and i touch your skin on the feeling ; kiss my feet and break my pride. { ft Kiseki amûr.

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Dim 30 Oct - 15:21

but i was so intrigued by your style boy, always been a sucker for a wild boy, i'm better than this, i know my worth i might be gettin' what i deserve

T’avais bu ; tu ne te souviens pas trop pourquoi, mais t’étais sorti. T’avais eu une envie d’évasion, une sorte de besoin de liberté que tu ne saurais expliquer ; mais tu l’avais senti. Et tu étais sorti ; sorti de ton dortoir, sorti de ta chambre que tu partageais avec quelqu’un. Tu ne lui avais rien dit, tu l’avais laissé dormir comme il le souhaitait et tu étais parti comme un voleur ; le silence avait été ton ami et la discrétion ton trophée. Toujours est-il que tu n’avais pas pensé à boire – toi qui détestais tant tomber dans une routine d’hommes assiégés par la norme du monde, voilà que tu en avais fait les frais à ton propre jeu ; tu t’étais fait avoir tu avais bu, bu, bu, jusqu’à ce que tu ne discines plus tes pensées, jusqu’à ce que tu te demandes encore ce que tu faisais là.

Et tu te le demandes encore, maintenant. Sur ce trottoir où les voitures s’arrêtent et repartent, sur ce trottoir où les jeunes sortent pour fumer, pour flirter en toute tranquillité ; toi tu as juste la tête qui tourne et le bide en vrac, les yeux explosés par l’alcool et la lumière de la ville qui te blesse, et le corps lourd et assommé ; tu voudrais dormir. Tu voudrais dormir mais tu sais que tu ne peux pas, qu’il ne faut pas – que ce n’est pas l’endroit pour, que tu devrais essayer d’avoir quelqu’un qui t’aide – mais tu détestes que l’on t’aide, tu détestes devoir compter sur les autres. T’es pas du genre à vouloir demander à quelqu’un de faire quelque chose, oh que non – rien n’est pire à tes yeux que de devoir être redevable. Quelle horreur, vraiment. Et pourtant, tu sens bien quelqu’un qui te soulève par les épaules sans grandes difficultés (faut dire que tu es aussi léger qu’une plume vu comment tu manges c’est pas ça qui va te faire grossir honnêtement), et tu sais ton cœur qui te pique ; oh, qu’avait dit le docteur déjà sur l’alcool et ses effets ? Pouah, tu sais plus, t’en sais rien et tu t’en fous pour de bon. Tu sens juste quelqu’un qui te bouge, tu sens juste quelqu’un qui te fait marcher, qui t’oblige à bouger ; « Laissez moi dormir bordel de chiotte… » Toujours aussi aimable, toi, même avec des inconnus.

Enfin, tu supposes qu’il s’agit de quelqu’un que tu ne connais pas, après tout ; car s’il s’agit de quelqu’un que tu connais tu lui seras forcément redevable, et cette personne se souviendra forcément de cette nuit où elle t’a aidé, et elle t’a un peu sauvé ta peau, ouais. Oh dieu, faites que je ne le connaisse pas. Si seulement tu savais, Tyler. Si seulement.

©雲
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Dim 30 Oct - 19:18

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Ce soir, c’était un soir d’errance, d’ennuis total. Pourquoi ? Tout simplement parce que tu ne savais pas comment occuper ta soirée. Tu avais terminé les cours en milieu d’après-midi, et une fois rentré chez toi, t’avais pas été capable de trouver quelque chose pour t’occuper pendant la soirée. Ça t’arrives souvent en ce moment, et quand ça t’arrives, la meilleure solution que tu trouves souvent, c’est aller faire un tour. Faut dire que la capitale, tu ne la connais pas encore très bien, et ton esprit curieux te pousse souvent à aller te balader à droite à gauche pour voir un peu ce que ce bout de pays peut t’offrir. Comme tu n’as pas vraiment le temps de le faire de journée, tu le fais de nuit, mais ce n’est pas plus mal, car ça te permet de redécouvrir les choses lorsque tu les vois en plein jours, du coup la surprise est doublement présente. Enfin, tu vois les choses comme ça, ce n’est peut-être pas la meilleure façon de voir le monde, mais toi tu apprécies.

