t'apaiseront ma grande.

Je poussai de multiples cris de souffrance tout en pleurant. C'était probablement fini pour de bon. Simultanément un coup de pied dans le genou comme s'il s'agissait d'un ballon de jeu, me supprimant sûrement une nouvelle mobilité et une coupure au visage. Mes larmes salées la brûlaient. J'étais devenue une petite fille, hurlant et maintenant pleurant à la moindre action tant j'étais terrorisée. Moi qui avait tant rejeté d'être aidée, à cet instant je ne demandai que ça... J'étais prête à tout donner pour que je puisse enfin retrouver la vie normale.

▬ Tu es bien meilleure une fois dressée. Tu ferrais une bonne prostituée tu sais haha.

Je restai toujours figée à terre car je savais que toute tentative de fuite était vaine. Je ne pouvais pas fermer les yeux...Tous ces événements m'avaient affaibli et je me sentais progressivement partir. L'ultime espoir avant que je ne me perde dans les méandres de l'inconscience. Pendant ce temps, j'entendis des gloussements et sans que je puisse y faire quoi que ce soit, je fus victime d'attouchements. Ma chemise était légèrement remontée, deux doigts s'amusant sur mon bas ventre. Un visage s'approcha du mien et d'un sourire mauvais il aboya à mon encontre.

▬ Regarde-moi ça...Il serait dommage de te blesser si tu as tant à nous offrir.

Mes larmes formaient des nappes sur mon visage et reflétaient les nuances de gris dans le ciel, comme si le temps avait lui aussi changé en même temps que mon humeur. Des gouttes. Pas les miennes mais les nuages qui commençaient à gronder. Un orage... ? Il commença à pleuvoir et comme par magie, on me laissa enfin tranquille ! À un détail près. Mécontents de cet imprévu et pour s'assurer que je ne serais plus source de dangers dans un futur proche, je vis un nouveau couteau bien aiguisé. Alors que je trébuchai après avoir essayé de me mettre en positions debout, les genoux à terre, on me tint fermement l'épaule. Je régurgitai le contenu de mon estomac à cause de cette crise de panique mais malheureusement...ce que je redoutai arriva dans les secondes suivantes. On me poignarda l'estomac. Ou la poitrine, je ne savais pas... J'eus une décharge électrique tout en sentant la grosse lame jouer dans mon corps ! Sortez-moi de cet enfer, aidez-moi !!!

▬ ARGG, AU SECOURS AIDEZ-MOI !!!

Mon corps entier était pris de violents tremblements et tomba sur le côté car mes muscles refusaient de faire trop d'activité...Mes poumons commençaient à me brûler et mon cerveau ralentir du manque d'oxygène. En me voyant à l'agonie, les deux hommes me soulevèrent et jetèrent dans une rue publique désertée par le mauvais temps mais assez pour transmettre un message assez clair. Les forces de l'ordre n'avaient rien à voir avec leurs affaires et les trop fouineurs finissaient toujours de connaître le sort qui leur était spécialement réservé.

Sous la puissance du choc au sol, ma carte de fonction avait glissée à un mètre de moi et un afflux de pertes sanguines était à déclarer. Ma chemise qui avait été jusqu'à là d'un blanc éclatant commença à être riche en liquides sanguins et vira au rouge vif. Ma tenue de travail était méconnaissable et le seul indice indiquant ma profession se trouvait sur mon épaule où était posé mon galon encore intact...

Même s'ils n'avaient rien obtenu de moi, ils s'étaient bien amusés.



Je n'hurlais pas. Je ne gémissais pas. Je pleurnichais contre un mur d'immeuble et mon sang tachait les alentours. Ma tête était penchée sur le côté, ne supportant plus ma fatigue devenue trop importante. Je vomissais une nouvelle fois... J'avais soif. J'avais faim. J'avais froid. J'avais mal, partout...

Toute ma vie défila devant mes yeux sous la forme d'images, notamment les visages qui m'étaient chers et les étapes importantes de ma vie. Je vins au dernier moment de vie " normale " que je me souvins, à savoir un moment de rigolade entre collégues... Dommage, ça s'arrêtera là et je devais accepter l'inacceptable. Ma propre mort.

À défaut de survivre, au moins je pouvais préparer mon transfert vers le monde des disparus sans crainte...

Aïe...Aidez-moi...

Une voix enfantine dans ce murmure. Une qui n'exprimait qu'un besoin urgent de réconfort et de soins...Les besoins les plus basiques dans un moment grave.

La jeune adulte que tu étais ferma ses yeux et considéra comme une fatalité la situation où toute once d'espoir avait disparue.
Tout comme avec un enfant, tu étais fragile et toute interaction future se devra être gentille et compréhensive. Tu n'avais expérimenté que de la souffrance morale et physique depuis cette dernière heure mais tu verras, un peu de douceur existait bel et bien dans ce monde. Seulement, tu devras le réapprendre !

Au bout de quelques minutes des cris de panique purent être entendus. Une ou des personnes semblèrent t'avoir trouvée et vouloir te venir en aide.




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Dim 28 Aoû - 11:51
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Bien sûr que ça l'amusait. Depuis qu'il était enfant, Xander faisait parti de ceux qui ne supporte pas les lois. Il a toujours eu une proportion à les détourner. Quand au fait qu'on lui dicte sa conduite, le régime était le même. Il a toujours su démontrer qu'il était libre. A sa manière bien entendu. Le concept de liberté étant suffisant abstrait pour que chacun se l’approprie.

Ce soir là, il avait tenté une approche qui n'avait pas aboutie. La faute à un caractère bien trempé et à un besoin de faire ses preuve surement. Il avait été surpris par les traits de la jeune femme mais ne s'avouait jamais vaincu. Elle était jeune. Lui aussi sans doute, mais il en avait pas mal dans les pattes déjà alors...Il allait lui montrer.

L'Alpha est un homme joueurs. Mais ses jeux n'amusent que lui la plupart du temps. C'est sans doute pour cette raison que personne ne tente jamais vraiment de le défier. Mais cette fois, quelqu'un avait tenté. Peut-être même que ce n'était pas vraiment ce que la jeune femme voulait. Mais c'était ainsi que Xander l'avait pris. Alors elle subissait les conséquences de ce qu'elle mis en place, consciemment ou non. Il en ricanait alors qu'elle semblait prendre peur. Parfait. C'était l'effet escompté.

Il l'avait laissée partir. Il n'avait même pas répondu à ses précédentes annonces. Il l'avait laissé fuir et avait enclenché son chrono dans sa tête. Ses gars avaient eue pour ordre de lui faire peur sans la tuer. Et L'Alpha savait très bien qu'ils n'allaient pas y aller de main morte. C'était voulu. Il fallait qu'elle comprenne de quoi il parlait. De quoi il vivait. Comment il vivait, et ce que chaque personne à mettre un pieds chez lui risquait. Fouiner ici ne lui apporterais que des ennuis, il fallait qu'elle le comprenne. Il ne doutais pas de la capacité de ses hommes à lui faire comprendre le message. Si bien qu'après une bonne demie-heure, il s'était mis en route.

La ville, il la conaissait par coeur. Il s'y était forgé. Ses hommes étaient, pour la plupart, prévisible pour lui, puisqu'il les connaissait depuis longtemps. En dehors des nouvelles recrues qu'il n'appelait jamais à la rescousse pour ce genre de cas de toute façon. Elle voulait voir ce que c'est le vrai danger? Elle voulait connaitre le vrai visage de la ville qu'elle voulait défendre? Soit. Il avait le pouvoir de lui ouvrir les yeux sur ce qu'est le noir. Le véritable. Elle qui ne semblait avoir qu'une vision bichromatique des choses. Et Xander n'est pas l'homme le plus pédagogue du monde. Il y pensais d'ailleurs en marchant, les mains dans les poches de son éternel blouson de cuir noir. Il faisait encore bon. Un sourire satisfait s'étalait sur ses lèvres. L'Alpha a toujours été excéssif, c'était de ce trait de caractère que sa mère avait peur. C'était pour ça qu'elle n'était jamais revenue. Ca lui allait comme ça. Il était en paix avec ça.

