On ne vit pas avec ce que l'on a perdu, mais ce que l'on a gagné || Eugène Swanson

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Dim 6 Sep - 3:25


Eugène Swanson


Nom : Swanson
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You see me but you don't know me



"S’ils ont peur, tends-leur la main. S’ils te rejettent, fait un pas vers eux. Il te suffit de ne jamais oublier comment sourire, même dans les moments les plus difficiles, et alors tu sauras les surmonter."

Eugène est une personne foncièrement gentille et douce. Il n’a quasiment aucune haine en lui. Pour lui chacun a droit à une chance et même une seconde chance tant qu’il la désire vraiment. Il ne peut pas en vouloir à quelqu’un d’avoir fait quelque chose de mal si ses gestes sont justifiés. Il pense que nous avons tous des faiblesses et que malheureusement, nous ne sommes pas toujours assez forts pour les surmonter. Faire des erreurs arrive à tout le monde, personne n’est parfait, tout le monde est humain et on ne demande pas à un humain de faire ce dont il ne sera jamais capable d’accomplir jusqu’au bout, ce serait trop idiot, irraisonné.

Eugène est une oreille attentive pour qui a des problèmes. Il sera toujours là pour vous écouter et vous aider dans les moments difficiles. Il n’est pas capable de faire beaucoup de choses, n’ayant pas tant de pouvoir en main, mais il prône l’utilisation de la parole pour apaiser les blessures. Parfois le simple fait de parler peut soulager. Il ne vous jugera jamais pour ce que vous avez fait, il vous jugera sur ce que vous pensez de vos actes. Mais jamais il ne viendra vous assommer de reproches et réprimandes. Il essayera simplement de vous aider à trouver la voie qui est la bonne pour vous, à vous ouvrir les yeux sur vos erreurs pour que vous puissiez mieux les contrer. Il fera tout pour vous blesser le moins possible et néanmoins vous permettre d’avancer.

Joie et douceur sont deux mots qui le caractérisent tout à fait. Il garde souvent un doux sourire sur les lèvres et tente d’amener un peu de bonheur à chacun. Eugène n’est pas quelqu’un d’excessif. Il n’exprime jamais ses sentiments de manière forte. Il rit toujours doucement, mais jamais aux éclats, il ne crie pas, ne pleure que rarement…La seule chose qui peut le mettre dans un état perturbant est la peur et le stress lié à sa vision. Lorsque vous êtes plongé dans le noir constamment sans voir réellement le monde qui vous entoure, il existe des angoisses que seuls les aveuglent peuvent comprendre. Et il n’est qu’une seule personne au monde qui sache lui faire perdre tous ses moyens…

Comme professeur, il est, contrairement à ce que l’on pourrait croire, particulièrement doué. Il travaille d’une manière différente mais très pédagogique. Bien qu’il n’aime pas sévir, il sait tout de même se faire respecter et prend souvent au piège les petits malins qui pensent pouvoir jouer de son handicap. C’est un passionné de sa matière et il tente du mieux qu’il peut de faire partager cette passion à ses élèves. Il sait que peu seront réceptifs, cependant il tente tout de même de faire en sorte que chacun puisse réussir dans sa matière. Tout ce qu’il attend c’est une attention vive des élèves et il aime avoir avec eux une bonne entente. C’est en général un professeur apprécié.

La part d’ombre qui existe en tout homme est aujourd’hui bien cachée en lui. Elle est reliée à son passé qui régit aujourd’hui son présent. C’est notamment grâce à elle qu’il est devenu plus fort au fil des années, après avoir surmonté de lourds évènements. Si la vie ne lui a pas fait de cadeaux il a pourtant décidé de ne pas la détester et d’apprendre à apprécier ce qu’il a aujourd’hui. On ne vit pas avec ce que l’on a perdu, mais avec ce que l’on a gagné. Cependant, il lui reste un sujet qui lui est plus difficile que les autres à supporter avec le sourire. Celui-là qui révèle les véritables faiblesses de son cœur. Il espère alors sincèrement que si un jour il s’y voit à nouveau confronté, il saura y faire face sans se laisser submerger. Car après tout, l’homme reste une créature impuissante face aux troubles de sa nature.


"L’important n’est pas l’image que les autres ont de nous, mais celle que nous avons de nous-même."


Eugène n’est pas comme les autres.