Ce soir, ta balade s’était un peu éternisée, au point qu’à minuit passé, tu errais encore. Heureusement, même si l’automne soufflait à plein poumon à cette période de l’année, il n’avait pas plût et tu étais encore au sec sous ta veste, autrement ça t’aurais certainement miné le moral et tu serais rentré rapidement. Mais non, ce soir il ne faisait pas chaud, mais l’air était agréable et le vent pas trop fort. La brise te rappelle d’ailleurs celle que tu pouvais sentir au Japon, et c’est certainement empreint d’un peu de nostalgie que t’as continué ta marche sans vraiment faire attention à l’heure. Tu avais pu voir le soleil se coucher près de la Tamise, et tu avais continué de la longer un long moment avant de finalement te décider à faire une boucle pour rentrer chez toi, lorsque tu as capté que les lampadaires n’étaient pas allumés pour faire joli, mais bien parce qu’il faisait nuit et que le soleil était maintenant parti réveiller l’autre bout du monde. L’autre bout de ton monde.

Alors tu avais entamé sans attendre le chemin de retour. Les mains fourrées dans tes poches, tu passais toujours par des rues que tu ne connaissais pas vraiment. Mais ton sens de l’orientation n’est pas vraiment mauvais et tu sais que tu habites pas si loin que ça, au final. Et puis un peu de sport, ça ne fait pas de mal de temps en temps, surtout à toi qui, quand tu ne travailles pas, passe la majeure partie de ton temps devant la télé avec des saloperies comme des chips ou du coca. Bonjour la nutrition. Si les parents de Hide savaient ce que tu mangeais ici, ils te demanderaient certainement de rentrer au pays pour manger de bonnes choses saines. Parfois tu te demandes si t’as réellement fait les bons choix en venant te perdre ici, dans un pays que tu ne connais pas, parler une langue que tu connais pas super bien… Et tu te demandes aussi si tu n’aurais pas mieux fait de rester au Japon, pour trouver un travail convenable là-bas et gagner ta vie sans faire de vagues. Parce que dans le fond, des vagues, t’en as peut être déjà eu assez non ? Des tempêtes même ? Des ouragans ? Alors pourquoi est-ce que tu te tues à vivre continuellement sur une mer déchaînée ? Peut-être parce qu’a l’avoir toujours vécu, une mer calme et paisible pour toi serais comme une prison ? Comme une torture ? Tu sais pas. Tu penses trop. Et a trop penser, tu ne regardes même pas où tu vas au final. La balade est gâchée, tu pourras la recommencer parce que tu ne te souviens de rien ce tout ce que tu as pu voir depuis tout à l’heure.

C’est la musique qui sort des nombreux bars de la rue dans laquelle tu te trouves qui te font relever la tête. C’est beau. Toutes ces lumières, toute cette vie une fois passé 22 heure. C’est beau, et toi t’es en pleine déprime. Franchement. Un léger soupire s’échappe de tes lèvres alors que tu regardes un peu autour de toi, toujours aussi curieux, aussi bien avec les bâtiments qu’avec les gens. Et c’est comme ça que ton regard se posa sur une silhouette que tu semblais reconnaitre. Pas que tu aies une mémoire extraordinaire pour reconnaitre les gens, mais tu as encore très peu d’amis ici, et très peu d’ennemis aussi, si bien que tu ne peux que te souvenir de la petite altercation que tu avais eu avec le jeune homme que tu fixes du regard sans qu’il ne te voie pour sa part.

▬ Cyan, c’est drôle que tu t’appelles comme une couleur non ?