Tout en marchant, il tendait l'oreille. Il ne mis pas longtemps à guider ses pas en fonction des rires, des cris et des chocs. Le piège s'était refermé. Il s'étonnait de l'avoir vu partir en courant. Peut-être avait elle cru qu'affronter une dizaine d'homme serait plus simple que de faire face à un seul. Et si elle était restée? L'aurait-il réellement tuée? Non. Elle avait simplement pris la mauvaise décision en repartant, comme elle l'avait fait en arrivant. C'était courant dans ce quartier. Les gens se retrouvaient fréquemment au mauvais endroit, au mauvais moment, au gré d'une décision prise trop hâtivement. Et bizarrement, Xander n'y était que rarement pour rien.

Il aurait pu s'en vouloir. C'est vrai. Il n'était pas dupe, il savait dans quel était il allait la retrouvée. Il l'avait soignée pour rien, très clairement. Les sutures ne tiendrais pas. Il le savait d'ores et déjà. Mais pour lui, elle l'avait cherché. Il avait été sympa, il l'avait soignée, accueillie. Et elle avait cherché à lui dicter sa conduite. Terrible erreur. Ce terrain de jeu était le sien. Possessif, il ne laisserait personne prétendre pouvoir le lui prendre.

C'est sciemment qu'il s'était éloigné de la zone de tumulte. Suffisament pour ne rien voir, mais pas assez pour ne pas entendre. Il s'était assis sur un muret, y posant ses mains tout en regardant ses pieds danser dans le vide comme un enfant. Il souriait toujours. Son portable à la main, il avait attendu, calculateur. La dead line approchait. Alors il avait rédigé un dernier ordre. Repli des troupes. Silence radio. La tête de l'Alpha s'était penchée pour voir le ciel dont les étoiles étaient éffacées par la pollution lumineuse de la ville. Il avait attendu un peu avant de se remettre en route. Depuis une ruelle, il avait finie par l'appercevoir. Tel un chasseur, il ne s'était pas avancé, curieux de voir ce qu'elle comptait faire à présent. Ses iris ambrés s'était glissé sur des silhouettes qui venait de crier. Deux jeunes femme s'était approchées, paniquées. C'était à lui. Il était arrivé en courant, faignant un air catastrophé, il avait repoussée les opportunes avant de poser le genou à terre prêt de la gardienne de la paix.


- Poussez vous, je suis médecin ! Il faut la prendre en charge immédiatement !

Avait t-il lancé sans quitter son rôle. Prenant soin de tourner le dos aux deux jeunes femmes, elles n'avait pas pu le reconnaitre. Inquiètes, elles avaient malgré tout fait un pas vers Eve. "Vous êtes sûr qu'elle va s'en tirer? Que s'est il passé?" Avait lancé l'une d'elle, paniquée. L'Alpha avait planté son regard dans celui d'Eve qui semblait suffisament dans le vague pour ne pas tenter quoi que ce soit.  

Ca ira, vous ne devriez pas rester ici, ceux qui lui ont fait ça pourrait revenir.

Avait t-il ajouté aussi rassurant que possible. Un petit couinnement de peur et elles avaient détalé dans l'autre sens. Xander avait laissé tombé son masque d'homme sympa et compréhensif pour récupérer son air glacial et satisfait. Il s'était mis à fouiller la jeune femme histoire de s'assurer qu'elle n'avait pas conserver une arme ou quoi que ce soit de ce genre. Ecartant une mèche ensanglanté qui occultait la vision de sa victime, il lui avait sourit. Pas un rictus. Un vrai sourire. Allez savoir ce qu'il pouvait bien signifier. Elle ne l'avait probablement pas vu de toute façon.

- Tu as encore beaucoup à apprendre.

Avait-il spécifié en sortant un tissu de sa poche. L'air de rien, il l'imbiba d'un liquide étrange. De l'ether. Sans plus attendre, il l'appliqua sur les voies respiratoire de la jeune femme, lui tennant fermement la tête pour qu'elle ne bouge pas jusqu'à sa perte de connaissance. Il ne pourrait pas la bouger sans l'endormir, il savait déjà qu'elle en souffrirait trop.  



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Dim 25 Déc - 6:12
HRP : Bon, du coup je m'excuse à la fois du retard et de cet énorme pavé. J'étais juste hyper inspirée, tu me pardonneras ! xD N'hésite pas à me dire si le moindre truc te gêne, j'espère que cela te plaira. Joyeuses fêtes au passage =) mon rp fera office de cadeau de noël haha

Une affaire bien particulière et compliquée ! #Xander W.
Ce n'était plus une question de décennies à vivre mais très probablement d'ultimes instants. Assez drastiquement je perdais le peu d'essence vitale qui me restait et je me sentais partir. Il n'y avait plus rien à faire, j'étais sous l'emprise inexorable de la faucheuse qui attendait le moment propice pour voler mon âme. Je lui avais échappée et la revoilà d'autant plus forte et cruelle à me pourchasser. Elle était décidée, ma date de décès était aujourd'hui et non un autre jour. Rien ne pouvait y déroger.

Je glissai un peu du mur, mon corps ne pouvant quasiment plus assumer seul une position assise correcte. Mes muscles refusaient d'obéir aux faibles signaux de résistance envoyés par mon cerveau. Mon corps était recouvert de sueurs provenant d'une transpiration excessive. J'étais à bout de souffle. Je jetai vaguement un oeil aux alentours. Personne. J'étais à la proie de multiples douleurs, toutes les plus terribles les unes aux autres. Cependant, j'essayai de me dire que j'étais enfin en paix et surtout, seule sans qu'une lame puisse faire des éruptions inattendues. Une fois que notre chaire avait goûtée à ces sensations de déchirements, toute menace était davantage déstabilisante. La crainte de revivre à nouveau ces atteintes corporelles.
Rien que ce calme inattendu était une bénédiction donc je n'allais pas pouvoir en demander plus ! Enfin...tranquille.
Les souvenirs des événements de ce soir m'envahissaient et ils étaient difficiles à assumer. Les gangs avaient tout gagné. J'avais tout perdu. Mon enquête. Ma santé. Ma vie normale. Ma dignité. À l'aide d'une main je tentai de baisser un peu ma chemise, elle qui était toujours remontée depuis tout à l'heure... Enfin, de ce qui m'en restait. Lors de leurs gestes brusques, ils avaient déchiré une partie de mon vêtement. Leur comportement avait été dicté par une certaine rage, résultante d'une envie de satisfaire au plus vite leurs idées malsaines. Un minuscule grain de dignité désespéré avant l'inévitable !
Si ce n'était que cela... La déception était bien plus difficile que la douleur, savoir qu'on a été pris au piège aussi facilement. Plus jeune, un de mes supérieurs m'avait déjà averti sur mon comportement téméraire et visiblement j'ai encore recommencé. Putain. J'ai tenté toutes ces années de m'améliorer et satisfaire au mieux la brigade. Je commençais à me faire respecter...Quel gâchis. Qu'ils me virent, je comprendrai. Désormais, toutes les fondations de mon avenir étaient réduites en cendres.
Je me rassurai, j'allais être délivrée de toutes ces conséquences néfastes d'ici peu...Après tout, face à la mort plus rien ne voulait dire quelque chose. Ni l'argent, ni l'amour, ni la souffrance. Tout allait disparaître, ces concepts tout comme moi. Personne n'était épargné. Ni les riches, ni les pauvres, ni les personnes de tous les jours. Je fermai les yeux pour plonger dans mon sommeil éternel. Autant accélérer le passage vers l'au-delà si je pouvais éviter des douleurs physiques inutiles non ?

En vain. Malgré tout, je continuai à pleurer à la limite des sanglots. Une partie ridicule de moi refusait l'idée même de la fin de vie et de toute façon, qui l'accepterait aussi facilement ? Personne. Une nouvelle illusion. L'épreuve du trépas allait être plus difficile que prévu ! Surtout quand les ruminations et la culpabilité s'imposaient au profit de mon énergie. L'environnement était silencieux mais mon monde intérieur faisait rage...J'étais désespérée. Que la mort m'achève au lieu de jouer avec moi bon sang !!! Quand soudain...deux cris venant de deux voix différentes me coupèrent dans mes pensées morbides. Comme s'il s'agissait d'un réflexe de policière de tout suite m'orienter vers la source du bruit, j'ouvris les yeux pour m'apercevoir que deux femmes s'approchaient de moi. Dans un tel endroit ? Ce n'était pas possible. Je vérifiais une seconde fois. Cette fois-ci, elles se tenaient a mi hauteur et essayaient de communiquer avec moi. Voulaient-t'elles m'aider ? Allais-je enfin être sortie de là ? Cependant je ne me fis pas de joie trop rapide et je commençai à parler d'une voix faible. Ma fatigue l'emporta sur la politesse mais ce n'était pas intentionnel.

