Ô paradis artificiel | Ylan [100%]

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Mar 2 Fév - 18:57


⌊ HUNTER -- YLAN NATHANAEL ⌉


Nom ∠ -- Hunter --
Prénoms ∠ -- Ylan Nathanael --
Âge ∠ -- Une vingtaine d'années, tu es un Gémeau né le 21 mai. --
Sexe ∠ -- Troisième jambe. Aha. --
Nationalité ∠ -- Natif de Nouvelle-Zélande, tu vis cependant depuis tout p'tit en Angleterre. --
Orientation sexuelle ∠ -- Majoritairement ♂, même s'il y a des exceptions --
Situation amoureuse ∠ -- Instable, tu changes de partenaire comme de chemise. Et même si tu n'aimes pas les chemises, on changera pas l'expression pour tes beaux yeux.--
Groupe ∠ -- Marginal, pourquoi faire comme tout le monde quand on peut faire compliqué ? --
Année/Métier ∠ -- SDF, voleur à temps partiel, squatteur de logement, je continue ? --
Avatar ∠ -- OC-- -- Chouette-e --



« Don't judge me. »




Les flocons virevoltent délicatement dans le ciel couleur de craie de Londres, emmitouflant le macadam de légères chapes ivoires. Les londoniens grouillent à l'intérieur des cafés et des magasins, avides de chaleur et de réconfort, mais pas toi. Tu déambules dans les rues à moitié vide de la ville, soufflant de petits nuages de vapeur à chaque expiration, laissant derrière toi les traces éphémères de ton passage. Tu exhales une haleine chaude dans tes mains tremblantes en les frottant l'une contre l'autre, espérant ainsi les tenir un minimum au chaud. Tes mains aux ongles inégaux, colorés d'un verni noir commençant doucement à s'écailler, finissent rapidement dans les poches de ta veste. Tu soupires.

Où aller ? C'est bien beau de traîner un sac contenant quelques rechanges à l'intérieur, mais tu n'as pas de logement fixe où profiter du réconfort d'une bonne tasse de chocolat. Ton téléphone ne possède même plus d'abonnement te permettant d'appeler une tierce personne, - bien que tu n'aies aucun ami à appeler -, et ne doit contenir que quelques bribes de batterie. Ton répertoire de contact n'est d'ailleurs pas alourdi de nombreux prénoms, tout juste trois ; maison, maman, pizzéria du coin. Basta.

Tout le monde dit toujours que tu es un mec débrouillard et très doué pour te sortir de la mélasse, mais sur le coup, tu es complètement paumé. Tu ne te vois pas mendier pour quelques pauvres pounds, tu ne veux pas non plus supplier ton homophobe de mère à te reprendre à la maison, ou retrousser chemin pour loger à l'hôpital. Tu n'as clairement plus envie d'abuser de la confiance des gens, puisque tu détestes profondément demander de l'aide, te montrer faible face aux sinueux chemins de la vie. Tu t'escrimes donc à te démerder comme tu peux, à trouver la petite faille où tu pourrais te mettre à l'abri.

Tu te mets en tête de trouver un refuge temporaire contre les giboulées et entames une longue recherche visant à trouver un magasin plus ou moins sauvé des foules. Pas que tu n'aimes pas les gens, au contraire même, mais pour le coup, tu préfères te reposer un maximum, profiter de la quiétude d'un endroit chauffé sans te soucier des regards que les autres pourraient poser sur ta personne. Tu t'assumes, certes, mais tu es clairement trop épuisé pour ne pas réagir méchamment aux oeillades ou aux remarques que l'on pourrait t'envoyer. En règle générale, tu discutes aisément, tu n'as pas la langue dans ta poche et te montres plutôt bon orateur, mais il suffit d'une petite étincelle pour attiser ta colère. Très susceptible, mais pas rancunier, c'est peut-être bien une de tes plus belles qualités ; tu as souvent oublié le tort que l'on t'a fait le lendemain.

Soupirant, tu finis par pénétrer dans une petite boutique de quartier où une vendeuse t'accueille, un sourire commercial ourlant sa bouche charnue.