Franchement, parfois tu t’exaspères tout seul quand, après coup, tu te rends compte des conneries que tu peux sortir à la minute. Tu mériterais plus d’une baffe. A cette pensée, tu pinces un peu les lèvres et avant de paraitre pour quelqu’un de louche qui fixe sans raison une personne lambda, tu t’approches de lui pour poser ta main dans son dos, délicatement, sans précipitation de peur de le surprendre.

▬ Eh ? Ça va ?

Ça n’a pas vraiment l’air d’aller. En réalité, tu sais pas trop, mais vu l’odeur d’alcool qu’il dégage, il doit pas être très frais le petit. Tu t’accroupis un moment pour l’observer, et ne le voyant pas réagir, tu te décides à le faire se lever doucement, sans vraiment lui demander son avis. T’as pas vraiment envie de le laisser seul dans le caniveau, surtout s’il a trop bu, quoi.
Le soutenant sans trop de mal vu son poids plume, tu le fais avancer à tes côtés, sous le regard complétement je-m’en-foutiste des autres personnes venues ici pour s’amuser et pas pour s’occuper d’un gamin à peine majeur qui a trop bu.

Il râle, te demande de le laisser dormir et étonnement, ça te fait sourire. Le premier sourire de la soirée, certainement. Pourtant tu ne t’arrêtes pas et tu continues à marcher. Si tu t’arrêtes, t’as tout simplement peur qu’il ne veuille plus marcher et tu te sens pas vraiment de le porter jusqu’à chez toi. C’est pas qu’il est lourd, c’est surtout que t’es pas musclé pour un sou.

▬ Tu vas dormir dans cinq minutes. Attend un peu.

Que tu réponds tout simplement, avec ton éternel accent japonais qui se fait bien entendre. Tu ne sais pas s’il t’a reconnu, ou même s’il a encore de la rancœur contre toi, mais vous pourrez en discuter une fois que vous serez arrivés chez toi …
D’ailleurs vous y arrivez plutôt rapidement, même si pour toi c’est plutôt une éternité avec un poids en plus à porter –Faut dire que t’as déjà du mal à porter ton propre poids, alors celui d’un autre en plus… Le temps d’entrer dans la résidence, de trouver ton pass pour ouvrir la porte principale, trouver ta clé pour ouvrir la porte de ton studio, et vous êtes arrivés.

▬ Et voilà.

Tu le fais s’installer dans le canapé avant de le regarder un moment en restant tout bêtement devant lui. Il te fait un peu de peine, dans un état pareil mais bon.

▬ Tu peux dormir si tu veux. T'as un plaid à côté de toi.

Bah oui, tu vas pas le maintenir éveillé dans son état. Et puis t’aimerais bien aller te coucher toi aussi, t’as pas trop le moral et t’as juste envie d’aller te cacher sous tes draps et oublier tout ce à quoi tu as pu penser ce soir pendant ta balade.

©雲
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Sam 26 Nov - 13:04

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T’as bien senti que quelqu’un te soulever, que quelqu’un allait peut être t’aider à te sortir de là, à ne pas rester dehors dans cette nuit qui n’était pas très fraiche, mais qui pouvait tout à fait te faire tomber malade. Et tu n’as pas réalisé tout de suite qu’il s’agissait de quelqu’un que tu connaissais ; au départ, tu pensais tout simplement qu’il s’agissait de quelqu’un avec une bonté incroyable, quelqu’un qui était tellement gentil qu’il avait décidé de t’aider – et même lorsque tu as ouvert un œil, même lorsque tu as vu les cheveux roses, tu n’as pas tilté. Rien du tout, que dalle. Tu as laissé Kiseki te portait jusqu’à chez lui comme si tu ne le connaissais pas, comme si tu ne savais pas qui c’était ; et c’était vrai. A ce moment là, tu ne savais pas. Et puis il a parlé. Tu as entendu un accent étrange, un peu oriental. Mais là non-plus, tu n’as pas compris. Pas tout de suite. Il a fallu attendre qu’il t’emmène jusqu’à chez lui, qu’il parle plusieurs fois avant que tu fasses le rapprochement – ou plutôt, avant que ton cerveau fasse le rapprochement entre les cheveux roses te l’accent de l’orient. Et quand tu as compris, ce sont tes yeux qui se sont ouverts sous le poids de la réalité accablante que tu voyais là ; Kiseki, cet enfoiré de première que tu retiens et que tu hais plus que tout au monde, t’avait sorti de la merde, de la panade, t’avait sorti de cette stupide ruelle où tu risquais sûrement d’être volé et attaqué.
Et merde.

