« Si tu viens éclairer mon âme quand j'en ai besoin, si tu viens desserrer les lames autour de mes mains. » | Cléanthe. {100%}

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Étudiant en art
Date d'inscription : 09/08/2015
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Orientation sexuelle : Bisexuel.
Etudes/Métier : Art ; design graphique.
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Jeu 3 Sep - 13:05


Cléanthe Jarvis Alevatros


Nom :Alevatros.
Prénom(s) : Cléanthe, Jarvis.
Âge : 19 ans.
Sexe : Homme, aux dernières nouvelles.
Nationalité : Grecque.
Orientation sexuelle : Bisexuel
Situation amoureuse : Célibataire.
Groupe : Etudiant.
Logement : Appartement en centre-ville.
Année/Métier : Etudiant de première année en art, spécialisation design graphique.
Options :Langue française.
Avatar : Ooikawa Tooru + Haikyuu!!


Analysis


La sonnerie incessante du réveil te fait froncer les sourcils. Des cheveux bruns en bataille s’échappent de la couette. Tu éteins le réveil d’un revers de main, tu peux dire merci à tes longs bras. Te ré-emmitouflant dans la couette, tu te grattes l’arrête du nez, fin et légèrement retroussé, que l’on ne remarque pas tout de suite. Tu te frottes les yeux, certains de tes longs cils venant se déposer sur tes doigts. Tu bailles, et sors finalement de ton lit. Tu ouvres tes yeux couleur noisette, encore endormis, et pars à la salle de bain. Devant le miroir, tu rages. Tes cheveux courts sont encore en bataille. Tu vas avoir droit à de sacrés nœuds, comme toujours en fin de compte. Tu passes un peigne dedans rapidement, sentant la douceur et la maniabilité dont ils peuvent cependant faire preuve. Stupide cheveux. Stupide. Tu te déshabilles, laissant ton boxer et t-shirt sur le lavabo, avant d’entrer dans la douche. L’eau coule sur ton corps, balayant ta peau blanche, un peu plus bronzée à certains endroits, comme les bras et les jambes. Elle passe sur tes larges épaules, sur tes abdos bien dessinés, sur tes muscles se montrant lors d’un exercice physique. Tu es certes grand, mais tes muscles ne sont pas si visibles que ça, alors qu’ils sont bels et biens présent. Ton corps en montre bien assez pour faire tomber toutes les filles à tes pieds, alors que tu ne demandes parfois rien. Tu remets le pommeau de la douche en place, te recules un peu afin de profiter pleinement du jet d’eau sur ton visage. Tu fermes les yeux, et laisses l’eau faire son travail. Elle passe sur ton petit front, pas assez grand pour accueillir une frange, mais seulement quelques mèches de tes cheveux. Elle glisse sur tes joues sans graisses, tu as des pommettes d’homme ; elles ne sont ni saillantes ni toutes mignonnes, elles n’ont rien de tout ça. De l’eau s’immisce entre tes fines lèvres rosâtres, et d’autres glissent tout le long de ton cou où ta pomme d’Adam se fait gentiment remarquer. Tes clavicules également sont voyantes, tout comme tes cheveux qui recommencent à rebiquer de toutes parts. Ça ne change jamais vraiment. Tu sors de la douche, secoues tes cheveux comme un chien mouillé, et les essuies rapidement à l’aide d’une serviette. Une fois le corps sec, tu te diriges vers la penderie. Là, tu choppes un t-shirt blanc, un jean foncé, une veste bleu marine. La plupart de tes habits sont simples ; il y a rarement des imprimés ou des écritures, ou alors c’est que tu as vraiment flashé dessus. Tu as aussi des chemises, à carreaux la plupart, sinon elles sont unies. Pour ce qui est des pantalons, tu as de tout ; jean, pantacourts, slim, shorts. Peu importe leur matière, tu en as pleins différents. Et les vestes et manteaux, et bien… Tu as un peu de tout. Surtout des vestes, en fait. Tu n’es pas vraiment frileux, et les manteaux, tu n’en es pas fan. Bien sûr que tu en as deux ou trois, mais pas plus. Tu refermes le placard, et files dans ta chambre, ou tu t’habilles, rajoutant une montre, un collier, et des bagues. Tu te regardes dans le miroir, tu souris. Parfait. Tu es fin prêt pour la journée.