« Bonjour ! Que puis-je faire pour vous aider ?
- Rien… Je regarde, merci.
»

Tu lui décoches à peine un regard, faisant plutôt mine de t'intéresser aux vêtements entreposés ici et là. Mine de rien, tes yeux cernés tombent tout de même sur un pantalon en cuir te plaisant particulièrement. Tu ne tardes pas à filer en cabine afin de l'essayer, grimaçant en apercevant de claires vergetures dévorer tes hanches étroites, cicatrices des transformations de ton apparence, restes d'une adolescence rondouillette. Tes jambes minces ainsi que ton fessier se retrouvent rapidement moulés par la matière du tissu, t'offrant presque une apparence séduisante. Ton torse ne possède aucun muscle spécifique, on peut même discerner tes côtes lorsque tu retiens ta respiration. Peut-être qu'avec quelques kilos supplémentaires, tu ferais aisément tourner les têtes.

Lâchant le pantalon du regard, tu croises tes propres prunelles, d'un bleu outremer autrefois ensanglantés, désormais d'une nonchalance effarante. Tes mèches de cheveux colorées en bleu foncé depuis maintenant trois bonnes années, anciennement châtains, retombent en quelques boucles sur ton front, s'arrêtant juste au dessus de tes sourcils. Elles chatouillent tes oreilles percées souvent alourdies de plumes et effleurent le milieu de ta nuque, créant néanmoins de nombreux épis contre ton gré. Tu souris doucement en aplatissant ta chevelure, tordant tes lèvres pleines en une mimine boudeuse te rajeunissant légèrement. Laissant ta dextre glisser contre ton cou, tu t'arrêtes au niveau de ton tatouage, une unique aile plumée, symbole de ton désir de liberté, et ressens un instant une certaine fierté vis-à-vis de ce motif gravé dans ta chair.

Laissant tes bras fins retomber contre tes épaules étroites, tu finis par retirer le pantalon, remarquant sans grande difficulté que le prix affiché sur l'étiquette est largement au dessus de tes moyens. Ton corps de tantouse de 175 centimètres s'extirpe de la cabine d'essayage avec lenteur alors que, sous l’œil de la vendeuse, tu reposes le vêtement à sa place. Tu ajustes ta veste et finis par ressortir, ne supportant plus très bien la chaleur accablante du magasin. Pourquoi faut-il qu'il fasse si chaud là-dedans ? Tu désires profiter d'un endroit moins étroit, moins commercial peut-être, et te diriges donc avec une certaine habitude en direction d'un bar que tu as longtemps côtoyé. Poussant la porte de ce dernier, tu t'aperçois sans grandes difficultés qu'une bonne vingtaine de personnes sont déjà assises mais ne t'en étonnes pas, venant plutôt t'accouder au bar.

« Je vous sers ?
- Rien… J'attends quelqu'un.
»

Le regard du barman t'arraches un faible sourire. Tu as menti, tu n'attends personne, mais tu n'es présent que le temps de quelques minutes. Une personne vient néanmoins s'asseoir à côté de toi et tu entends sans difficulté la voix familière d'un homme résonner contre tes tympans.

« Hello Ylan. Je ne pensais pas te revoir…
- Nathan.
- Tu n'es pas heureux de me revoir ?
»

Son ton sensuel t'indique sans grandes difficultés ce qu'il attend de toi. Et pourquoi pas, après tout ? Tu n'as clairement pas pour habitude de t'amuser avec le même amant deux fois, mais la perspective de passer la nuit dehors ne t'attire pas tant que ça.

« Sers moi un verre et je pourrais te dire si je suis heureux de te revoir.
- Toujours pareil, pas vrai ?
»

Avec un rictus mutin, Nathan te demande ce que tu désires boire et tu réponds sans aucune gêne que tu as envie d'un chocolat chaud. Il ne dit rien et le breuvage chaud, au parfum de ton enfance, est rapidement glissé sous ton nez.

« Merci. »

Tu as toujours été comme ça. Un peu profiteur au fond, tu aimes bien que les gens marchent dans ton sens. Cependant relativement franc, il n'est pas rare que l'on ne t'apprécie pas pour ton audace.

« Alors ? Quoi de neuf depuis le temps ? Ca doit bien faire trois mois…
- Rien de spécial. Je traîne par-ci par-là. Et toi ?
- Un peu pareil. Tu sais, le travail ne m'aide pas à avoir une grande vie sociale à côté.
- Hm…
»

Tu sirotes ta boisson en ne te souciant aucunement de la main posée sur ta cuisse, fermant tes paupières sur le décor de ce bar, sur ta situation actuelle. Tu as toujours été un grand pessimiste, Ylan. Tu n'aimes pas te faire des espoirs et préfères envisager le pire, par crainte d'être déçu. Tu ne fais donc pas toujours tout ce que tu veux à fond, tu ne vis pas toujours comme tu l'entends, mais c'est ta manière de faire. Plutôt lâche au fond, tu assumes ce côté de ta personnalité.