Tu as envie de te lever, de te casser de là à nouveau ; mais tes bras et jambes sont tous engourdis, ton corps est totalement à sec, il n’a quasiment pas d’énergie. Ou plutôt, l’énergie est drainée par l’alcool dans ton sang – et c’est comme dans un jeu vidéo, où tu pourrais avoir le statut empoisonné. Et ça, c’est encore plus la merde, car non-seulement tu ne réfléchis pas vraiment à ce que tu vas dire, à ce que tu vas faire, mais en plus ta volonté, celle que tu voudrais qui marche, elle, ne marche pas du tout. Et ça, c’est vraiment ça, le gros souci.

Pourtant tu arrives à te relever tant bien que mal – accroupis sur le canapé tu relèves la tête alors que tu vois Kiseki qui commence à partir mais tu l’interpelles ; « Attends là, oh. » Meilleure réplique et salutation de tous les temps, merci Tyler, toujours un plaisir de t’avoir à la maison. En attendant, ça fait son petit effet étant donné que tu as réussi à l’arrêter dans sa course et qu’il revient finalement vers toi. Tu ne sais pas vraiment quelle tête il fait, quelle émotion peut se refléter sur son visage, mais tu n’en as strictement rien à foutre. Tu essayes doucement mais sûrement de remettre tes pensées et tes mots en places alors que des phrases se forment dans ta tête ; maintenant, il n’y a plus qu’à jouer avec tes lèvres, ta voix, et tu arriveras enfin à parler. Et tu as vraiment l’impression qu’il s’agit de la chose la plus difficile à faire en ce monde, après devoir de lever et faire bouger ton corps comme tu le souhaites. Pourquoi tu voulais boire, déjà ? Tu sais parfaitement que tu ne tiens pas l’alcool, en plus. Petit con, va.

« J’aurai vraiment… j’aurais vraiment préféré que tu me laisses là-bas, pour cette nuit. » Déglutis-tu difficilement alors que les mots sortent avec hésitations et que tes lèvres tremblent un peu ; non, décidemment, l’alcool ne te fait pas du bien. « Plutôt que d’être sauvé par toi, vraiment… » ‘N’importe qui sauf toi’ veux-tu rajouter, mais tes lèvres se ferment finalement et refusent de te laisser placer en plus cette petite phrase bonus qui lui ferait bien comprendre ta manière de penser. Et il aura beau penser qu’il s’agit de ton égo, de ta fierté, ce n’est pas seulement ça – tu t’en fus royalement de te faire aider par un inconnu, vraiment. Mais pas par le japonais, pas par cet abruti que tu exècres, pas par cet idiot qui s’est moqué de toi comme s’il ne s’agissait de rien. Heureusement que tu sais te défendre, tout de même, mais là pour le coup, pour cette nuit, ta défense est d’une telle faiblesse que tu te fais pitié tout seul. Et tu détestes l’admettre, mais tu crois bien que tu vas être obligé de rester chez lui cette nuit, hélas.