Tu fermes la porte de ton appartement derrière toi, te recules et heurtes quelqu’un qui t’insulte. Tu ne dis rien, te contentes de le fusiller du regard. Intérieurement, toi aussi tu l’insultes. Tu te serais excusé, très certainement, si cet imbécile ne t’avait pas insulté avant. Mais au vu de son comportement, tu n’as aucune envie de t’excuser, alors tu ne le feras pas. Tu es comme ça, de toute façon. Tu n’aimes pas faire ou dire des choses dont tu n’as aucune envie. « Je fais et je dis ce que je veux » est une phrase qui te résume assez bien. Tu grognes un peu, mais repars en direction du bus. Tu entres, mets le ticket dans la borne, et pars vers la place que tu as repérée. Tu t’assois, mets les écouteurs dans tes oreilles, et attends d’arriver à ton arrêt. Un vieux monsieur entre quelques arrêts avant le tien. Tu le vois qui cherche une place où pouvoir s’asseoir, son corps ne le tenant plus correctement. Tu enlèves un écouteur, te lèves, et montres à la personne âgée ton ancienne place que tu lui donnes. Il te sourit, te remercie, et à ton tour tu lui souris. Tu entends des chuchotements derrière toi, mais tu n’en as que faire. Pour toi, c’est normal ce genre d’acte. Que les autres appellent ça de la politesse, gentillesse, ou une manière de te faire bien voir, tu en as bien rien à carrer. Tu es ce que tu es ; le fait d’être bien éduqué ou non n’a rien à voir là-dedans. Le fait d’être gentil non-plus ; mais tout le monde te contredira sur ce fait. Malgré le fait que tu es un salaud avec les filles, tu peux être d’une cruelle gentillesse, hélas. Tu appuies sur le bouton d’arrêt, descends, et te diriges vers ta fac. Et en parlant de fille, justement, il y en a une qui tente une approche discrète. Tu l’avais déjà vu, elle était avec toi dans le bus, te regardait d’un coin de l’œil. Tu soupires intérieurement. Tu n’as aucune envie de passer un instant avec une fille, là maintenant. Tu veux juste aller en cours, aller boire un verre avec tes amis, et rentrer, peut être, avec une nouvelle conquête. Mais ça, ce sera ce soir, certainement pas maintenant. Tu te retournes, elle te sourit. Pas toi. Tu enlèves tes lunettes de soleil, ses yeux trop maquillés brillent d’espérance. « Dégage, peinture. » Tu remets tes lunettes et fais demi-tour, ne regardant pas son visage qui a du certainement se tordre de rage et de colère après cet affront. Elle était jolie, mignonne. Un peu trop maquillée pour toi, mais bon. Elle est juste arrivée à un mauvais moment, c’est tout. C’est de sa faute, de toute façon, à vouloir croire que tu voulais faire sa connaissance, alors qu’en réalité il n’en est rien. C’est toujours de leur faute, à ces filles, à ces mecs, qui pensent qu’ils peuvent te parler et faire connaissance comme si de rien n’était. Pas un seul instant ils ne prennent en compte le fait que, peut être que toi, tu n’en as pas envie, pas maintenant, peut être plus tard. C’est de leur faute de toujours penser à eux avant tous les autres. Bien sûr que tu es comme ça ; mais tu ne l’assumeras jamais. Tu n’assumes presque jamais rien de toute façon. Sauf si c’est nécessaire, pour sauver quelque chose, pour avancer. Mais la plupart du temps tu te voiles la face, tu fais l’aveugle.