Depuis toujours on ne cesse de lui répéter, il est différent. Sa peau est d’une blancheur semblable à la neige, ses cheveux sont d’une clarté sans pareille, ses yeux clairs d’une couleur peu commune. Cette apparence aux allures fantomatiques a souvent plus effrayé son entourage qu’autre chose. Il était un être à part ; et par là-même, un être à craindre.

"L’homme a toujours eu peur de ce qu’il ne connaissait pas ; de ce qui lui était différent."

Non, Il n’est pas comme les autres.
En réalité, Eugène est atteint d’albinisme. Sa peau est donc pauvre en mélanine, aussi  blanche et fragile que la porcelaine et incroyablement sensible aux rayons du soleil.  Cette maladie explique également l’apparence de ses cheveux et de ses yeux qui ont la particularité d’être rose pâle, lui offrant un regard unique, étrange ou fascinant. Autrefois, ils étaient sensibles à une trop grande luminosité et ils lui occasionnaient des problèmes de vue. Aujourd’hui, de toute manière, ils ne sont plus capables de voir. Aussi ses prunelles sont-elles souvent figées dans le vide, perdues dans une contemplation inconnue, dévisageant un point fixe qui parfois dévie de la bonne trajectoire. Un petit détail qui n'appartient qu'à lui est la présence de deux grains de beauté en-dessous de ses lèvres.

Eugène mesure très exactement 1m80 et a une corpulence des plus normales, pour une fois qu’il peut se vanter d’une certaine forme de normalité.

Au niveau  de ses vêtements, Eugène porte souvent du blanc, l’alliance des couleurs se révélant de toute manière quelque chose de compliqué pour lui. Il porte des vêtements classiques au possible, un simple pull, une simple chemise, avec sa longue veste, des gants et son écharpe jaune à laquelle il tient beaucoup. Petite particularité, il sort toujours avec un parapluie transparent, qu’il fasse beau ou non. Ce parapluie est unique et est constitué de fibres qui lui permettent de se protéger des rayons néfastes du soleil malgré la transparence du matériau.

Si vous venez à le croiser une seule question s’offre à vous : Serez-vous effrayé ?  




Every life begins with a breath


 
Différent

Il est différent


Eugène est né en France d’une mère française et d’un père anglais, d’où son prénom français et son nom de famille anglais. Il a donc depuis toujours été baigné entre deux cultures qui lui étaient tout aussi importantes l’une que l’autre. Bilingue, il a toujours été doué en langues et s’est découvert une passion pour la lecture, en particulier les livres philosophiques. Très tôt déjà, son choix de métier avait été fait. Il voulait être enseignant et rêvait de partir vivre en Angleterre. Bien que la France était son pays natal, il ressentait une attirance envers cette terre située de l’autre côté de la mer. Sans jamais y être allé il avait cependant l’impression que c’était là son véritable chez-lui, s’y sentant attaché naturellement, sans doute à cause des récits que son père en faisait.

Eugène était un enfant tout ce qu’il y avait de plus normal. Ç’aurait pu être le cas. Ça aurait pu. Mais ça ne l’était pas.

Le destin en avait décidé autrement.

Ce que le couple ignorait c’était qu’ils étaient tous les deux porteurs du gène causant l’albinisme et que dans ce cas, l’enfant qui naitrait de leur union serait porteur de la mutation. Et Eugène avait vu le jour.

Ce fut un enfant fragile, difficile à élever et même lorsqu’il devint plus grand, il ne gagna pas beaucoup en robustesse.
Sa vie ne fut pas facile tous les jours car il était souvent contraint de rester enfermé à l’intérieur, sans pouvoir sortir, restant reculé derrière les fenêtres en rêvassant de cet extérieur qu’il ne pouvait voir, se réconfortant alors dans la lecture qui lui offrait la vision de ces magnifiques paysages sous un soleil ardent que ses yeux ne pouvaient voir. Ainsi éloigné de tout, mis à l’écart tel une créature de la nuit craignant l'astre des jours, il ne voyait pas beaucoup de monde.

Cependant, il y avait une personne qui avait toujours été à ses côtés. Son ami d’enfance, Daniel.

Ils étaient voisins et avaient le même âge, se connaissant depuis leurs 6 ans, le jour où la famille de Daniel était venue s’installer à côté de la maison des Swanson. Sa famille avait alors invité la sienne pour fêter la crémaillère, et Daniel s’était osé à venir lui parler. À l’époque, Eugène était très timide envers les inconnus vu qu’il ne les côtoyait pas beaucoup, mais finalement, le courant passa très bien entre eux et ils jouèrent ensemble jusqu’à la fin de la soirée. Depuis, une grande histoire d’amitié naquit entre les deux jeunes garçons et il ne se passait plus un jour sans qu’ils ne se voient. Ils étaient devenus inséparables et l’un ne pouvait se passer de la présence de l’autre.  Ce ne fut qu’à force des années qu’ils se rendirent compte que leur attachement allait au-delà de l’amitié.