©雲
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Mer 28 Déc - 16:01

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Le retour jusqu’à ton appartement fut difficile, aussi bien physiquement que mentalement. Physiquement parce que l’air de rien, Cyan pesait son poids et on ne pouvait pas dire que tu sois vraiment musclé. En tout cas, pas assez pour prétendre pouvoir le porter sur une longue distance. Heureusement que tu n’habitais plus très loin de là où tu l’avais trouvé. Et mentalement parce que déjà que tu n’étais pas bien en forme avant de le croiser, le voir avait ramené à la surface ce moment où tu as compris qu’il ne te portait pas dans son cœur. Tu avais été maladroit, tu avais rigolé de lui mais il s’agissait plus d’un quiproquo qu’autre chose. A ce moment, tu n’avais pas saisi la subtilité de tes paroles qui pouvaient être blessantes. Tu ne l’avais compris que bien plus tard en parlant de la chose à un de tes amis et tu t’en étais pas mal voulu pendant un petit temps, avec même la volonté de vouloir t’excuser mais tu n’en avais jamais eu l’occasion. Ce soir, c’était peut-être l’occasion de mettre les points sur les i avec cette histoire, mais tu n’étais pas certain qu’il soit réceptif à tes paroles. Tu devrais peut-être plutôt attendre demain.

Quoi qu’il en soit, vous arrivez tous les deux dans l’appartement, et après l’avoir aidé à s’installer dans le canapé, tu restes un moment à l’observer, à vérifier qu’il est bien installé comme il est, avant de t’éloigner dans le but d’aller chercher quelque chose à boire dans la cuisine. Il t’interpelle alors, pas le plus agréablement du monde mais tu t’arrêtes tout de même. Tu sais qu’il n’est pas dans un état où tu peux lui faire des remarques alors tu te contentes de te retourner pour le regarder pendant qu’il semble chercher ses mots. Il te fait un peu de peine, dans cet état, mais tu te dis qu’il doit certainement avoir une raison à cela et tu ne peux pas le blâmer puisque tu n’es pas mieux que lui parfois.
Alors tu attends patiemment, que les mots veuillent bien sortir de sa bouche. Tu pinces un peu les lèvres, le détaillant silencieusement du regard alors que tu t’es de nouveau rapproché de lui, les bras ballants.

Et les mots viennent. Et tu aurais certainement dû te douter que t’allais passer un sale quart d’heure. Il n’allait pas te remercier non plus, ça aurait été trop beau, franchement. Tu vas t’asseoir sur la table de salon, en face de lui, histoire d’être rendu à son niveau et pouvoir lui répondre le plus sérieusement du monde.

▬ Je m’en doute bien. Mais moi je ne t’aurais pas laissé là-bas… Comment on dit… A l’abandon. T’étais tout seul. Tu aurais pu euh… Te faire attaquer.

Un soupire t’échappe. Il est définitivement trop tard pour toi, pour chercher des mots en anglais plutôt que de t’exprimer en japonais. Tout ce dont tu as envie, c’est oublier cette soirée horrible que tu as passé à remuer toute sorte de souvenirs dans ta tête, en allant te coucher. Et tu te serais levé demain, en ayant oublié tout ça, en reprenant tes journées banales, en allant travailler pour ne pas y penser. Comme tu le fais souvent. Là c’est vraiment pas le bon moment pour débattre de si tu aurais dû le laisser là-bas ou non.

▬ Ecoute euh… Tu restes là ce soir et… Demain, tu pars quand tu veux. Tu me dois rien du tout. Rien du tout. Je m’en fiche. Je voulais juste pas te laisser dehors alors que… Tu… T’es complétement bourré.

Tu te relèves en soupirant une dernière fois, et t’éloignes de nouveau de lui pour partir dans la cuisine.

▬ Couche toi. Je te ramène une bouteille d’eau.

Et tu t’exécute. Tu prends deux petites bouteilles d’eau et un paquet de gâteaux, que tu viens poser sur la table.

▬ Bonne nuit.

Tu embarques une bouteille avec toi, et part la poser dans ta chambre avant de revenir au salon pour éteindre la lumière de la cuisine et fermer la porte à clé.

▬ Si tu as besoin de quelque chose… Appelle moi, ce sera plus simple… Je suis à côté.

T’es pas certain qu’il t’écoute encore, ni même qu’il a vraiment envie de t’entendre, mais tu lui fais un léger signe de la main avant de te diriger vers la salle de bain pour aller te deshabiller.