« Tu as fini ?
- Impatient, pas vrai ?
»

Le sourire que te renvoie ton ami t'amuse tout de même au point de terminer ta tasse. L'argent est déposé sur le comptoir alors que tu pars, bras-dessus bras-dessous avec ton amant du soir.


+ + +


« Hey, Ylan ?
- Quoi ? Ne te plains pas d'avoir mal au cul…
- Non, c'est pas ça.
- Alors ?
»

Tournant la tête vers Nathan, le visage enfouit dans l'oreiller, tu attends qu'il ne dise ce qui le tourmente, sans te poser davantage de questions. Tu es généralement un peu paranoïaque, tu envisages parfois certaines choses, mais tu as juste le cerveau trop déconnecté par tes précédentes activités pour te méfier.

« J'aimerais qu'on ait une relation sérieuse, toi et moi. »

Alors, sans pouvoir t'en empêcher, tu éclates de rire au point d'en avoir les larmes aux yeux. Ta seule expérience amoureuse, si tu pouvais l'appeler ainsi, t'a réconforté dans le fait que ce n'était pas pour toi, les « relations sérieuses ». Tu préfères largement la liberté d'un célibat volage et, généralement, ne restes jamais pour profiter du petit-déjeuner en compagnie de ton plan cul. Tu n'as jamais hésité à briser le coeur des hommes, ou parfois des femmes, ayant pu s'enticher de toi alors que la seule chose que tu cherchais, en dehors du plaisir, était un toit.

« Désolé, mais non. C'est pas mon genre, et tu le sais. Pas de sentiments.
- … T'es un enfoiré, Yl…
- Je sais.
»

Et tu l'assumes.





« I can't be perfect. »




-- J’crois au sixième sens, au vision sous psychotropes, j’crois que ton cerveau déraille quand tu stress ou que t’as pris trop de drogues. J’crois qu’en la vérité des microscopes, celle qui dit qu’tout est fini quand y a plus de montagne sur l’oscilloscope. J’aimerai avoir l’espoir de croire au surnaturel, avoir le confort d’m’en remettre à la grâce du ciel. --


Chapitre 0 Introduction ; " Ça vole ! ”

Ta maman t'offre un tendre sourire alors qu'elle s'assied à côté de toi, ajustant et attachant ta ceinture de sécurité en deux-trois clics habiles. Tu l'observes avec des grands yeux craintifs, jetant parfois un coup d’œil par le hublot contre lequel tu es assis, observant ensuite en te rongeant presque les ongles un véhicule traîner moult valises. Tu commences à douter que l'avion puisse s'envoler, entre le poids des bagages et celui des quelques centaines de passagers...

« On va bientôt y aller mon chéri. Tu ne risques rien d'accord ?
- Oui maman… Il est où papa ?
- Il ne va pas tarder. Ne t'inquiète pas, l'avion ne va pas partir sans ton papa !
»

Quand on parle du loup. Ton papa ne tarde pas à pointer le bout de son nez. Il entre dans l'avion en soufflant comme un bœuf, ayant visiblement dû courir un peu afin de ne pas se voir écarté de sa petite famille. Les hôtesses de l'air vérifient ses papiers avant de lui indiquer la rangée où tu te trouves, sautillant presque sur ton siège.

À son approche, tu le gratifies d'une risette trouée par la tombée de tes dents de lait, le faisant doucement rire. Il passe une main tendre dans tes cheveux châtains, donnant ensuite à sa femme un doux baiser te faisant grimacer ; beurk.

« Papa !
- Oui je suis là, Ylan. Reste tranquille d'accord ? Essaie de dormir un peu...
»

Ton père est coupé par la voix du chef de cabine présentant le pilote ainsi que les mesures de sécurité en cas d'urgence. Plus tu écoutes le règlement et les consignes de sureté qu'il prononce, moins tu te sens à ton aise dans cet énorme oiseau de métal. Tes mains agrippent fermement les accoudoirs lorsque l'avion prend de la vitesse sur la piste et, lorsqu'il commence à prendre de l'altitude, tu ne peux retenir un couinement de terreur. L'appareil vibre dangereusement à tes prunelle, tu es cloué contre ton siège.