Daniel avait été l’unique personne qui n’avait jamais jugé Eugène par rapport à sa maladie. La première fois qu’il l’avait vu, il avait été surprit bien sûr, mais plus intrigué, fasciné par son apparence que dégouté ou apeuré. Un jour qu’Eugène était venu chercher son ami, en pleurs, lui demandant entre deux sanglots « Pourquoi suis-je différent ? Pourquoi ne suis-je pas comme les autres ? » Daniel lui avait répondu en séchant ses larmes sur sa joue « Tu n’es pas différent Eugène, regarde, tu es comme moi, tu as un nez, deux yeux, une bouche qui sourit et un cœur qui bat. Nous sommes tous pareils et différents à la fois, mais nos différences ne sont pas un défaut, elles nous rendent uniques ! ». Ces mots avaient apaisé le jeune garçon qui ne chercha plus, dès lors, à combattre sa différence car au moins, elle était une qualité aux yeux d’une personne. La personne pour qui il voulait être unique.

Eugène ne se souvient plus très bien à partir de quand leur  relation devint bien plus qu’une simple amitié, quand est-ce que ses sentiments se sont approfondis, en revanche, il ne pourrait jamais oublier le jour où ils avaient échangé leur premier baiser. C’était un jour lumineux, néanmoins froid, un 20 février digne de la saison. Eugène attendait alors Daniel, dehors, car ils s’étaient donné rendez-vous dans la rue située derrière leurs maisons et qui donnait sur les champs. Le jeune homme était en retard en ce jour, chose qui lui arrivait pourtant rarement et le jeune albinos commençait à avoir sérieusement froid, se frottant ses mains emmitouflées dans ses gants blancs. Finalement, au bout de quelques minutes, il vit enfin la silhouette de son ami apparaitre au loin. Il lui cria alors d’un air désespéré « Tu en as mis du temps ! Ça ne te ressemble pas…je suis congelé maintenant. ». Son ami s’approcha alors de lui avec le sourire et lui répondit l’air amusé « Toi en revanche tu ne changes pas de tes habitudes, j’étais certain que tu allais encore une fois oublier de mettre une écharpe. ».  Le jeune homme qui sentait effectivement sa gorge exposée au froid répliqua aussitôt « Mais tu sais bien que je n’en ai plus depuis qu’elle a été emportée par le chien de la mère Meaujean ! » « Je sais… ». Avant qu’il ne réalise, il sentit soudain quelque chose de chaud venir recouvrir son cou et remarqua alors que le jeune homme lui avait glissé quelque autour de lui. « …Une écharpe…jaune ? ». Interloqué, le jeune albinos dévisagea son ami et celui-ci lui offrit comme réponse un sourire incroyablement doux «  Oui, jaune.  Pour toi qui te caches dans l’ombre…car à mes yeux tu es le plus lumineux des soleils. ». À cet instant, Eugène s’était immobilisé, perdu dans la contemplation de ces yeux qui ne lui mentaient pas. Il avait senti son cœur s’accélérer inhabituellement, chose qui avait pourtant commencé à lui arriver de plus en plus fréquemment en la présence de son ami de toujours. Il savait que ce n’était pas vraiment normal, mais ne pouvait lutter contre. Il avait alors baissé les yeux, ne pouvant cacher les rougissements qui avaient pris possession de ses joues  « Ne…ne dis pas de sottises… » « C’est loin d’en être… ». Alors, des doigts étaient venus relever son menton et la seconde suivante qu’il avait recroisé à nouveau son regard, des lèvres étaient venues se poser sur les siennes. Encore aujourd’hui il n’aurait pu décrire tous les sentiments qui l’avaient traversé à cet instant, mais il savait qu’il avait alors compris ce qu’ils ressentaient l’un pour l’autre comme si soudain tout était devenu clair comme de l’eau de roche. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, il n’avait jamais vu les yeux de son ami briller autant alors qu’il lui glissait dans un souffle un « Joyeux anniversaire ». Eugène avait reçu cette année-là le plus beau cadeau de monde. Il avait alors seize ans.  