©雲
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Ven 30 Déc - 13:45

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Et tu l’entends te parler comme à un enfant, alors que tu l’observes – autant que tu le peux étant donné que ta tête est bourrée de choses un peu idiotes et que tu ne reconnais pas (merci alcool, vraiment – pendant qu’il cherche ses mots, pendant qu’il essaie de trouver ce qu’il pourrait te dire sans que tu t’énerves, sans que tu n’aies envie de le claquer. Alors, bon, honnêtement, comment pourrais-tu ne pas avoir envie de le frapper, avec sa tête d’abruti ? Après tout, tu n’écoutes pas vraiment ce qu’il te dit, tu observes juste ses lèvres qui bougent et qui doivent probablement former des mots, mais tes oreilles ne suivent pas vraiment les sons ; tu es totalement paumé, ta tête se perd dans les méandres de ton esprit embrumé, alors que tes yeux se ferment d’eux-mêmes. Tu as envie de dormir mais en même temps tu n’en as pas envie – tu ne sais pas trop ce que tu veux, en fait. Tu es vraiment perdu alors que tu tentes désespérément de rester éveiller. Et doucement, lentement, tu avances ta main qui vient se poser quelque peu délicatement sur sa joue – mince, tu n’as pas assez de force pour le frapper…. Bon, tant pis, au moins tu auras essayé. Lentement, ta main descend le long de son visage alors que tu la laisses finalement pendre le long de ton corps, totalement désemparé et totalement désespéré de réussir à le frapper au moins une fois dans cet état de déception intense de toi-même. Okay, t’es bourré, mais ça n’excuse en rien le fait que tu n’arrives pas à le frapper. Putain. Tu te détestes tellement toi-même. Quel dommage que tu n’arrives pas à lui donner une petite claque… ça te satisferait tout simplement, et en plus, tu pourrais blâmer ça sur l’alcool. Que c’est utile, mon dieu. Mais dommage pour toi, tu n’arrives pas à retrouver ta force, et damn… tu ne pourras ainsi pas profiter de l’instant présent. Sorry not sorry petit con.

Et apparemment le japonais a enfin fini de te parler puisqu’il se lève et qu’il semble partir… bon, au moins, il te laisse tranquille et tu n’as pas à écouter tout le blablatage inutile de ce mec, surtout pour qu’il te dise qu’il a décidé de faire son gentil ce soir car tu es bourré… Non, vraiment, tu n’en as pas besoin, et même si ce n’est pas ce qu’il t’a dit, tu peux bien t’en foutre un peu. De toute façon, dès qu’il s’agit de lui, tu sais que tu t’en fous de ce qu’il peut bien penser ou dire ; tu as déjà bien compris quel genre de mec il était alors merci mais non-merci. Tu te passes très bien de ce genre de connaissances – tu te passes très bien de connaissances tout court, d’ailleurs. Et pourtant, hélas, à ton plus grand malheur, tu vois une silhouette qui se rapproche de nouveau de toi – oh putain, tu pensais enfin en être débarrasser et le voilà qu’il revient… et merde. Et apparemment, il revient pour te donner quelque chose, en plus. Oh. Une bouteille d’eau. Okay… Tu regardes la bouteille d’eau, puis Kiseki, puis à nouveau la bouteille d’eau. Okay, il y a un truc qui cloche, t’as dû louper un épisode. Voir même plusieurs, puisque tu l’entends même te dire bonne nuit. Wowowowow. Qu’est-ce qu’il s’est passé pour qu’il soit aussi gentil avec toi, là ? Tu ne comprends pas trop, et tu trouves ça trop chelou. Peut-être que tu aurais dû écouter, finalement… Bon, c’est trop tard pour avoir des regrets, maintenant, mais tu aimerais quand même savoir ce qu’il t’a dit pour être aussi… doux. Et ça te fait mal, de ne pas savoir ce qui s’est passé pour qu’il soit aussi bizarre avec toi… et il te fait peur, en plus. Ça te donne des sueurs froides de voir comment il peut se comporter gentiment avec toi… Sérieux, ça craint. Vraiment.