▬ Appelez la Po...

Ma phrase ne s'avérait meme pas être terminée et en même temps, je pointai du doigt mon galon pour les avertir efficacement. Les environs étaient dangereux et que le mieux à faire était d'appeler ma brigade...Je ne voudrais pas qu'on s'en prenne à elles ! Pas d'appel téléphonique. M'avaient-t'elles entendues quant à mon conseil ? Je l'espérai. C'était LA dernière chance avant que cette affaire n'empire avant d'en affecter tout le monde et que je puisse m'en sortir...Il n'y avait aucune autre possibilité.
J'essayai de fixer mon regard vers leurs visages mais c'était sans compter une nouvelle présence qui elle aussi semblait tout autant paniquée...Un médecin ? C'était trop beau pour être vrai, tout semblait irréel. Je fis l'effort de rester les yeux ouverts, bien que je ne vis pas précisément le visage de l'homme s'étant positionné à mes côtés. Ou plutôt, je n'avais pas réalisé de qui il s'agissait vraiment...Je demeurai donc passive, bien qu'angoissée quant à la suite. Dans l'air planait toujours cette menace et j'étais craintive quant à cette arrivée inattendue de tant de monde. Malgré tout, je prononçai avec naïveté quelques mots au "professionnel de santé" qui avait l'air de vouloir m'aider.

▬ Merci Docteur. J'ai mal. J'ai été blessé.

Rien de bien révolutionnaire dans mes mots mais l'essentiel était là. De toute façon je n'avais pas assez d'énergie pour me montrer entièrement coopérante avec lui. Qu'il puisse me donner une substance chimique pour soulager mes douleurs s'il en avait ! Ça serait un bon début étant donné que je n'en pouvais plus.
J'entendis une nouvelle fois les voix féminines qui...Était-ce réellement la fin de ma terreur nocturne ? Il semblait bien et je ressentis un instant de bien-être, certes temporaire mais suffisant. Il n'était plus question de plaquer des hommes à terre pour les maitriser, de fuite, d'agressions...Non, rien de tout ça. Simplement me laisser faire calmement, dans le bon sens par des personnes a priori bienveillantes. Au stade où j'en étais, je me fichais bien de rentrer au commissariat ou non. Je savais que de toute façon, je ne le pourrais pas. On allait enfin m'extirper de là et m'en tenir loin ! Je tenais à la vie, je devais résister...pas maintenant Eve, pas si proche de tes retrouvailles avec la vie normale !

Tout comme moi, le praticien avait peur pour les autres personnes présentes. Il était sur la même longueur d'ondes.
Cependant...Une angoisse me prit. Je ne saurais l'expliquer mais quelque chose ne sonnait pas bon. Une voix de mon interlocuteur aussi rassurante qu'inquiétante. Elle ressemblait à une que j'avais rencontrée récemment... Un criminel ? Le couinement de peur entendu ne me rassura pas !
Ensuite, des mains se posèrent sur mon corps. Je sursautai, ce qui me causa un gémissement de douleur. Sans que je le réalisai mes cycles respiratoires devenaient de plus en plus rapprochés dans le temps. J'essayai de rester immobile, me disant que le docteur voulait m'ausculter. Je serrai d'une main une partie tombante de ma chemise. J'avais beau rationaliser sur le fait que l'imagination devait me jouer des tours mais je n'y arrivais pas. J'étais paralysée par la peur.

Aussitôt, je me sentis toucher partout. La confirmation que rien n'allait, surtout quand mes poches furent toutes dépouillées. Jamais un médecin ne faisait cela habituellement non ? Ca ne me rassurait pas. Si mes craintes étaient justes, je n'aurais aucun moyen de défense ou de fuite. Je devais me contenter de subir d'éventuelles nouvelles tortures sans un mot. J'espérais sincèrement me tromper dans mes ressentis. Ainsi, je levai mes yeux vers ce qui paraissait être une personne qualifiée...Au même moment elle écarta une de mes mèches gorgées de sang, une trainée se formant sur mon visage. Je pus apercevoir au plus près le sien. Xander.
Plus aucune des jeunes femmes n'était en cet endroit avec nous, j'étais une nouvelle fois seule confrontée au chef de gang. Je vécu ma plus grande désillusion car ce que j'avais cru comme étant une main aidante avait été le commanditaire de ma poursuite, visiblement énervé la dernière fois...Que me voulait-t'il ? Venait-t'il admirer le résultat de son opération ? Cette même question sans réponse ! S'il voulait obtenir une quelconque faveur de ma part, difficile de le faire dans de telles circonstances. Il ne semblait pas vouloir me laisser aussi facilement tomber et en ce moment-même, je devais être l'incarnation d'un gigantesque trophée.
Plus la moindre larme coulait sur mon visage et je paraissais étonnamment impassible. Le seul témoin de l'horreur vécue semblait être mes yeux qui exprimaient un malaise certain. Mon regard était projeté dans le vide, sans but précis.

▬ Beaucoup à apprendre, c'est vrai.

Je pris une inspiration et sans ménager mes mots, je prononçai faiblement mais sèchement en son encontre. Une certaine colère pouvait être ressentie car je n'étais pas du genre à me laisser dépérir aussi facilement.

▬ Ne vous réjouissez pas trop vite. Même si vous avez gagné, même si mon rôle s'arrêtera là, d'autres reprendront le relais. Un jour ou l'autre vous commettrez une erreur fatale inexorable. Vous ne faîtes que de repousser ce délais. Votre assurance sera la cause de votre perte.

Alors je venais d'achever mes propos, je vis dans sa main un flacon et un tissu. Pour avoir étudié et enquêter sur des affaires criminelles, je ne connaissais que trop bien certains modes opératoires qui revenaient de manière récurrente. Je serrai les dents et je tendis un de mes bras en sa direction pour essayer d'éviter sa manoeuvre mais c'était trop tard. Ma bouche et mon nez furent plaqués par le tissu imbibé, si bien que lorsque je toussais par manque d'oxygène on ne m'entendit pas. J'étais étouffée ! À moment donné, j'hurlai mais c'était vain. Je n'avais rien pour l'arrêter, hormis une paire de menottes cachée près de ma cuisse...Dans cette situation, elle ne me servait à rien puisque ses poignets étaient trop éloignés l'un à l'autre. Il serait stupide de croire qu'avec mes bras je pourrais l'arrêter, ma force était comparable à celle d'une matière faite de mousse ! Par la suite ce constat se confirma lorsque je commençai à serrer un de ses poignets, c'était bien évidemment trop faible. Alors je me contentai d'enfoncer profondément mes ongles dans sa peau et le griffer d'une main pour le gêner.  Finalement, au lieu de chercher à le contenir, je donnai un coup sec avec mon objet d'arrestation en direction de son visage. Même si ça n'aboutissait à rien, j'allais lui montrer jusqu'au bout que j'étais une battante. Je n'avais rien à y perdre donc autant le faire que de rester passive !