Deux ans plus tard, son ami qui était désormais bien plus que cela lui offrit un cadeau d’une grande valeur. Un parapluie aux fibres spéciales qui lui permettait de se protéger des rayons néfastes du soleil. Il avait la particularité d’être transparent. Ce n’était pas pour rien. Depuis toujours, Eugène lui avait fait part de sa fascination pour le ciel, cette étendue bleue infinie qu’il ne pouvait malheureusement pas souvent admirer du fait de sa maladie. Il lui permettait ainsi de pouvoir le regarder même lorsque le soleil pointait son nez. Depuis longtemps, lorsque le temps leur permettait ils aimaient s’allonger des heures durant dans l’herbe, la tête dirigée vers les cieux. Là ils parlaient de tout et de rien, de leur journée, de leurs découvertes, de leurs envies, de leurs émotions, de leurs rêves… Eugène avait d’ailleurs demandé, un jour comme celui-ci, quel était le rêve de Daniel. Celui-ci lui avait répondu qu’il voulait voyager, faire le tour du monde et voir un tas de pays. Lorsqu’il lui avait retourné la question, Eugène lui avait fait part de son envie de s’installer à Londres. Ils s’étaient alors décidés. Lorsqu’Eugène aurait fini ses études, ils partiraient ensemble à la conquête des autres terres puis viendraient s’installer en Angleterre où Eugène pourrait exercer le métier de ses rêves, et passer ensemble le reste de leur vie aux côtés de la personne qu’ils aimaient. Leurs parents s’étaient bien vite rendu compte de leur relation, mais n’avaient pas été contre. Depuis longtemps déjà ils avaient chacun senti le lien terriblement fort qui s’était créé entre les deux jeunes garçons et s’étaient en quelque sorte préparés à ce qui pourrait arriver. Ils n’ont donc pas été surpris lorsque les deux jeunes hommes leur avaient avoué leurs sentiments réciproques et leur ont simplement dit qu’ils faisaient comme ils le voulaient, tant que cela leur apportait le bonheur. Tout leur promettait alors un bel avenir, remplis de joie, d’amour, de découvertes et de simplicité.

Mais une fois encore le destin en avait décidé autrement.

Dans l’année de ses 22 ans, alors qu’il menait une vie d’étudiant tout à fait normale, qu’il approchait de la fin de ses diplômes et qu’il était en fait sur le point de réaliser ses rêves, la bascule repencha du mauvais côté. Un jour, alors qu’il se réveillait aux côtés de Daniel, Eugène eut l’impression qu’il faisait étrangement sombre alors que le soleil était en train de se lever. Il ne dit rien, pensant que c’était dû à sa fatigue, mais les jours suivants, sa perception de la luminosité diminua encore et le moment où il trébucha par terre parce qu’il n’avait pas vu l’objet pourtant bien visible qui se trouvait à ses pieds, Daniel commença à se douter que quelque chose n’allait pas et lorsque son amant lui avoua ses problèmes de vision, il n’hésita pas un instant à l’emmener à l’hôpital. Le diagnostic tomba rapidement. Eugène était atteint de rétinopathie pigmentaire, une maladie que l’on décelait souvent à l’adolescence et qui s’attaquait aux photorécepteurs de la rétine. Cette maladie causait généralement la cécité dans les âges approchant des 40 ans, mais Eugène n’était pas comme les autres. Son albinisme faisait qu’il avait déjà un déficit au niveau de ses cônes et de ses bâtonnets. Il était déjà trop tard.

Eugène resta à l’hôpital. La perte totale de sa vue n’était qu’une question de temps et les médecins ne pouvaient rien faire. Durant cette attente abominable, ce compte à rebours qu’il subissait, il crû devenir fou. Que devait-il faire…que devait-il faire durant ce peu de temps qui lui restait à pouvoir voir ? Il allait perdre la vue, il allait se retrouver plongé dans le noir à jamais. Il ne pourrait bientôt plus voir les couchés de soleil, le bleu du ciel, la neige, la pluie, le monde, sa famille, Daniel… plus jamais…jusqu’à la mort et même après…jamais, il ne pourrait les admirer à nouveau.