Ni une ni deux tu te lèves, un peu difficilement, un peu en hésitant, un peu tremblotant. Tu marches avec quelques difficultés, va-t-on dire, mais tu te dis que c’est pour la bonne cause après tout. Tu as besoin de savoir, parce que quand même, c’trop weird. Vraiment. Alors doucement mais sûrement tu arrives jusqu’à ce que tu arrives à la pièce où s’est réfugié Kiseki, sans vraiment savoir ce qu’il fait où de quelle pièce il s’agit – c’est surtout que ton cerveau n’est pas vraiment en état de procéder à quoi que ce soit, et surtout pas à penser quoi faire, comment le faire, et où le faire. RIP le cerveau de Tyler. Dans tous les cas, tu n’hésites pas un seul instant alors que tu as enfin la poignée de la porte à bout de bras, et sans aucune délicatesse te voilà qui entre dans la fameuse pièce qui s’avère être une salle de bain. Une salle de bain dans laquelle le japonais est en train de se déshabiller. Bouarf, tu n’y portes pas vraiment attention, mais alors que tu t’avances pour commencer à lui parler, le bras se levant et l’index en l’air, tu trébuches. Tu t’emmêles les pieds, et tu tombes comme un magnifique phoque que tu es, sur le sol. Ou du moins, c’est ce que tu pensais. Mais tu es tombé sur tout sauf du sol, étant donné qu’en dessous de toi c’est quelque chose d’un peu moins dur que le carrelage qui te fait office de « sol ». En relevant la tête, tu aperçois qu’il y a de la chaire en dessous de toi, et en relevant encore un peu plus la tête (oh mon dieu ton cou, qu’est-ce qu’il te fait mal bon sang), tu aperçois une tignasse rose et un visage étonné qui te fixe. Dans ta tête, tout ce mélange, tout tourne ou presque autour de toi, et tu ne sais même plus qui est en face de toi. En tout cas, t’aimes bien la couleur de ses cheveux. C’est beau… ça change des habituels noir, bruns ou rouges. Ça détonne. Et tu aimes ça. Tu aimes tellement ça que tu ne sais pas vraiment gaffe à ce que tu fais – tu agis à l’instinct ; et ce sont tes lèvres qui se posent sur celles de l’inconnu qui te font comprendre que tu es vraiment, pour de bon, bourré, et que tu ne captes rien à ce qui t’entoure.

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Dim 12 Fév - 21:24

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T’es légèrement surpris quand il tend la main pour toucher ta joue du bout des doigts, mais tu ne recules pas pour autant. T’as pas envie de l’énerver plus qu’il ne l’est déjà. T’as pas envie qu’il parte de chez toi en pleine nuit et qu’il risque quelque chose alors qu’il n’est pas en état de se rendre compte de ses actes. Alors tu le laisses faire, tout en l’observant et tout en continuant à discuter avec lui. Enfin, tu discutes plutôt tout seul comme il ne te répond pas, mais à dire vrai tu préfères ça plutôt que l’entendre dire des idioties. Tu ne te sentais pas de débattre avec lui sur un sujet ridicule ce soir.
Il finit par laisser retomber ses mains sur ses jambes et toi tu termines de parler, avant d’aller lui chercher une bouteille d’eau que tu lui poses sur la table de salon et lui souhaiter bonne nuit pour ensuite partir dans la salle de bain. Une fois la porte refermée derrière toi, tu pousses un léger soupire en te postant devant le miroir. Ta tête te fait peur, il est vraiment temps que t’ailles te coucher. Dans un geste las tu retirer ton haut, pour découvrir ta peau pâle, ton torse mince, qui à défaut d’être parsemé par quelques grains de beauté, est plutôt marqué d’étranges cicatrices çà et là. Tu ne fais plus réellement attention à ces dernières, elles font partie de ton quotidien, de ton histoire aussi. Mais on ne peut pas dire que cela rende ton corps « beau » comme tu le souhaiterais. Mais bon, tu fais avec. Tu peux déjà te satisfaire du fait qu’elles ne soient pas apparentes une fois que tu es habillé, parce que tu préfères vraiment éviter que les personnes qui t’entourent se posent des questions. Les seules personnes au courant aujourd’hui sont à des milliers de kilomètres de toi, et c’est bien comme ça. Si t’es venu ici, c’est pour débuter une nouvelle vie, et pas remuer le passé.