Tu vois au loin ton petit groupe d’ami qui te fait signe d’une main. Tu souris. Ils t’avaient un peu manqué ce week-end. Tu embrasses les deux filles, serres la main des trois garçons. Un salut ça va, une blague drôle ou non, et c’est bon, ta bonne humeur revient. Tu dis des choses idiotes, ils rigolent, et tu aimes bien voir ce sourire sur leur visage. Tu peux faire le mariol quand tu veux ; tu as un humour légèrement décalé et parfois même totalement pourri, mais c’est pas grave, ça, tu l’assumes, surtout quand tu vois que ça fait rire les gens, que ça les rend heureux. Alors tu souris toi aussi. Les filles te prennent par le bras, t’entraînent à travers les couloirs. Les autres mecs du groupe vous suivent de près, de toute façon vous vous dirigez vers votre amphi habituel. Tu les entends déblatérer des hypothèses sur la série qu’ils suivent tous dans votre petit groupe. Toi, tu ne regardes pas ça. Tu ne regardes pas vraiment la télévision de toute façon. Tu n’aimes pas être influencé par tous ces médias menteurs et dictateurs de bonne conscience. Alors la télé, pour toi, c’est niet. Bien sûr que tu l’as, bien sûr qu’elle est présente dans ton appartement. Mais juste pour regarder des choses idiotes, qui te font oublier la vie, au moins un petit peu. How i met your mother, Big Bang Theory. Des trucs de ce genre là, quoi. Tu n’es pas un fan de série comme les autres, tu te satisfais de peu, de toute façon. Et puis, même, l’histoire qu’ils t’ont racontée ne t’a pas plus donné envie que ça. Sur ce sujet là, tu restes souvent en retrait, les écoutant parler, se disputer, etc. Ça fait aussi partie de ton petit quotidien, et il faut bien dire que tu apprécies ces échanges entre eux où tu n’es que spectateur. Vous entrez dans l’amphi, vous vous installez, discutez un peu avant que le professeur n’arrive et ne commence son cours. Et, étrangement, c’est fou comme le temps passe plus vite quand tu es avec des gens comme tes amis. Tu ne t’en étais jamais vraiment rendu compte, mais ils comptent vraiment pour toi.  Tu sais que tu peux t’attacher trop vite aux gens, ce qui te pousse toujours à mettre une barrière entre vous, mais, tu ne sais pas trop, avec eux, c’est comme s’il n’y en avait pas besoin. Bien sûr, vous avez appris à vous connaître, à apprendre le caractère de chacun, et sans y faire attention, ce bouclier que tu portes tellement souvent s’est lentement brisé avec eux. Bien sûr, il y a encore des choses que tu caches. Beaucoup de choses. Tu es très secret, après tout. Discret sur ta vie privée, même si elle ne le reste pas souvent, avec tous ces gens partout qui racontent tout dès qu’ils l’ont vu. Et pourtant, ce serait le top pour toi, ça. Avoir une vie privée vraiment privée. Que personne, ou très peu de personnes connaissent. Tu ne dirais pas non-plus que tu n’es pas à l’aise avec l’idée que tout le monde connaisse qui tu mets dans ton lit, tu y es juste désormais indifférent. Tu t’y es habitué, ce n’est pas non-plus comme si c’était d’une importance capitale de toute façon. Juste des coups d’un soir, alors tu t’en fiches. Mais si jamais ça devenait plus sérieux, alors là, oui, ça t’embêterait. Tu n’es pas quelqu’un de compliqué ; tu aspires à une vie tout à fait banale et normale. Mais bon tu en rêves, de cette vie privée avec cette personne spéciale que tu trouveras peut être un jour. Cette personne là, tu seras prêt à tout pour lui. Tu serais prêt à aller loin. Tu n’en sais rien. Très loin, tu penses. Tu es du genre passionné. Que ce soit de corps et d’esprit. Quand tu aimes quelque chose, tu t’y investis à fond. Alors que la plupart du temps on te prend pour quelqu’un de pas sérieux, le mec qui fait tout à la va-vite parce qu’il s’en fout, et c’est ça que les gens trouvent cool chez toi. Mais ils font une fausse idée. Ils ne te connaissent pas en vrai. Alors ouais, t’es du genre fougueux, pas de ceux qui se laissent bercer par de douces illusions, ou qui attendent que tout viennent à eux. Toi t’es du genre à bouger, à agir. Mais si vous voulez des belles paroles, alors tu pourrais dire que tu serais prêt à aller combattre le soleil pour ton amour. Et pourtant, tu ne connais rien de cette chose là. L’amour ça a toujours été un terrain inconnu pour toi. Jusqu’à ce que tu le rencontres. Avant, t’en savais rien. Rien du tout. Rien qu’un petit gosse ignorant de la vie des adultes. C’est tout. Et puis tu te disais que l’amour ça servait à rien. C’était une option dans une relation, quand tu voyais tes parents. Et puis il est arrivé lui. Il t’a capturé, dieu sait comment. Et tu t’es mis à te demander si l’amour était si optionnel que ça. Tu t’es renseigné, t’as demandé à des amis, des connaissances. A la famille, un peu. Juste un peu. Et puis t’as compris. L’amour, ouais, t’y crois. Mais vite fait. Et tu penses qu’un rien peut tout briser.   Et pourtant, tu as envie de croire en une seconde chance parfois donner. Tu y crois autant que tu crois à l’amour en lui-même. Oui, ça existe. On peut pardonner, se confesser, et recommencer à s’aimer. On dit « jamais deux sans trois », mais pas en amour. Tu penses que si le compagnon donne une seconde chance, ce n’est pas pour que tu la gâches en pensant qu’il y en aura une troisième. Alors il faut y faire attention. Et puis c’est rare, de voir quelqu’un donner une seconde chance à son amant, amante. Il faut avoir du courage de se relancer dans cette ancienne relation qui a fait souffrir, il faut avoir le courage de pardonner et essayer d’oublier. Tu y crois, tu veux toi-même espérer que lui aussi, il aurait bien voulu t’en donner une, de seconde chance. Mais c’est trop tard maintenant. Tout est trop tard avec lui. Comme une fleur fanée qui n’aura pas attendu que le soleil se couche pour se laisser mourir. Romantique ? Tu ne l’es pas. Tu ne sais pas vraiment ce que c’est que le romantisme, tu n’as jamais eu d’occasion de l’expérimenter réellement après tout. Quand tu dragues ? Ce n’est pas comme si tu en avais vraiment besoin, il suffit que tu parles à une fille, n’importe laquelle, que déjà elles vont se coller à toi. Et pour les coriaces, deux trois mots, par-ci par-là, bien placé, et le tour est joué. Tu aimes charmer, c’est vrai. Un manque de confiance en toi peut parfois se refléter dans cette action qui montre que tu es très égocentrique. Alors que la réalité est toute autre ; tu as un égo, tu es fier, c’est sûr. Mais ce n’est pas pour autant que tu as confiance en toi à cent pour cent. Bien au contraire. Ton seul souci, c’est que tu n’aimes pas les trucs embêtants et prises de tête. Alors tu ne réfléchis pas trop à tout ça, tu préfères laisser ça à plus tard, quand tu iras vraiment mal, et que tu n’auras pas d’autre choix que d’y faire face. Tu repousses toujours les choses importantes auxquelles tu dois faire face, et même si tu sais que ça te porte le plus souvent préjudice, tu ne changes rien. Tu es bien trop obstiné pour ça. Trop têtu. Et tu l’es avec tout. Une décision, une opinion. Il est très rare que quelqu’un arrive à te faire changer d’avis, et encore moins sur un sujet où tu es persuadé d’avoir raison. Fort heureusement, ces sujets là sont rares, mais ce n’est pas pour autant que tu changes d’avis un peu plus souvent. Et voilà que, très vite, le professeur vous dit à la semaine prochaine, et vous rangez déjà vos affaires. Le sac en bandoulière installé, vous partez chacun de votre coté. Les filles vont faire du shopping, et vous les mecs, vous allez aller vous faire un ciné et la tournée des bars ensuite. Tu as un sourire accroché au visage ; ça promet d’être une bonne soirée.