J'avais surtout peur de ce qui allait advenir à l'avenir, pourquoi vouloir me forcer à inhaler une substance si j'étais déjà garantie à la mort ? À moins qu'il veuille être sûr et donner le coup de grâce ? Que ferrait-t'on de mon corps ? Non, je le refusai ! Je ne tomberai pas aussi bas !
Au bout d'une minute, mes yeux se fermaient a une fréquence inquiétante. Je n'arrivais pas à penser correctement et le moindre effort devenait une performance digne d'une compétition olympique. Je devais me rendre à l'evidence...Même si je ne pouvais pas expliquer son attitude, je compris que sa parole serait la dernière que j'entendrais. J'étais également accompagnée d'une sensation de légèreté inhabituelle. Plus précisément, j'étais dans un sorte d'état d'apaisement étrange car malgré la détérioration rapide de ma santé, je n'en ressentais pas les effets comme je le devrais. Je souffrais moins.
Ma vision qui était déjà brouillée devint imperceptible. Tout ce que je percevais de mon environnement n'était que des formes diffuses ou plutôt, des variations de couleur. Le monde était devenu une véritable peinture vivante.  Je crus voir la silhouette d'un de mes collègues. Tout cela n'était forcément qu'une hallucination désespérée. Je l'emportai malgré tout avec moi : à la place d'un sourire démesuré d'un chef de gang exsudant de satisfaction, il s'agira d'une image réconfortante qui m'accompagnera vers le monde des défunts. Mon esprit à l'agonie fut traversé par multitudes de pensées, des regrets...Je n'aurais jamais l'occasion de me marier. De peut-être avoir des enfants. Je ne pourrais jamais faire mes preuves. Dire à mes parents que je les aimais. Que j'étais désolée que ça ce soit terminé ainsi.

Malgré ma résistance, mon dévouement...Je finis par ne plus rien voir, ni sentir la moindre sensation. Tout n'était que du noir.
Ça y est, c'était fini Eve. Impuissante, j'avais rejoins l'univers de l'inconscience. J'étais prête pour ce transfert. Maintenant je devais m'habituer à cette nouvelle réalité. J'étais délivrée de toutes mes souffrances et je commençais mon repos éternel.
Lors de cette immense partie d'échecs, Xander le Roi avait fait échec et mat à Eve, la Reine.
La mort avait tout gagné. Eve était morte le XX/XX à 18h49.


L'Ether avait accéléré de façon considérable le temps nécessaire jusqu'à que tu perdes connaissance. Ses molécules avaient eu un effet quasi immédiat sur toi et son pouvoir anesthésiant te rendait maintenant insensible à la moindre douleur. Oui, oui. Inconscience ne rimait pas forcément avec mort. Bon, je voulais bien t'accorder que tu étais à la limite de l'être ! Dans ce cas-là, tu allais devoir passer par une étape pas des plus agréables mais indispensable pour retrouver ta fameuse "vie normale"...



__________________________________



Des bruits de pas précipités. Des mots prononcés rapidement. Des hommes et femmes vêtus majoritairement que de blanc. Un ensemble d'informations révélateurs d'une situation particulière dans un environnement particulier. Tout paraissait se faire dans la frénésie.

En effet, des médecins poussèrent à plusieurs une nouvelle arrivée qu'ils avaient installée dans un brancard. Nombre d'entre eux avaient dû mettre en suspens de nombreux autres patients suite à la gravité de l'urgence qu'ont leur avaient communiquée.
À peine ont-t'ils jeté un coup d'oeil vers la jeune femme qu'ils comprirent que ces derniers devaient faire vite.
Ils essayèrent de la faire accéder le plus vite possible à une salle de décochage pour évaluer son état de santé. Ce cas leur suscitait beaucoup d'inquiétude et c'était sans tarder que les directives s'enchaînaient une fois à l'endroit prévu.

▬ Elle a perdu beaucoup de sang, ses lèvres sont d'une couleur bleutée. Sa respiration fait état d'une détresse respiratoire aiguë. Il faut enlever ses vêtements.

Les aide-soignantes s'exécutèrent en retirant doucement habits et effets personnels. La suspicion de toute l'équipe médicale était confirmée : ils n'avaient pas affaire à un accident mais bien à un cas de violences volontaires dans l'intention d'affaiblir. Même si le visage tuméfié en disait déjà long, la surprise fut elle aussi, générale.
À la vision des atteintes corporelles de la personne qui leur avait été confiée et de son soutien-gorge déchiré, un torrent d'émotions semblaient tous les toucher. Notamment la plus âgée, 50 ans précisément, qui pouvait aisément la remplacer par sa propre fille qui était dans le début de sa vingtaine d'années. Sans pouvoir y résister, pour un bref moment cette dernière caressa sa joue intacte.

▬  Pauvre enfant...Tout ira bien. Aller, respire-moi cet oxygène.

Réanimatrice-anesthésiste, elle commençait à pratiquer des gestes techniques pour installer une aide respiratoire. D'un autre côté, un infirmier installa rapidement 2 systèmes de cathéters tandis qu'il ordonna à son stagiaire de sortir des suspensions injectables et de préparer leur posologie selon le profil de santé de la concernée.

Les lourdes bottines étaient représentatives du type de fonction exercée. Ce détail attirèrent les aide-soignantes et dans le doute, elles vérifièrent la chemise devenue uniformément rouge : deux galons y étaient attachés.
Face à la nécessité de reprendre les soins prodigués, celles-ci retinrent bien ce nouvel indice pour plus tard.

Le chef de service à l'aide de ses subordonnés procéda à la vérification de l'ensemble du corps frêle. Des photos des lésions furent prises.
Après la vision de certaines blessures à la caractéristique évidente, les entailles d'une profondeur variable; un des leurs remarqua une particularité anatomique moins perceptible à l'oeil nu. Pour cela, il avait fait des mouvements à valeur diagnostique sur ses membres.

▬  Son bras droit présente une hyper-laxité articulaire. Je ne serais pas étonné qu'il comporte une entorse ou une fracture. Une possibilité, bien que plus faible, existe également pour son genou gauche. Il comporte un vaste hématome.

Sans avoir aucune exploration complémentaire à réaliser, toute l'équipe médicale fut d'accord sur le diagnostic clinique et à l'unanimité décidèrent de la solution thérapeutique d'urgence à mettre en oeuvre.

▬  Polytraumatisée. Il ne fait aucun doute que des objets pointus et tranchants soient à l'origine de ses blessures. Un tel traumatisme ouvert justifie une hémostase chirurgicale immédiate, aucune évaluation préalable n'est requise. Amenez-la vers le bloc opératoire de garde, je vais prévenir les spécialistes adéquats.

L'efficacité de l'infrastructure et son personnel permirent une prise en charge immédiate. À peine quelques minutes s'étaient écoulées que les chirurgiens étaient déjà au travail pour pouvoir sauver cette vie à temps.

Cette vie, c'était la tienne Eve et même si la plupart des docteurs étaient pessimistes, ils tenaient à ta survie plus que tu ne pouvais l'imaginer. Si tu savais ce qui se passait, probablement tu n'aurais pas supporté toute cette attention centralisée autour de toi. Cependant, admets-le, tu n'avais besoin que de cela en ce moment : des soins mais surtout, de la chaleur, de la douceur... Même si tu étais "pitoyable" et que tu avais un peu beaucoup joué avec le feu, au moins tu méritais ça. Alors je t'en pries, arrête tes conneries et tiens-y à cette vie bordel !!!



*


La manière dont tu étais arrivée à l'hôpital avait été très inhabituelle, c'était le moindre que l'on puisse dire... De plus, l'homme qui t'avais accompagnée paraissait plus jouer le rôle de spectateur que celui d'un ami ou un proche.

L'infirmier de l'accueil qui l'avait accueilli s'approcha une nouvelle fois de lui, dans le souhait de connaître le lien unissant les deux jeunes gens. Il ne pouvait pas être de mauvaise intention si celui-ci t'avais amenée ici non ? Peut-être était-t'il affecté par les événements ? Ça expliquerait son calme étonnant. Mine de rien, cela leur facilitait grandement la tâche de ne pas avoir de personne extérieure à gérer émotionnellement donc il le remerciait intérieurement pour ça. Pensant avoir affaire à un homme honnête, il lui posa quelques questions d'une voix posée et emprunte de bienveillance.

▬  Qui êtes-vous ? Seriez-vous une connaissance de la jeune femme ?

Un petit silence surgit. Il ne savait pas comment aborder la situation délicate que tu affrontais à cet instant-même. De plus, celui-ci avait fouillé tes poches pour essayer de trouver une carte d'identité. Rien. Ta carte de travail avait glissé lors de ta chute plus tôt, seul document officiel que tu avais apporté avec toi. Hâtivement, ils en avaient conclu que tu devais avoir sûrement cette habitude et que dans ce cas, cela ne leur était pas très pratique ou alors un simple oubli de ta part ce jour-là. La réalité, personne n'était au courant. Ou du moins, pas la véritable dans tous ses détails. Ni de ce qui s'était passé d'ailleurs... Seulement toi et Xander y avaient assistée de A à Z ! Dans l'espoir d'obtenir une réponse, le professionnel fixa le chef de gang.