Alors Eugène s’était accroché désespérément à Daniel. Il lui avait demandé une dernière requête, l’avait supplié de l’emmener avec lui, maintenant, qu’ils partent faire leur tour du monde  avant qu’il ne soit trop tard. Il voulait au moins voir ne serait-ce qu’un peu ces pays dont ils avaient rêvé visiter, il voulait vivre ne serait-ce que pour quelques jours leur rêve avant qu’il ne devienne néant.
Bien entendu, ils n’avaient pas le droit de sortir de l’hôpital, Daniel le savait, et il refusa tout d’abord la demande d’Eugène. Mais en le voyant si désespéré, cela lui fit trop mal et il tenta de le faire s’échapper de l’hôpital. Ils réussirent, tant bien que mal, et la tâche ne fut pas aisée. Mais la vision d’Eugène était déjà bien trop détériorée et à peine avaient-ils atteint les côtes du Nord, qu’il sentit que c’était bientôt la fin. Alors ils arrêtèrent tout, et Eugène se précipita vers la mer. Il la vit. À peine, au loin. L’Angleterre. Une larme roula sur sa joue et il se retourna ensuite précipitamment pour saisir le visage de son bien-aimé et le forcer à se mettre dans la lumière du soleil. Il voulait le voir, il voulait graver dans son esprit, pour toujours, son visage, ses traits, ses yeux, la couleur de ses cheveux et de ses prunelles…il voulait que ce soit lui la dernière chose qu’il verrait. Il était si beau, plongé dans les rayons du soleil…Et puis l’obscurité l’enveloppa petit à petit pour le faire disparaître.

« Daniel…je ne te vois plus… Je ne…te vois plus…»

Finalement, ils retournèrent à l’hôpital, leur escapade n’ayant plus de sens. Eugène était devenu aveugle à 22 ans. Il dut après cela s’habituer à cette vision dans le noir, laisser le temps à ses autres sens de se développer. Les premiers temps furent extrêmement difficiles. Le jeune homme pleurait quasiment tous les jours et refusait même de se nourrir. Alors qu’il était assis dans son lit, amorphe, les yeux perdus dans le vide, il avait murmuré d’une voix faible. « À quoi bon continuer à vivre si je ne peux plus te voir… ». Son amant s’était alors approché de lui pour le prendre dans ses bras et lui avait répondu sur un même ton « Tu me verras toujours tant que je suis dans ton cœur. Tes souvenirs sont là, ils existent et sont bien réels. Regarde…tu me vois encore » Il lui avait alors pris ses mains et les avait posés sur son propre visage, lui faisant toucher ces traits qu’il avait si souvent regardés. Aussitôt, une image s’imposa dans l’esprit du jeune aveugle, se dessinant au fur et à mesure que ses mains glissaient sur le visage de Daniel. Il avait raison…il le voyait toujours, mais d’une autre manière…

Ainsi, avec le soutien de son ami d’enfance, il réussit à accepter son handicap et commença à bien vivre avec. Mais alors que l’un se soignait de ses blessures, l’autre au contraire finissait par avoir du mal à cacher les siennes. Bien que Daniel ait tout fait pour qu’Eugène puisse se relever  après sa maladie, il était lui-même très affecté de le savoir désormais aveugle. Il le lui avait caché, car il voulait son bien et qu’il réussisse à vivre heureux malgré cela, mais lui ne supportait plus de le voir dans un tel état. Chaque fois qu’il le voyait, il ne pouvait s’empêcher de se dire « ces yeux ne voient plus » et cela lui faisait horriblement mal. Il avait l’impression d’avoir perdu le garçon qu’il avait connu jusqu’ici. Mais comment le dire à Eugène ?
Cependant, l’aveugle avait sans doute perdu la vue et n’avait pu voir au fil des jours que le sourire de son amoureux avait disparu, mais il avait désormais appris à lire à travers les flux d’émotions, et avait ressenti bien avant que l’autre ne décide enfin à lui avouer les remous de son cœur, qu’il était bien plus détruit que lui.
Mais il avait muri. Et il le comprenait. Il l’aimait tellement qu’il ne supportait pas l’idée de le garder auprès de lui en sachant qu’il le faisait souffrir. Alors, c’était avec un tendre sourire aux lèvres qu’il lui avait dit qu’il pouvait partir s’il le souhaitait. Il ne lui en tiendrait pas rigueur. Il avait été là pour lui, chaque fois pour le soutenir. C’était à son tour de l’aider.