« Je suis une bouteille perdue dans la mer, tu m’as jeté trop loin de la terre. »


Une goulée de cigarette s’échappe de ta bouche. Elle s’en va doucement, flottant dans l’air ambiant, se dissipant peu à peu dans cet air extérieur. Une autre goulée. Et tu t’amuses à la souffler en ouvrant et fermant ta bouche qui forment des O. Tu soupires, écrasant la moitié de ta clope restante contre le mur du bar. Il y a cette fille brune qui vient te voir, qui avait toujours voulu venir pour te parler, mais qui n’avait pas osée. Elle te parle, tu ne comprends pas ce qu’elle te dit. Tu as ton esprit complètement ailleurs. Tu sais que ce qu’elle dit n’est pas intéressant. Alors pourquoi continuer à l’écouter ? Tu la regardes, pour la première fois. Cela lui fait fermer son clapet. Tant mieux. Et en voyant ses lèvres qui se préparent à recommencer à bouger, tu lui dis de se taire. Que tu ne veux pas l’entendre. Que tu ne veux entendre personne, en fait. Elle est surprise, presque choquée. Oh tiens, elle fronce les sourcils. Elle est en colère. C’est bien normal. Personne ne pense qu’un si beau jeune homme comme toi, va oser rejeter une jolie fille. Surtout de cette manière. Aussi sèchement. Elle s’en va, rejoignant ses copines. L’une d’elles veut tenter sa chance, mais elle l’arrête en lui répétant ce que tu lui as dit. Tant mieux. Comme ça tu ne seras plus emmerdé. Une bonne chose de faite.

Tu rentres dans le bar, payant les quelques bières que tu t’es enfilé. Et elles ne te font même pas effet. Tu trouverais ça presque triste, si tu n’étais pas dans cet état de mélancolie ce soir. Mais il faut bien des soirs étranges comme ça, pour avoir un peu de calme et de tranquillité dans une vie agité qu’est la tienne. Tu remercies le patron pour la soirée, et tu tournes les talons, désirant quitter le bar. C’est sans compter évidemment sur des nouvelles filles à l’assaut. Tu les remets toutes, une à une à leur place, leur disant qu’elles ne te donnent pas envie, que tu n’aimes pas leurs cheveux, que c’est mieux quand elles ne parlent pas. Oui, tu es méchant.  Mais c’est ainsi que l’on arrive à se débarrasser le plus facilement des gens. Avec de la méchanceté gratuite, avec des choses que l’on ne pense pas vraiment. Pour l’instant tu fais avec ça, jusqu’à trouver une meilleure alternative. Et tu quittes enfin le bar. Tu bifurques à gauche, direction ton petit appartement. Entre temps une prostituée passe par là, lance un petit « mon mignon », mais tu l’ignores.Aujourd’hui, tu es lassé. Aujourd’hui, tu voudrais repartir. Aujourd’hui, tu voudrais retrouver quelqu’un. Aujourd’hui, tu veux le voir.