Tu penses à tout ça en te passant un coup d’eau sur le visage. Ce n’est vraiment pas ta soirée, à ruminer comme ça dans ton coin, à repenser à des choses qui ne font que baisser ton moral au plus bas. Vivement que t’ailles te coucher pour oublier tout ça, franchement. Tu rinces abondamment ton visage, comme si cela pouvait faire fuir toutes tes idées noires, quand tu entends la porte de la salle de bain s’ouvrir. Le temps que tu te redresses pour comprendre ce qu’il se passe, tu n’as pas l’opportunité de dire quoi que ce soit que tu te retrouves emporté vers l’arrière. Surpris, tu perds l’équilibre et n’a pas le temps de te rattraper au lavabo, c’est donc tes fesses qui heurtent violemment le carrelage de la salle de bain. Un râle de douleur s’échappe de tes lèvres, forcément, ça fait pas du bien ce genre de chute, et en voulant te redresser tu te rends compte que t’as également une douleur lancinante dans le dos, si bien que t’es obligé de rester couché le temps qu’elle passe.

« Mais qu’est ce qui te prend… » que tu râle finalement à l’attention de ton colocataire d’une nuit, même si tu devrais te douter qu’il n’était certainement pas en état pour te répondre. Décidément, c’est pas du tout ton jour. Et plus ça va, plus tu as envie d’aller te coucher pour passer à demain plus rapidement. Tu lèves lentement ta main pour venir la poser sur ton visage, plus précisément sur tes yeux pour te les frotter légèrement pendant que tu sens Cyan gigoter contre toi. Tu espères sincèrement qu’il va se relever rapidement.

▬ Allez lèves-toi … T’es lourd …

Tu soupires en te redressant finalement légèrement, en t’appuyant sur un coude, ton autre main toujours occupée à te frotter les yeux lascivement. Lorsque tu baisses enfin ta main de ton visage pour t’appuyer sur tes deux coudes et voir comment se débrouille le jeune homme, tu ne t’attendais certainement pas à le voir aussi près, et même si tu as un léger mouvement de recul en le voyant si près, tu ne peux pas échapper à ce qui suit. Il est étonnamment rapide pour le coup, pour attraper tes lèvres et t’embrasser sans même que tu ais le temps de t’en échapper. Forcément, c’est pas tous les jours qu’un mec totalement bourré et inconscient de ses gestes te saute dessus pour t’embrasser, t’étais définitivement pas prêt pour ce genre d’attaque surprise.
Et on dirait pas, mais il pèse plutôt bien son poids le bougre -surtout que sous l’effet de l’alcool il doit bien se laisser peser sur toi, c’est vraiment génial, merci Cyan-, ce qui fait que t’as vraiment du mal à le repousser pour séparer vos lèvres. Tu l’obliges à se retourner sur le carrelage et tu le plaques au sol sans aucune délicatesse en le regardant droit dans les yeux.

▬ T’es vraiment lunatique comme gars toi.

Tu souffles un peu, toujours posté au-dessus de lui, avant de te redresser et rester assis à côté de lui dans la salle de bain.

▬ Ça pouvait pas tomber un autre jour, non.

Parce que peut-être qu'un autre jour, t'aurais apprécié de te faire sauter dessus de la sorte, mais ce soir c'était un peu compliqué.

©雲
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