Alors, celui qu’il aimait le quitta et partit faire le tour du monde qu’il avait toujours voulu faire. Eugène avait ainsi perdu la vue et avec, son premier amour. Dieu seul savait qui avait le plus souffert de cette séparation, pourtant volontaire…

Mais il ne se découragea pas. Un nouveau but vint éclore dans son esprit. Il voulait montrer à tous que son handicap ne l’empêcherait pas de réaliser ce qu’il avait planifié depuis son enfance. Il allait prouver à tout ceux qui l’en croyaient incapable, qui le prenaient pour un fou, qu’il pouvait devenir professeur et partirait vivre en Angleterre comme il le souhaitait. Eugène finit son année d’étude en France, ce qui lui prit deux ans pour se réadapter avec les techniques du braille. Puis, à la fin de cette année, il déménagea en Angleterre et suivit un cursus de deux ans pour pouvoir obtenir un poste de professeur dans une école Anglaise. Ce fut donc à 25 ans qu’il posa pour la première fois les pieds sur cette île. Il fut contrairement à ce qu’on pouvait s’attendre, l’un des meilleurs élèves et obtenu d’excellentes notes à ses examens. Il travaillait avec acharnement et ne reculait devant rien. Aussi fut-il particulièrement heureux lorsqu’on lui annonça que sa demande de poste au sein du brillant établissement Millenium avait été acceptée. Son rêve se réalisait. Il habitait désormais à Londres et enseignait la philosophie aux élèves anglais. Bien entendu, il restait un professeur différent des autres et avait besoin d’un assistant avec lui. Heureusement, il s’entendait particulièrement bien avec celui-ci et ensemble ils travaillaient efficacement. Il l’aidait à vérifier que personne ne trichait durant les contrôles ainsi que pour la correction de ceux-ci. Mais Eugène en faisait peu, il privilégiait l’écoute et les dialogues durant son cours et jugeait de cette manière la compréhension des élèves. Bien entendu, pour les plus timides, il savait que rien ne vaudrait l’écrit, mais il tentait de faire régner une atmosphère de confiance dans sa classe. Il était un bon professeur, au sein d’une grande école londonienne. Il était devenu ce qu’il avait toujours voulu…et pourtant il lui manquait une chose.

Une unique chose.


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∵ Pseudo : The Dreamer ∵ Âge 19ans ∵ Comment avez-vous connu le forum ? Pour ça je dois remercier les fonda qui nous ont permis de continuer de faire vivre Eugène&Daniel T♥T ∵ Code du règlementCode okaay ! ; Clé∵ Un dernier mot pour la fin ? Merciii T♥T J’espère vivre de beaux rp ici et verser plein de larmes !

©Riva


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Dim 6 Sep - 3:26
3h passé mais elle est postée TwT


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Dim 6 Sep - 3:33
GNIIIIIIIH EUGENE BLBLBLBLBL


Volà bienvenue toussa tu nous connais hein mais hanwlala on va pouvoir continuer à vous stalker avec Daniel c'est coolos hell yeah


Invité
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Dim 6 Sep - 3:56
EUGEEEEEEEEEENE DESOHOSUEHDOIHSOILEDH :excited2: :excited2: :excited2:

J'étais trop contente de savoir que vous alliez venir avec Daniel et... Et voilà, on va tous se cotiser pour s'acheter des boîtes de mouchoirs je propose ! (Déjà je me souviens avoir lu ta fiche sur DWI et c'était trop blblblb QAQ)

Bienvenue à toi ici en tout cas et jodieshugs *contente, émue et toutes ces choses*

*fait un gros câlinou*
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Dim 6 Sep - 10:31
Eugèèèèèèène gniiiiiiiih ♥♥♥
Tu le sais déjà mais j'suis trop contente de vous voir toi et Daniel *-* J'vais me faire un plaisir de relire vos fiches pour pleurer de nouveau feelser de nouveau *-*

Love !


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Dim 6 Sep - 10:52
Aaaaaaah merciiiiiii rien que ça me donne déjà envie de pleurer ! T//w//T (la cotisation de mouchoir n'est pas une mauvaise idée ! ) Nous aussi on est super content de pouvoir venir ici T///w///T Merciii à vouuuuus ♥♥♥


Eugène parle en Anglais  (ff66ff) et en Français  (0099ff)
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Dim 6 Sep - 13:05

Validation
Nan mais je. Avec Daniel, vous allez tellement nous faire pleurer damn it. Srsly quoi. Je vous aime trop les gars. TROP D'AMOUR EN MOI POUR VOUS. /crève

Sur ce, tu es validé ! Maintenant que tu as ta couleur et ton rang, tu vas pouvoir t'acquitter de tâches administratives ! (Youhou, Ô joie !)

♙ Aller recenser ton avatar ;
♙ Créer ta fiche de relations ;
♙ Demander un rp ;
♙ Demander un logement ;
♙ Créer ton téléphone et ton Twitter si tu le souhaites.

Bon jeu à toi et surtout : HAVE FUN !
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