Tu sors la clé de ta poche, et ouvres ton chez-toi. Tu entres, et refermes derrière. Tu t’enfonces dans l’appartement, te rapprochant de plus en plus du petit Clic-clac que tu as acheté il n’y a pas longtemps. Merci les parents pour l’argent de poche de l’anniversaire. Tu t’assois, soupirant avec lassitude. Ta tête rencontre le haut du clic-clac, et tu fermes les yeux, fermant la lumière à ton esprit. Et tu te remémores, à chaque fois, comment tu en es arrivé là. Comment tu en es arrivé à vivre en Angleterre. Comment tu en es arrivé à vouloir autant le voir, vouloir autant le toucher, lui parler. L'embrasser, une seconde fois. Tu passes une main sur ton visage. Et sans t’en rendre compte, tu sombres dans cet abîme de ton esprit plus communément appelé les rêves. Mais sans rêves.



ONCE.

Il y a des croix dans presque chaque pièce. La chambre des parents, la cuisine, la salle à manger, et le salon. Tu pousses un soupir pendant que tu sors de ta chambre, qui elle, n’a aucune croix, rien qui ne peut être orienté d’une manière ou d’une autre à une quelconque religion, à un quelconque dieu. Pour toi, le Dieu dans cette maison, c’est ton père. Ton père qui prend toutes les décisions pour la famille. Ton père qui gronde. Qui rit. Qui sourit. Qui s’énerve. Qui prie. Qui te prend sur ses genoux pour t’expliquer qu’il n’y a qu’une seule personne qui te protégera toute ta vie, et c’est Dieu. Mais pour toi, ce n’est pas le Dieu qu’il te montre en pointant son doigt vers le ciel. Pour toi c’est ton père. Ton vieux père. Un peu rabougri. Un peu gros. Mais qui fait tellement militaire. En même temps de faire tellement gros nounours. Et tu l’aimes ton père. Autant que ta mère, mais elle, ce n’est pas pareil. Ta mère, c’est une vieille femme aimante. Un peu stricte. Trop stricte pour toi. Mais elle t’aime quand même, et tu l’aimes en retour. C’est elle qui t’a donné ton prénom officiel. Et ton père qui t’a donné ton second prénom. C’était une petite référence à Iron Man, ces bons vieux comics de Marvel qu’il aime tant, qu’il collectionne encore après toutes ces années. Alors oui, il est bizarre ton second prénom, mais tu l’aimes bien. Surtout après avoir lu les comics de ton cher papa. Tu t’es mis à adorer ton second prénom. Parce que tu es devenu un putain de fan de Tony Stark.

Et puis tu te souviens encore de l’époque de l’école primaire. Là où les petits enfants commencent à se connaître les uns les autres. Au début tu étais tout seul. Puis, peu à peu, les gens sont venus vers toi. Tu ne savais pas trop pourquoi, comment. Les filles te disaient que t’étais mignon. Les garçons que tu étais cool. Et puis Jarvis, ça claque quoi. Tu t’étais constitué un petit groupe. Il était cool. Vous vous amusiez ensemble, autant que des petits enfants d’école primaire peuvent s’amuser. Vous aviez fait les quatre cent coups ensemble, bien sûr, comme tous les amis de cette époque là. Et tu te faisais engueuler lorsque tu rentrais chez toi, mais ce n’était pas un problème. Tu avais des amis qui comptaient sur toi, et sur qui tu comptais. Alors une ou deux engueulades ce n’était pas grand-chose pour le petit chef que tu commençais à devenir. Chef qui ne cessait de grandir, et d’être entouré par de plus en plus de personne. Tu avais gagné l’amitié de beaucoup de personne depuis le CP, jusqu’au CM2. Et tu avais réussi grâce à ton petit groupe qui avait parlé de toi à d’autres amis à eux, et ainsi de suite. Ne jamais sous-estimer le pouvoir de la chaîne. Il s’agit là d’une arme redoutable. Arme qui t’avait réussi, à toi. Pas comme à d’autres. Mais tu t’en fichais un peu, à cette époque. Tu ne pensais pas aux autres, encore. Tu gardais encore en mémoire la leçon que ta mère t’avait donnée. « Ne pense qu’à toi, et à toi seul pour l’instant. Et quand tu te jugeras capable de penser comme il faut aux autres, alors penses. » Tu n’avais jamais vraiment compris cette phrase. En tout cas, tu ne l’avais pas comprise durant l’école primaire. Tu n’en avais compris le sens qu’au collège.


TWICE.