▬  Nous avons besoin de connaître son identité. Pourriez-vous nous aider ? De plus, en tant que parfaite inconnue, nous n'avons personne à alerter...Ça nous pose un problème conséquent.

Après un soupir discret l'infirmier le regarda droit dans les yeux, manière pour lui de faire comprendre que tout était compliqué.

▬  Elle est en train d'être opérée. Son état de santé actuel est grave. Selon la réception aux traitements, sa rémission peut plus ou moins bien fonctionner. Je ne peux rien promettre.

Alors qu'il s'apprêtait à continuer ses mots, l'une des aide-soignantes les rejoignirent pour faire part de ses observations plus tôt.

▬  C'est exact. J'ai vu sur sa chemise deux galons représentatifs d'une profession dans la fonction publique. Il faudrait prévenir son lieu de travail afin de pouvoir contacter la famille proche. Sans doute la police mais je ne suis pas sûre. Peut-être avez-vous été témoin et que vous sauriez nous renseigner davantage, à défaut de son identité si jamais vous ne la connaissiez pas ?

Une longue période d'échanges aura lieu, avec de multiples péripéties tandis que d'un autre côté, espoir et frayeur se côtoyaient quant à ton évolution clinique en salle de chirurgie.



_____________________________



Un cri de douleur soudain. Il venait de tes cordes vocales Eve et celui-ci brisa l'habituel silence du lieu. Ton réveil paraissait se faire dans la douleur...Non, tu n'étais pas morte mais tu étais vivante, installée en salle de réveil. In extremis on avait pu t'extirper de la fin : les chirurgiens avaient constitué une véritable armée contre la faucheuse d'âmes. La dernière étape était que tu ouvres les yeux et tu semblais l'avoir fait : t'entendre pousser un cri de douleur était donc à la fois un signe rassurant et inquiétant. Un médecin s'approcha rapidement de toi pour vérifier que tout allait bien.


▬ ARG... !!!

À la place de tes entailles se trouvaient des pansements chirurgicaux et un bandage au niveau de la tête pour la protéger. Rien de bien méchant mais assez pour ne pas la secouer de trop. Ton bras droit comme très suspecté ne s'en sortait pas indemne : plâtre rose fuchsia. Quant à ton genou droit, les médecins ne savaient pas encore mais par prévention tu portais une attelle avant tout nouveau diagnostic infirmant ou confirmant une éventuelle atteinte du membre inférieur. Finalement, comme tout patient qui se respectait, tu étais habillée d'une grande chemise blanche très ample et surdimensionnée par rapport à ton petit 1m68...

J'ouvrai doucement mes yeux pour n'apercevoir qu'un environnement aux murs blancs et un tas de machines réunies en masse autour de moi. Beaucoup de bruits. Une odeur très forte et désagréable.  Je ne comprenais rien...Pourquoi avais-je aussi mal ? Ne devais-je pas être morte ?... Tout cet inconnu me fit paniquer rapidement et alors que je commençai à me mouvoir, je sentis mes gouttes de sueurs bloquées par de sortes de...parois ? Je m'agitai. Pourquoi ne pus-je pas utiliser mon poignet comme je le voudrais ? Une voix surgit de nulle part.

▬ Vous êtes réveillée, c'est rassurant. Du calme...Vous avez mal ?

Un homme se trouvait à mes côtés et se penchait vers moi pour me regarder attentivement. Que diable était-ce tout cela ? Ses paroles étaient rassurantes. Toutefois, je ne lui faisais pas confiance car je ne savais toujours pas où je me trouvais. L'effet bénéfique de ses mots fut rapidement atténué et dans ce sens, je me mettais à expérimenter une hyper-ventilation. Mon angoisse n'en fut que renforcée !
Toujours exténuée et envahie par les sensations douloureuses de mon corps, je n'étais pas très ouverte à la conversation. De plus je devais gérer cette accélération de rythme respiratoire. Je répondis donc par une simple affirmation.

▬ Oui...

Ensuite, je vis une aiguille en ma direction. Ou plutôt...un couteau ? J'essayai de regarder mes bras. Un long filet de sang ? J'étais toujours blessée et j'avais mal. Étaient-t'ils revenus ? Je sentis mon bras être levé tandis que la lame commença à se diriger vers ma peau. Je la voyais s'abattre sur moi. Non, sortez-moi de cet enfer ! Laissez-moi tranquilles !!! Malgré mes efforts pour essayer de rester tranquille face à mon agresseur, je commençais à hurler de toutes mes forces. Des mêmes mots que je répétais inlassablement comme une machine. Ceux-ci étaient prononcés avec une telle intensité que cela en effraya tout le monde. Ils étaient entrecoupés par des sons plaintifs.

▬ Arr.. AU SECOURS AIDEZ-MOI !!! AU SECOURS AIDEZ-MOI !!!


Une main serra doucement la mienne comme réponse à mes réactions. D'un geste brusque je tournai ma tête en direction de cet homme inconnu. Sans prévenir, je fus prise de tremblements et je devins paralysée dans l'intégralité de mon corps. J'étais incapable de bouger. De parler, aussi...Malgré que mes lèvres se déformèrent pour pouvoir former des mots, aucun son ne sortit de ma bouche. Mon regard fixe était un message indirect où je le suppliais de tout arrêter.

Ce dernier semblait très déstabilisé par mes réactions. Hein ? Il n'a pas rit ? Ne me dis pas que tu cherches à me piéger toi aussi ? Pourtant...tu semblais avoir stoppé ton action, comme si tu avais lu dans mes pensées.

▬ Je comprends. En plus d'avoir mal, vous avez surtout peur. Vous êtes en sécurité à l'hôpital et un tas de personnes vont vous aider. Ne vous en faîtes pas pour ça.

Je le vis retirer sa main et ce retrait me calma un peu. Qu'est-ce qui s'était produit ? Où mon agresseur était-t'il passé ? L'hôpital ? De quoi il parlait ? J'étais spectatrice de tout ce qui se passait. Je me sentais étrangère à ce monde qui maintenant était un véritable mystère pour moi.

Après un bref instant à regarder de manière insistante autour de moi, je soupirai et je fermai mes yeux. Pendant ce temps, le professionnel injecta dans mon cathéter un mélange de morphine et un calmant. Petit à petit, je revins à la réalité. Je ne dis plus le moindre mot. Pendant mon moment de somnolence tous en profitèrent pour s'approcher de moi dans le but d'une auscultation rapide.

▬ Il faut encore surveiller tout ça mais elle va bien pour son état. Son arrivée en chambre me semble envisageable. Par contre ne la brusquez pas, elle m'a l'air d'être une personne très craintive.

Tu vois Eve ? Je t'avais prévenu sur ta fragilité psychique. Tu venais d'expérimenter une belle hallucination où tu croyais être de nouveau dans cette terrible situation de danger. Ta transfusion sanguine t'avais rappelée tout l'écoulement de ton propre sang et cette aiguille tu l'avais prise pour une lame... Tout le monde s'était rendu compte de ta vraie facette et maintenant va essayer de la cacher. Je te mets au défi car tu n'y arriveras probablement juste pas ! Ton coeur parlait à ta place.
Et non, exposer ses vulnérabilités n'entrainaient pas forcément des réactions négatives et une régression de ta valeur. Au contraire, comme c'était le cas ici, l'empathie semblait dominer.


Après un accord mutuel et une longue discussion entre les différents intervenants médicaux, je fus envoyée dans une chambre individuelle. On me souleva pour m'installer dans un vrai lit d'hospitalisation et programmer à nouveau des machines de surveillance. Rythmes vitaux. Tension. Saturation en oxygène dans le sang. Température etc. Bien sûr, mes poches de perfusion étaient à mes côtés. L'aide respiratoire aussi qui se composait d'un masque autour de ma tête pour me délivrer de l'oxygène en permanence au cas que j'en manquerai.
C'est en ouvrant à nouveau mes yeux que je compris enfin où je me trouvais : ce gros établissement blanc où l'on soignait les malades et blessés...Je n'étais plus en visite professionnelle comme cela avait pu être le cas mais j'étais bien la personne alitée, tout comme cet adolescent intoxiqué que j'aurais dû aider.
Après un moment, les médecins et infirmiers semblaient en avoir fini donc ils s'apprêtaient à enfin partir. Rassurés, ces derniers croyaient me réconforter en m'annonçant une bonne nouvelle.