« - Ah ! Ça vole ! Ça vole ! On va tous mourir ! On va s'écraser !
- Arrête de dire des bêtises ! Chut, tu es un grand garçon. Les grands garçons de huit ans ne crient pas, pas vrai...?
»

Sous les regards haineux ou amusés des autres passagers, ta mère essaie comme elle peut de te rassurer. Ce n'est que lorsqu'une hôtesse te propose un chocolat chaud que tu retrouves un ersatz de sourire, les muscles encore tendus.

Tu passes une journée presque complète dans l'avion ; tu n'as d'ailleurs jamais pu voir autant de films d'affilée, ta maman te l'ayant toujours interdit... mais étrangement, dans l'avion, elle ne dit rien. Elle te laisse t'occuper comme tu le souhaites tant que tu ne bouges pas trop et ne déranges pas les personnes assises derrière. Tu t'es même fait taper sur les doigts en voulant allonger ton siège...

Malgré tout, les hôtesses sont très gentilles avec toi, attendrie par ton doux minois d'enfant sage. Et, une fois sur le sol Anglais, tu ne retiens qu'une chose de ce long vol, outre les trous d'air stressants ; elles avaient de beaux sourires et un uniforme très classe.

Chapitre 1 Le choc. ; “ C'est fini. ”

Spoiler:
 

Chapitre 2 Le déni ; " C'est pas vrai ! Papa l'a pas fait ! Tu mens ! ”

Spoiler:
 

Chapitre 3 La colère ; “ Arrête putain ! T'as pas à dicter ma vie ! T'es pas ma mère ! ”

Spoiler:
 

Chapitre 4 La tristesse ; " J'en peux plus. Pourquoi moi ? J'ai tout foutu en l'air ! J'suis qu'un incapable… Papa avait sûrement raison. ”

Spoiler:
 

Chapitre 5 La résignation ; “ C'est la vie. J'peux pas me sortir de là. Je peux plus… ”

Spoiler:
 

Chapitre 6 L'acceptation ; “ Je dois continuer et me sortir les pouces du cul. Je dois juste… passer au dessus. ”

Spoiler:
 

Chapitre 7 La reconstruction ; " C'pas encore fini. Je vais pas arrêter de pédaler, même si c'est dans le vide. Je dois continuer. ”

Spoiler:
 





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Pseudonyme ∠ -- SHERKAN --
Âge ∠ -- 16 ans, toujours... --
Comment avez-vous connu le forum ? -- Dcey ? Tcey, même... mais chut. Vous ne m'avez pas vu, ok ? --
Code ∠ -- Siroté par Alaric  --
Encore un mot ? -- Je vous nem fort, tous autant que vous êtes ~ ♥ Aboulez les cookies, maintenant.--


©Riva - Andrew


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Invité
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Mar 2 Fév - 19:00
Rebienvenue à toi, mon p'tit chou à la crème ! ❤
Invité
Invité
Mar 2 Fév - 19:58
OH. J'aime, j'aime, j'aime.
Rebienvenue, quand même. ♥
Invité
Invité
Mar 2 Fév - 20:27
Bienvenue ♥
Invité
Invité
Mer 3 Fév - 11:10
BAE ♥
Re-re-bienvenue :3
Invité
Invité
Mer 3 Fév - 12:21
*slurp Sherkan et ses persos* re-bienvenue, tu me fais toujours autant rêver 8D
Invité
Invité
Mer 3 Fév - 21:54
Merci à tous pour vos gentils mots ♥ Je vous bisouille tous avec amour ~ 

Je pense avoir terminé ma fiche, je m'en remets à vous pour les éventuelles corrections à apporter o/
Invité
Invité
Mer 3 Fév - 22:36
Bienvenue ici !
Invité
Invité
Mer 10 Fév - 16:28

Validation
Re-bienvenue parmi nous ♥ Une fiche longue, mais c'est toujours bien écris, comme d'habitude ! Je vois quelques fautes par-ci, par-là, mais rien -je pense- qui justifie de te faire faire une correction intégrale. Ce sont des fautes d’inattentions, clairement. De ce fait, te voilà validé ~

Du coup, tu es validé ! Maintenant que tu as ta couleur et ton rang, tu vas pouvoir t'acquitter de tâches administratives ! (Youhou, Ô joie !)

♙ Aller recenser ton avatar ;
♙ Créer ta fiche de relations ;
♙ Demander un rp ;
♙ Demander un logement ;
♙ Créer ton téléphone et ton Twitter si tu le souhaites ;
♙ Rejoindre un club si tu es lycéen ou étudiant.

Bon jeu à toi et surtout : HAVE FUN !
©Riva
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