Des posters envahissent petit à petit ta chambre. Des posters de comics, de groupes de musiques. Surtout de musiques rock, et métal. Mais bon, tu essayes de mettre toujours des posters assez « soft » pour ne pas que tes parents te demandent s’il s’agit vraiment de posters de groupes de rock-chrétien. Ce qui n’est pas toujours le cas sauf pour RED, avec les deux premiers albums… Enfin ça, tu te gardes bien de leur dire qu’ils changent petit à petit. En plus tes parents ne t’embêtent pas trop, étant donné que tu as des résultats corrects, que tu fais ce qu’ils te demandent, ils n’ont pas à venir te réprimander pour telle ou telle chose. Et ça, c’est vraiment cool. Parce que du coup, tu peux faire ce que tu veux. Sortir avec ton nouveau groupe d’amis, à chaque fois que tu changes de classe. Tu attires toujours autant les gens. Mais peut être que cette fois-ci, c’est grâce à ton physique avantageux, ainsi que tes résultats. De toute façon, tu ne cherches pas vraiment à comprendre. Tu es entouré, même parfois très bien entouré, et tu ne peux pas t’en plaindre. Tu aimes partager ce que tu sais, ce que tu apprends, ce que tu aimes. Hélas, vous n’avez pas toujours les mêmes goûts en matière de goût. Tu trouves ça dommage. Très, très dommage même. Car à cause de ça, tu ne peux pas aller voir des concerts, alors même que certains groupes que tu adores passent parfois tout près de chez toi, dans la ville voisine, ou à Londres. Mais tes parents te disent que tu es trop petit, et que tu n’as personne avec qui y aller. Alors c’est mort, tu dois oublier que l’un de tes groupes qui te fait tant rêver passe à même pas une cinquantaine de kilomètres. Et quand le jour arrive, tu ne fais que t’enfermer dans ta chambre, calé contre l’angle du mur où est ton bureau, les écouteurs dans les oreilles, enfermé dans ton petit monde. Dans ta petite bulle impénétrable. Dans tes petits rêves de début d’adolescent.

Tu avais connu le début des relations charnelles avec cette jolie rousse, en troisième. Elle t’avait demandé de sortir avec toi, parce qu’elle était amoureuse. Mais toi tu ne comprenais pas. Est-ce que l’amour existait vraiment ? Quand tu voyais tes parents qui ne cessaient de s’engueuler sur des sujets sans importance, quand ta mère te disait que dans un mariage, ou même dans une relation entre deux personnes, l’amour n’était pas une obligation, qu’il n’y avait que la reproduction qui primait, alors tu avais beaucoup de mal à comprendre le concept de l’amour. Elle t’avait dit qu’elle t’aimait, qu’elle voulait avoir une vraie relation avec toi. Tu étais curieux de la vie, toi. Tu voulais savoir, apprendre, connaître. Alors tu avais accepté. Et tout s’était passé exactement comme ta mère te l’avait dit. Quelques mois après, vous couchiez ensemble. Protégés, bien sûr. Et à la fin, elle te disait que tu l’avais déçu. Que tu n’étais pas aussi doué que tu ne le paraissais. Tu lui avais répondu que tu n’avais jamais eu d’expérience avec quelqu’un avant, homme ou femme. Et elle avait rigolé. S’était moquée. « Toi, le grand et le beau Clive de troisième un, n’a jamais eu une seule relation sexuelle avec qui que se soit ? C’est une blague ou tu me prends vraiment pour une conne ? C’est juste que t’es nul au pieu, rien que ça. » Ah oui, Clive. Ce surnom que ton groupe d’ami de quatrième t’avait attribué, parce que tu étais aussi beau que le Clive dans le troisième volet du Professeur Layton. Et il était vrai que ce Clive était vraiment, vraiment pas mal. En plus, zut, tu étais un grand fan de Professeur Layton qui faisait carburer ta cervelle à cent à l’heure. Ce genre de jeu, avec une histoire, en même temps que de la réflexion, c’était une des choses que tu adorais. Alors tu n’avais jamais refusé que l’on t’appelle comme ça, encore moins après que tu ais vu le coté torturé du pauvre jeune homme. Tu l’avais pris d’affection, tout comme Shun dans Saint Seiya, autant dans le manga que dans l’anime. Mais bon ça, chut, c’est un secret.


THRICE.