▬ Un homme semblait attendre votre réveil avec impatience. Je suppose que vous vous connaissez ? Bon rétablissement à vous Mademoiselle.

Encore un peu dans les nuages, au premier abord je ne réalisai pas ce que l'on venait de me dire. Je me contentai de leur communiquer un regard et ce ne fut qu'une fois partis que je commençais à observer autour de moi. Je me rendis compte qu'en l'espace de quelques heures j'étais devenue une personne dépendante... Fait chier. Et maintenant que j'étais vivante, j'allais faire quoi ? Je commençai à monologuer doucement, convaincue que personne ne m'entendait.

▬ La carrière de flic ? C'est foutu pour moi...Si je n'ai même pas pu protéger un adolescent, si je n'ai même pas pu me défendre mieux, que puis-je espérer ? Que dois-je leur dire ? J'ai toute la brigade sur le dos...

Ash avait raison depuis le début. Peut-être l'avais-je fuis pendant une période car je ne cessais de repousser la vérité que j'agissais tout sauf comme une flic ? Peut-être m'avait-t'il surestimé en me donnant le droit à une nouvelle chance ? Et si ce concours policier n'avait été que du hasard ? Tout compte fait, j'aurais dû être saqué. Je n'avais pris que le trajet le plus long, ou plutôt le plus lent conduisant à mon renvoi, mais qui était tout aussi inexorable que celui d'un glacier. Je laisserai la place à des personnes plus fortes et plus débrouillardes, qui elles, ne décevront personne...Devais-je les contacter malgré tout ? Ou alors étaient-t'ils déjà au courant ? Peut-être. Peut-être pas. Je n'en savais rien et je préférais laisser place au silence si on ne comptait pas le bruit des machines pour oublier un peu tout ça.
De plus, quelques images me revenaient dans la tête, comme celle où il m'annonça que des hommes allaient me pourchasser...ou bien cette impuissance ressentie face à ces deux imposants hommes m'ayant plaquée avec beaucoup de violence au sol. Je remontais ma couverture et je tentais comme je le pouvais de me réconforter toute seule...même si j'estimais ne pas en être digne. Je ne voulais voir personne, ni même mes propres parents. Pas dans cet état là, c'était hors de question.

Ne pas parler avait toujours suffit jusqu'à là. Sans doute pour cacher tes vulnérabilités et te montrer toujours plus forte pour compenser ton manque de confiance. Toutefois, cette façade s'arrêtait aujourd'hui. Pour quelques jours tu allais te comporter comme une gentille fifille et tu allais rester au lit au lieu de jouer à la flic insurmontable mentalement. Par moments tu étais insupportable, je te jures !

Une voix ou un bruit beaucoup plus fort que d'habitude me fit sursauter. Je compris assez vite que ce n'était pas normal donc je détaillais la moindre parcelle de ce qui m'entourait.

▬ Qu'est-ce que...

Ce n'était qu'un petit instant plus tard que je pus identifier la source sonore potentielle : une personne. Laquelle ? Je reconnus quasi immédiatement le visage de mon visiteur et la surprise était totale. Je n'aurais jamais pensé le croiser par ici... Avait-t'il attendu tout ce temps ? Encore une énième confrontation avec Xander. J'étais fatiguée. Je fis tout mon possible pour faire abstraction de cet homme, je n'avais pas envie de me mêler encore à ces histoires...du moins pas maintenant. S'il était insistant, je serais obligée d'agir un minimum histoire de ne pas passer pour une mourante non plus ! Même question : que me voulait-t'il ?  
Je fermai les yeux. Soudainement j'étais prise de nausées. Cette histoire me rendait malade. Devais-je m'endormir de nouveau pour espérer sortir de cette terreur nocturne ?

5511 mots

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Dim 22 Jan - 11:38
Qu'est-ce que tu fout là?
Xander x Eve

Pour le moment, elle ne se rendait compte de rien et ça allait parfaitement à Xander qui n'avait pas fini de lui montrer qu'ici, elle ne régnerait pas. Ses méthodes avaient toujours été dures. Il le prouvait encore aujourd'hui, mais ce n'était pas faute de l'avoir prévenue. Elle n'avait pas écouté et en payait désormais le prix. Leigh avait eu tort de ne pas la surveiller davantage. Avec un élément tel que celui ci, ce genre d'issue était presque prévisible. Et alors qu'il entrait à nouveau en scène, elle semblait reprendre peu à peu contenance.

Ils ne l'avaient pas manquée. Ce qui arracha un sourire étrange à l'Alpha qui s'assurerait de parler à ses gars. Elle n'était pas passée loin. Ce qui prouvait que ses hommes n'avaient pas totalement respectés ses ordres: ils avaient réellement fait en sorte de la tuer. Elle était plus résistante que prévu. Une chance pour elle, mais sûrement aussi pour lui. De toute façon, ses hommes savaient que si elle y était resté, l'un d'eux serait parti avec. Xander était implacable.

Elle avait beau ne pas vouloir de la suite et le lui faire sentir, Xander ne relacha pas la pression exercée sur son visage. Elle ne tarderais plus à sombrer, il lui fallait juste encore un peu de patience. Il avait gardé le silence, mais son attitude l'agaçait. Pauvre victime. Elle avait pourtant tout fait pour en arriver là. Elle aura appris à ses dépends qu'on ne provoque pas Xander sans conséquence.

"Parlons en de l'assurance. La tienne t'as menée ici".

Avait-il chuchoté d'un ton mesquin alors qu'elle s'éteignait doucement. Peut-être même n'avait-elle pas perçus ses mots. Peu lui importait. Elle n'était pas en mesure de juger. Elle n'avait d'ailleurs pas intérêt à le juger de nouveau, ou à fourrer son nez là où ça ne la regardait pas. Xander n'était jamais clément plus d'une fois. Parce que oui, le fait qu'elle soit encore en vie, ou puisse un jour remarcher, était présage de clémence le concernant. La défaite faisait partie du jeu. Elle avait joué. C'était lui qui avait gagné. Un jour sûrement, l'Alpha s'éteindrait lui aussi. Il avait déjà 30 ans, et dans son milieu, il n'existait que par sa force. Il déclinerait avec elle. C'était indéniable et il le savait depuis longtemps. Elle ne lui apprenait rien.

Quoi qu'il en soit, il s'était redressé et s'était débarrassé du formol, élément bien trop incriminant pour qu'il ne le conserve sur lui. Après avoir glissés ses bras sous le corps inerte de la jeune femme, il l'avait soulevée et avait pris le chemin d'un parking un peu plus loin. Lui n'avait pas de voiture puisqu'il ne se déplaçait qu'en moto, mais un membre de son gang lui avait laissé les clefs de la sienne.  Allongeant la jeune femme sur le siège passage, elle l'avait rapidement conduite à l’hôpital le plus proche. Et il était de nouveau entré en scène.

"Aidez là ! Je crois qu'elle a eu un accident !"

S'était il exclamé, faussement alarmé. Xander était bon comédien. Bien trop d'ailleurs, ça en exaspérait plus d'un. Et puis la machine s'était mise en route à nouveau. Il était resté en retrait, laissant les médecins faire leur travail. Elle ne devait pas mourir. Ordinairement, l'alpha n'en avait rien à faire. Mais cette fois, elle ne devait pas y rester. Leigh ne le lui pardonnerait pas et il avait besoin de cet arrangement. Sans parler du fait qu'elle faisait partie des rares a avoir résisté aussi farouchement, que ce soit à ses avances ou à sa violence. Ça l'amusait bien trop pour qu'il la laisse partir.

Pour l'heure, il se contentait de feindre l'inquiétude lorsque le brancard passa devant lui. Les premières questions lui fûrent posées. Classique. Il ne s'attendait pas à repartir simplement, comme si de rien n'était. S'il était là, c'était pour une bonne raison. Sinon, il se serait contenté de rentrer chez lui et d'appeler les secours.

"On s'est rencontrés il y a peu, ce n'est pas vraiment une amie. Je crois qu'elle est de la police locale. Je l'ai trouvé dans la rue près de chez moi. Vous croyez qu'elle a été agressée?"

Avait lancé Xander plus inquiet que jamais. L'altruisme n'a jamais été son fort, mais il était doué pour le simuler. Ceci dit, pour le coup, il s'inquiétait quand même un peu. Ses gars n'y avait pas été de main morte, et elle n'était sûrement pas aussi robuste que les nanas de son quartier.

"Elle va s'en tirer?"

Avait il repris simplement. Vu les moyens utilisés pour la sortir de là, elle ne pouvait pas mourir. Il l'espérait un peu quand même. Pour les médecins, c'était sûrement une affaire classique: la patient avant tout. Mais pour la police, qui serait surement bientôt mêlée à ça, c'était une tentative de meurtre. Xander était là pour s'assurer qu'elle ne parle pas. Mais aussi pour accueillir Leigh au moment où il viendrait prendre la déposition de sa recrue.

"Elle s'appelle Eve"

Avait achevé Xander, qui en avait oublié le plus important. L'arrivée de la jeune femme avait animé l’hôpital qui semblait désormais n'être plus qu'une espèce de ruche. Personne n'avait prêté attention aux vêtements ensanglantés de Xander. Ça n'avait rien d'anormal puisque c'était lui qui l'avait conduite ici. Il s'était contenté de passer au toilette pour nettoyer ça comme il pouvait. Et à l'annonce du retour en chambre de la jeune femme, il s"y était fait conduire par les infirmières qui semblaient réellement penser qu'il était là en tant que petit amis.

"Elle a besoin de beaucoup de repos, alors ne soyez pas brusque avec elle. Il lui faudra du temps".

Avait précisé l'une d'elle avec sympathie. Ce à quoi Xander avait répondu par un rictus faussement gêné. En entrant dans la chambre, il avait apprécié le silence relatif, entrecoupé par le "bip" régulier des dispositifs de contrôle. Il s'était simplement assis dans le fauteuil jouxtant le lit, son regard ambré fixé sur le visage meurtri de la jeune femme puis avait glissé le long de ses bras, sillonnant la moindre blessure visible. Il ne s'en voulait pas. S'il ne lui avait pas appris ses règles, elle aurait continué à l'emmerdé.

Le temps était long. Plusieurs fois, il avait songé à s'en aller. Mais il était resté. Se levant, il s'était posté devant la fenêtre, les bras croisés, observant la ville. Il faisait encore nuit. Il n'avait absolument aucune idée de l'heure qu'il devait être. Et puis elle avait commencé à bouger. Une infirmière était venu lui demander de sortir le temps que le médecin l'examine. Il l'avait entendue crier, et un rictus malsain s'était installé sur ses lèvres. Invisible aux yeux de celles qui continuaient à le prendre pour un proche. Les soins terminés, il avait pu regagner la chambre de la jeune femme d'un pas léger. C'est sans bruit qu'il était entré, percevant la discussion qu'elle avait alors avec elle même. Il aurait pu rire, il ne le fit pas. Si bien qu'elle ne semblait pas avoir conscience de sa présence pour le moment.

Ce n'est que lorsque le téléphone de l'Alpha se mit à vibrer qu'elle daigna le remarqué. Il adressa d'ailleurs un rictus amusé lorsqu'elle tourna la tête vers lui.

"Bienvenue dans le monde des vivants Eve".

Avait-il lancé simplement, mesquin. Elle ne semblait pas bien. Rien de plus normal. Il se contenta d'un rire sinistre, qu'il fit taire aussitôt.

"Tu ne peux pas protéger les morts. Alors la prochaine fois, plutôt que de foncer tête baisser dans quelque chose qui te dépasse: réfléchit".

Précisa simplement Xander sur un ton presque paternel. Presque. Parce que n'exagérons rien, Xander n'a rien d'un homme aimant.  Il était là pour lui montrer qu'elle avait eu tort. Un autre jour peut-être ,aurait elle raison. Elle devait sûrement s'accrocher à ça.

"Plutôt que de tout abandonner si facilement, profite plutôt de ne pas y être passée pour apprendre de ça".

Acheva t-il simplement en se levant, versant de l'eau dans le verre présent sur le petit bureau au pied du lit. Il le lui tendit simplement sans la quitter des yeux.


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Ven 26 Mai - 12:17
Une affaire bien particulière et compliquée ! #Xander W.

Un bruit de vibration. J'eus un sursaut dans mon lit, prise de panique après ce son inattendu. Ce n'était qu'après que je pouvais émettre une hypothèse sur la provenance de ce son.
Un téléphone ? Qui pouvait bien vouloir m’appeler ? Était-t’on au courant de ce qui s’était passé ? Dans tous les cas, je refuserai de parler à quiconque. Je n'avais qu'une seule envie : qu'on me fiche la paix. Je ne pouvais pas partager des moments aussi graves avec les personnes qui comptaient pour moi. Je les inquiéterais trop. Enfin, je les décevrais. J'aurais encore plus d'opportunités pour me ridiculiser...
Je tournai la tête pour m'assurer qu'il ne s'agissait que de cela, jusqu’à apercevoir ce fameux visage. D’abord étonnée de le retrouver par ici, ma surprise ne fut que davantage augmentée lorsque le chef de gang semblait connaître…mon prénom. Pourquoi l’aurais-je dis ? C’était impossible. Je ne remarquai même pas son rictus, mon attention soudainement accaparée par cette observation. Je le fixai.

▬ Eve ? Comment ça ?

Je n’affirmai pas être une femme prénommée Eve mais je l’interrogeai de telle sorte à vérifier si vraiment il disait ça par hasard ou savait réellement qui j’étais. Cette saisie d’informations ne me rassurait pas du tout. Au contraire, elle m’inquiétait car ce n’était pas la première fois qu’il semblait être trop au courant à propos des policiers. Autant les policiers haut-gradés je pouvais comprendre mais maintenant, rien ne colla. Certes je commençais à me distinguer des nouveaux arrivés car j’avais ma petite expérience récoltée de ces dernières années… Très impliquée et investie dans le travail, des résultats toujours là si on ne tenait pas compte des quelques remarques passagères sur mon intrépidité. Cependant, je n’ai pas travaillé suffisamment pour qu’on mérite de s’y attarder. Alors pourquoi moi ? Peut-être que sans m’en rendre compte, il savait des détails sensibles à mon sujet. Comment ? Trop tôt pour le savoir. Néanmoins, j’avais la certitude qu’il était là pour une bonne raison. Ce dernier n’avait pas perdu plusieurs heures pour rien…Sinon ça n’en valait pas la peine. Malgré tout, je ne voyais pas ce qu'on pouvait bien faire avec un corps mutilé.
Mais d'ailleurs, monde des vivants ? À la base, n'avait-t'il pas l'intention de m'empoisonner pour me tuer ? Que s'était-t'il passé pendant que j'étais inconsciente, sinon morte ? Des personnes l'avait-t'elles aperçu ? Avais-je été transporté par ambulance ? Ou avait-t'il renoncé à sa décision à la dernière minute par crainte de représailles ? Peut-être...Pourtant je ne doute pas qu'ils sachent se débarrasser d'un corps facilement. Alors qu'en ont-t'ils fait jusqu'à que je sois hospitalisée ? Tant de questions sans réponse...

Pour un moment bref je baissai ma tête, le sentiment de honte m'envahissant. Des images précises de ces deux costauds me venaient. Instinctivement, j'approchais une de mes mains vers ma poitrine. N'ont-t'ils pas pendant que je... ? Pas dans mes souvenirs mais j'espérais que cela n'avait pas été le cas pendant que j'étais évanouie. Non, ils n'auraient pas osé avec un corps mourant...Je me sens déshonorée. J'ai peur.