Après cette première expérience sexuelle avec ta petite amie officielle du moment, tu as commencé à partir un peu partout. Avec l’entrée au lycée, tout est plus facile. Il y a des filles qui ne cherchent que des garçons pas sérieux, d’autres trop sérieux, peut être. Tes parents sont redevenus des parents exigeants. Parce que tu te relâches. Parce que tu commences à te rebeller un peu, rien qu’un peu. Tu abordes déjà un style un peu plus rock qu’avant. Plus un style de bon petit garçon à ses parents, oh ça non. Tu as troqué tout ce genre de vêtements contre des t-shirt Nirvana, des chemises à carreaux, des jeans quadrillés, troués, des vans et même une paire de creepers. Pour tes parents, c’est sûr que ça fait du changement. Ils regrettent vraiment de t’avoir donné de l’argent de poche durant tout le collège, argent que tu n’avais pas dépensé jusque là, parce que tu étais sage, parce que tu étais comme ils le souhaitaient. Mais les choses changent, et toi encore plus. Ce look attire encore plus les gens. Des tas de filles viennent te demander de sortir avec elles, mais tu les repousses à chaque fois, leur disant que tu ne cherches rien de bien sérieux. Oh que non. Et puis y a ce mec, un peu efféminé, qui a un langage plus subtil que certaines filles. Il vient te voir, te demande si tu connais la partie sexe des garçons. Tu ne comprends pas. T’hésites à répondre. Tu dis que non, tu ne connais pas. Alors il te propose un petit rendez-vous. Du genre chez lui, sans ses parents. Il te promet de t’apprendre. Et que ce sera cool. Vraiment très cool. Mais toi t’es un petit naïf, un petit curieux. Tu veux tout savoir, tu ne veux plus jamais qu’une autre personne te dise que tu n’es pas doué au lit. Parce que ça t’a blessé malgré tout. Et puis tu vas au rendez-vous, comme convenu. Et ce que tu apprends te choque, dans un premier temps. Tu ne savais pas que l’on pouvait faire ça entre garçons. Tu n’étais pas au courant. C’est vraiment quelque chose de nouveau pour toi. Et puis tu viens d’expérimenter le dessous, tu veux expérimenter le dessus. Alors tu demandes conseil à ton nouvel ami, celui qui t’apprend tout, petit à petit. Il te montre certains garçons qui sont susceptibles d’être intéressés par une petite soirée bien chaude. Tu l’écoutes, tu y vas, tu demandes. Ta proie accepte, et c’est ainsi que tu continue à pédaler sur ton petit vélo de la route des relations charnelles. Et uniquement charnelles. Et ce, pendant trois ans.

Il y avait cependant eu ce petit mec. Qui t’avait un peu embrouillé, qui t’avait un peu mis le bazar dans la tête. Tu l’avais vu une fois. Une seule fois. C’était en présence de Camille, ton sex-friend officieusement. Tu l’attendais pendant qu’il était parti prendre un pain en plus. Alors tu ne faisais qu’arpenter la salle des yeux, regardant un peu les nouveaux venus de cette année, et les anciens. Tu reconnaissais aisément certaines filles qui te faisaient des petits signes de mains, auxquels tu répondais par un sourire. Et puis tu t’étais arrêté sur un gars. Il était en train de lire. Tu fronçais légèrement les sourcils. C’était assez rare de voir quelqu’un lire dans la cafétéria. Et cela t’intriguait. Tu l’avais fixé un peu plus longuement, l’observant. Tu le voyais tourner les pages une à une d’un geste élégant, les yeux s’écarquillant légèrement quelque fois sous le coup des émotions que le livre lui faisait ressentir. Et tu dérivais assez souvent de ses yeux à ses lèvres, jusqu’à ses mains, son torse, ses jambes. Et tu relevais les yeux à chaque fois, alors qu’ils continuaient de dériver sans s’arrêter. Quelque chose en toi s’était froissé. Déplié. Ou plié. Tu ne savais pas trop. Aussi tu avais décidé d’arrêter de le regarder. Mais non, rien à faire, ton regard était inlassablement attiré par lui, et ce ne fut que lorsque ton ami était revenu, que tu avais réussi enfin à te détacher de lui. Pour un temps, du moins. Car à chaque fois, tes yeux le retrouvaient au milieu de la foule. Comme si tu t’étais mis à le chercher. Alors tu l’avais abordé une fois, à l’aide d’une fille. Tu lui avais parlé, lui demandant s’il ne voulait pas que vous parliez un peu. Après tout, tu l’avais toujours vu seul, tu pouvais en profiter. Mais il t’avait rejeté. Et cela te donnait encore plus envie de continuer. Tu étais du genre obstiné. Une fois que tu as décidé quelque chose, tu as du mal à lâcher l’affaire. Tu revenais à la charge, sans cesse, et il ne cessait de dire non. Et puis, tu ne l’avais plus vu pendant un moment. Jusqu’au bal de fin d’année. Ou tu avais certainement fait la plus grosse connerie de ta vie. Tu étais un peu bourré, un peu trop joyeux qu’à l’habitude. Et tu pensais que cela ne ferait rien à Joshua, qu’il te rejetterait comme il l’avait toujours fait. Mais rien ne s’était passé comme tu le pensais. Tu l’avais embrassé. Tu avais effleuré ses putains de lèvres sur lesquelles tu lorgnais depuis des mois. Tu les avais enfin à portée de main, alors tu en avais profité. Peut être un peu trop. Ce que tu voulais être un baiser doux et tendre au début, s’est transformé en une véritable déclaration amoureuse buccale. Vous aviez dansé dans un rythme endiablé, vos lèvres se mouvant l’une contre l’autre, vos langues venant se saluer plusieurs fois, les mains de ton vis-à-vis s’accrochant à ton cou comme dans un geste de détresse intense, comme s’il était trop faible pour accepter de se laisser tomber, de se laisser aller dans tes bras. « Josh’, oh bordel… » A bout de souffle, ta respiration haletante et cassante, tu avais éloigné tes lèvres de celles de Joshua. Et tu ne comprenais pas. Pourquoi il avait accepté, pourquoi il s’était laissé faire, pourquoi… Pourquoi tu avais juste une envie de le prendre là tout de suite contre le mur. Jamais tu n’avais eu de tels désirs, une telle envie de faire quelqu’un tiens. Jamais. Et avant que tu ne puisses répondre à sa demande, il s’était déjà enfui à toutes jambes hors de la salle. Et toi, tu étais resté planté comme un piquet au milieu, seul, les regards braqués sur toi. Tu avais encore plus de mal à tout comprendre. Dans ta tête, ce n’était pas très clair. Beaucoup de choses se mélangeaient. Et ton cœur qui battait comme un petit fou dans ta poitrine ne t’aidait pas à comprendre grand-chose.