Ensuite, cerise sur le gâteau il eut un rire sinistre. Ce rire. Je ne le connaissais que trop bien. Es-tu venu rire de ma défaite pathétique ? Tu avais vu tout ce qui s'était passé. Pire encore, tu en étais l'origine. Je devais bien reconnaître que tu m'avais aidé lors de nos premiers instants de rencontre. J'avais même engagé une discussion assez intéressante avec toi. Cependant, la suite des événements ne me donnait pas le choix de rester distante à ton égard. Dommage, pourtant tu me semblais être un homme assez atypique pour que je mérite de m'y attarder. Ce genre de rencontres dont on se souvient dans l'intégralité d'une carrière.

Par contre, tu semblais aussi bien être une des rares personnes à m'avoir autant déstabilisé en l'espace d'une journée. Dépassée par les événements et ce que tu me racontais, je commis une erreur fatale : au lieu d'user de ma voix sévère, je m'étais laissée aller aux émotions. En effet, lorsque je lui répondis, ma voix fut remplie de colère et implicitement, de désespoir. J'avais affiché un point de faiblesse sans même m'en rendre compte.

▬ Riez. On le sait tous que vous préférez me voir vivante ! Quelle chance ! Vous n'en avez pas fait des erreurs, vous aussi ?!

Je commençai à ressentir un inconfort à l'estomac. Sans doute de simples brûlures d'estomac. Dans l'espoir que ça passe, j'acceptai volontiers le verre d'eau que Xander me tendit. Non sans une pointe d'agacement.

▬ Merci, je suppose.

Avec prudence je relevai un peu mon masque à oxygène pour pouvoir en boire trois grosses gorgées.
Alors que rien de particulier ne se produisait, voilà que les premiers effets de cette somatisation vinrent me tenir compagnie. Une signification redoutable : mon corps ne trouve plus de défenses face à autant de douleur morale. Ainsi, peu après ingestion du liquide, je sentais des spasmes dans mon estomac, jusqu'à vomir. Faute de support adapté et de mes mouvements de bras limités, l'ensemble de mon drap était recouvert par le peu de contenu de mon estomac. Au départ, je ne m'en étais pas rendue compte et c'était seulement à la vision du tissu qui me recouvrait que je compris. Je fermai les yeux. Je n'allais pas bien. Autant physiquement que psychologiquement. J'avais envie de sortir d'ici, ce lieu n'était que mon deuxième cauchemar, à la différence près que je ne pouvais pas m'y extirper avant de pouvoir me tenir debout.

J'étais tellement fatiguée que je ne trouvais aucune force pour réagir davantage à ce qui s'était passée. Mon esprit, torturé par tant de déception et de souffrance, semblait maintenant s'être échappé de mon corps. J'avais perdu certaines sensations. La température. L'ouïe. La douleur morale. Quand j'ouvris mes yeux quelques minutes plus tard, ces derniers ne brillaient plus : un regard dans le vide. Ils s'étaient éteints, un peu comme une sorte de matérialisation de mon âme elle aussi, éteinte. Mon visage n'affichait aucune expression et paraissait anormalement trop neutre étant donné la situation à laquelle j'étais confrontée.
Mon drap était toujours sali et là où tout le monde aurait été dégoûté, ça ne me dérangeait pas. Pourquoi me demandez-vous ? Tout simplement parceque je n'étais plus là. La réalité physique du monde ne faisait plus partie intégrante de moi. Je n'en étais que la spectatrice depuis tout à l'heure. Une frontière me séparait des autres individus. Me différencier d'un fantôme serait difficilement réalisable étant donné que peu nous séparait... Mon environnement était devenu inexistant ou plutôt, avait été remplacé par un grand vide sans sens.

Un certain temps passa. Je ne saurais dire combien mais voilà que vinrent deux infirmières dans ma chambre.
Bien entendu, je ne les avais pas vues. Comme depuis tout à l'heure, je ne me rendais compte de rien autour de moi. Ni même une des femmes qui se tenait tout juste à mes côtés.

▬ Nous voulions vous informer de la venue de...Mais, que s'est-t'il passé Mademoiselle ? Allons, vous auriez dû nous appeler...

Elle afficha un visage peiné. Tandis que sa partenaire de travail commença à me retirer l'ensemble des draps pour ensuite en chercher des nouveaux, elle me fixa longuement tout en replaçant correctement mon masque. Aucune réaction, encore une fois. Je n'étais plus qu'un corps biologique...
Mon insensibilité qui était quasi totale l'inquiéta. Pour elle, mon silence était plus fort que les mots.

▬ Mademoiselle Eve, si je me souviens bien ?

Pour me faire reprendre contact avec la réalité, celle-ci prit en main une des miennes pour ensuite y faire des caresses. Enfin, je commençais à orienter mes yeux en sa direction. Je détaillais le moindre geste qu'elle accomplissait afin de ne pas être perturbée par toute surprise. En effet, j'étais devenue très méfiante et même un peu peureuse. Le moindre bruit, le moindre contact me faisait ressentir un sentiment de danger imminent.

Rassurée, la professionnelle ne quitta pas mes yeux et fit même en sorte d'arrêter d'effectuer ses gestes de réconfort pour que je maintienne mon regard vers elle. Après s'être assurée de cela, celle-ci adopta une voix à la fois sérieuse mais également douce.

▬ À en croire votre comportement très instable, qui passe d'un extrême à un autre, vous avez dû vivre des événements difficiles. Vos blessures physiques en témoignent.


▬ J-je...Des événements inhabituels serait un terme plus adapté.


La femme me sourit, comme pour m'encourager. L'autre infirmière me borda dans mon lit après avoir mis un drap entièrement neuf. Suite à cet acte, cette dernière partit.

▬ Parlez, c'est important. Vous ne devez pas rester comme ça, vous comprenez ?

Je regardais tour à tour la professionnelle et le chef de gang. J'étais perdue.
Aucun mot ne sortit de ma bouche. Je. ne. voulais. pas. parler. Était-ce difficile à comprendre ? Certes c'était un parcours du combattant de pouvoir assumer tous ces événements à la fois, surtout seule mais au moins, je préservais l'ultime dignité que j'avais. Je m'évitais des souffrances inutiles. De plus, maintenant que j'y pensais, Xander était parmi nous. Alors ce n'était pas le moment adapté du tout pour révéler d'aussi lourds secrets...

De longues minutes passèrent.
Quand soudain...On put entendre des pas lourds et bruyants. Sans avoir à réfléchir trop longtemps, je pus reconnaître exactement de quel type de chaussures dont il s'agissait : des bottines caractéristiques de certaines fonctions publiques. Plus précisément, ce que je chausse quand je travaille. Le code vestimentaire policier. Ça ne pouvait être que cela. La ou les personnes s'approchaient dangereusement vers ma chambre. Je savais pourquoi ils étaient là. Le moment venu de s'expliquer. S'il s'agissait de mon supérieur, je n'aurais pas le choix de faire un compte rendu oral de cette mission chaotique...

À mon plus grand désespoir, mes doutes se confirmèrent quand j'entendis une voix bien particulière.  

▬ Mademoiselle Eve Clayton ?

L'homme était toujours derrière la porte et n'attendait plus qu'on lui ouvre. Je ne savais pas s'il était accompagné. Je serrais fortement mes draps. Je redoutais ce moment de confrontation. Comment devais-je réagir ?

Je fis mine de ne rien entendre, quitte à retarder le moment venu de prendre la parole une fois qu'il sera rentré. Quelques secondes étaient précieuses face à cet imprévu majeur.
Face à mon mutisme, l'infirmière resta désemparée. Elle eût donc la merveilleuse idée de...faire appel à Xander.

▬ Peut-être qu'avec une personne de confiance, il vous sera plus facile d'exprimer vos ressentis.

Persuadée d'être toujours face à une personne de mon entourage, elle l'invita à nous rejoindre. Puis elle lança le feu vert pour que mon patron rentre. L'horreur.

▬ Vous pouvez rentrer ! La patiente m'a l'air assez réveillé donc ça devrait aller. Cependant, rappelez-vous bien qu'elle doit récupérer donc je vous invite à la vigilance

Pendant ce temps, elle procéda à plusieurs contrôles sur les machines bruyantes et vérifia le niveau de plusieurs poches de perfusion.

J'espérais qu'on avait tous les deux le même intérêt : éloigner le plus rapidement possible le représentant policier. Compte tenu que le chef de gang est connu des services, ça serait logique non ? Du moins, je l'espérais fortement.

La porte s'ouvrit.







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