EXPLOSION

Tu te réveilles en sursaut. Un soupir s’échappe de ta bouche. Tu as oublié certaines parties de ton passé. Comme lorsque tes parents ont déménagé à Londres, en Angleterre, une fois le primaire terminé. Ils avaient envie de changer d’air, de retrouver tes grands-parents, qui eux aussi avaient déménagés là-bas quelques années avant ta naissance. Tu as oublié la raison de ta venue à Millenium ; juste tes parents qui insistaient pour que tu ailles là-bas, étant une part de gâteau avec tes résultats. Tu as aussi oublié les noms des filles et des garçons qui t’ont proposés d’innombrables fois de commencer une relation sérieuse. Et toi qui refusais à chaque fois parce qu’une image d’une certaine personne apparaissait toujours à ce moment là. Depuis cette fête, ce bal, quand tu as enfin embrassé Joshua, tu t’es promis d’arrêter de coucher à droit et à gauche. Et bien des fois tu as failli à cette promesse. Tu les as comptés. En tout, depuis ton entrée à la fac, seulement deux filles, et un garçon sont passés dans ton lit, ou toi dans les leurs. Cela fait trois. Beaucoup trop, à ton goût. Même si comparé à l’époque du lycée, ce n’est rien, mais alors vraiment rien. Tu soupires une nouvelle fois, passant ta main sur le visage, pour te réveiller un peu plus. Tu penses de nouveau à lui. A ce brun. Ce brun qui est mort, à cause de sa putain de maladie. Mais pour toi, il ne l’est pas. Il est encore vivant, ce brun. Celui pour qui tu veux tenir cette promesse idiote que tu t’es faite. Mais penses-tu vraiment qu’il va accepter ça en excuse ? Que tu vas pouvoir le revoir, au paradis maintenant, lui dire « hey tu sais ça fait un an que je couche plus avec n’importe qui n’importe quand n’importe comment rien que pour toi » ? Et qu’il va te dire que, oh, c’est trop gentil à toi, que tu ne devrais pas faire ça pour lui ? Bien sûr que non. Si tu dis ça, tu vas juste recevoir une énorme claque en pleine face, et il va te remettre le cœur en place. Du moins, tu l’espères, parce que putain, qu’est-ce que ça fait mal. Et puis merde, en plus faudrait déjà que tu trouves le courage, la fierté de lui dire ça. Parce que quand même, t'as honte de toi. Tu t'es fais une promesse comme ça, à la volée, juste pour lui, parce que... Parce que quoi ? Parce que tu espérais que lorsque tu le reverrais il se passerait un truc ? De toute façon, tout est mort maintenant. Faut que tu arrêtes de scruter ce numéro de téléphone. Personne au bout de l’appareil, tu le sais. Personne ne décrochera. Et pourtant tu le vois, là maintenant, devant toi. Tu hallucines, tout simplement. T'as trop bu, c'est pas possible, la bière doit juste faire effet maintenant. Ton cœur se remet à tambouriner comme un fifou. Tu lâches un juron. Jamais. Pas l'amour. Et tu fermes les yeux. Tu sais parfaitement que c'est ça, ce sentiment que tu ressens. Tu ne peux juste pas l'accepter. C'est juste pas normal. Pas pour toi.



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